La fessée appliquée

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À 18 ans je m’en suis pris encore une bonne !

Richard Steen

par Yvan125

Les châtiments corporels ont toujours fait partie intégrante de mon éducation chez nous et aussi au collège. Je puis dire, pour parodier une célèbre chanson de Reggiani, que la fessée a été ma plus fidèle compagne jusqu’à 18 ans au moins. Cela est peut-être dû à mon caractère pétulant et espiègle, à ma petite taille, mais surtout à la permanence de mon apparence juvénile accentuée par mes culottes courtes (portées très courtes à l’époque) qui me prédisposait, plus que d’autres élèves de mon âge, même dans les grandes classes, à être convoqué chez le préfet de discipline pour y recevoir souvent la strap ou la fessée déculottée.

La dernière trempe que j’ai reçue de mon père remonte au temps où j’étais au collège en classe de Philo-Lettres. Malgré mes cheveux bouclés et mon visage poupin, je marquais mes 18 ans par une allure désinvolte et insolente. L’année précédente en Rhétorique, j’avais délaissé mes culottes courtes pour des pantalons et commencé à raser mon peu de poils au menton. Comme j’étais blond, poitrine et jambes lisses, imberbe pour ainsi dire, je faisais plus jeune que mon âge.

Les deux années précédentes, devant mes velléités d’indépendance et d’autonomie, mes parents avaient multiplié les claquées sur le derrière de mes cuisses ainsi que les fessées déculottées, que l’on appelait aussi la « volée », à la cadence d’une fois par mois environ. J’y étais en quelque sorte un abonné.

Comme cette année-là, j’avais eu le droit de porter le pantalon, et donc devenu un petit homme, encore mal assuré, va sans dire, j’avais cru naïvement que désormais je serais exempt de tout châtiment corporel, surtout de la fameuse fessée que je me permettais de considérer comme bien enfantine. Combien j’allais bientôt me rendre à l’évidence, vite déchanter et ravaler mes paroles !

Un soir de novembre, pour être rentré du collège avec une heure de retard sans en avertir mes parents, je fus sermonné et puni par une privation de sortie le samedi après-midi suivant. Je rouspétai et marmonnai entre les dents des propos aigres-doux, plutôt aigres, pour exprimer ma colère et ma frustration. Mes propos et mon attitude furent considérés comme de l’insolence à l’état pur. À ma grande stupéfaction, je fus puni d’une fessée déculottée comme si rien n’avait changé dans les habitudes depuis que j’étais entré en Philo et, pour faire bonne mesure, je fus privé de sortie quatre samedis consécutifs, confiné dans ma chambre, en sous-vêtements toute l’après-midi. J’ai encore un vif souvenir de ce qui se passa ce soir-là.

cuir à rasoir

Mon père me demanda avec fermeté, mais non sans une certaine douceur mielleuse, de regagner ma chambre. C’était la fessée assurée. Il ne me laissa même pas le temps de penser que je serais peut-être un peu trop vieux pour subir l’un de ces traditionnels châtiments corporels que j’abhorrais entre tous. Il ne tarda pas à me rejoindre; dans sa main, le terrible cuir à rasoir. Il jugeait donc que ce n’était pas une simple fessée manuelle qu’il me fallait, mais bien une correction en règle avec cette sorte de grosse lanière de cuir improvisée en fouet dont il se servait depuis deux ou trois ans pour nous corriger, mes frères et moi.

C’était une épaisse lanière de cuir de près d’un centimètre d’épaisseur pour environ cinquante centimètres de longueur et terminée par une poignée de cuir. Il l’avait détournée de son usage originel pour fouetter ses trois garçons. Le cuir était assez souple pour épouser d’une façon cuisante et douloureuse les contours des fesses et des cuisses.

Ropes

D’un ton sévère et péremptoire, il m’ordonna de me mettre à genoux et, en quelques phrases brèves et bien senties, il me rappela pourquoi il allait devoir encore me corriger. Atterré et même tétanisé par la peur, j’entendis à peine ce qu’il me disait. Il m’ordonna ensuite de me relever, d’enlever ma chemise, de baisser mon pantalon et mon slip, puis de me courber et m’allonger le buste dénudé sur mon bureau d’écolier, ce qui était la posture unique requise pour le fouet.

