La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

Anne-Sophie se souvient : une fessée particulièrement honteuse

Rose

par Anne-Sophie

Les fessées de mon papa étaient rares mais magistrales. Étant militaire, il ne supportait pas l’indiscipline et nous devions en subir les conséquences si nous transgressions l’autorité parentale.

C’était un papa aimant, attentionné, très impliqué dans la transmission du savoir, partageant de nombreux câlins, fous rires et jeux. J’aimais tellement quand il me prenait dans ses bras, me soulevant comme une plume ! Avec sa carrure de Goliath, il m’empoignait, me jetait sur ses épaules et entamait une course de folie, qui le faisait rire aux éclats ! Et cela dura jusqu’à mes 8-9 ans pour ma plus grande joie. J’aimais aussi ces moments où il me prenait dans ses bras, me tenant d’une seule main, moi assise sur son bras, comme quand j’étais petite. Je me sentais en sécurité et je savais que là, rien ne pouvait m’arriver. Il savourait ces instants de tendresse passés avec nous, car parfois, il partait plusieurs mois au cours de l’année.

À côté de ça, s’il lui fallait sévir, il le faisait, et ce, très durement certaines fois.

Question discipline, j’étais logée à la même enseigne que mes grands frères, et nous savions ce que nous risquions en cas de désobéissance ou d’insolence.

Mon papa avait une autorité naturelle et, la plupart du temps, nous obtempérions sans difficulté dans son sens. Seulement voilà, nos caractères impétueux et fougueux de jeunes enfants, nous valaient parfois, un (ultime) rappel à l’ordre… appuyé, selon les circonstances, d’une bonne claquée ou deux sur le fond de notre culotte ou nos petits cuissots. Des claques de sa main aussi cinglantes que sonores, bien vexantes pour notre petite fierté, un petit coup de semonce qui ramenait vite le calme dans la maisonnée.

Mais passé le simple avertissement, il y eut aussi la vraie fessée qui, plus tard, se mit à tomber pour les motifs beaucoup plus graves. Papa ne donnait pas de gifles. Seule Maman y recourait parfois quand, exaspérée par mes insolences, elle me calmait instantanément par une gifle retentissante.

À l’école en primaire, j’étais plutôt bonne élève mais une gamine timide. Sans doute pour contrecarrer cette timidité, j’aimais rigoler et surtout faire rire les autres, ce qui était loin de plaire aux instits. J’avais découvert l’humour auprès de mon parrain, homme jovial qui était le boute-en-train de la famille. J’avais bien observé l’heureux effet de cet humour sur l’entourage et il m’avait également attiré la sympathie de tous mes petits camarades avec force blagues, farces, jeux de mots et autres calembours. J’étais la bonne copine, toujours de bonne humeur et prête à rigoler ! Sauf pour mon postérieur ou mes mains qui n’étaient pas de la fête ! Les coups de règle et le piquet au coin sanctionnaient ordinairement les chahuts en pleine classe. Un mot dans le carnet de liaison… et je rentrais de l’école, le cœur aussi lourd que mon sac à dos, cherchant à éviter à mes petites fesses… l’inévitable !

Sankaku Atama

Au collège, ce fut la période des changements marquants. La vraie fessée, celle qui vous fait mal et vous fait bien honte, fut de la partie.

Comme je grandissais, les bêtises s’espacèrent, vite remplacées par d’autres sortes d’âneries, nettement plus graves et embêtantes : bavardages intempestifs, quelques insolences lancées à mon prof de maths, et en 4e, un gros relâchement scolaire, trois notes en dessous de la moyenne, des heures de « colle ». Résultat ? Une sévère fouettée à la cravache paternelle… qui ne suffit pas puisque quelques copines plus dévergondées que moi et qui bravaient les interdits avec habileté, eurent raison de ma résistance.

