La fessée appliquée

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Martin, je vais te donner la fessée !

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Par Martin

D’après mes souvenirs, nous sommes bien 25 ou 30 gamins dans cette classe. J’ai dix ans. Nous sommes en 7ème, l’équivalent du CM2 actuel. Nos pupitres de deux places et leurs bancs solidaires sont disposés sur une sorte de gradin. Comme dans un théâtre où le tableau et le bureau du maître occuperaient la scène. Ce qui est en quelque sorte le cas puisque notre professeur est un vrai boute-en-train. Pour aller s’asseoir à sa place, il faut monter. Moi, je suis à mi-hauteur, à droite, pas loin des fenêtres qui donnent, non pas sur la cour, mais sur l’arrière. Là on ne va jamais : une espèce de terrain vague propre à susciter les imaginations des gamins que nous sommes.

J’admire beaucoup mon maître, comme tous les camarades, et éprouve parfois le besoin de me faire remarquer. Ce jour-là, je m’en souviens bien, nous faisons une dictée. Une histoire d’enfants. A un moment, le héros de cette histoire rencontre un ami. Pour nous aider, le maître commente la dictée :

- Attention, à « ami », qu’est-ce qu’il faut mettre au bout ?

Il faut bien-sûr répondre « rien ». Mais, avant que quiconque ne se manifeste pour répondre, moi, fanfaron, sans même lever le doigt et m’être fait donner la parole, je déclare haut et fort, sans me rendre compte de la portée de mon acte pour le moins inhabituel :

- Ça dépend, Monsieur. Si c’est sa fiancée, il faut mettre un « e » au bout.

Toute la classe se fige devant le culot dont je viens de faire preuve. Personne ne rit, alors que c’est l’effet que j’escomptais.

Le maître me regarde avec un drôle de sourire, comme s’il n’en croit ni ses yeux ni ses oreilles, n’appréciant visiblement pas mon interruption particulièrement inopportune de la séance. Puis, sans se départir de son sourire indéchiffrable, il me lance  :

« Martin, je vais te donner la fessée ! »

A ce moment, je suis plutôt fier de moi et de ma sortie un peu osée. Et je ne crains encore rien, vu qu’on n’a jamais entendu dire dans cette école que ce maître ait déjà donné des fessées dans sa classe. Mais que signifie cette phrase lancée de façon un peu nonchalante ? Une plaisanterie, une menace ou une promesse ?

Je m’étais levé pour mon interruption historique de la sacro-sainte dictée hebdomadaire. Je m’assieds, un peu gêné cependant par l’énormité de ce que je me suis permis de faire et dont je commence seulement à me rendre compte. Aucun moyen de s’excuser. C’est trop tard. On continue la dictée. Je m’efforce de m’y appliquer du mieux que je peux. Et je n’ai pas de mal. On est trois ou quatre garçons à être les meilleurs de la classe. Et seulement une bonne moitié à être « dans notre année ». Ce qui veut dire d’être en 7ème à dix ans et de devoir aller en 6èmeen septembre prochain. Les autres sont plus ou moins redoublants ou maintenus ici parce qu’ils n’ont nulle part d’autre où aller. Les plus âgés d’entre nous ont treize ou quatorze ans. Moi, avec mes dix ans et ma taille de moufflet, je fais partie des plus petits de la classe. Un des seuls à être encore en culotte courte. Les grands sont tous en pantalon.

Enfin, je m’applique pour ne pas me faire remarquer par une dictée moins réussie que d’habitude. Ce qui est d’autant plus difficile que, pour ça, je dois faire abstraction des regards narquois dont me narguent certains garçons plus intéressés par l’idée que je puisse me prendre une fessée devant tout le monde que par des règles de grammaire et d’orthographe qui, de toute façon, ils le savent, leur resteront éternellement étrangères.

