La fessée appliquée

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Autour de la fessée à l’âge de l’école – 3e et dern. partie

Los Angeles Herald (nov 1895)

par Philippe

 3e partie : abonné au martinet

L’été, nous nous retrouvions en famille dans la propriété de nos grands-parents à la campagne. Dès la fin juillet, tous mes cousins arrivaient, la plupart, revenant de leur camp de scouts, ou de louveteaux pour les plus jeunes. (En ce qui me concerne, j’intégrais les louveteaux en septembre de cette année où je rentrais en 8e.)

Ces vacances familiales à la campagne étaient source de toutes sortes de jeux parfois émaillés de bêtises avec fessées à la clef pour les plus graves. Le rituel habituel avait lieu au salon, le soir après la douche, pour mes cousins ou pour moi, et parfois pour tous. On était en été et l’on devait se mettre au piquet en slip dans le jardin sous le grand marronnier ou à l’intérieur s’il pleuvait. Il suffisait que Grand-Mère dise : « va sous le marronnier ! » pour que le puni se mette en slip, décroche le martinet, le pose sur la table, avant de se mettre au piquet à genoux. La fessée ne comptait jamais moins de quarante coups de martinet. Ensuite le puni regagnait le piquet pour méditer, les fesses à l’air.

Les étés se succédaient mais rien ne changeait.

En 8e, j’eus une maîtresse, Mme T., assez sévère mais juste, dont les leçons étaient très intéressantes à écouter. De plus, si la classe s’était bien tenue durant la semaine, elle nous lisait des contes, ce qui m’allait bien. Mes résultats étaient bons et je faisais partie des cinq premiers.

Elle donnait peu de fessées et en général c’étaient toujours les mêmes garçons qui les recevaient. C’était notamment le cas de Charles, un élève plutôt bon mais qui avait horreur des dictées.

Un « zut alors ! » ponctué d’une grosse tache d’encre sur son cahier en réaction à une remarque de la maîtresse eut une réplique immédiate.

« Monsieur veut se faire remarquer sans doute ? Monsieur sera donc mieux placé sur l’estrade face à ses camarades, ses mains croisées sur la tête ! »

Charles s’avança à pas lents vers l’estrade sous les regards médusés de la classe. A voir la mine sévère de la maîtresse, nous devinions comme lui ce qui allait lui arriver.

« Charles, je regrette, mais tu m’obliges à te donner la première fessée déculottée de cette année. »

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 Charles protesta, ce qui n’empêcha pas Mme T. de dégrafer sa ceinture et de déboutonner sa braguette. Elle eut du mal à baisser sa culotte courte trop étriquée pour sa forte corpulence, qui boudinait son ventre et ses fesses, mais qui finit par glisser jusqu’aux talons.

« Retourne-toi, face au tableau, et baisse complètement ton slip ! »

En hésitant Charles se contenta de l’abaisser au ras de ses fesses tout en le retenant par devant.

« Plus bas ton slip ! Une fessée culotte baissée, c’est sur les fesses toutes nues, pas sur le slip !» gronda-t-elle.

Quand Charles fut nu de la taille aux pieds, la maîtresse ouvrit un placard au fond de la classe et en sortit un vieux martinet muni d’une touffe serrée d’une douzaine de lanières courtes mais d’un cuir assez souple. Je me dis qu’il ne devait pas faire trop mal.

A sa vue, Charles sursauta en même temps que toute la classe émettait un long « oh ! » de surprise. Puis Mme T. posa l’instrument sur son bureau, recula sa chaise, allongea Charles en travers de ses genoux et commença à le fesser à la main. De ma place au premier rang, je pouvais voir ses fesses un peu grassouillettes tressauter curieusement sous les claques qui produisaient des claquements curieusement sonores. Lorsque la peau de ses fesses vira au vermillon, la maîtresse saisit son martinet.

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Sans laisser le temps à Charles de souffler, elle leva l’instrument et l’abattit d’un geste rapide. En raison de la position assise de la fouetteuse, la trajectoire manquait d’amplitude, mais les lanières provoquèrent un léger gémissement en s’éparpillant sur toute la largeur du gros fessier. Les cinglées continuèrent à tomber et, comme avec la fessée, Charles réagissait mollement. Il restait comme rivé sur les genoux de la maîtresse sans remuer et l’on entendait de lui que des petits cris sous une cinglée un peu plus forte.

En fait, la fréquentation de cet instrument lui avait donné des habitudes de passivité et de résistance à la douleur. Quand la maîtresse le relâcha, je me rendis compte qu’il avait pleuré en silence, ses joues étant brillantes de larmes.

Pour le reculotter, Mme T. rencontra les mêmes difficultés. A cause de l’étroitesse de la culotte, son petit zizi émergea d’un côté sans crier gare, provoquant un gloussement des élèves des premiers rangs qui seuls pouvaient le voir.

Notre camarade réapparut deux jours après, l’arrière des cuisses complètement zébrées des fesses aux genoux.

Pressé de questions, il nous avoua qu’il avait caché à sa mère sa fessée en classe mais qu’elle l’avait appris de la bouche d’une autre mère, en faisant son marché. Elle venait d’acheter un martinet tout neuf et furieuse qu’il lui ait menti par omission, elle l’avait inauguré aussitôt en lui fouettant fesses et cuisses en de vigoureuses cinglées. Charles attesta que la correction de sa mère était autrement plus douloureuse que la fessée de la maîtresse.

Pour moi, tout se passait bien à l’école comme à la maison et le martinet ne quittait pas de son crochet. J’avais la chance de n’être que témoin des ennuis de quelques camarades moins chanceux ! Puis un jour, les choses se gâtèrent d’une façon imprévue…

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Quand un élève bâclait son travail, Mme T. lui accrochait son cahier dans le dos et l’école tout entière pouvait le voir afficher sa honte au piquet devant le mur des punis à la récréation. Un jour, elle fit encore mieux : après avoir accroché une pancarte dans le dos d’un puni dénonçant ses méfaits et l’avoir coiffé du bonnet d’âne, elle l’avait forcé à entrer dans chaque classe pour finir sa visite dans le bureau du directeur. Il en était ressorti avec les fesses cramoisies d’une sévère séance de martinet.

