La fessée appliquée

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Au bon temps du Père Fouettard

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A l’heure où Europe n’a rien de plus urgent que de vouer aux gémonies comme de vulgaires malfaisants, les Croquemitaine, Père Fouettard , Jean Fesse, la Befana… (ne pourrait-on pas leur adjoindre la Comtesse de Ségur ?), voyons comment les images d’Epinal illustrant ces figures de légende d’antan se chargeaient d’inculquer aux enfants les vertus « sociétales »  de bonne conduite dans la vie en société : famille, école…

 Alain

 

f3-193x300f21-187x300Au bon temps du Père Fouettard

par Jean-Jacques

Depuis le milieu du 19ème siècle jusqu’au milieu du 20ème, l’on pouvait trouver des images destinées à la littérature enfantine mettant en scène des fessées administrées à des enfants par des personnages tels que Monsieur et Madame Croquemitaine, Madame Croquebois,  Le Père Fouettard ou autres terreurs de l’imaginaire enfantin.

 

 

f4-200x300cid_part2_01030808_04080508wanadoo-189x300Ces gravures, très populaires (l’on m’a fait cadeau, en 1958, d’un album d’Épinal où l’on voyait l’une de ces fessées) représentaient avec naturel et simplicité de bon aloi des corrections appliquées sur les fesses nues, malgré la pudibonderie qui régnait habituellement dans ce genre littéraire. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : la fessée (dite) « déculottée » des enfants était suffisamment familière à tous pour qu’il ne soit pas question d’être choqué par la vue d’un derrière juvénile dénudé pour être fessé. Ce qui corrobore mes propres souvenirs de fessées administrées à l’école dans les années 1950-1960.

cid_part1_05070409_03050801wanadoo-300x214On notera également, en étudiant plusieurs de ces représentations, que ce sont plus souvent les petits garçons qui sont déculottés, les fillettes échappant parfois à ce rituel humiliant pour être simplement fessées sur leur petite culotte. Les fesses des fillettes seraient-elles plus protégées par la censure que celles des garçonnets ?
Enfin, je n’ai pas trouvé (mais ai-je suffisamment cherché ?) de fessées administrées à la main, ces fessées sont toujours appliquées avec des verges ou des lanières. D’ailleurs, le mot « fessée » ou « fesser » ne figure jamais dans les légendes : on dit « donner le fouet » ou même « donner les étrivières ». Ces mots auraient-ils été considérés comme plus choquants que l’image de l’acte lui-même, comme c’est le cas pour Jean-Jacques Rousseau qui emploie l’expression « la punition des enfants » ?

 

cid_part1_01010607_09060400wanadoo1-182x300Pour ma part, j’ai le souvenir encore brûlant du poids de ces mots, lorsque nos parents ou nos instituteurs menaçaient « de nous fesser » ou « de nous déculotter pour nous donner une bonne fessée », « devant toute la classe » ou « devant tout le monde ». En ces temps de pudeur, particulièrement,  ces mots suffisaient souvent  à ramener au calme l’interpellé en lui faisant honte devant les témoins ou constituaient un avertissement préalable à la punition s’il ne se calmait pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 commentaires »

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  1. Jean-Jacques dit :

    Nous sommes bien d’accord, Claudette. Pour ce qui me concerne, je m’en tiens à la fessée « classique », celle de mon illustre prédécesseur Jean-Jacques Rousseau, dûment déculotté et fessé d’une main vertueuse par Mademoiselle Gabrielle Lambercier. Mais l’imagerie religieuse et spécialement catholique était depuis longtemps fort prolixe en matière d’enfer (cf peintures médiévales ou Jérôme Bosch) avant même l’apparition de Bras-de-Fer ou de la Tour-aux-Rats… Mille fois mieux la fessée réelle, concrète, cuisante et vexante que ces arrières-mondes terrifiants !

  2. Bertrand dit :

    Je me rappelle très bien ces dessins, nous avions chez nous deux albums d’images d’Épinal quand j’étais enfant, m’ont ils donné le goût de la fessée? Je ne crois pas. Certaines images de fessées gentilles, oui, ainsi qu’une image d’un élève mis au coin avec un écriteau où était marqué « mauvais sujet », ce qui est très humiliant. Mais pour le reste, c’était très cruel. Je me souviens d’une histoire ou deux garnements volent du miel ; ils sont assaillis par un essaim d’abeilles dont les piqûres les défigurent. Revenus chez eux, les parents sans pitié les fouettent, puis un maréchal-ferrant leur retire avec une énorme pince un à un le dard des abeilles; la dernière image, ils sont au lit, le visage complètement sans expression, sans regard. Moralité : bien fait pour eux! Toutes les histoires n’étaient pas du même acabit, mais c’était toujours très sadique, avec quelque chose de mortifère dans les dessins. Moi qui étais déjà amateur de récits de fessée, je trouvait la comtesse de Ségur vraiment très douce par rapport aux images Épinal. Je crois que les gens qui concoctaient ces histoires n’étaient vraiment pas nets.

  3. Chris dit :

    Je trouve que ces images sont très représentatives de l’éducation que nous recevions ou que les enfants d’antan recevaient.

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Alain. Votre charmant récit montre qu’à cette époque là l’égalité des sexes, ( du moins pour ce qui est de la fessée), était loin d’être « un débat de société »! C’est fâcheux, car il suffit de parcourir ce blog pour constater que les filles ne sont pas plus « sages » que les garçons. Pour en revenir aux ouvrages que vous évoquez, à mon avis, ils ne sont pas aussi innocents qu’ils le paraissent. Combien de paires de fesses ne sont-elles pas exposées largement à la vue du jeune lecteur sous prétexte de le dissuader. Il est vrai que j’ai un tempérament très sensuel, mais pour ma part, je n’étais pas fâché, avant de m’endormir de « rêver » à cette partie si excitante de l’anatomie, et ces rêves eux non plus n’étaient pas « innocents »! CLAUDE

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