(S’agissant de la fessée déculottée manuelle, je la recevais selon le rituel habituel, couché à plat ventre sur sa cuisse gauche. Quand j’étais plus jeune, mon père me déculottait lui-même.) Cette fois-ci, je le fis moi-même lentement, saisi d’un tremblement dans les doigts, la mine déconfite.

La flagellation ne dura pas très longtemps, moins de cinq minutes. Une quinzaine de coups seulement mais très douloureux à en perdre le souffle et dont l’intensité augmentait à mesure qu’ils striaient la peau de mes fesses et l’arrière de mes cuisses. Comme de coutume pour la correction au fouet, rien des deux lobes fessiers aux revers des cuisses que la puissante sangle de cuir n’épargna. Quand je portais encore des culottes courtes, mon père (et quelquefois ma mère) frappait exclusivement mes fesses, jamais mes cuisses. Je présume que, par discrétion, ils ne voulaient pas que des étrangers puissent voir que j’avais été corrigé. Cette fois-là, cuisses et mollets goûtèrent aux cuisantes cinglées.

Kernled 1

J’avais commis une grosse faute et « je m’en suis pris une bonne » comme le dit bien l’expression populaire anglaise : « he (Daddy ou mon père) beat the living daylights out of me ». Formulation  approchante en français : « mon père me battit comme plâtre ».

Je n’avais pas encore su me maîtriser devant les reproches de mon père et tourner ma langue sept fois avant de répliquer. J’avais fait du progrès dans mon comportement, mais pas suffisamment à son gré. C’est ce que j’ai pu saisir de ses remarques avant la tannée. Mon père, un colosse de 1 mètre 93, aussi bien baraqué que le joueur de tennis Milos Raonic, disciplinaire à tout crin et fana de l’hygiène corporelle (douches quotidiennes, sous-vêtements blancs à taille haute, pas de sous-vêtements sous la liquette pour dormir etc.), ne tolérait aucun écart de conduite de ma part, aucun accroc au code de politesse et d’étiquette, n’acceptait pas non plus qu’on lui réponde, qu’on lui désobéisse et surtout que l’on rouspète ou que l’on critique ses décisions.

Il croyait en outre au pouvoir de la fessée déculottée pour élever de grands adolescents revêches et rebelles. Comme j’étais l’aîné de la famille, sans doute ce soir-là a-t-il voulu faire un exemple et passer un message à tout le moins frappant.

Unkwn

Mais ce qui m’estomaqua le plus et me renversa même, ce fut de recevoir encore la fessée déculottée à 18 ans alors que j’étais un élève de Philo. Je ressentais une très grande honte moi qui pouvais parler facilement de Platon et d’Aristote et qui connaissais en plus le grec ancien, le latin et quelques autres langues modernes, et une honte d’autant plus intense que mon père m’avait fouetté avec vigueur et que j’avais sangloté comme un môme de 10-12 ans. J’étais profondément humilié d’avoir été ravalé à ce niveau de bassesse et d’ignominie.

Ces pensées adventices, au demeurant aussi saugrenues qu’inutiles, produit de mon impuissance et de ma fierté blessée, je m’empressai de les écarter aussitôt de mon esprit. La correction n’en avait été pas moins très sévère et très vive la douleur. Loin du chiqué, c’était un vrai châtiment qui m’avait arraché des larmes en peu de temps et fait même beugler de douleur et de rage. Croyez-moi, une fessée déculottée fait aussi mal à 18 ans qu’à 8 ans !

Après la fessée, mon père parti, je m’allongeai à plat ventre sur mon lit tel que j’étais sans me rhabiller, sanglotant et pleurant à chaudes larmes. Pourtant, je me sentais comme libéré, il est vrai, puisque je venais de payer pour ma faute dans la plus belle tradition judéo-chrétienne. Peu à peu, au fil des heures, tout s’apaisa en moi. Après des picotements de courte durée, fort désagréables, montaient de mes fesses nues et en feu des sensations de chaleur et de bien-être qui étaient loin d’être désagréables. Je dirais même vraiment délicieuses.

Ô délicieuse douleur !

Anonx0x-det

Je vous laisse deviner ce qu’un garçon de 18 ans à la sexualité somme toute normale peut faire devant le miroir de sa chambre en contemplant ses fesses et ses cuisses rougies de larges zébrures par les attaques vicieuses d’un méchant cuir à rasoir.