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C’est exactement ce qui m’arriva un jour de printemps à cause d’un cahier taché et déchiré doublé d’un énorme mensonge et d’une tricherie que Mme T. déjoua sans peine.

En me tirant par l’oreille, elle me fit sortir de mon pupitre et me traîna sur l’estrade, tenant haut en l’air mon cahier. Tout honteux d’être le point de mire de toute la classe, j’étais certain d’écoper d’une fessée sur-le-champ.

Au lieu de cela, après avoir sorti deux grosses pinces à dessin de son tiroir et accroché au col de ma chemisette mon cahier ouvert, Mme T. exhiba le fameux bonnet d’âne. Elle écrivit quelques mots sur une feuille de carton qu’elle agrafa sur le bonnet. Après m’en avoir coiffé, elle demanda au premier de la classe de lire ce qu’elle venait d’écrire sur l’étiquette, comme si la honte qu’elle m’infligeait ne suffisait pas ! Gérard était mon rival pour les premières places. Je détestais son minois d’enfant sage et quand j’entendis sa petite voix fluette lire : « PHILIPPE EST UN MENTEUR ET UN TRICHEUR », je me mis à suffoquer de rage et à blêmir de chagrin !

Comme si cela ne suffisait pas à ma honte, toute la classe éclata de rire.

Enfin honte suprême ! Elle pria son gentil Gérard de me conduire dans toutes les classes de l’école des garçons puis de passer dans l’école des filles. On devait terminer la visite des classes de garçons par celle du Certificat tenue par le directeur et lui demander de prêter à notre maîtresse son gros martinet à manche rouge.

La descente aux enfers commença. Gérard me prit par la main comme si j’étais un garçonnet et nous voilà en route, moi recroquevillé au fond de mes souliers. On commença la visite par les petites classes, les yeux étonnés des jeunes élèves me criblaient de honte en se posant sur moi.

Dans chaque classe, muet et rouge de honte, impuissant, au bord des larmes, j’entendais Gérard faire les présentations :

« C’est Philippe, la maîtresse de la 8e l’a puni ! »

Parfois, le maître ou la maîtresse de la classe commentait la présentation d’une leçon de morale :

« Voilà ce qui arrive aux mauvais élèves quand ils mentent et travaillent mal ! »

En arrivant devant la porte de la classe du Certificat, je me mis à trembloter. Le directeur ne fut pas surpris de me voir porteur du dérisoire bonnet d’âne et je fus aussitôt la risée des grands de la classe que le directeur rabroua immédiatement de sa grosse voix.

« Moquez-vous ! Ça pourrait bien arriver à certains d’entre vous ! »

Gérard lui demanda le martinet rouge qu’il alla chercher dans son bureau. Durant cette courte absence, les commentaires et les questions fusèrent.

On me demanda si j’avais déjà été fouetté… Si j’avais peur… On compatissait… Ceux qui avaient connu Mme T. tentaient de me rassurer… D’autres parlaient des fessées qu’ils recevaient chez eux… Du coup je me sentis moins seul et retrouvai un peu de courage. Et il m’en faudrait du courage pour affronter l’école de filles !

Euticus 2

Le directeur revint et remit à Gérard le martinet rouge à cinq grosses et longues lanières qu’il fit claquer dans l’air comme si c’était lui le maître et moi l’élève puni.

En franchissant la porte qui faisait communiquer les deux écoles, je fus précipité en enfer. Il me sembla que l’air manquait et une vague de chaleur m’enveloppa tout entier. Pris de vertige, je me laissais guider par Gérard qui connaissait les lieux, sa petite sœur fréquentant l’école. Il alla directement au bureau de la directrice qui ne manifesta aucune surprise à la requête de Mme T. et nous accompagna dans la tournée des classes de filles, petites, moyennes et grandes.

Comme Gérard, beaucoup de garçons de l’école avaient des sœurs ici et la peur du qu’en-dira-t-on s’ajouta à ma honte. Je n’ai qu’un souvenir nébuleux de nos incursions successives dans les classes. La directrice et Gérard ne m’en épargnèrent aucune. Je me souviens seulement que dans chaque classe, je me trouvais face à un mur de visages féminins, les bras ballants et pleurant à chaudes larmes. Gérard tenait le gros martinet rouge bien en vue, la directrice répétait inlassablement les motifs de ma pénitence et insistait sur la sévérité de la correction qui m’attendait inexorablement à mon retour dans ma classe. Ce qui entraînait automatiquement une rumeur de compassion et tout particulièrement des filles de mon âge.

De retour à notre classe, Mme T. s’étonna du temps que nous avions mais Gérard lui dit que nous avions fait le tour de l’école des filles avec la directrice, ce qu’elle entendit avec un grand sourire. Elle remercia Gérard et se fit remettre le martinet.

« A nous deux, Philippe ! A présent, je vais te donner la fessée devant tous tes camarades ! Commence par te déculotter complètement. Oui, culotte et slip ! »

Impossible de lui désobéir.

Ce jour-là, je portais ma culotte de velours bleu sans bretelles. J’en débouclai la ceinture, déboutonnai le devant et l’enjambai pour la remettre à Mme T. Elle la suspendit à son porte-manteau à côté de l’estrade tandis que j’attendais un peu hébété.

« Ton slip aussi s’il-te-plaît ! »

Dans un dernier effort de volonté et de peur de me retrouver chez le directeur pour désobéissance, j’ôtai mon slip qui rejoignit ma culotte. Je devais avoir un air bêtement ridicule, moi le troisième de la classe, coiffé du bonnet d’âne, derrière et zizi à l’air ! La maîtresse me fit monter sur l’estrade puis me débarrassa du bonnet d’âne et du cahier accroché dans mon dos.