Bon. On termine notre dictée. Monsieur relit, pour permettre à tout le monde de bien réfléchir une nouvelle fois à sa copie finale, et c’est la correction – correction individuelle et publique, le mot me faisant  penser à la fessée qui me pend aux fesses si le maître me prend au mot Mais, dans ma petite tête de gosse, je me dis que si j’ai 20 sur 20, comme d’habitude, il ne se passera rien. Parce qu’il m’aime bien, mon maître. J’ai toujours eu un tempérament optimiste. Heureusement pour moi !

Maintenant, je me dis, en me relisant avec une attention un peu angoissée, que, si c’est vrai que Monsieur n’a jamais donné de fessée dans sa classe, il est aussi vrai que jamais, à ma connaissance, un gamin insolent ne s’est permis de faire la même chose que moi. Et, un peu penaud, je me rappelle aussi qu’il y a trois ans, quand j’étais en 10ème, le CE1 de maintenant, à sept ans, la maîtresse m’avait mis une fessée culotte baissée devant tout le monde dans sa classe et que mes parents n’avaient pas protesté. Ça veut dire, en gros, que, les fessées, avec moi, on a le droit. N’empêche que je n’ai plus sept ans, mais dix ans. Et que ce que je me suis permis de faire n’est pas si grave que ça… Bien que… Ça dépend la façon dont on voit les choses.

La correction commence. Monsieur est très efficace. Enfin, vu le niveau de la classe, la dictée ne faisait que trois phrases, soit quatre à neuf lignes selon les élèves. Le maître peut donc appeler au bureau les élèves chacun leur tour, par ordre alphabétique, corriger leur copie et leur donner une note sur-le-champ. Ça ne prend qu’une dizaine de secondes par enfant et, comme personne n’ose bouger le petit doigt pendant ce temps-là, ça se passe très bien.

Moi, Martin, c’est « M ». Je passe au milieu à peu près entre les A et les Z. Les garçons dont la dictée vient d’être corrigée regagnent leur place juste après et je les croise en descendant.

Je me retrouve, ma copie à la main, le troisième de la queue près du bureau. On ne doit être que trois à la fois et on sait par cœur l’ordre dans lequel on doit se présenter. Quand c’est enfin mon tour, un sourire un peu crispé aux lèvres, je tends mon travail à Monsieur. Il n’y jette qu’un rapide coup d’œil : aucune faute. Ouf ! Il me gratifie d’un 20 sur 20 avec son stylo rouge. Je suis content de moi et attends mon bon point, comme d’habitude.

Hélas ! trois fois hélas ! Cette fois, pas de bon point. Mais un ordre, donné d’une voix cette fois plutôt sèche :

- Toi, tu restes là. On a un compte à régler. Tu t’en souviens ?

Pour m’en souvenir, oui, je ne peux pas dire que je ne m’en souviens pas. Je n’ai pas le temps de répondre : le maître passe au suivant dans la queue et continue de corriger les copies, biffant de rouge celles des moins doués de mes camarades. Moi, comme on me l’a demandé, je reste debout à côté du bureau. Sur le coup, c’est bête : la seule question que je me pose, c’est ce que je vais faire de ma dictée. Dans ma tête de petit garçon, je me retrouve aussitôt trois ans avant. On ne peut pas recevoir une fessée en tenant une feuille de papier à la main.

J’avise la petite table, contre le mur, où on range d’habitude nos livres de français et, sans me faire trop remarquer, je vais déposer ma copie sur le tas de manuels scolaires. Avant, rassuré, de me remettre, en position de puni, près du bureau du maître. Les derniers des élèves finissent de passer à la moulinette des yeux experts de notre professeur. Il y a des notes déplorables, des larmes dans les yeux et, sans doute aussi, des craintes de représailles à la maison pour quelques-uns de ces grands dadais.