De ma vie, je n’ai jamais nourri de ressentiment à l’égard de mon père qui, comme les jésuites qui nous enseignaient, a su me corriger à la perfection, ce qui tenait souvent de la chirurgie fine et experte. Il ne l’a jamais su, mais cette fouettée au cuir à rasoir, qui fut pourtant dure à avaler, m’avait ouvert toute grande la voie de l’onanisme qui deviendra désormais un exutoire à mon désappointement et à ma frustration après chaque fessée déculottée.

Illustr. : 1) Richard Steen – 2) Cuir à raser – 3) Ropes – 4) Kernled– 5)  Unknw – 6) Anonx0x-det

25 commentaires »

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  1. yvan125 dit :

    Marco, je sens beaucoup de sympathie dans vos propos. Votre commentaire laisse supposer que vous avez été corrigé assez tard dans votre adolescence. Vous n’avez pas à compatir avec moi. J’ai peut-être exagéré la fréquence et le rythme des châtiments corporels qui m’étaient infligés. Il y avait une certaine fatalité qui pesait sur moi, Ces punitions corporelles n’ont pas cessé après 18 ans bien que de moins en moins fréquentes. Je m’étais un peu assagi, mais pas tout à fait. Il est bien rare aujourd’hui de voir des garçons de plus de 16 ans recevoir la fessée de leurs parents, à plus forte raison à 18 ans et plus vieux encore. Comme je l’explique dans d’autre récits ou commentaires, ma mère avait décidé de me laisser en culottes courtes jusqu’à la fin du lycée parce qu’elle jugeait que c’était la tenue la plus appropriée pour un lycéen. Comme j’étais petit de taille et paraissait plus jeune que mon âge, cela ne m’incommodait pas trop, mais je me sentais encore vulnérable aux claquées et aux fessées.
    Cette vulnérabilité, je la ressentais plus vivement lorsque, en shorts d’été très courts et adossé au mur de la cour, les jambes ramenées sur mon buste, je constatais que tout cet espace de chair dénudée était à la merci d’une bonne claquée sur le devant et l’arrière des cuisses. Je croyais voir dans le regard de ma mère les mêmes pensées qui me passaient par la tête et me laissaient une boule dans la gorge. Je n’avais qu’à me tenir à carreau. Jusqu’à mon départ du nid familial, je suis resté soumis à la stricte discipline parentale sans exclure, à l’occasion, les fessées au cuir à rasoir. Au cours des dernières années, j’étais plus souvent puni de privations de sortie le soir et les week-ends. J’étais alors, comme mon récit l’indique, confiné dans ma chambre, la chambre des garçons en slip et débardeur ou en liquette pour toute la durée de la punition.
    Avant de recevoir la fessée, j’éprouvais de drôles de sensations dans le bas-ventre, une sorte de titillement et j’avais souvent des érections carabinées qui se résorbaient au début de la fessée. Après la punition, j’éprouvais les mêmes sensations que vous et j’étais aussi animé des mêmes sentiments : la tiédeur ressentie aux fesses ne valait pas toutes les peines endurées durant la fessée. J’avais cependant le sentiment d’avoir expié ma faute et d’avoir réalisé une certaine forme de rédemption de moi-même.

  2. Paul Souttre dit :

    Vos commentaires sont partagés. Petit de taille, blond aux yeux bleus, dépourvu d’un système pileux important et par conséquent faisant plus jeune que son âge… ce qui amène à recevoir fessées et autres corrections pendant toute son adolescence. J’ai écrit un livre qui a eu un certain succès sur mon éducation. Son titre : « Le Rock n’ Roll d’un enfant abandonné »

  3. yvan125 dit :

    Paul, Merci pour vos commentaires. J’aimerais savoir si votre livre est publié et où on peut se le procurer. Le titre aiguise mon intérêt. Pourquoi Rockn’Roll? Qu’est-ce que vous voulez dire quand vous écrivez que «ce livre a eu un certain succès sur mon éducation»? Votre adolescence a duré jusqu’à quel âge ?J’aimerais que vous me donniez plus de détails pour que nous puissions échanger et comparer nos notes, si naturellement vous le souhaitez. Merci à l’avance. Au revoir