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Après s’être assise sur sa chaise qu’elle avait installée sur l’estrade, elle m’allongea sur ses genoux, mes fesses nues tournées vers la classe. La fessée à la main démarra aussitôt, sa main claquant une fesse après l’autre. Sous l’effet de la cuisson de plus en plus insupportable, je lançai des ruades qu’elle dompta en claquant l’intérieur des cuisses, profitant des écarts désordonnés. Ces claques particulièrement douloureuses m’arrachaient des sanglots et je ne pus m’en défendre qu’en resserrant les jambes.

Au bout d’une série de claques préparatoires qui avaient échauffé mon fessier, elle m’aida à me redresser puis me fit courber face à la classe, mes mains serrant mes genoux.

« Je ne tiens pas à user mes mains, mon garçon. Alors au tour du martinet ! »

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Manié d’une main ferme, les cinq grosses lanières vrillèrent la peau déjà irritée de mes fesses. Comme elles cinglaient en bouquet serré, les cinq lanières me donnaient l’impression de n’en faire qu’une et, à la façon d’un fouet pensai-je, s’enroulaient tantôt autour de mes fesses, tantôt de mes cuisses. Je me mis alors à sauter comme un cabri, mes deux mains en appui sur mes genoux ployés, ce qui fit rire une partie de la classe et encouragea la maîtresse qui me poursuivit à grands coups de martinet.

Sa menace de m’envoyer chez le directeur mit fin à mes cabrioles. Je reçus encore quelques coups de ce martinet impitoyable qui me firent danser sur place, puis je me retrouvai au piquet les fesses rouges et striées durant une quart d’heure avant d’être autorisé à me reculotter. Je dus me remettre au piquet durant la récréation face au mur des punis où, comme une vedette attirant la curiosité des foules, j’eus la visite d’un tas d’élèves qui, m’ayant reconnu même sans le bonnet d’âne, vinrent admirer sur mes cuisses les stries du martinet.

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En rentrant en classe, j’étais plus calme et mes larmes avaient eu le temps de sécher. Néanmoins, le chaud souvenir de cette correction continua à survivre dans ma culotte une fois assis à ma place.

Rentrant à la maison, je ne pouvais pas cacher la punition et racontai tout à ma mère en craignant pour mes fesses toujours endolories. Maies elle jugea que j’avais été assez puni. Elle me fit dîner et m’envoya au lit plus tôt que d’habitude. Plus tard, je n’en voulus aucunement à Mme T. qui, au vu de mes efforts pour regagner une première place au classement, fit tout son possible pour m’aider comme si j’étais devenu son « chouchou ».

En classe de 7e, notre maître, M. H. ne donnait pas la fessée sauf cas extrêmement grave. Tout en étant bon élève, il arrivait que je sois puni à cause de mon indiscipline et de ma tendance à raconter des blagues ou à faire des réflexions qui faisaient rire tout le monde. Je me retrouvais régulièrement au coin, nez au mur et mains sur la tête. Cependant, ma crainte était que le directeur entre dans la classe et me surprenne au piquet. Il n’était pas rare qu’il administre au puni une fessée déculottée devant la classe.

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L’exemple en avait été donné une première fois avec Joël à la fin du premier trimestre. Il se faisait déjà remarquer en ne sachant pas ses leçons et par une journée froide, il voulut faire encore plus l’intéressant en arrivant à l’école en pantalon long, alors que nous étions tous en culottes courtes. Un camarade se moqua de lui, le traitant de poule mouillée, ce qui déclencha une bagarre. Aussitôt le maître saisit Joël par une oreille et le traîna au coin.

Manque de chance ce jour-là, le directeur entra et le vit. Leçons non sues et bagarre, les deux motifs déterminèrent le directeur à lui administrer sans attendre une fessée déculottée.

Fessée sous le bras par directeur – Kernled 97

Joël dut se placer sur le devant de la classe et, les mains tremblantes, baisser son beau pantalon. Puis le directeur l’empoigna par la taille, le fit retourner dos à la classe et le courba sous un bras tandis que de sa main libre il lui baissait son slip. On ne vit alors plus que ses grosses fesses nues et bien blanches tressauter et rougir sous les claques vigoureuses que la main du directeur leur faisait subir en continu. Les élèves des rangées du fond de la classe s’étaient levés pour mieux voir. On n’entendait plus que le bruit des claques qui, sur les fesses nues, retentissaient d’une façon effrayante et la voix sanglotante du fessé. Lorsque le derrière eut pris la couleur d’une tomate bien mûre, le directeur relâcha un Joël en larmes et lui fit comprendre qu’il n’en avait pas fini avec lui.

« Remonte ton pantalon. A l’heure de la récréation, tu viendras dans mon bureau ! »

On vit apparaître Joël dans la cour, essuyant ses larmes en se rendant au mur des punis. Son meilleur camarade apprit que le directeur avait doublé la punition en lui donnant une seconde fessée déculottée mais au martinet. L’après-midi, il revint à l’école, mais en culotte courte. Ses cuisses nues portaient les marques visibles d’un rappel familial.

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Au 2e trimestre, j’étais le deuxième de la classe, talonnant le premier de très peu. Je m’étais assagi réfrénant mon envie de bavarder. Du coup, plus de punitions et le martinet semblait se dessécher à son clou, car je faisais aussi des efforts à la maison. Puis les choses changèrent lorsqu’il fallut remplacer notre maître tombé malade. Nous fument répartis provisoirement entre une classe de 8e et l’autre 7e en attendant son remplacement.

Cette autre 7e était tenue par Mme B., une maîtresse plus toute jeune et réputée pour son intransigeance et sa sévérité. Punitions écrites interminables, mises à genoux longues et douloureuses, coups de règle sur les doigts, paires de gifles et fessées à volonté… bien entendu, aucun de nous n’avait envie de se retrouver dans sa classe et de se frotter à elle.

Comme nous attendions en rang dans le couloir en attendant d’être répartis, j’exprimai mes craintes à la cantonade.

« Hé les gars ! J’espère qu’on ne va pas se retrouver chez cette vielle peau de mère B. !»

