La fessée appliquée

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Anne-Sophie se souvient : la cravache de Papa

Unkn

par Anne-Sophie 

Petite dernière d’une fratrie de trois enfants, mes deux frères ont 2 et 5 ans de plus que moi. L’aîné était aussi sage et raisonnable que le cadet était turbulent et immature. Moi, j’étais une petite fille espiègle et frondeuse.

Élevés par nos parents, nous évoluions dans une ambiance familiale où régnaient l’amour, mais aussi le respect et la rigueur. Notre papa étant militaire, nous savions ce que le mot discipline veut dire !

À cette époque, Françoise Dolto était passée par-là pour convertir de nombreux parents à une éducation moderne. D’autres comme les miens, s’en tenaient à une forme plus traditionnelle. Fort heureusement pour moi, mes copines connaissaient le même genre d’éducation que la mienne, dont faisaient partie la fessée et le martinet pour certaines, mais une éducation beaucoup moins rigoriste que chez moi où régnait une discipline stricte et identique pour mes deux frères et moi avec des parents débordant d’amour.

Certes, si Papa ne nous passait rien, Maman fermait parfois les yeux sur certaines petites choses, mais il n’empêche qu’elle avait plutôt la main leste. Elle seule donnait des gifles marquant au rouge les joues des insolents ! Dans l’ensemble, c’étaient plutôt les classiques fessées déculottées et comme nous étions trois, la fessée devait profiter autant au puni qu’aux deux autres et dans la mesure du possible, elle était administrée au salon en présence de la fratrie.

Unkn (ÒüºÒéìÒéôÒüÄ)

Le martinet était aussi de la partie dès l’âge du CP. Je fus heureuse et fière de rentrer à la grande école car je fus considérée dès lors comme une « grande » à l’égal de mes frères, même si je devaispasser par la case martinet. Partageant les mêmes punitions qu’eux, je n’étais plus le « bébé » !

J’étais une passionnée de musique, et plus précisément de piano, instrument dans lequel je m’évadais complètement. J’attendais avec impatience les auditions et, pour rien au monde, j’en aurais raté une et pourtant… 

D’un esprit plutôt curieux, j’aimais apprendre de nouvelles choses. Autant j’aimais le français et jouer avec les mots, autant je galérais avec les maths et… j’avoue que je n’y mettais pas toujours la meilleure volonté.

Maman suivait de près notre scolarité et ne tolérait pas les mauvaises notes… Une note en dessous de la moyenne était jugée comme une mauvaise note et était punie d’une fessée déculottée plus une privation de notre activité préférée (pour moi, le piano). De même si nous étions punis en classe, quel que fût le motif, la punition était redoublée par une fessée déculottée à la main ou au martinet à notre retour.

J’étais en 5e à 12 ans et une audition de piano approchant, je m’entraînais dur, délaissant au passage mes devoirs. Ce qui n’était pas du tout au goût de Maman, qui me menaçait d’être privée de piano si mes notes en pâtissaient… Je promis monts et merveilles mais ce qui devait arriver, arriva… et un 7,5 en maths tomba comme un couperet !

Sachant très bien ce que ça allait me coûter, le retour du collège fut sombre et mon sac à dos bien lourd à porter ! Une idée folle me traversa l’esprit, permettant à coup sûr de passer à travers les mailles du filet. Et si mes parents ne voyaient pas mes notes ? Il me restait alors à agir, malgré mes craintes…

Le lendemain, à son habitude, et dans le même silence pesant, notre prof vérifia les signatures. Vu la moyenne de classe catastrophique pour ce contrôle, bon nombre d’élèves avaient dû se coucher avec les fesses toutes rouges ! Pour moi, le chapitre était clos. 

Le week-end comme prévu, je pus me rendre à mon audition et vivre intensément cette belle journée musicale.

La semaine suivante, mes parents étant sortis faire des courses, mes frères et moi sommes restés tous les trois à la maison. Mon grand frère était en train de me montrer son dernier jeu tout neuf quand nous avons entendu la porte d’entrée claquer et Papa m’appeler d’une voix irritée.

On s’est regardés avec étonnement car il criait rarement. Pourquoi m’appelait-il ainsi ? Mon grand-frère lui demanda ce qui se passait mais il fut vite rembarré. Papa exigeait que je descende immédiatement sans discuter. Ce que je fis, troublée et sans comprendre. 

