La fessée appliquée

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Aventures de Lili (partie 4)

Ecole p4 - Lli

par Lili

Merci d’avoir lu jusqu’ici, cela commence à faire long !

 

Je n’ai jamais su formuler les choses importantes, exprimer la peur, la gratitude, la colère ou la tristesse. Encore moins interpeller les gens. Je m’accrochais à l’idée curieuse que ce qui n’est pas nommé n’existe pas. C’était ma façon de me venger, avec mes propres armes. Cesser de nommer quelqu’un, revenait à l’assassiner, en quelque sorte.

Tout le reste, – les choses anodines, les mensonges, les portes vers mon imaginaire – me venait naturellement, sans même y songer, comme une vanne que l’on ouvre.

La perte de Terry me laisse un trou béant dans la poitrine, une impression de suffoquer. La ville me happe, je suis le flot des passants et serpente entre les obstacles. L’après-midi se voile de nuages d’orage. Je passe sous les auvents des terrasses de café, l’eau coule le long de ma nuque. Pleurer sous la pluie offre le réconfort de la discrétion.

Lorsque je parviens à l’atelier du Corbeau, l’averse d’été redouble. La porte est maintenue ouverte par la cale de bois. Mes quatre heures de retard m’inspirent une petite accélération finale. J’engouffre les marches métalliques dans un grand vacarme, me penche sous l’arche du palier, rase le mur adjacent de l’atelier, droit vers mon balai, oublié dans un coin. Ruisselante, je commence à pousser les copeaux de bois, à petits coups réguliers et rapides. La pluie tambourine sur les toitures et la verrière.

Le Corbeau lève les yeux et son pinceau d’une grande planche à dessin. Les poils sont baignés d’encre noire. La feuille abrite un oiseau de mer, un pétrel tout ébouriffé. Je commence à les connaître.

- Bonjour, Lili. Je pensais que tu ne viendrais pas aujourd’hui. Pose ton balai et approche. C’est une pierre à encre. Tu en as déjà vu ?

J’avance à petits pas et me tiens à distance de la large feuille pour la protéger de l’eau. Des gouttes de pluie s’attardent à mes pointes de cheveux. L’oiseau de mer semble saisi au sortir d’une vague.

- Je… Je suis allée faire des courses ce matin. Les fournitures pour l’école.

Le Corbeau me regarde d’un air perplexe, sa pierre à encre entre les doigts. Les larmes me montent, mes lèvres tremblent, je lutte désespérément pour ne pas trahir ma peine.

- C’est la rentrée, demain, poursuis-je en me mettant à pleurer franchement. Mes parents m’ont emmenée au centre commercial, il y avait beaucoup de monde, même pour un jour en semaine.

J’habillais toujours mes mensonges d’une part de vécu. À l’épreuve du réel, cette teinte leurs donnait du relief, de la crédibilité. J’avais presque le pouvoir d’y croire moi-même. J’attends que le Corbeau me délivre en exprimant qu’il comprenait, mais ses mots ne viennent pas. Il tourne le dos à son dessin et m’écoute attentivement.

- Ils ont pris un jour de congés, exprès. On n’avait pas la liste complète, alors… alors…

Incapable d’articuler la suite de mon histoire, j’éclate en sanglots. Le Corbeau quitte son siège, attrape une serviette et me la lance. Il s’accroupit à ma hauteur, me soulève le menton et sourit.

- Tu sais, Lili, tu peux dire « Désolée, je n’ai pas pu venir ce matin à l’heure habituelle, j’ai oublié de prévenir », et… c’est tout. Je ne te demande pas la vérité, elle t’appartient. Seulement d’être honnête, envers toi déjà, et envers moi ensuite. Tu as le droit de dire non, d’opposer un argument ou de préférer le silence. Comme celui de choisir de venir à l’atelier. Sèche ces larmes et ta tignasse, tu fais pleuvoir à l’intérieur !

Sa gentillesse me heurte. Je marmonne un « Désolée, je n’ai pas pu venir, j’ai oublié de prévenir » qui le fait rire avec chaleur. J’ai envie de rire aussi, du coup, sans trop savoir pourquoi. Le Corbeau récupère la serviette et me sèche les cheveux un peu rudement en s’attardant derrière les oreilles, je proteste par principe. Lorsqu’il me libère, j’ai l’air encore plus ébouriffée que le pétrel sur la planche à dessin.