J’eus à peine le temps de voir les mines apeurées de mes camarades, que je me sentis tiré par les cheveux par derrière, la douleur me forçant à exécuter un demi-tour. Je me trouvai face à face avec Mme B. qui me balança une bonne gifle puis me propulsa sur mes genoux au milieu du couloir, ma joue en feu.

« Mains sur ta tête, espèce d’insolent ! »

Puis elle annonça dans un silence médusé, qu’elle prendrait les huit premiers de notre classe et leur demanda de se mettre d’eux-mêmes sur le côté.

Comme elle n’en compta que sept, elle s’étonna.

« Qui est le huitième ? Il est absent ? »

« Non M’dame, c’est lui ! » dirent-ils en chœur en me désignant du doigt.

« Ah oui ? Bon élève, mais effronté ! Va te mettre en rang, mais tu ne perds rien pour attendre ! »

Tandis qu’elle plaçait mes camarades, elle me laissa debout mains sur la tête, sur l’estrade, plutôt honteux d’être face aux élèves de sa classe. Elle sortit ensuite une règle du tiroir de son bureau.

« Tends ta main droite pour apprendre le respect ! »

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J’eus l’impression que ma main allait exploser tellement les six cinglées me firent mal ! Je fis un effort surhumain pour présenter l’autre main à sa règle et encaisser les six dernières. Jamais je n’aurais pu croire qu’un coup de règle puisse être aussi douloureux !

Je frottai mes mains enflées et rougies pour calmer les terribles élancements en me demandant si elle allait avertir mes parents quand elle commença à défaire les boutons qui retenaient les bretelles de ma culotte de cuir. J’eus un mouvement de recul quand une rumeur de stupéfaction ou de crainte sortant d’une dizaine de bouches emplit la classe.

Les bretelles défaites, le pont de devant rabattu, ma culotte tomba d’un coup. Quand ses mains se portèrent à mes hanches, j’aurais voulu que le sol m’engloutît. Elle me fit lever une jambe après l’autre pour enjamber mon slip qu’elle prétendit confisquer pour le restant de la journée. Entièrement déculotté, j’étais debout face à la classe, mains endolories sur la tête, rouge de honte, dans l’attente du pire qu’il n’était pas difficile de deviner.

Des larmes se mirent à couler quand, comme dans un cauchemar, elle me poussa contre son bureau et que d’une pression sur mes épaules elle me courba dessus. Effaré, je la vis reprendre sa règle.

Je me sentais défaillir. Je n’avais jamais reçu de fessée à coups de règle. Combien de coups allais-je recevoir ? Comment allais-je les supporter ?…

« Vous voyez, il n’y a pas que les cancres qui sont punis. De bons élèves peuvent être corrigés aussi lorsqu’ils sont insolents comme ce méchant garçon ! »

Ensuite ce fut un véritable cataclysme pour mes fesses nues ! Chaque fois que la règle s’abattait, cela ne produisait qu’un petit claquement sec, mais pénétrait dans la fesse punie comme un trait de feu dont la brûlure se propageait dans la fesse tout entière.

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Les cinglées se succédaient, visant aussi le haut renflé de mes cuisses. Au total, je dus recevoir une bonne douzaine de coups de règle qui m’arrachèrent des cris aigus et des sanglots en cascade. La réputation de Mme B. n’était pas surfaite ! Jamais je n’avais ressenti pareille douleur. Il me semblait que c’était pire qu’une fouettée au martinet.

Elle me reculotta elle-même mais sans me rendre mon slip. Quand elle me fit asseoir à la place qu’elle m’avait attribuée, le cuir de ma culotte apporta une fraîcheur bienfaisante à la peau enflammée de mes fesses. Un bienfait éphémère car la rudesse et l’épaisseur du cuir agissant comme un isolant entretenaient longtemps le feu qui couvait dans mon derrière ! Je me trémoussai d’une fesse sur l’autre sur ma chaise sans réussir à l’éteindre.

A la récréation, je dus rejoindre le mur des punis. A midi, avant de rentrer à la maison, Mme B. me rendit mon slip que je dus enfiler devant elle. Comme aucune marque n’était visible sur les portions de cuisses ressortant de ma culotte, je ne dis rien à ma mère en m’efforçant à m’asseoir sans montrer mon trouble.

De retour en classe, la maîtresse me demanda si j’avais quelque chose à lui dire. Je compris tout de suite qu’elle attendait que je lui demande pardon. Je la priais de m’excuser pour mes paroles, et la remerciais de m’avoir puni comme je le méritais.

Satisfaite, elle me dit d’aller à ma place mais elle me consigna à la récréation de l’après-midi pour que je raconte dans une courte rédaction les péripéties de cette première journée dans sa classe. Je m’appliquai à bien écrire et je lui remis ma copie assez content de moi. Et là, changement d’attitude ! Le visage de Mme B. s’éclaira d’un sourire.

A ma grande surprise, elle me félicita pour ma rédaction et projeta de la lire en classe. Puis, d’une voix adoucie, elle me sermonna de nouveau et me fit promettre de surveiller mon langage. Les élèves revenus de la récré, la lecture eut bien lieu. Ainsi, Mme B. qui m’avait administré cette honteuse fessée publique me rendit ma fierté en montrant à ceux qui s’étaient moqués de moi que j’étais un bon élève. Mais cette lecture publique avait peut-être aussi pour but de signifier aux élèves ce qui les attendait en cas d’indiscipline.