  4. Amel dit :

    Bonjour Yvan125,
    Platon, Aristote, la pensée judéo-chrétienne, une fessée tardive, des fantasmes… que manque t’il à ce récit captivant ? Peut-être si je peux me permettre une citation très à propos que vous devez connaître de Spinoza dans sa définition de l’enfant: « homme à son degré minimal de puissance », c’était un peu votre cas alors que jeune adulte au moment de cette fessée mémorable. J’ai néanmoins une question qui me taraude : quel était le rôle de votre mère dans cette discipline ? Un rôle actif ou passif ? Spectatrice ? Consolatrice ?
    Bien à vous,

    Amel

  5. yvan125 dit :

    Chère Amel,
    j’ai étudié Spinoza et commencé à lire son Tractatus que je n’ai jamais pu terminer. Je ne connaissais pas cette définition qu’il donnait de l’enfant. C’était bien mon cas au moment de cette fessée et d’autres qui allaient suivre, mais je n’en étais même pas conscient. Vous parlez à bon droit de jeune adulte dans le cas d’un grand adolescent de 18 ans, mais je dois vous avouer que cette désignation n’entrait pas dans le vocabulaire des familles dans les années cinquante et au début des années soixante, du moins pas dans la nôtre.
    Je puis dire que je suis resté psychologiquement un enfant sous la tutelle de mes parents jusqu’à la fin de mon DEUG à la Fac de Lettres à 22ans. J’aimerais ajouter pour répondre à votre question, que ma mère et mon père partageaient les mêmes convictions au sujet des châtiments corporels dans l’éducation des enfants et des adolescents. Comme je l’explique dans un autre message, c’est ma mère qui a corrigé physiquement ses trois garçons jusqu’à 14-15 ans où elle a enfin passé la main à mon père à partir de cet âge. Mes souvenirs sont vagues à ce sujet, mais je ne rappelle pas qu’elle ait renoncé sciemment à nous donner la fessée quand nous la méritions à la fin de l’adolescence.
    Je puis dire qu’elle n’était pas spectatrice passive de mes fessées de grand adolescent ou de jeune adulte. Quand mon père s’absentait, je craignais toujours qu’elle ne se déchaîne à la moindre de mes incartades et m’inflige une de ces corrections sur les fesses nues dont elle était encore capable. Imaginez quand j’étais en short d’été très court, avec toute cette étendue de chair vive à fouailler Comme vous pouvez le supposer, elle ne me consolait jamais après une fessée sévère du paternel. Ce n’était pas dans l’air du temps. Il faut dire, à ma courte honte, que je n’ai pas détesté outre mesure « être encore un homme à son degré minimal de puissance » passé la vingtaine, surtout lorsqu’i fallait baisser mon pantalon ou mon short pour recevoir une bonne rouste enfantine sur mes fesses nues.

  6. yvan125 dit :

    Une précision: je ne voudrais pas donner l’impression d’avoir été un enfant ou un adolescent maltraité, un Prügelknabe comme on dit en allemand. Il était convenu que tant que je resterais sous le toit familial, je devrais suivre les règles communes de la maison « My home,my rules » et serais encore passible de punitions corporelles ou autres sanctions si j’enfreignais une de ses règles, ou si je désobéissais à mes parents ou leur manquais de respect. Comme j’étais loin d’être parfait, il m’arrivait d’en échapper un de trop et j’étais puni en conséquence comme dans les dernières années du secondaire. D’ailleurs, comme je me tenais habituellement à carreau, cela ne m’est arrivé que trois ou quatre fois de recevoir de bonnes roustes après 18 ans. C’était, je crois, dans la bonne moyenne des jeunes adultes universitaires de mon âge, du moins ce n’était pas aberrant. Contrairement à beaucoup de garçons et de filles, je ne recevais pas la fessée pour de mauvaises notes à l’école ou à la suite d’un échec à un examen, mais toujours pour des raisons de morale ou de mauvaise conduite. Comme les punitions étaient administrées au sein de la famille et que cela ne sortait pas de la maison, je puis dire que, somme toute, ce n’était trop difficile à supporter, même si mes fesses se souviennent encore des sévères corrections que j’ai alors reçues.