Ça va être l’heure de la récréation, mais, pour moi, il est de plus en plus certain qu’il va se passer un moment un peu désagréable avant. Je me rassure comme je peux : Monsieur a dit qu’il allait me mettre une fessée. Il n’a pas dit une fessée culotte baissée. On est en 7ème, entre grands garçons, pas en 10ème ! C’est les petits qu’on déculotte devant tout le monde. Pas les grands. Enfin, je me dis ça pour me rassurer.

Un regard sur l’horloge de la classe m’apprend qu’il reste neuf minutes avant cette récréation libératrice. Aussi bizarre que ça puisse paraître dans cette école très stricte question discipline, lorsque ça sonne, c’est le brouhaha immédiat et la bousculade pour sortir de la classe.

Mais, neuf minutes, c’est largement suffisant pour me faire des choses ni très gentilles ni très plaisantes. Monsieur me tire de l’embarras en déclarant, haut et fort, à toute la classe :

- Ah oui. Là, on a encore Martin qui attend sa fessée. Je la lui mets et, après, ça va sonner. Récréation !

Mon maître adoré tire sa chaise de derrière son bureau, la positionne au milieu de l’estrade, face à toute la classe, et déclare :

- A nous deux, Martin !

Je n’ai que le temps de me souvenir de la façon dont ça s’est passé pour moi trois ans avant et de réclamer, paniqué :

- Monsieur ! Je peux aller aux toilettes avant ?

Toute la classe éclate de rire. Monsieur, même lui, ne peut pas s’empêcher de sourire. Visiblement, ma mésaventure d’il y a trois ans est restée dans les mémoires. Je n’avais pas alors pris mes précautions et j’avais eu un petit accident lors de ma fessée déculottée. Monsieur n’a aucune envie qu’on lui pisse dessus et m’accorde sans hésiter l’autorisation attendue. Tout en exigeant qu’un grand m’accompagne. Ce qui, à l’époque, n’est pas encore à la mode. Je m’alarme :

- Il ne va pas venir avec moi dans les toilettes ?

Ce qui a le mérite de faire rire, une fois de plus, toute la classe. Non, on me rassure. Il restera à la porte. Mais c’est pour s’assurer que je ne me sauve pas. Pourquoi je me sauverais, je demande sur un ton sans doute ingénu ? Pour ne pas prendre ma fessée, me répond-t-on. Et pourquoi je ne voudrais pas prendre ma fessée ? Plus de commentaires.

Bon. Expédition toilettes. Avec un grand garçon de quatorze ans, un peu bébête, auquel Monsieur confie parfois des « missions de confiance » pour qu’il ne s’ennuie pas trop en classe. Au départ, il rigole et se moque de moi. Il m’attend dehors pendant que je fais pipi et après, sans doute pour me rasséréner, il m’avoue avoir, lui-aussi, reçu pas mal de fessées durant ses années d’école. Bon. Ça ne me console pas plus que ça. Mais c’est gentil.

Nous voici de retour dans la classe. Je m’avance, mort de peur et rouge de honte, vers Monsieur qui, avant de passer à l’action, tient d’abord à s’expliquer. Parce que, des fessées, personne ne se souvient en avoir vu donner chez les grands. En fait, on se livre tous les deux à un petit jeu de questions-réponses où, moi, je ne suis invité qu’à répondre d’un signe de tête, signifiant oui ou non. J’admets sans qu’on m’y force que, non, jamais je n’ai entendu que le maître ait donné une fessée en classe à un garçon. Mais que, non aussi, jamais, à ma connaissance, un élève ne s’est permis de faire ce que je viens de faire. Ça, c’est pour les non. Après viennent les oui. Oui, je comprends que mon maître doit sévir s’il ne veut pas que tout le monde se permette d’être aussi insolent que moi. Et, oui aussi, à bêtise inhabituelle, punition inhabituelle.