Quelques jours plus tard, nous pûmes retourner dans notre classe, une remplaçante, Mlle V., étant enfin nommée. Elle était jeune et on s’aperçut vite qu’elle n’était pas très sévère en dehors de moments de colère. Quand on dépassait les limites, un grand coup de règle sur son bureau rétablissait le silence. Sa punition de prédilection était l’agenouillement sur une règle, les bras croisés dans le dos. C’était assez pénible car elle laissait assez longtemps le puni mijoter sur ses genoux endoloris. Peu avant le retour de notre maître, je m’enhardis à faire le malin en allant au tableau pour réciter une leçon. Je marchai sur la pointe des pieds tout en me déhanchant avec des mimiques ridicules pour faire rire la classe. Mlle V. frappa son bureau d’un coup de règle, et cria :

« Tu vas continuer à faire l’intéressant à genoux au piquet sur cette règle. On verra ce que va dire le directeur en te voyant quand il apportera les carnets de notes ! »

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Je réalisai tout à coup que je venais de prendre un gros risque. Durant ce mois de remplacement je m’étais laissé aller, mes notes s’en ressentaient et ma mère m’avait menacé de martinet si je ne me reprenais pas. Et j’en rajoutais maintenant ! Je pris mon air le plus contrit possible pour amadouer la maîtresse mais elle était si résolue que je compris qu’il était impossible d’échapper à ma punition. Je me mis à genoux sur la règle tremblant de voir apparaître le directeur.

On toqua à la porte… c’était lui ! Tous les élèves se levèrent, il les fit se rasseoir et demanda ce que je faisais au piquet. Il écouta les doléances de Mlle V., secoua la tête et se contenta de quelques mots rassurants… pour elle mais pas du tout pour moi.

« Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle, je vais m’occuper de son cas après la remise des notes. »

Il distribua les carnets et j’appris que j’avais régressé à la 18e place sur 30 élèves. La distribution terminée, il demanda au nouveau premier de la classe d’aller lui chercher son martinet qu’il trouverait dans le tiroir droit de son bureau

Le silence déjà lourd se fit plus pesant quand il demanda à la maîtresse de lui prêter sa chaise qu’il installa sur le devant de la classe, le dossier tourné vers les élèves. Je suivis ces préparatifs une boule dans l’estomac.

En dernière année d’école primaire, j’allais avoir la honte de recevoir la fessée déculottée en classe et en présence de la jeune maîtresse, sans parler de ce qui se passerait à la maison. J’en étais à mes tristes pensées quand le camarade rapporta le redoutable martinet, visiblement ravi de sa mission.

« Lève-toi et baisse ta culotte, mon garçon ! »

Les genoux tout engourdis et douloureux je m’approchai, rouge comme un coquelicot, et je dégrafai les bretelles et déboutonnai le rabat de ma culotte de cuir qui glissa aussitôt à mes chevilles. Ne voulant pas le contrarier, je descendis N° 4 mon slip sans qu’il me le demande.

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Je me dépêchai de me pencher sur le dossier de la chaise pour dérober aux regards de la maîtresse mon ventre nu et le reste. Une fois en position, mes fesses tournées vers la classe, j’entendis un bref sifflement et une douleur vive s’empara de mes fesses.

Le directeur ne me fit pas de cadeau. Les lanières de son martinet cisaillaient la peau sans relâche, chaque cinglée apportant sa dose de cuisson du bas jusqu’au haut des fesses. Je serrais les dents plus que d’habitude et agrippais de toutes mes forces les bords de l’assise de la chaise, ne voulant pas montrer à cette jeune femme que j’avais mal, mais la douleur fut la plus forte et malgré moi, je me mis à me tortiller du derrière en gémissant puis en criant.

Quand le martinet cingla le haut de mes cuisses, ce fut la débandade. Sautillant une jambe après l’autre, je me mis à pleurer à chaudes larmes sans retenue tout en suppliant le directeur.

« Tu l’as bien cherché, mon garçon ! J’espère que cette leçon te sera d’un grand profit » dit-il en repliant les lanières du martinet contre le manche.

Puis il me fit mettre debout au coin, ma culotte aux chevilles, recommandant à la maîtresse de m’y laisser le plus longtemps possible et d’écrire un mot à mes parents à leur faire signer. Au piquet, sanglotant de douleur et de honte, je me sentis furieux contre moi et mortifié d’être allé au-devant de cette fessée déculottée devant mes camarades et cette maîtresse qui ne me connaissait pas.

En rentrant à la maison avec le mot qui mentionnait ma mauvaise tenue et mon piteux carnet de notes, je n’eus d’autre choix que d’avouer mes fautes. De toute façon, les stries caractéristiques des coups de martinet qui débordaient de la lisière de ma culotte de cuir confirmaient ma correction en classe.

Ma mère en eut confirmation en baissant ma culotte et devant les preuves visibles de mon châtiment, elle décida de surseoir à une nouvelle fessée.

Le lendemain matin, j’enfilai ma culotte de velours bleu pour la réunion de louveteaux et la messe. Malheureusement pour moi, cette culotte était trop courte pour cacher les quelques restes de marques. La cheftaine et quelques louveteaux s’en aperçurent, de quoi alimenter les réflexions. La journée se passa tristement sachant qu’elle se terminerait fatalement par une nouvelle fessée.

En fin d’après-midi à mon retour, mes parents m’ordonnèrent de me préparer et comme d’habitude, je me rendis au salon en slip, décrochant au passage le martinet suspendu dans l’entrée et me mis en pénitence à genoux les mains sur la tête, le martinet posé par terre à côté de moi.

La sonnette retentit. C’était un cousin éloigné qui venait nous présenter sa fiancée. Bien entendu, il s’étonna de ma présence à genoux et en slip dans le salon. Mes parents lui expliquèrent que sa fiancée et lui allaient assister à ma fessée au martinet à cause de mes mauvais résultats scolaires aggravés par ma conduite inadmissible à l’école. Quelle honte !

Nullement étonnée, la fiancée commenta l’événement en disant que ses deux jeunes frères de 11 et 13 ans recevaient fréquemment des fessées déculottées. Une information qui avait certainement plu à mes parents et les avait incités à renforcer leur ardeur. À genoux dans mon coin, je sentais peu à peu mon visage devenir écarlate de honte.

Mon père ne traîna pas. Tandis que ma mère préparait un apéritif de bienvenue et que les deux fiancés s’asseyaient sur le canapé, mon père me remit debout devant eux, puis d’un geste sec dénuda mes fesses en baissant mon slip. Ensuite, je m’affalai sur la table basse en me tenant sur les bords.