A peine arrivée près de lui, je me suis vue accusée de mensonge, de tricherie, de falsification… tous les défauts y passèrent ! Voyant mon regard éberlué, il entra dans une colère noire et me lança à la figure :

« Tu crois que c’est agréable de faire ses courses et de découvrir soudain que sa fille n’est qu’une menteuse et une tricheuse ! »

Mes frères, descendus à mi-escalier, regardaient la scène, aussi ahuris et étonnés que moi. Et Maman d’enchaîner :

« Nous avons rencontré ton prof de maths. Ah oui, tu peux être fière de toi ! »

Sbil

À cet instant, je compris qu’ils avaient éventé ma supercherie de la semaine précédente. Mes yeux baissés les confortèrent comme un aveu. Et avant que je n’aie pu sortir un seul mot, une gifle formidable, dont seule ma mère avait le secret, retentit sur ma joue droite, y laissant en rouge vif la réplique parfaite de sa main.

Je pleurais silencieusement, mes larmes brûlant ma peau meurtrie comme de l’acide. J’attendais la peur au ventre, sachant trop bien que je venais de goûter aux prémices d’une correction exceptionnelle…

Papa m’empoigna fermement par le bras et me retourna face à mes frères puis leur fournit la raison de sa colère.

« Voilà ce que votre sœur a fait… elle a eu une mauvaise note à cause de son manque de travail et au lieu d’avoir le courage de ses actes, elle a imité notre signature sur son bulletin. Alors avec moi, pour les petites menteuses et tricheuses de son espèce, c’est la cravache ! » 

Comme dans de nombreuses familles de militaires, la correction à la cravache était une correction comme une autre pour les adolescents que nous étions.

Februs

La cravache ! Ce seul mot nous terrorisait tant cette correction était redoutée, était utilisée pour les grosses fautes à partir de 10 ans, ce qui s’avérait tout à fait exceptionnel. Et, contrairement aux fessées qui avaient lieu en présence de la famille, c’était uniquement notre papa qui nous fouettait, et cela se passait en tête à tête dans son bureau.

Une peur panique saisit tout mon corps… une boule dans la gorge, les entrailles nouées au plus profond de moi, les jambes flageolantes, je ne pus qu’articuler maladroitement une supplique : qu’il ne me fouette pas !…

En vain ! De toute façon, je n’espérais pas le fléchir ! C’était complètement inutile car avec Papa, toute sanction annoncée était exécutée. 

Ma tentative désespérée l’énerva davantage et c’est en me tirant par une oreille qu’il m’emmena jusqu’à son bureau sous les yeux écarquillés de mes frères. 

Son bureau était son antre. C’était une grande pièce sombre qui me fascinait par son ambiance de style colonial et le mobilier rapporté de ses missions à l’étranger. Elle avait une odeur particulière de vieux cuir qui se mêlait à celle des gros cigares qu’il affectionnait. Interdiction d’y entrer sans son autorisation !

J’ai encore des souvenirs très nets, lorsque j’avais 5 ou 6 ans, j’aimais m’allonger sur le ventre sur un immense tapis d’orient tout doux, mes jambes repliées en l’air (position où je me sentais bien), en train de le regarder écrire à son bureau. Autant je vouais une admiration immense pour mon père, autant je redoutais son extrême sévérité. Étrangement, malgré cette crainte, il paraît que j’étais de nous trois, l’enfant qui lui tenait le plus tête.

Zavok-1

D’un ton ferme et froid qui ne souffrait aucune contestation, il m’ordonna de me mettre en position. Je ne savais que trop bien ce que j’avais à faire dans ces circonstances. Debout, les bras en appui sur le petit côté de son bureau, je devais me courber à l’horizontale, mes fesses en évidence, attendant mon châtiment. 

Je le vis ouvrir un tiroir et en sortir la fameuse cravache. Puis il contourna le bureau et s’approcha de moi.

Brusquement, en l’espace de quelques secondes, mille et une choses passèrent dans ma tête. Une peur viscérale me tortilla les entrailles. Ce n’était pas la première fois que j’étais emmenée dans son bureau pour être fouettée et je savais que Papa était capable d’une extrême sévérité, insensible à nos pleurs et supplications et que j’allais recevoir ma correction jusqu’au bout de ce qu’il avait décidé.

Je ravalai mes larmes car pour lui, pleurer avant une correction n’était pas recevable. Nous devions assumer nos bêtises sans sourciller et nous montrer dignes en acceptant sans broncher le châtiment mérité, que ce fût la fessée, le martinet ou la cravache.