En 3e, moi qui craignais le courroux parental, je succombais volontiers aux chants des sirènes et me laissais entraîner dans une spirale dite infernale… Rien de plus propice pour quatre copines, ivres de liberté, qu’une belle journée de printemps pour faire l’école buissonnière et rêvasser sur l’herbe d’un champ voisin plutôt que d’étudier un vendredi après-midi… Allongées dans l’herbe qui sentait bon, on se racontait nos vies, nos rêves, nos projets quand Edwige, avec son air malicieux, sortit un briquet et un paquet de cigarettes de son sac à dos. Elle en alluma une de manière nonchalante. Médusée, je la regardais avec admiration, elle me paraissait si à l’aise…

« Allez, essaye une taf pour commencer !… »

Elle m’offrit une cigarette.

Je regardai ce petit rouleau blanc avec autant d’éblouissement que si ça avait été un coffre de pièces d’or mais également avec autant d’appréhension que si ça avait été une grenade !

« Tu vas pas te dégonfler ? »

J’hésitai. Ma main tremblait. M’étant reprise, j’aspirai la fumée pour la recracher aussitôt. Ça brûlait un peu, mais ça allait, sans tousser ! Edwige et les deux autres copines sifflèrent d’admiration et me félicitèrent au milieu de rires d’excitation ! La cigarette passait de main en main. Nous chantions les derniers tubes à la mode.

Soudain, des voix se rapprochèrent. Panique ! Je les reconnus, ces voix de prof ! M. G… et Mme O… missionnés à notre recherche. Le temps pour Edwige de jeter la cigarette allumée dans l’herbe et de prendre nos affaires pour déguerpir en vitesse, ils étaient quasi devant nous.

Souvenirs brûlants

Un bruit d’explosion nous cloua sur place. Une gifle formidable venait de s’abattre sur la joue de notre copine. Une gifle à quatre doigts dont l’empreinte se dessina sur la joue d’Edwige. (Notre prof de maths avait cette particularité qui nous fascinait tous.) Il la tança vertement. Elle avait risqué de mettre le feu à ces herbes sèches. Les deux profs nous fusillèrent toutes les quatre du regard.

« Vous êtes des inconscientes ! Vous n’allez pas vous en sortir comme ça ! »

On nous ramena au collège manu militari, à la queue leu leu, sans piper mot. Seule Edwige pleurait en se tenant la joue. Il faut dire que M. G… n’y avait pas été de main morte, la claque avait fendu l’air nous clouant sur place de stupéfaction. L’arrivée chez la directrice fut impressionnante. Nous dûmes nous asseoir sur quatre chaises devant son bureau, les deux professeurs se tenant debout derrière nous. La directrice chaussa ses petites lunettes qui accentuaient son air austère. Puis elle décrocha son téléphone pour joindre tour à tour chacun de nos parents. Il lui fallut réitérer certains appels. Moment pénible et grave car nous assistions en direct, la gorge nouée, à cette véritable roulette russe d’appels téléphoniques qui allaient nous faire condamner. Nous ne pouvions pas entendre la réaction des parents et notre imagination galopante s’échauffait à l’idée de scénarios aussi sombres que redoutables.

Nos parents respectifs prévenus, la directrice nous informa que nous pouvions nous attendre à être très sévèrement châtiées à notre retour au domicile, et ajouta que ne voulant pas anticiper l’autorité parentale, elle nous donnerait une correction corporelle lundi à 16 heures après les cours. Perspective qui acheva de nous assommer sachant qu’elle utilisait uniquement la badine pour cette sorte de châtiment.

Le nez pointé vers le parquet, nous ne pûmes qu’acquiescer à ce qui n’était pour les fesses de certaines d’entre nous, moi en particulier, qu’une double condamnation.

Comme nous devions attendre que chaque parent vienne chercher son enfant dans le bureau de la directrice, nous entendîmes Edwige éclater en sanglots.

J’eus un petit élan de compassion car son père pouvait être d’une sévérité extrême. J’avais pu le voir administrer une fessée déculottée l’an passé quand nous étions en 4e alors qu’elle avait 14 ans et son petit frère 7 après une dispute entre eux. Vu l‘âge de son frère, sa fessée à derrière nu m’avait nullement choquée, mais celle de ma copine, oui ! Papa était plutôt sévère, mais jamais il ne m’aurait déculottée en dehors de la maison, et pas devant des personnes autres que Maman et mes frères. Je devinais ses craintes. Si c’était son père qui venait la chercher, il était largement capable de lui mettre les fesses à nu pour la fesser sur-le-champ devant nous toutes dans le bureau de la directrice.