« Pas besoin d’échauffement à la main, ses fesses gardent encore le souvenir de la correction de sa maîtresse d’école » commenta-t-il pour me faire encore plus honte.

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Dès les premières cinglées, les lanières de cuir ravivèrent les souvenirs de la veille. Pour lutter contre les morsures douloureuses qui dévoraient mes fesses, je me tortillais comme un fou sans songer à ma pudeur. J’espérais que les fiancés plaideraient en ma faveur, mais la jeune fille fit une remarque qui allait dans le sens contraire.

« Ah ! C’est incroyable ! J’ai l’impression de voir mes frères ! Ils sont aussi douillets que votre fils quand on leur donne le martinet ! » 

Finalement, je m’écroulai en pleurs ce qui dissuada probablement mon père de fouetter également mes cuisses.

« Je pense que c’est suffisant pour que tu aies enfin compris. Maintenant, va te remettre à genoux en pénitence ! »

Il me laissa tout nu pendant un quart d’heure, mes fesses zébrées face aux deux fiancés jusqu’à ce que ma mère m’autorise à remettre mon slip. Puis elle me prit sur ses genoux et sécha mes larmes, me disant qu’elle espérait que je ne recommencerais plus mes pitreries. Ce câlin me fut aussi bénéfique que la fessée. Du reste, ce fut la dernière de cette 7e jusqu’aux vacances et, même l’été chez les grands-parents, j’y échappais, contrairement à mes jumeaux de cousins qui firent plusieurs fois des excursions sous le grand marronnier.

__________________

Ces souvenirs cuisants, au sens propre et figuré, ont marqué ma vie d’écolier, ce qui n’empêchait pas l’amour et la joie dans la famille, mais c’est un autre sujet. J’ai voulu, en effet, évoquer ici essentiellement les fessées vues ou reçues à l’école primaire, mon passage au collège n’en signifiant pas la fin, loin de là !

 

Illustr. : 1) Los Angeles Herald (nov 1895) – 2) Sassy – 3) Jpc – 4) Churchward modif – 5 Kernled – 6 Unknw 1 &2

Davcha 1,2 –  Euticus 1,2,3 –  Likem Chubby 1,2 – T-Big 1,2

9 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Philippe. Emerveillé par ce nouveau récit ! Dommage qu’il soit le dernier! Donc dans votre jeunesse le martinet tint une place dont il est,hélas déchu aujourd’hui. J’ai particulièrement apprécié le « cérémonial » des fessées sous le marronnier. Quelle humiliation: se mettre en slip, apporter le fouet et se mettre au piquet ! Et pas moins de 40 coups de martinet. On ne rigolait donc pas à cette heureuse époque avec la discipline, y compris à l’école comme l’illustre la suite de votre récit. Cordialement. CLAUDE.

  2. Rémi dit :

    Bonjour Philippe,
    J’ai également apprécié ces très beaux récits qui me renvoient à cette époque qui me semble maintenant bien éloignée où l’on ne plaisantait pas avec la discipline.
    Concernant les fessées déculottées reçues à l’école primaire, je constate que c’était avant l’instauration de la mixité ; fin des années cinquante ou début 60 je suppose, cela a t’il perduré au collège ?
    Cordialement, Rémi

  3. Louis dit :

    Bonjour Rémi.
    A la rentrée de septembre 1961, j’entrais en CE2 et notre école primaire devenait mixte. C’était encore rare à l’époque, excepté dans les petites villes et villages, là où il y avait très peu d’élèves.
    Ma maîtresse Mlle P… enseignait auparavant chez les filles. Elle était connue pour sa sévérité, et pour les bonnes fessées, presque toutes déculottées, qu’elle donnait. Ma cousine Annie, style garçon manqué, en avait fait plusieurs fois la triste expérience. Quelques jours avant la rentrée, à la suite d’une petite bêtise, ma mère, elle aussi adepte des fessées déculottées, m’avait « seulement » menacé et avait ajouté : « Tu vas voir à la rentrée si tu fais ça avec Mlle P… Tu sais qu’avec elle, la fessée, ça descend vite aussi. D’accord, je suppose qu’elle ne te déculottera pas, puisque maintenant il y aura les filles. Mais ça m’étonnerait qu’elle abandonne les fessées complètement ! »
    Dans ma petite tête d’enfant de 8 ans, je me demandais d’ailleurs comment ferait Mlle P… avec les filles sans les déculotter : donnerait-elle la fessée au-travers de la jupe (les jupes étaient assez longues à l’époque), ou soulèverait-elle la jupe, auquel cas on verrait la culotte blanche ?
    Perdu ! Maman s’était trompée. Certes, elle avait bien prédit que Mlle P… continuerait l’usage de la fessée. Mais ce dont maman apparemment ne se doutait pas, c’est que Mlle P… ne changea rien à sa méthode. Les garçons étaient déculottés, y compris le slip, devant toute la classe, donc devant les filles. Ces dernières n’étaient pas épargnées non plus, elles avaient la jupe soulevée et la culotte blanche baissée devant les garçons.
    Tout comme Maman qui, à plusieurs reprises, m’avait déculotté devant ma cousine Annie (ainsi que trois autres cousines), tout comme tata Marie-Jeanne qui avait déculotté Annie devant moi, Mlle P… était sans doute elle aussi pour… l’égalité des sexes !
    Alors tu vois, cher Rémi, je ne sais pas si tous les enseignants procédaient ainsi avec la mixité des classes, mais, pour ce qui était de Mlle P…, elle avait continué sa bonne méthode.
    Amicalement.
    Louis

    • Julie dit :

      Bonjour Philippe,
      Je pense que la fiancée qui a dit « Ah ! C’est incroyable ! J’ai l’impression de voir mes frères ! Ils sont aussi douillets que votre fils quand on leur donne le martinet » n’a jamais dû recevoir le martinet, car elle aurait su que l’on ne peut pas rester de marbre avec les fesses en feu et je suis d’accord, dans ses moments-là, peu importe le manque de pudeur, c’est le dernier de nos soucis.
      Amitiés.
      Julie.