D’un geste franc, il retroussa ma jupe sur mes reins en prenant soin de la coincer à la taille sous la ceinture pour empêcher le vêtement de se rabattre sur mes fesses. Cela fait, je sentis ses mains autour de mes hanche et l’implorai :

« Papa, s’il te plaît, pas ma culotte !… »

Zavok-2

Pour toute réponse, il tira d’un coup sec sur ma petite culotte qu’il fit glisser jusqu’à mes genoux. L’embarras m’envahit d’un coup. Me sentir ainsi, jupe retroussée et penchée à quasi angle droit, les reins cambrés, ma petite culotte baissée aux genoux, offrant une pleine vision sur mes fesses nues. Bien que Papa me connût par cœur, quelle vexation pour une toute jeune fille de se retrouver dans cette honteuse posture !

Le courant d’air frais qui passa sur mes fesses, provoquant aussitôt de la chair de poule, m’avertit que cette partie fort vulnérable et fraîche allait se transformer en brasier incandescent dans les secondes suivantes.

Zavok-3

 Le souvenir reste bien présent… Ah ! entendre le sifflement de la cravache qui fend l’air… le cuir qui mord en plein dans le gras de mes fesses… et les cinglées qui se répètent ! Dieu que ça fait mal ! C’est comme si la peau se déchire tel un tissu… brûle comme un feu… est piquée comme le ferait un essaim d’abeilles.

Les coups de cravache se succédèrent, mêlant leurs claquements à mes pleurs, mes cris, mes gémissements, mes supplications… 

Elle cinglait aussi mes pauvres cuisses, endroit nettement sensible et douloureux. Ce fut une bonne fouettée, amplement méritée, je le reconnais…

Remonter ma petite culotte fut une épreuve à elle toute seule. Le tissu de coton pourtant léger, semblait râper mes cuisses irritées, puis quand elle enveloppa mes fesses en entier et que je commençai à marcher, ce fut comme si je recevais une fessée à chaque pas !

Pore col

 Papa me ramena manu militari dans le salon où Maman et mes frères nous attendaient en silence. Papa fut bref :

« Le prochain qui aura l’idée de mentir ou de tricher… voilà ce qui l’attend ! »

Me faisant pivoter de dos devant eux, il retroussa ma jupe et abaissa ma petite culotte. Des murmures de compassion s’échappèrent de la bouche de mes frères.

Avec le recul, je dois dire que cette fessée d’anthologie servit d’exemple, puisque de ce jour aucun de nous ne s’avisa de mentir ni de tricher. En évoquant ce souvenir, j’ai encore le rouge aux joues, autant que devaient l’être mon postérieur et mes cuisses ce fameux soir !

Illustr. : 1) Unkn – 2) Unkn (ÒüºÒéìÒéôÒüÄ) – 3) Sbil – 4) Februs – 5)   Zavok 1,2,3 – 6) Pore -col

52 commentaires »

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  1. Pierre dit :

    Bonjour Anne-Sophie,
    Je vous exprime toute mon admiration pour nous avoir fait partager ces souvenirs bien embarrassants pour vous. J’en ressens beaucoup de compassion à la lecture. Votre faute était certes grande, et méritait une punition. Votre père était sans nul doute aimant et croyait faire pour le mieux. Mais, sans que cela se veuille un quelconque jugement de ma part, j’avoue que la sévérité de cette correction à la cravache me donne un sentiment de brutalité. Une bonne fessée aurait de mon point de vue suffit. De même pour la gifle, que j’ai connue et que je n’ai jamais pu assimiler à une sanction, elle ressemblait trop à un mouvement de colère. Tout cela parce que vous vouliez jouer le mieux possible à votre audition, comme je vous comprends ! J’avoue avoir même séché des cours pour mieux me préparer à un examen de piano, ce qui me valut des explications salées à la maison!
    Amicalement.
    Pierre.