Quand mon père apparut, pas un mot. Le retour en voiture se fit dans le même silence de très mauvais augure. Pendant tout le trajet, le menton enfoui dans ma poitrine, je ne cherchais même pas d’excuses tout en me faisant la promesse de ne jamais recommencer un coup pareil. Arrivés à la maison, tandis que mon papa ouvrait le portail, mon cœur se mit à battre à toute allure. Je n’arrivais pas à m’ôter de la tête le sifflement de la cravache qui fend l’air… vous savez, ce frôlement caractéristique… J’imaginais déjà Papa brandissant l’instrument servant à régler les gros contentieux avec ses enfants.

« Anne-Sophie, sors de la voiture ! »

Perdue dans mes pensées chagrines, je n’avais pas remarqué que la voiture était garée. Le ton sec et péremptoire de Papa me fit aussitôt redescendre sur terre.

Dans le hall d’entrée, je suspendis ma veste au porte-manteau comptant monter dans ma chambre.

« Non ! Toi, tu restes ici ! Pose ton sac et suis-moi ! »

Il m’entraîna vers la salle à manger. J’étais un peu décontenancée car d’ordinaire c’est dans le huis clos de son bureau que l’on recevait la cravache paternelle. Il la rangeait précieusement dans un grand tiroir de son bureau contrairement au martinet qui lui, était suspendu à un mur, vision bien dissuasive d’ailleurs quand j’étais plus petite !

Tête basse, plutôt nerveuse, je le suivis. Comme il appelait Maman et mes deux frères, je compris qu’ils étaient là dans le salon voisin à attendre. Je les vis entrer tous les trois, Maman la mine grave et mes frères, la tête basse évitant de me regarder. On aurait entendu une mouche voler.

De ces instants, je garde un souvenir intact et d’une netteté telle que je peux encore décrire dans les détails comment nous étions habillés, coiffés ainsi que l’ordonnancement de la pièce.

Maman était en jean avec l’un de ses chemisiers à fines rayures bleu ciel et blanc qui lui seyait si bien. Je l’admirais tant ma maman, grande et mince, le regard vif, ses longs cheveux noirs toujours soigneusement peignés qui chutaient à mi-dos. J’aurais tellement voulu lui ressembler !

Mon frère aîné, un grand garçon brun portait lui aussi un jean et un pull négligemment posé sur ses épaules, qui lui donnait l’air décontracté et sage des jeunes gens de l’époque. A l’opposé de lui, le frère cadet était un blondinet qui arborait fièrement son fameux jean ample dans lequel il aurait pu rentrer deux fois ! Il n’était jamais descendu au-dessous de la ceinture comme certains le portaient. Pour le haut c’était un t-shirt orné d’une tête de mort, signature d’un célèbre groupe de hard rock.

Dans cet accoutrement débraillé mais très mode, il se donnait un air rebelle, aussi immature et tout fou que son aîné était posé et raisonnable. Jamais nos parents n’auraient accepté de le laisser sortir affublé de la sorte si cela n’avait pas été d’allure propre et peu choquant.

Selon l’agencement de l’époque, la salle à manger et le salon formaient deux pièces distinctes qui communiquaient entre elles par une ouverture arrondie et sans porte. Détail particulier, outre une grande table en bois massif entourée de chaises, un bar flanqué de hauts tabourets de bistrot trônait sur un côté de la salle à manger, idéal pour recevoir des amis.