    • Emilie dit :

      Merci pour ces précisions, cher Yvan !
      Je ne suis pas choquée du tout par de telles punitions, tant que ça reste discret à la maison, je trouve normal, même tard en âge, d’avoir la culotte baissée et de recevoir la bonne fessée déculottée sur ses fesses nues… que ce soit par Papa ou Maman.
      Bisous d’Emilie.

    • Amel dit :

      Bonjour Yvan,
      Merci pour cette réponse ainsi que vos précisions. Je l’avais bien compris, je fais la différence entre ce qui relève de la maltraitance et la discipline. Et en tant que « jeune » de ce blog je peux dire que je suis encore sous le régime de « sous mon toit sous ma loi » chez mes parents, donc je vous comprends doublement.
      Bien à vous,

      Amel

  7. yvan125 dit :

    En cette période de confinement bien propice à ressasser les souvenirs d’enfance et d’adolescence, je me suis demandé ce qu’auraient fait Claude, Marco, Paul ou Jean-Philippe, si à l’âge de fréquenter l’université, ils avaient été comme moi menacés ou susceptibles de recevoir la fessée de leurs parents. Je dois admettre que menacé souvent par mon père j’ai goûté à ces doses de rappel à quelques reprises.

    À la relecture de ce récit composé il y a près de huit mois, j’ai pu constater avec un certain amusement combien j’étais d’une prétention abyssale lorsqu’à 18 ans à peine je me targuais de parler facilement et abondamment de Platon et d’Aristote à l’aide de notions mémorisées et souvent mal assimilées. Prétention enfantine de potache !
    Je me rappelle aussi que j’avais encore conservé un vocabulaire enfantin, par exemple, « se faire des pougnettes » pour désigner cette stimulation du gland que tous les adolescents pratiquent et qu’on appelle communément la branlette ou la masturbation. J’ai appris le vrai terme l’année suivante à 19 ans lors d’un cours d’ éthique. Ayant levé la main et demandé au prof la signification de masturbation, celui-ci croyant que je voulais me payer de sa tête m’envoya sur-le-champ chez le préfet de discipline qui, après m’avoir administré, moi à genoux, quatre bons coups de stappe sur la paume des mains, me reconduisit tout en pleurs et en sanglots dans la classe. Je venais d’avoir 19 ans !

    Je n’arrive pas encore, après plus de cinquante ans, à boire toute la honte que j’éprouvais lorsque, parfois confiné en guise de châtiment dans ma chambre, je devais me présenter aux repas en slip ou en liquette (la plupart du temps en slip de taille haute) et surtout lorsque je devais, grand garçon de 17-18 ans, aller me mettre à genoux dans un coin du salon pour pimenter la punition. Je commençais d’être gêné et même embarrassé par le renflement (ou la bosse) à l’entrejambe et le duvet blond qui apparaissait à mon désespoir aux cuisses et aux jambes.
    Une autre énigme que je n’arrive à bien élucider, c’est le port du short à l’université. Je l’avais abandonné dans ma dernière année de philo. Mais voilà qu’admis à l’uni, je n’ai pas eu tôt fait de remettre de mon propre chef, en toute liberté et surtout sans l’aval de mes parents, mes chers shorts de velours côtelé que j’avais portés jusqu’à la fin de mon secondaire. Raisons de confort et de commodité en surface puisque je voyageais à bicyclette, mais en profondeur, refus de devenir adulte pour rester encore un enfant en culottes courtes.

    Je crois qu’inconsciemment c’était mon désir le plus ardent. Auquel cas, ce fut le plus mauvais signal à envoyer à mes parents qui voyaient toujours en l’adulte que je devenais le gamin polisson qui refuse de grandir. Je dois vous avouer qu’avec une telle attitude j’ai développé un fétichisme de la fessée associée au port de la culotte courte, très courte.
    Enfin dans mon récit, J’écris qu’entre 15 et 18 ans, je recevais la fessée régulièrement une fois par mois. Ce n’est pas strictement exact. Vous avez sans doute compris que c’était souvent, trop souvent à mon goût.

  8. Loup dit :

    Bonjour Alain,
    Ma messagerie s ne fonctionne plus depuis plusieurs jours. Pourriez-vous faire passer le message… J’espère que le problème va bientôt s’arranger.

  9. Alain dit :

    Bonsoir Loup. C’est fait

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