    Dernière publication sur Contes Cruels : Semaine de l'ascension mouvementée pour Maman Chloé (suite 1)

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir Pierre,
      Carrément de l’admiration ? J’ai beaucoup hésité avant de relater cette sévère sanction, par honte, car mon acte était vraiment d’une très grande bassesse, et le coucher sur le papier m’a fait du bien aussi, comme libérée de ce poids inavouable car, comme m’avaient dit mes parents à l’époque, « faux et usage de faux… », termes que je ne connaissais pas et dont j’ai appris ce jour-là que cela peut coûter la prison pour un adulte. Frayeur en perspective !
      Je sais que votre appréciation n’est pas un jugement, et je vous rassure mon papa n’était pas brutal et encore moins violent. Je sais aussi que la cravache peut paraître très dure de prime abord, mais dans le milieu militaire, c’était assez souvent utilisé chez les grands enfants qu’on appelle aujourd’hui adolescents.
      Mon Papa était quelqu’un de très aimant, mais aussi de très droit. Merci pour votre compassion, c’est vraiment gentil, mais j’avais vraiment mérité cette fouettée à la cravache.
      Vous aussi avez séché des cours pour perfectionner vos morceaux ? Qu’est-ce que je vous comprends ! J’imagine le genre d’explications salées que vous avez eues à la maison… De mon côté, c’est ce qui m’a valu ma dernière fessée déculottée, reçue à 14 ans devant mes frères. Je vous avoue que j’ai beaucoup plus mal vécue cette fessée que la cravache de mes 12 ans !

  2. Julie dit :

    Bonjour Anne-Sophie.
    Voilà une punition bien sévère mais justifiée. La cravache est un terrible instrument. Vous avez eu du cran de pouvoir enfiler votre culotte, car moi, après une telle raclée, ça m’aurait été impossible, mais une adolescente doit apprendre à respecter les valeurs qui feront d’elle une femme respectable. A la maison ça aurait été la ceinture pour un coup pareil…
    Amitiés.
    Julie

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir Julie,
      Sévérité extrême mais amplement méritée.
      Du cran ? J’avais surtout pas le choix ! Un « rhabille-toi » qui ne souffrait aucune réplique m’incita vivement à obéir alors que j’aurais nettement préféré disparaître dans ma chambre.
      Je ne regrette absolument pas car, comme vous dites, j’ai appris le sens moral avec une attitude droite.
      Oh misère ! La Ceinture aussi, est une correction extrêmement sévère et qui doit être douloureuse au possible.

      • Julie dit :

        Bonjour Anne-Sophie.
        A la maison, après une fessée, c’était « file dans ta chambre ! ». Je ramassais mes affaires et je ne demandais pas mon reste pour monter à l’étage, les fesses à l’air. Au moins, dans ma chambre, j’étais loin des remontrances. Il m’est souvent arrivé de rester le bas du corps nu toute la soirée tant la cuisson était intense, surtout après le passage de la ceinture.
        Amitiés.
        Julie.

        • Anne-Sophie dit :

          Bonjour Julie,
          J’imagine le brasier incandescent que cela devait être après le passage de la ceinture, et par contraste à vous imaginer ça me fait froid dans le dos !
          Le « file dans ta chambre » était salvateur car dans ces moments-là, seule la solitude était de bonne compagnie, autre contraste.

  3. Chloé dit :

    Bonsoir Anne-Sophie,
    Fabuleux récit empreint d’amour, de tendresse et de sévérité. Comme Pierre, j’avoue que, l’utilisation d’une cravache pour une gamine de 12 ans me semble un peu brutale !
    Certes, cette double faute méritais une punition exemplaire, mais j’imagine que votre père, tout aussi militaire que le mien, devait posséder assez de force pour vous coller une magistrale correction manuelle !
    Et devant vos frères ! L’impact pour eux étant « à mon sens » plus efficace que vous baisser à nouveau la culotte après (affreux pour la pudeur) et montrer un résultat qui les a sûrement effrayé !
    (C’est mon avis et il n’engage que moi, bien sûr.)
    En tous cas, merci pour ce merveilleux témoignage!
    Amicalement
    Chloé

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir Chloé,
      Cela peut paraître brutal de prime abord, je comprends, mais il n’y avait aucune once de violence de la part de mon Papa. Il agissait toujours après mûre réflexion, il criait rarement et avait au contraire un ton calme mais déterminé. Je vous avouer que c’était aussi impressionnant si ce n’est encore plus que des cris.
      Ce n’est pas plus sévère qu’une correction à la ceinture, qui me paraît d’ailleurs beaucoup plus dure.
      Ouh là ! oui ! Pour avoir de la force, il en avait ! Avec son 1,85 m de muscles, il nous soulevait comme des plumes et ses fessées étaient magistrales.
      Oui, il aurait pu donner une fessée, mais vu la faute, son choix s’était porté sur la cravache. Et je vous avoue que question pudeur, je préférais nettement qu’il baisse ma petite culotte furtivement comme il l’a fait, que de recevoir une fessée déculottée complète devant mes frères ! Car ça, c’est vraiment l’horreur !