Mon papa jucha son imposant mètre 85 sur l’un de ces tabourets et me dit d’approcher. J’avançai timidement face à lui encore plus impressionnée par sa stature de commandeur. De son piédestal, il expliqua à la petite assemblée ma dernière frasque du jour, l’école buissonnière, les cigarettes, mon inconscience à cause du risque d’incendie, le dérangement occasionné aux deux professeurs, l’appel irrité de la directrice. L’accusation brève et complète n’admettait aucune excuse. Je baissai un peu plus la tête n’osant pas croiser les regards stupéfaits et désolés de ma famille. Comme Papa exigeait quelques explications sur un comportement aussi lamentable, je restai muette, la tête baissée. Je savais que la fouettée à la cravache était inéluctable.

Face à mon silence, Papa reprit la parole. Sa voix se fit grave et les mots vinrent, aussi secs et froids qu’un constat. Il déplorait d’avoir une fille de 14 ans incapable d’avoir un comportement de son âge et qui affichait au collège une attitude lamentable, indigne de sa famille. À ses yeux, je n’étais qu’une gamine sans cervelle…

Ses paroles étaient comme autant de coups de couteau au cœur. Je me sentais coupable et honteuse de le peiner et de le décevoir. Je m’en voulais terriblement et repoussais le souvenir détestable de la mauvaise fille que j’avais été. Les seuls mots qui me venaient à l’esprit, dérisoires dans la bouche de la jeune fille que j’étais, et que je peinais à articuler, étaient : « Je suis désolée… Je regrette… Pardon… Je ne le referai plus… ».

Une pause suivit. Elle me sembla durer d’affreuses minutes tandis que je me tortillais devant lui. Et la sentence tomba. À présent, de grave et monotone sa voix claqua, sèche, glaciale, implacable.

« Anne-Sophie, avec la fessée que je vais t’administrer, je t’assure que tu n’auras pas du tout envie de recommencer ! »

Pas de cravache, mais la fessée !… Le mot résonna en moi, brouilla mes pensées, me fit rougir violemment. La fessée…. cela faisait quelques années que je n’en recevais plus, mes parents préférant les punitions telles qu’abolition de privilèges (piano pour moi, mon activité favorite) réservant la cravache pour les fautes plus graves.

Comme lorsque j’étais une petite fille !

« Baisse ton jean ! »

L’ordre était précis, ne souffrant aucune contestation. Sachant qu’il ne tolérerait aucune rébellion, j’obéis et dégrafai mon jean, la mort dans l’âme ! Comme je tardais à le baisser, il sauta du tabouret de bar et je sentis sa main agripper la ceinture et mon jean fut descendu d’un coup à mi cuisses.

Hollow 1

De nouveau assis sur le haut tabouret, il me prit par les épaules et me bascula sur ses cuisses. Je n’étais pas très grande à l’époque et comme mes jambes pendaient dans le vide, j’étais privée de liberté de mouvements. J’essayai bien de les remuer, ne croyant pas encore à ce qui m’arrivait, mais affolée de crainte.

Soudain, sans prévenir, une claque cinglante vint s’abattre sur le haut d’une cuisse. Je sursautai de surprise, me rappelant ma honteuse position. Une deuxième claque assénée d’une main lourde s’écrasa sur une fesse tout juste protégée par le maigre rempart de ma petite culotte. L’autre cuisse eut sa part, puis l’autre fesse, toujours à grandes claques sonores. Je commençai à gémir.

Papa me souffla que je méritais amplement ma correction et que je devais m’en prendre à moi-même. Et sa main allait d’une fesse à une cuisse tout en me morigénant. Aujourd’hui, c’est la directrice qui l’avait appelé… Une claque… mais demain, le commissariat ? Autre claque… Une bonne fessée, voilà ce dont sa fille avait besoin pour lui inculquer les principes et les bonnes manières !

J’avais bien reçu une dizaine de claques quand la fessée s’arrêta. J’en étais soulagée, presque reconnaissante malgré la chaleur répandue dans mes fesses et mes cuisses… Je m’en tirais à bon compte ! La main qui saisit alors la ceinture de ma petite culotte m’arracha à mes illusions. Faire montre d’une quelconque résistance m’attirerait forcément les foudres de Papa alors je me laissai déculotter, soulevant mon ventre afin que ma petite culotte pût suivre le chemin de mon jean.