Tout est dit. Je fais face à mon maître, le dos tourné à mes camarades. Et, sans qu’un mot ne soit plus prononcé, dans un silence complet rarement obtenu dans une classe si nombreuse et qui accentue encore la gravité du moment et, du coup, mon angoisse d’être l’objet de toutes les attentions, Monsieur passe à l’action. Je suis en culotte courte et porte un tablier qui me descend jusqu’à hauteur des genoux. Pas facile de s’y prendre ! Mon maître prend les bas de ma blouse et me les remonte jusqu’aux épaules en m’envoyant un brutal :

- Tu tiens ça !

Je m’empresse d’obéir et plie les bras pour maintenir en l’air, le plus haut possible, ma blouse retroussée, adoptant ainsi une attitude un peu « danse des canards ».

Monsieur s’attaque aux pinces de mes bretelles élastiques qu’il ouvre non seulement par devant, mais, rapidement aussi, par derrière. Malin, ai-je le temps de me dire. Je ne pourrai pas les remettre tout seul après. Je tiens à deux mains mon tablier d’écolier relevé et ne vois donc pas Monsieur à l’action sur ma culotte. Mais je sens ses mains s’activer à l’entrouvrir pour me la baisser. Je suis plutôt mince et, pour ouvrir le gros bouton qui tient ma culotte, il l’agrippe et me secoue comme un prunier. Je rentre le ventre pour lui faciliter la tâche et le bouton cède enfin. Ça ne me serre plus à la ceinture.

Viennent ensuite les boutons de ma braguette qui opposent moins de résistance. Et je sens ma culotte courte, libérée de ses attaches, que mon maître fait glisser le long de mes cuisses nues. Il me la descend jusque par terre, montrant bien ainsi sa détermination à ce que mon humiliation soit complète. Je tressaille en me retrouvant en slip blanc devant toute la classe qui, je le sais, me regarde dans mon dos. Rien que se monter en petite culotte, c’est déjà la honte vu que ça ne se fait pas encore à l’école. Pas encore de piscine ou de vestiaire de salle de sport. Ça ne viendra que quelques années plus tard.

Je sens après ça, avec une peur panique au ventre, les doigts froids de mon maître rentrer sous l’élastique de mon petit slip blanc, contre ma peau nue. Et me le faire glisser le long de mes cuisses. J’ai un haut-le-cœur de surprise, d’étonnement et d’humiliation. J’espérais, sans trop m’en rendre compte pouvoir bénéficier du respect que ma maîtresse de 10èmem’avait accordé en me plaçant sur ses genoux en slip et en ne me le baissant après que jusqu’au raz des fesses. Mon maître savait ce qu’il faisait lorsqu’il m’a ordonné de tenir ma blouse en l’air : ça occupait mes mains que, sinon, j’aurais eu tendance à utiliser maintenant pour m’agripper à mon slip, dernier rempart de ma pudeur.

Tandis que, là, Monsieur me l’a descendu debout et jusqu’aux chevilles où il a rejoint ma culotte courte. L’air frais de la classe me caresse les fesses et le reste. Je suis gêné comme pas possible. Je suis très conscient du spectacle impudique que j’offre à mon professeur et crains, plus que tout, qu’il ne me retourne face à mes camarades pour me positionner pour ma fessée.

Mais, heureusement, il n’en est rien. Il me commande de rabattre mon tablier. Je retrouve un brin de décence en ayant la possibilité de me cacher jusqu’à hauteur de mes genoux, mais ma culotte et mon slip entortillés autour de mes mollets ne laissent aucun doute sur ce que je porte – ou plutôt ne porte plus – en dessous.

Mon maître me prend alors par le cou, me met à sa droite, me penche en avant et me fait basculer en travers de ses genoux. Je suis petit pour mon âge et, couché à plat ventre, je ne touche qu’à peine le sol devant avec mes mains et derrière avec mes pieds. Le maître tâtonne un peu et me secoue comme un prunier pour m’installer le plus confortablement possible, à la fois pour lui et pour moi, et, quand ça lui semble correct, il retrousse ma blouse dans mon dos, exposant ainsi mon derrière tout nu et encore tout blanc, je le sais, aux regards intéressés  de mes camarades. Ça me rappelle ma jeunesse. Ça me fait un peu froid mais je sais que je ça ne va pas durer. Mes fesses vont rapidement me cuire.