  4. Emilie dit :

    Merci Anne-Sophie pour ce magnifique récit et pour t’être ainsi confiée à nous…
    Cette fessée était certes bien sévère, mais aussi bien méritée il faut le reconnaître !
    Chez moi, le mensonge était la cause de mes fessées les plus sévères ! Mes parents ne supportaient pas le mensonge…
    Gros bisous, à bientôt,
    Emilie.

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir Émilie,
      Merci à vous de vos félicitations ! Ce fut été très bonne expérience que de relater ce souvenir fort cuisant et honteux. Oui, je suis d’accord avec vous, correction largement méritée !
      Vos parents avaient raison de corriger sévèrement le mensonge, c’est l’un des travers les plus graves je trouve, les miens aussi ne le supportaient pas et nous étions très sévèrement sanctionnés pour ça.

      • Jean Philippe dit :

        Bonjour Anne-Sophie,
        Merci pour ce récit ! Je savais que vous auriez le courage de nous relater vos souvenirs de petite fille puis de préadolescente afférent à vos mensonges et grosses bêtises.
        Comme vous, j’étais puni sévèrement pour mes mensonges et Maman ne prenait pas de gants pour me corriger.
        Après une fessée déculottée administrée devant mes camarades de lycée pour avoir séché les épreuves du BEPC et menti effrontément à Maman, j’en reçus une seconde en rentrant à la maison devant ma petite sœur de 11 ans.
        J’avais encore les fesses qui me brûlaient lorsque Maman ne déculotta à nouveau devant ma sœur me regardant l’air hébété, se rongeant les ongles et moi, sans bouger, pleurnichant et suppliant Maman : « Non Mamounette ! pas devant Christine, pas la fessée ! ».
        Malheureusement, j’étais déjà sur les genoux de ma génitrice et je reçus une fessée aussi virulente que celle octroyée devant mon lycée et Maman me releva et me fit la morale devant ma sœur dont je ne voyais plus son visage car mes larmes brouillaient ma vue.
        Je me souviens que je suis resté longtemps les fesses à l’air écoutant à peine les paroles de ma mère, occultant la présence de Christine.
        Je n’ai plus jamais menti à Maman depuis ce jour de juin 1967, j’avais 14 ans
        Amitiés
        Jean Philippe

        • Anne-Sophie dit :

          Bonsoir Jean-Philippe,
          Merci beaucoup de cette confidence. Recevoir une fessée déculottée à 15 ans doit déjà être une sacrée épreuve… mais devant votre petite sœur de 11 ans, cela devait carrément être le supplice ! La honte étant d’autant plus grande que c’était une fille.
          J’ai connu ce phénomène avec mes frères et la pudeur en prend un sacré coup ! J’ai le souvenir de m’être retrouvée sur les genoux de mon Papa, recevant une sévère fessée déculottée (comme lorsque j’avais mes 8 ans) après une insolence proférée, alors que mes frères étaient âgés respectivement de 14 et 17 ans, c’était terrible pour moi sur le moment.

          • Jean Philippe dit :

            Bonjour Anne-Sophie,
            Ma dernière fessée, l’année suivante, me fit enfin comprendre que Maman ne cèderait jamais face à mon insolence.
            Car, ce jour-là , c’était en Juin 1968 , j’ai osé lui dire :
            « Tu me fais ch.…. », et ce devant mon amie d’enfance Anne.
            Je pense vous avoir déjà relaté cet épisode.
            A 15 ans, presque 16, se faire déculotter et corriger tel un petit garçon, je n’en menais pas large, chère Anne-Sophie, surtout devant Anne, ma meilleure amie , qui fut très gênée pour moi , bien qu’elle aussi recevait de belles fessées par sa mère.
            Vous comprendrez aisément que, depuis ce jour, je n’ai plus jamais prononcé de telles paroles à Maman de peur de passer à nouveau les fesses à l’air en travers de ses genoux.
            Amicalement.
            JEAN Philippe

          • cedric79 dit :

            Recevoir une fessée « cul nu » devant une sœur est déjà terrible, mais devant une copine ça doit carrément être l’horreur.
            Quand nous avions des copains ou des copines à la maison et que la fessée devait « tomber » soit ma Maman les renvoyaient à la maison en précisant que nous allions recevoir « la fessée », soit si elle ne pouvais pas les renvoyer, elle leur demandait d’attendre dans notre chambre pendant qu’elle allait nous donner la fessée. Puis en laissant la porte de la chambre ouverte elle nous emmenait à la salle de bain ou nos fesses passaient au rouge. Elle laissait la porte et la salle de bain ouverte aussi. C’était impossible de nous voir mais ils avaient droit à la bande son ;)