Hollow 2

Le petit courant d’air familier qui se faufilait sur mon postérieur et entre mes cuisses me prévint que mes fesses étaient dépourvues de cette infime protection et qu’elles étaient désormais nues pour la suite de la fessée. Mes souvenirs d’enfance m’avertirent que, d’ici quelques minutes, les claques de la main de Papa les auraient transformées en un brasier brûlant de mille feux…

À cet instant, il me cala fermement sur ses genoux en rehaussant mon postérieur, son bras encercla ma taille, mes fesses toutes nues en saillie telle la vilaine petite fille d’autrefois prête pour sa grosse fessée. Et là, je n’eus qu’une certitude en tête : la vraie fessée allait commencer ! Je devinai qu’il levait sa main haut dans l’air, très haut même… Je serrai les dents, prête au pire.

La première claque qui atterrit sur la chair nue fit un bruit d’enfer. La respiration bloquée, j’attendis la suivante plus retentissante que la précédente. La cadence était acquise et la fessée se poursuivit comme Papa savait nous la donner en de longues séries de claques sèches et cinglantes dont le fracas sur mes fesses nues se répercutait dans toute la pièce. Une fessée méthodique, administrée minutieusement avec lenteur mais force, sonore à souhait, n’épargnant aucune parcelle de mes cuisses et de mes fesses. Papa s’appliquait à son œuvre tout en l’entrecoupant de reproches.

La douleur se faisait de plus en plus insupportable, mais plus qu’elle, une honte indicible échauffait autant mon esprit que les claques mon postérieur.

Au début de ma fessée, j’avais bien versé quelques larmes d’amour-propre, vexée au plus haut point d’être ainsi corrigée comme une petite fille, de me retrouver en un clin d’œil déculottée et fessée sur le genoux de mon papa comme jamais je ne l’avais été !

Hollow  anim.

Seuls le bruit retentissant des claques doublé de mes sanglots et mes hoquets brisant le silence de la salle à manger, amplifiaient ma honte à recevoir cette terrible fessée et plus honteuse encore avec la certitude que tout le quartier entendait mes pleurs et qu’au bruit des claques on savait que j’étais en train d’être punie d’une fessée déculottée !

Puis les claques cessèrent. Papa me souleva comme un fétu de paille et me remit debout. Il remonta aussitôt ma petite culotte, ravivant la douleur quand le tissu écorcha mes fesses meurtries, préservant ainsi ma pudeur et m’épargnant la honte d’être nue face à Maman et mes frères. J’avais 14 ans, et si Papa pouvait se montrer d’une sévérité extrême lors d’une correction jamais il ne nous humiliait.

Certes, cette fessée déculottée était mortifiante, mais en rien humiliante. Il n’avait baissé ma petite culotte qu’une fois que je fus couchée sur ses genoux, dénudant mes fesses au dernier moment puis les recouvrant à peine remise sur mes pieds.

« Anne-Sophie, déclara-t-il d’une voix solennelle, si tu nous refais quelque chose de semblable, je prends ta mère et tes frères à témoins, je te déculotte et te fesse de nouveau comme tu viens de l’être. À toi de choisir ! »

Je restai là devant eux, sans forces, l’esprit cotonneux, toute aux palpitations cuisantes qui pulsaient dans mon postérieur. C’est à cet instant que je sentis les mains de Papa remonter mon jean comme lorsque j’avais 7 ou 8 ans. Après quoi, je filai dans ma chambre, montant quatre à quatre les marches de l’escalier.

Le lendemain midi, lors du déjeuner en famille, je peinai à m’asseoir à table sans grimacer, ce qui m’attira une remarque mortifiante de Papa.