    • Rémi dit :

      Bonjour Louis et Philippe,
      Né en 1962, donc un peu plus jeune que vous, cela ne m’a pas empêché de bénéficier du même régime que vous en ce qui concerne les punitions.
      En tout, j’ai reçu 5 fessées déculottées à l’école, une à la maternelle et quatre en primaire entre 1967 et 1972 (une en 11è à l’école des garçons, une en 9è classe devenue mixte et les deux dernières en 7è classe mixte également).
      Mon école était située en région parisienne et la mixité n’y a été instaurée qu’à la rentrée 69.
      Pour ce qui est de l’ égalité des sexes, cher Louis, mes trois institutrices « fesseuses », qui avaient une longue expérience dans l’enseignement, se seraient entendues avec Melle P sur la méthode : les fesses étaient dénudées systématiquement que l’on soit un garçon ou une fille !
      Cordialement, Rémi

  4. Lascombes dit :

    Bonjour Rémi
    Je suis né en 1953 . J’ai été scolarisé à Paris dans une école d’application Arrondissement où la fessée était administrée par les institutrices de façon fréquente
    En CM2 , j’avais une maîtresse très sévère. Malgré ma crainte des fessées cuisantes qu’elle pouvait nous administrer, je pris le risque de dérober de l’argent dans le tiroir de son bureau et le cachai dans mon cartable. Elle finit par découvrir mon larcin. Cela se termina par une terrible fessée déculottée en pleine classe suivi d’une autre de ma mère à la maison. J’ai tenté de restituer en détail ce souvenir sous le titre « Rien de tel que la fessée pour remettre dans le droit chemin ». Je vous invite à le lire.
    Cordialement,
    Jean-Phi

  5. cambaceres dit :

    Bonjour Philippe,
    Je découvre un peu tardivement vos trois intéressants récits de fessées « à l’âge de l’école ». Certes vous étiez assez indiscipliné, mais je trouve que cela fait beaucoup de fessées reçues en primaire ; on a vraiment l’impression qu’une correction était donnée pour des motifs parfois futiles. Quant au martinet du directeur, on est dans l’exagération ! A mon époque, dans les années soixante, je n’ai assisté qu’à une seule fessée déculottée en primaire. La maîtresse qui l’avait administrée était une fervente adepte du martinet dont elle vantait les mérites aux parents, mais elle ne l’a jamais employé en classe. Dans quelles années se passaient ces corrections ?
    Le martinet apparut dans votre quotidien d’abord chez des amis puis chez votre oncle et votre tante, servant parfois plusieurs fois par semaine. Vous le receviez sur les fesses et les cuisses et en culottes courtes, chacun pouvait en admirer les zébrures. Enfin, trouvant qu’il vous avait été « profitable », vous en reçûtes un comme cadeau de Noël de votre oncle et votre tante. J’ai la sensation qu’il a dû connaître une belle carrière.
    Pour ma part, j’ai vécu mon primaire sans fessées déculottées ni martinet mais avec de bonnes claques sur les cuisses nues. Par contre, le martinet est apparu au collège après mon redoublement en 6°. Ma mère me l’appliquait exclusivement sur les cuisses nues car je restais la plupart du temps en culottes courtes. Je trouvais la morsure des lanières très douloureuse et je devais toujours en exhiber les marques sur mes cuisses. Le martinet m’a vraiment obligé à travailler de mon mieux et à améliorer mes résultats. Au moindre fléchissement dans mes notes, ma mère n’hésitait pas à s’en servir. Cela ne me choqua pas tant il était couramment employé à l’époque. Je comprenais ma mère et pensais l’avoir bien mérité. Je reconnus qu’il était efficace avec moi tant pour mes résultats scolaires que mon comportement.
    Finalement, le martinet s’installa dans la durée de mes années d’adolescence entre 11 ans et 16 ans. Ma mère en changeait à chaque nouvelle rentrée scolaire. Cinq martinets successifs rythmèrent ma scolarité en fonction des exigences scolaires. De la 6° à la 3°, je portais presque toujours des culottes bien courtes et, si je ne voulais pas trop souvent montrer mes cuisses zébrées, il ne tenait qu’à moi par mon travail à faire en sorte de ne pas mériter trop le martinet.
    Il servit encore assez bien durant ma seconde et il m’arriva d’avoir encore à aller en classe en culottes courtes. Je dois avouer qu’à partir de la 4°, j’avais accepté de mon plein gré de continuer à subir cette discipline stricte et sévère constatant avec beaucoup de lucidité qu’elle m’était finalement bénéfique et nécessaire.

  6. Roger dit :

    Beaucoup de mérite pour le collégien et adolescent que vous étiez, Cambaceres, car contrairement à ce que l’on peut penser, le martinet appliqué sur les cuisses nues est autrement plus douloureux et insupportable au long de la correction que sur les fesses – sans compter la pénible visibilité des stries marquant la peau au-dessous des lisières culottes courtes. Nous sommes sûrement nombreux comme vous à en avoir fait la détestable expérience
    Sincèrement,
    R.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Roger,

      Merci pour votre commentaire.