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Anne Sophie.Je ne partage pas, même si je le respecte, l’avis de Pierre. Pour moi cette correction était largement méritée: une tricherie naïve, la falsification d’une signature, faute très grave pour moi. Doublée d’un mensonge. Tout cela méritait bien la sévère fouettée que vous avez reçue. Peut-être le martinet aurait suffi, mais la cravache si douloureuse, notamment sur les cuisses, l’était aussi.Amicalement. CLAUDE.

    • Anne-Sophie dit :

      Bonjour Claude,
      Je suis entièrement d’accord avec vous : j’avais largement mérité cette fouettée vu le tiercé gagnant (tricherie, falsification et mensonge) que j’avais commis !
      Le martinet, je le recevais Petite, pour les fautes graves.
      Étant de grands enfants lors de cette frasque, une faute lourde et c’était la cravache, effectivement.
      Oui, dieu que c’était douloureux quand ça tombait sur les cuisses ! Que ce soit la fessée, le martinet ou la cravache.

      • Chloé dit :

        Bonjour Anne-Sophie,
        Je confirme que la fessée, la brosse ou la petite ceinture de Maman, tombant à la jonction des cuisses et des fesses ou un peu plus bas, était une horreur et cela nous faisait littéralement hurler sous le coup de la douleur.
        Chloé

        • Anne-Sophie dit :

          Bonjour Chloé,
          Je n’imagine même pas la douleur d’une brosse ou d’une ceinture à cet endroit où la peau est toute fine, ça devait être un vrai calvaire ! Et dissuasif à souhait, mais bon, c’était un peu le but aussi !
          J’ai le souvenir de quelques bonnes claquées à l’arrière des cuisses, forcément, avec mes petites robes droites et courtes, elles étaient à portées de mains ! Ma pudeur restait sauve puisque la culotte n’était pas baissée, mais en échange, j’avais l’empreinte des doigts gravés sur le travers de mes cuisses. Ça avait l’avantage de bien me calmer !

      • Bernard dit :

        Bonjour,
        mon père trouvait que la fessée au martinet était trop « douce » et envisageait l’achat d’une cravache. Chose qu’il fit dans un magasin de sport ; dieu merci ma sœur remit discrètement l’article en rayon au moment de régler les autres articles à la caisse sans qu’il ne s’en aperçoive, du moins pas avant la maison, mais sans autre conséquence.
        J’ai donc échappé Anne Sophie à ce type de morsures sur mes fesses telles que vous les avez bien connues. L’intensité est-elle réellement plus forte que celle des lanières du martinet qui sont déjà très mordantes ?

        • Anne-Sophie dit :

          Bonsoir Bernard,
          Disons que c’est différent mais quand même hautement douloureux.
          Cette unique baguette, au lieu de multiples lanières, est lacérante, et entraîne une vive brûlure, déchirante comme quand on déchire un tissu. Le bruit, aussi, m’impressionnait beaucoup. Contrairement au martinet, la douleur reste beaucoup plus longtemps et les marques sont impressionnantes. Le soir d’une fouettée à la cravache, on reste difficilement assise sans grimacer et se dandiner !

          • Bernard dit :

            Bonjour Anne Sophie,
            de ce que je comprends, la sensation de la cravache doit donc être proche de celle de la cane en rotin utilisée dans d’autres pays, y compris pour les fessées judiciaires.
            Si la douleur d’un coup de cravache reçu sur le fessier ne s’est pas estompée lorsque le coup suivant arrive, le cumul de souffrance doit être assez intense ; en fin de correction le pic doit en être assez sévère.
            J’espère que votre père en avait conscience et vous « accordait » un temps minimal de récupération entre chaque coup.
            Effectivement, les tries de la cravache devaient rester marquées quelques heures sur vos pauvres fesses ; de quoi méditer à l’intérêt de ne plus fauter !