« Ça suffit, Anne-Sophie ! Si tu avais eu un comportement en rapport avec ton âge, je n’aurais pas eu besoin de te flanquer une fessée déculottée comme quand tu étais petite. Si tu continues à faire ton cirque, tu sors de table. Je ne le répéterai pas ! »

Le nez dans mon assiette, je ravalai ma honte et m’excusai, retenant mon envie de pleurer, promettant de bien me tenir à l’avenir. Je devais prendre sur moi de ne manifester aucun signe de gêne à la suite de ma fessée. J’avoue, qu’à ce moment-là, entendre de nouveau des mots tels que déculottée et fessée était une vraie torture, me forçant à revivre la scène de la veille. J’en avais les larmes aux yeux !

Aujourd’hui encore je crois entendre sa voix résonner comme une promesse de me déculotter et de me fesser de nouveau comme si j’étais encore une petite fille. Je me revois à table, le visage empourpré de honte, mes fesses encore endolories par cette fessée magistrale administrée à la vue de tous. Connaissant Papa, je ne doute pas un instant qu’il n’aurait pas hésité à mettre sa menace à exécution et renouveler cette fessée d’anthologie et ce, quel que fût mon âge.

Papa supportait difficilement nos caprices ou nos incartades dès notre plus jeune âge. Et nous comporter de la sorte en étant plus grand lui était inconcevable. J’aurais dû m’en souvenir et assumer mes actes. C’était un homme bon, un père affectueux mais qui nous remettait à notre place de manière très ferme, sans cri et en restant très calme, sans animosité. Si ses paroles étaient très vexantes, elles ne cherchaient nullement à humilier mais à nous faire prendre conscience de la portée de nos actes. On avait mal agi ? On n’avait qu’à s’en prendre à nous-mêmes et non pas se prendre pour une innocente victime selon la tendance actuelle.

Notre écart de conduite eut de douloureux prolongements pour chacune de nous. Edwige reçut une correction à la cravache (son papa était militaire comme le mien). Joséphine, dont les parents « réglaient les comptes » le samedi fut fouettée au martinet devant sa fratrie. Gwladys écopa comme moi d’une fessée en présence de sa fratrie.

Churchward

Le lundi suivant, soit trois jours après, la directrice tint sa promesse d’une correction collective à la badine. Nous eûmes tout le week-end pour cogiter. Toutes les quatre nous dûmes l’attendre à la porte de son bureau. Une attente lourde d’appréhension. Je fus la troisième à y passer !…

Sorebottomart

*

*    *

*

En écrivant ce souvenir, une petite lumière clignote : attention, pas d’amalgame svp ! Inutile d’en prendre prétexte pour blâmer ou dénoncer un mode d’éducation qui déplaît ! Vingt-sept ans se sont écoulés depuis cette fessée. Comme on peut le lire, je n’en ai rien oublié. Il s’agit uniquement du souvenir de la honte ressentie du fait de ma tête de linotte de 14 ans, honte due autant par la fessée que par ma stupidité. Rien à voir avec un fallacieux « traumatisme » !

Cette fessée m’aura été salutaire car elle m’a mis du plomb dans la tête et arrêté net mes frasques de jeune écervelée. Mes parents étaient, certes sévères, mais affectueux et surtout très justes. C’est grâce à eux que je suis devenue une femme droite et équilibrée.

Illustr. : 1) Rose – 2) Sankaku Atama– 3) Souvenirs brûlants – 4,5,6 ) Hollow1-2 – Hollow anim .cliquer sur l’image – 7) Churchward – 8) Sorebottomart

29 commentaires »

1 2
  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Anne Sophie. Vous avez vécu les années bénies où les châtiments corporels mesurés et proportionnés n’étaient pas, comme aujourd’hui bannis. Cette « marquante » fessée vous l’aviez bien méritée: mauvais résultats scolaires ,insolence, école buissonnière etc. méritaient bien que vos fesses fussent « décorées » par la cravache paternelle. Comme vous le savez en lisant mon récit: « Ma Règle de vie le Rachat de mes fautes par le fouet », je connais, même à mon âge le fouet. Cela peut troubler certains lecteurs. Je les comprends. Mais c’est un choix fait en toute lucidité. Alors, comme je le dis en conclusion: « Les chiens aboient, la caravane passe »! BONNE ANNEE 2021 et bien Amicalement. CLAUDE.

1 2

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775