Je me sens à la fois tout gêné et à la fois curieusement à l’aise de la proximité que cette situation idiote crée entre mon enseignant et moi. Jamais, autrement, il ne touche un enfant et, quelque part, j’éprouve une sorte de plaisir à ce qu’il me touche, moi. C’est curieux et trouble, sur le moment, dans mon esprit. Tout cela pour dire que, à ce moment-là, je suis à mille lieux de me révolter contre mon sort. Je l’accepte pleinement. Je ne peux m’avouer, dans la position fort humiliante dans laquelle je suis, que j’en suis content. Mais, depuis le temps que j’essaye d’attirer sur moi l’attention de mon maître, cette fois, je suis servi au-delà de mes espérances !

Et ma fessée commence. Au début, elle me fait juste tressaillir et gigoter un peu : je n’ai plus l’habitude. Une fessée tous les trois ans : pas de quoi s’en immuniser. Je sens tout de suite que mon maître ne compte pas me donner une trop grosse fessée. Ça sera une petite. Pas une rapide, de celles qui font crier de douleur et se trémousser et dans laquelle on se retrouve rapidement sur ses pieds, en larmes, en train de se frotter les fesses en feu, mais une longue, qui finit par exaspérer le puni qui en attend la fin sans la voir venir.

Et pour claquer, ça claque, certes. Mais des claques dans lesquelles on sent une force retenue : c’est plus bruyant que douloureux. Je ne pleure pas encore et seul le bruit des claques sur mes fesses nues trouble le silence solennel qui s’est emparé de la classe. Ce qui m’impressionne comme ça doit impressionner mes camarades. Les claques se succèdent à un rythme lent, très lent même. Monsieur alterne une fesse et l’autre, en prenant tout son temps. Il s’arrête quelques secondes quand il voit que je remue trop. Mais pour reprendre aussitôt après. Il n’a pas l’air de vouloir s’arrêter de sitôt et je commence à la trouver un peu mauvaise.

A la longue, je sens quand même les larmes qui me montent aux yeux. Larmes de douleur, un peu, mais surtout larmes d’humiliation. Cette petite fessée, interminable, finit quand même par me chauffer le derrière et me démanger. Mais elle m’oblige surtout à rester fort longtemps cul tout nu face à mes camarades. Elle ne me fait pas assez mal pour dissiper, comme ça avait été le cas quand j’étais petit, la honte qu’on éprouve à se retrouver déculotté devant tout le monde. Surtout que, dans mon dos – j’ai le visage à quelques centimètres du sol de l’estrade, je ne vois rien de ce que fait mon maître – je suppose qu’il doit, entre les claques sur mes fesses nues, se livrer à quelques-unes de ses mimiques habituelles vu que j’entends, par moments, les garçons rire de moi et ma situation ridicule.

Je suis finalement avachi entre les genoux de Monsieur, sans réactions. Finissant, en quelque sorte, par m’habituer à la position dégradante dans laquelle on m’a mis malgré moi. Ça me claque encore sur mon petit derrière exposé aux regards, mais, moi, mes yeux sont désormais fixés sur l’aiguille des secondes de l’horloge de la classe. Plus que quinze secondes. Plus que dix et plus que cinq. Ouf ! ça sonne !

Malgré ma fessée en cours et l’intérêt qu’y portent mes camarades de classe, c’est le brouhaha et la bousculade habituels pour sortir. Ma fessée est enfin finie. D’ailleurs mon maître ne m’accorde plus aucune attention une fois que la sonnerie s’est tue.