          • Bénédicte dit :

            Bonjour Anne-Sophie,
            Quel brio pour votre premier texte et quelle avalanche de commentaires ! Vous allez devenir la coqueluche de tous les intervenants de ce blog qui ont la nostalgie de l’éducation «à l’ancienne » avec fessée et martinet; pour vous il s’est ajouté la cravache, et je suis d’accord avec vous cela est terrible par rapport au martinet; je n’ai eu la « chance » de connaître cet instrument équestre qu’une fois et cela m’a suffi ! C’était chez une de mes tantes qui montait à cheval et qui possédait donc cet instrument. J’ai moi aussi compris la différence dès le premier coup ! Comme vous le dites si bien cela semble couper la peau et n’a rien à voir avec une cinglée de martinet qui certes brûle mais passe assez vite tout comme les marques.
            Et maintenant, où en êtes-vous vis-à-vis de ce martinet qui vous semble si bon loin des punitions ?
            En avez-vous un chez vous, sert-il pour vos enfants, ou pour vous ?
            Bien à vous chère ancienne réceptrice de cet instrument si fascinant
            Bénédicte

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Anne Sophie. Oui, nos parents ont été sévères envers nous. J’ai connu surtout le martinet, et une fois les verges pur cause de « voyeurisme »! Mais ces corrections, toutes méritées, et données dans un climat affectif m’ont beaucoup apporté, à commencer par le sens de la discipline et du respect d’autrui. Valeurs de plus en plus rares dans le monde d’aujourd’hui. Amicalement. CLAUDE.

        • Anne-Sophie dit :

          Bonsoir Claude,
          Les verges ? Comme ça doit être douloureux et devant laisser de bien vilaines traces ! Vous aviez quel âge pour cette sanction ?
          Tout à fait, quand les sanctions sont données dans un cadre aimant, c’est l’essentiel. Nous tirons effectivement le bénéfice de nos erreurs.

      • Bernard dit :

        Bonjour,
        nos parents étaient imaginatifs quant à l’instrument à utiliser pour fesser leur progéniture coupable de désobéissances ; parfois aussi ils prenaient dans l’urgence ce qu’ils trouvaient à proximité : une baguette au jardin, une touffe d’orties ou encore la laisse du chien, ou même un fouet récupéré ; de « charmants » instruments qui partagent la caractéristique de prolonger les sensations punitives et la cuisson au delà de la fessée même.

  6. Anne-Sophie dit :

    Bonjour à tous,
    Merci infiniment pour vos commentaires sur ce 1er récit ! Je ne m’attendais pas du tout à ça et vous me comblez ! Cette expérience a été très riche et bénéfique.
    Cela m’encourage vivement à continuer ! Et merci également à ceux qui m’ont encouragée à écrire car j’ai longuement hésité et j’étais prête à renoncer.
    A noter que tous mes souvenirs sont authentiques, que mes corrections le furent sans aucune violence et surtout, toutes justifiées et amplement méritées.
    Mon prochain récit, sera sur une fessée que j’ai reçu à l’école, qui a autant marqué mon esprit que mes fesses, bien atteinte dans ma dignité de petite fille !

    • Bernard dit :

      Bonjour Anne Sophie,
      nous avons hâte de vous lire à nouveau ; merci pour ce partage qui nous permet de mieux vous connaître et peut-être pour vous d’achever votre « expiation » ; gardez vous en mémoire quelques souvenirs de fessées reçues au martinet ?

      • Anne-Sophie dit :

        Bonsoir Bernard,
        Merci c’est gentil à vous. Bien sûr que je me souviens de certaines fessées au martinet, c’est plutôt marquant ! Autant dans l’esprit que sur les fesses !

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Anne Sophie. C’est nous qui vous remercions de réussir si bien à nous révéler des souvenirs cuisants mais salutaires pendant votre adolescence.Ecrire libère! Pour moi ce Blog a aussi été une révélation et un exutoire pour de lointains souvenirs dont le rappel et le partage m’ont libéré d’un poids qui pesait inconsciemment sur ces souvenirs. Pas traumatisants, mais assez lourds pour que je ressente le besoin de les exprimer. Amicalement. CLAUDE.

    • Anne-Sophie dit :

      Bonjour Claude,
      C’est vrai qu’écrire libère, je n’aurais jamais cru ! Je m’en suis longtemps voulu de certains comportements désinvoltes que j’ai pu avoir envers mes parents mais aussi mes frères.
      Pourquoi on s’en prend et on blesse les gens qu’on aime par dessus tout ? A méditer…
      Comme on dit, une fessée méritée est toujours bien acceptée. Bien qu’en ayant reçu de bonnes et aussi d’extrêmement sévères, j’ai toujours accepté cette cuisante défaite sachant que c’était le prix à payer pour mon insolence et j’avais ainsi acquitté ma dette.