      Au début de mon « expérience » du martinet, je n’avais aucune idée de la douleur provoquée par des lanières de cuir sur les cuisses. Mais je me doutais que ce serait rude d’après ce que j’avais pu voir sur des copains et à les entendre en parler; ils criaient, pleuraient et arboraient ensuite de belles stries rouges sur leurs cuisses.
      Ce fut pire que ce que j’imaginais. J’avais littéralement « dansé » et, malgré mes larmes, ma mère avait continué, me faisant reprendre la position et m’interdisant de protéger mes cuisses avec les mains sous la menace d’un « supplément. Je pensais avoir eu de la chance de ne pas l’avoir reçu sur les fesses nues, mais mes copains m’avouèrent que c’était plus douloureux sur les cuisses que sur les fesses. Et j’étais vexé de devoir montrer à tout le monde mes cuisses zébrées. Mais « cela fait partie de la punition » avait dit ma mère.
      J’ai vite compris qu’à la moindre mauvaise note et au moindre écart, ma mère m’appliquait le martinet ; il n’y avait pas d’échappatoire. Au bout d’un trimestre, elle avait appris à manier le martinet et ses coups plus espacés procuraient une douleur dissuasive et des coups propres à marquer mes cuisses, et pourtant elle ne frappait pas à tour de bras. De mon côté, j’apprenais à le recevoir gesticulant moins et m’efforçant de crier et pleurer le moins possible. Quant aux stries bien visibles, j’avais pu constater que d’autres élèves du collège étaient soumis à une discipline identique, ce qui me rassura un peu. Avec le barème établi par ma mère, je savais à l’avance ce qui m’attendait en cas de note insuffisante, ce qui dédramatisait quelque peu la punition. Et une fois le martinet administré, j’étais pardonné par un baiser et on n’en parlait plus.
      Ma mère comprit assez vite que le martinet se révélait efficace avec moi puisqu’il m’avait amené en quelques semaines à redevenir un bon élève. Aussi assigna-t-elle au martinet un nouvel objectif : me maintenir à un bon niveau et améliorer encore mes résultats ; d’où la note minimale fixée à 12 et un barème plus sévère. Là encore la méthode s’avéra payante à l’exception notable des maths. Ma mère ne dévia pas de sa fermeté ni de son barème et dès qu’une note insuffisante apparaissait, mes cuisses avaient rendez-vous avec le martinet. De plus, dans la famille et nos amis, tout le monde la félicitait d’avoir adopté le martinet, notamment quand on découvrait mes progrès après un redoublement.
      À aucun moment je n’ai contesté l’emploi de cet instrument de correction considérant que si elle me corrigeait ainsi c’était pour l’avoir effectivement mérité. Et chaque fois que j’obtenais une note inférieure à 12, je me soumettais docilement aux lanières du martinet. Tout se passait tranquillement sans cri ni protestation entre ma mère et moi. Quoi qu’il m’en coûtat, des règles avaient été fixées pour l’emploi du martinet et elles s’appliquaient ; cela me convenait car je sentais que j’avais besoin d’un cadre clair sur le plan éducatif et disciplinaire.
      Avais-je du mérite pour m’être plié à cette discipline ? Je n’en avais pas la sensation à l’époque. Le martinet était d’usage courant et chaque famille était alors libre de l’employer comme elle le voulait. Ma mère avait placé mes études et mes résultats scolaires au-dessus de toutes les autres considérations ; aussi qu’elle utilisât un martinet pour sanctionner mes manquements me parut normal et nécessaire. D’ailleurs, je m’en voulais quand je n’avais pas une bonne note et acceptais sans broncher le martinet en réparation de mon travail insuffisant.

      J’avais parfaitement conscience qu’une partie de mes progrès était liée aux corrections au martinet et à la discipline stricte que m’imposait ma mère. Bien entendu, c’était douloureux même si ma mère modérait ses coups et, qui plus est, les recevoir en culottes courtes, c’était ensuite humiliant d’avoir à exhiber mes cuisses zébrées. Mais la méthode avait porté ses fruits.
      Lorsque je fus en 4°, ma mère, soudain victime d’une légère dépression, abandonna durant quelques semaines cette sévérité et, sans que ce fût volontaire de ma part, mes notes baissèrent. Ma mère reconnut qu’elle hésitait désormais à me punir ainsi au martinet ; elle craignait aussi que je ne lui en veuille. Je la rassurai et l’encourageai à poursuivre bien conscient que, sans les bons offices du martinet, je n’étais pas sûr de travailler aussi bien. Alors on se mit d’accord. Je resterais en permanence en culottes courtes (je savais que ma mère adorait m’avoir dans cette tenue) ce qui n’était pas un problème vu ma petite taille. Elle pourrait continuer à m’imposer des règles strictes avec des notes minimales à atteindre et des punitions au martinet en cas d’insuffisances selon le barème qu’elle fixerait et pourrait durcir à son gré. Elle fut impressionnée par mon volontarisme. Certes, elle avait bien remarqué que je me soumettais toujours sans discuter aux punitions, mais elle n’avait pas compris que finalement j’acceptais sa discipline sévère. Nous reprîmes donc ensemble cette éducation stricte. Rassérénée par mon acceptation de cette éducation, ma mère remania donc le martinet au moindre écart dans mes notes, et elle m’avoua que cela l’aida à sortir de sa dépression. Puisque j’avais reconnu avoir toujours besoin de sévérité, elle étendit l’usage du martinet à mes petits écarts de la vie quotidienne : langage, tenue, ordre, ponctualité, politesse… Puis elle durcit effectivement ses exigences et son barème en 3° et elle passa à un martinet à cinq lanières, bien plus redoutable.
      En Seconde, au départ, il n’était plus question de cette sévérité ; mais ce fut moi qui me remis en culottes courtes et qui, mécontent de certains de mes résultats, demandai le retour du martinet. Il ne me fut pas épargné tant pour mes résultats scolaires que pour mes cours particuliers de lettres classiques. Enfin, en Première, ce fut ma mère qui décida d’un éventuel usage du martinet en cas d’incartade ou de note insuffisante durant la semaine. Même si j’allais désormais en classe en pantalon, je devais rester en culottes courtes le reste du temps ; seule nouveauté nous déciderions ensemble chaque semaine, si je méritais ou non le martinet chaque week-end, ce qui arriva deux fois sur trois.
      Est-ce que je regrette cette éducation sévère ? Non ! D’abord parce qu’elle s’inscrivait dans une pratique courante à l’époque, ensuite parce que j’y avais moi-même souscrit à partir de la 4°, enfin parce qu’elle m’encouragea réellement à bien travailler en classe et me prépara fort bien aux études supérieures réussies sans problème me permettant d’accéder à un bon emploi.

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