Je me relève de ses genoux sans qu’on me le demande. Avant que Monsieur ne parte assurer son service de surveillance de récréation, j’ai le temps, les culottes entre les jambes et ma blouse d’écolier rabattue cachant mon intimité, d’à la fois récupérer sur la petite table sous le tableau ma dictée cotée 20 sur 20 et de réclamer :

- Monsieur, je n’ai pas eu mon bon point pour ma dictée sans faute !

Illust. DazArt80

8 commentaires »

  1. Fred dit :

    Cette question de l’enseignant était inutile et ne pouvait que susciter des doutes pour les élèves faibles en orthographe. Qu’aurait-il répondu si vous lui aviez asséné que le mot ami provenait du latin amicus, lequel, par suite de la disparition pour cause de désuétude des déclinaisons latines, a perdu le « c » médial suivant la voyelle accentuée, cette consonne, support de la terminaison variable suivant la fonction du mot dans la phrase, étant devenue inutile… Que la dictée était en Français courant et que votre pédanterie faisait perdre du temps à toute la classe ? Non ! Vous avez répondu par un bon mot à une question idiote et la réponse de l’enseignant aurait dû se limiter à un « Martin, je vous dispense de vos réflexions ». Cela aurait amplement suffi. Dès lors pourquoi cette fessée à grand spectacle totalement inhabituelle et disproportionnée vis-à-vis d’un bon élève ?
    Car enfin, la fessée, ce n’est pas une punition neutre comme des lignes à rédiger ou une colle le jeudi (le mercredi maintenant) ; elle a des connotations sur d’autres plans nettement plus discutables en termes éducatifs ce qui aurait du au moins en limiter l’emploi à des cas exceptionnels d’une toute autre importance qu’une mince gaminerie. J’ai donc des doutes concernant l’équilibre de cet enseignant apparemment sympathique…
    A part cette remarque, le récit est agréable et, par l’abondance des détails, sonne comme du vécu. Merci !

    • Jim dit :

      Bonjour Martin,
      Dans ton récit je constate une contradiction.
      Au début, quand l’instituteur te déculotte, tu écris que tu ne pourrais pas te reculotter.
      Mais après la fessée, tu le fais quand même.
      Comment t’es-tu rhabillé?
      Merci pour tes souvenirs,

      • Martin dit :

        Bonjour Jim,
        Ce sont mes bretelles que je n’arrivais pas à remettre sans aide. J’ai vite remonté mon slip et ma culotte courte mais elles sont restées pendantes devant et derrière, sous ma blouse. Ma culotte avait, bien-sûr,tendance à descendre toute seule et j’étais sans cesse obligé de la remonter.

  2. Laurent dit :

    La langue française est complexe, il y a les règles, les exceptions, la logique et ce qui ne s’explique pas. Le travail des instituteurs est difficile, et ces méthodes étaient de nature à enseigner aux écoliers à écrire sans faute.
    J’ai lu un remarquable article d’un auteur algérien, qui s’exprime dans un français parfait. Il évoquait son maître, qui n’utilisait pas la fessée. Sa méthode était de frapper la tête des élèves en cas de faute. Les écoles en Algérie n’étaient bien sûr pas mixtes, et les garçons avaient souvent le crâne rasé, ce devait être très douloureux. Pour autant, il n’en voulait pas à son maître, au contraire. Un jour, ayant écrit le mot « puits » sans s, il se rebella contre lui en considérant que le mot était au singulier. La réponse fut l’habituel coup sur la tête. Mais je cite sa conclusion :
     » Aujourd’hui encore, j’écris contre ma conviction intime le mot “puits” ainsi, avec son appendice, dans sa singularité, et seulement en souvenir de mon bon maître.  »
    Donc le châtiment corporel n’était pas mal vécu, au contraire, et efficace quant au résultat !