  8. jpierre36a dit :

    Bonjour Anne-Sophie,
    merci de ce récits empreint d’émotions et d’intensité dramatique quand même. J’aimerais justement vous poser quelques questions de curieux… Vous aviez été élevée dans quelle région, et votre papa avait un grade élevé?(Traditionnellement la cravache était l’apanage des officiers de cavalerie…) A quelle époque ce récit se passe-t-il ? Enfin y avait-il un nombre de coups déterminés avec la cravache et aussi le martinet? Et pourquoi pas aussi la fessée à main nue?
    Question subsidiaire: il semble que vous ne soyez pas soumise à la mise au coin fesses nues et rouges après les fessées ?
    Merci de votre attention!

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir jpierre36a,
      Pour ce qui est de la cravache, oui, le nombre était annoncé dès le départ, pour le martinet, qui était donné avant 10 ans, ce n’était pas annoncé, nous étions petits et je pense que cela aurait trop effrayant.
      Effectivement, je n’ai pas connu le coin avec les fesses nues, heureusement d’ailleurs ! Mes Parents nous mettaient au coin pour temporiser et/ou désamorcer une dispute qui aurait pu dégénérer ou alors, après une fessée mais dans le but de se calmer et réfléchir à la raison de la fessée reçue. Mais jamais la culotte baissée.
      En ce qui concerne les autres questions, je les trouve un peu trop personnelles et pas vraiment dans l’esprit du Blog.

      • Bernard dit :

        Bonsoir Anne Sophie,
        votre récit est bien écrit et captivant ; bravo pour votre fond et votre style ! On imagine effectivement que la cravache est assez sévère. A la base, connaître le nombre de coups de cravache, de fouet ou de ceinture à venir est rassurant car on découvre une limite qui peut être estimable voire appréciable.
        Mais je pense que quelques minutes avant l’application de la fessée, l’effet s’inverse et que l’esprit part en divagation pour estimer le niveau de souffrance qui va s’abattre, et surtout la durée de la peine infligée

        • Anne-Sophie dit :

          Bonjour Bernard,
          Merci beaucoup de vos compliments. Rassurant ? Ça dépend dunombre annoncé… C’est à double tranchant !
          J’essayais de rester stoïque lors de mes fessées, mais quand on a le derrière et les cuisses en feu, se dire qu’on a encore 4 coups de cravache à tenir, c’est terrible ! Mais ça a le mérite de vraiment faire réfléchir à la faute commise !

          • Bernard dit :

            Bonjour Anne Sophie,
            bien sûr la punition est sévère,je me dis juste que savoir qu’il ne reste « que » 4 coups de cravache à prendre permet de voir le bout du tunnel en serrant les dents et en se dandinant;
            ne pas savoir et imaginer qu’il faut encore encore endurer 5, 10 ou 15 coups sur les fesses et les cuisses nues mais sans connaître la perspective de fin renforce et accentue le châtiment.
            Tout est relatif bien sûr.

  9. Rémi dit :

    Bonjour Anne-Sophie,
    Merci également pour ce récit, imiter la signature de ses parents est une faute grave et cette punition était amplement méritée.
    Pour avoir également commis cette faute (cf le bon temps du patronage)je fus puni par une fessée déculottée manuelle puis au martinet.
    Toutefois, je n’ai jamais « goûté » à la cravache et cela doit être très douloureux !
    Bravo également pour votre sincérité car relater des souvenirs anciens n’est pas chose aisée et prend du temps, je serai donc attentif à vos prochains récits.
    Cordialement
    Rémi

    • Anne-Sophie dit :

      Bonsoir Rémi,
      Oui, faute grave avec une correction amplement méritée et je suis bien d’accord. Vous aussi, avez commis cette faute… Je me sens moins seule !
      Oui, extrêmement douloureux la cravache, on la redoutait vraiment !
      Pas chose aisée effectivement de relater tout ça ! Je n’osais pas au début, la honte étant trop grande ! Mais cela s’est avéré vraiment bénéfique et une très belle expérience.
      Expérience que je vais d’ailleurs renouveler prochainement, sur une fessée reçue à l’école.

  10. chris.B dit :

    Bonsoir Anne-Sophie,
    Qui de vous ou de vos 2 frères a goûté le plus à la cravache paternelle ? Votre papa est-il quelqu’un de juste, à savoir qui ne faisait aucune différence entre ses enfants ?
    Cordialement.
    Chris.

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