  3. alexis dit :

    Il m’est arrivé à peu près la même chose, mais pour moi, ça a duré !
    J’avais 10 ans et un jour d’un repas familial, j’ai poussé la fille de la compagne de mon père dans la piscine.
    La compagne de mon père était très en colère et voulait partir.
    Alors mon père lui a dit, je vais le corriger et pour faire le macho,
    Il m’a baissé la culotte devant tout le monde, m’a fait mettre à 4 pattes et m’a administré 10 coups de martinet du chien publiquement.
    J’étais nu, mon zizi à l’air, mon cul en train de rougir, devant une fille de mon âge et d’autres enfants et adultes. C’est une humiliation que je transforme aujourd’hui en excitation.
    A partir de ce jour, quand il y avait sa compagne, il me montrait le martinet ou la ceinture pour que j’obéisse, et une fois j’ai eu si peur que j’ai fait pipi dans ma culotte ; ça s’est vu et du coup je me suis pris une branlée pour avoir pissé à la culotte.
    Cela n’arrivait toujours que devant sa compagne et sa fille et j’étais très humilié. J’étais soumis à cette dame et à sa fille, car pour peu, elles disaient à mon père que j’étais méchant et lui ne calculait rien. C’était la fessée publique cul nu. ça m’a vraiment appris à obéir !

    • celine1978 dit :

      et ta demi soeur en recevait aussi devant toi ?

    • Nelly dit :

      Bonsoir,
      J’espère que la fille de la compagne de ton père recevait la même éducation. Ce qui paraît une justice tout à fait normale autrement quel manque de discernement et de justesse ! Je te rassure, j’ai reçu moi-même quelques rares fois la ceinture j’en avais une peur bleue qui se traduisait par une culotte mouillée quand la ceinture était de sortie. Je ne pense pas être la seule dans ce cas et j’avoue cela dura bien au-delà des mes 12 ans où j’ai reçu pour la première fois la ceinture. Bises Nelly

  4. Louis dit :

    Bonjour Martin, bonjour Jim.

    Je fais référence à vos messages des 10 et 11 avril 2013. Martin, je connaissais parfois les mêmes problèmes que toi. Mes trois fesseuses, ma mère et deux maîtresses, procédaient comme pour toi. Elles déculottaient elles-mêmes, et une fois la fessée terminée, c’était à moi de me reculotter. Et en effet, quand j’étais en pleurs, tremblant et honteux, avec souvent des spectateurs qui n’en avaient pas perdu une miette, j’avais aussi parfois de gros problèmes pour me rhabiller. Par deux fois, une fois avec ma mère et une fois avec ma maîtresse de CP, deux fois où j’avais justement un pantalon à bretelles, et que j’avais de grosses difficultés pour remettre tout ça en place, mes deux fesseuses m’ont aidé, mais à quel prix !

    Une fois rhabillé, la maîtresse m’a redonné une grande claque sur les fesses au-travers du pantalon. Je n’avais pas vraiment mal, car le pantalon et le slip me protégeaient. Mais je pleurais encore un peu plus, plutôt par vexation de recevoir cette petite dose supplémentaire.

    Quant à ma mère, toujours très impulsive, me regardant d’un air agacé, me dit : « Bon, tu te dépêches, on ne va pas passer le réveillon là-dessus ! »*

    Voyant que je n’y arrivais pas (mes bretelles étant vrillées…), elle me baissa à nouveau le pantalon et le slip en me disant : « MAIS-TU-VAS-TE-DE-PE-CHER-TU- CROIS-QUE-J’AI-QUE-CA-A-FAIRE !!! » Ces paroles saccadées étaient prononcées au rythme d’une quinzaine de claques sur mes fesses nues, ce qui équivalait à une deuxième fessée déculottée. Les fois suivantes, malgré ma honte et mon chagrin, j’essayais malgré tout de garder mon calme pour me rhabiller correctement et rapidement !

    Amicalement.
    Louis3901

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