- Les pierres à encre viennent d’Extrême-Orient, reprend-t-il en désignant l’outil. Frotte avec un peu d’eau, tu obtiendras de l’encre de Chine liquide.

Je me hisse sur un tabouret d’atelier et m’exécute avec application. Le Corbeau continue son ouvrage après m’avoir tendu un pinceau et une feuille vierge. Je commence à dessiner une bataille de super-héros en me faisant la scène dans la tête. Ma main tremble, le pinceau se rebiffe, mes traits bavent largement, le grain du papier absorbe une partie. Il y a bientôt plus d’encre sur mes avant-bras que sur la feuille. Je prends une grande inspiration.

- Est-ce que… je peux venir, un peu, après l’école ? Le matin, le bus passe trop tôt, je n’aurai plus le temps.

- Faisons un marché, d’accord ? répond le Corbeau. Si tu as fait tous tes devoirs pour le lendemain, que tu connais tes leçons, relu tes notes, tu peux passer un moment ici, à l’atelier. Et informe tes parents que tu suis des cours de dessin.

L’idée de la collision des mondes en perspective me colle un frisson d’angoisse. Le Corbeau me tend la main comme pour sceller un accord. Je la secoue gauchement.

- J’aurai fini en un rien de temps, assuré-je, dans le bus ou pendant les pauses. Chez moi, y’a trop de bruit.

- Comme tu veux, Lili, tant que tout est fait.

Je dessine des sourires à mes super-héros, en écho à la joie de voir nos échanges se prolonger au-delà des vacances d’été. J’ai une furieuse envie de courir sous la pluie pour fêter la nouvelle. La rentrée, la séparation provisoire avec la bande, deviennent plus supportables. La scène de bataille est sacrément épique. À l’orée du soir, je me laisse glisser doucement du tabouret et accroche mon dessin à sécher.

- A demain, Lili. Bon courage pour l’école.

- A demain. Merci.

- Merci à toi, tu mets du soleil dans l’atelier.

Je rougis jusqu’aux oreilles et souris de toutes mes dents. Avant que le Corbeau n’ait le temps d’ajouter quoi que ce soit, je suis déjà au-bas des escaliers et file vers la rue baignée de pluie.

Le lendemain, je présente ma carte au chauffeur de bus et me colle contre une vitre. La ville encore luisante défile. Le véhicule me recrache aux portes du collège, perdue au milieu du flux des gamins. Un visage sans nom familier me pousse dans une flaque, je tombe en arrière et me relève trempée. J’attends l’appel parmi la masse en tordant mon t-shirt et en secouant mes baskets. Mes poils se hérissent quand on écorche mon nom. Je me détache du groupe, les rires fusent. Les autres peuvent voir les effets de la flaque d’eau au niveau de mon short. Je décide de ne plus entendre les voix et marche jusqu’à la feuille que l’on me tend en faisant abstraction du reste. J’ai mon nouvel emploi du temps, il a plein de trous et des noms de professeurs que je ne connais pas.

Dans ma tête, ça file à toute allure. Comment optimiser le temps et mes trajets ? Quels cours peuvent sauter ? Quelles plages de cantine sont assez longues pour tenter l’échappée par-dessus les barrières ? Bien avant de rencontrer Locke et les autres, je planifiais ainsi des parties de jeu vidéo ou une exploration solitaire dans la ville. Comme une affaire bien huilée, la session prévue devenait centrale, elle occupait mes pensées et je me préparais pour en apprécier au mieux chaque seconde. Cela revenait à faire des plans de la ville, m’imaginer une mission, dessiner mes personnages de jeu vidéo, réfléchir à des stratégies pour battre un boss coriace, entre autres choses.

Je récupère mes livres machinalement, presque éteinte. La couverture du manuel d’anglais a une image de pomme.

L’objet de mon attention était décalé. Optimiser mon quotidien pour me débarrasser de mes devoirs, m’acquitter de ma part du marché et ainsi ne pas perdre une minute de mon passage à l’atelier du Corbeau en fin d’après-midi.

Les premiers cours reprennent les acquis de l’année précédente. Je me force à suivre en tremblant sur ma chaise. Toutes mes pensées ont envie de vagabonder vers l’extérieur, rejoindre la bande à leurs aventures, bondir dans mes royaumes imaginaires. Ma main veut courir sur les marges de petit dessin en petit dessin.

A la fin de la première journée, je dévale les escaliers du collège pour attraper le bus le plus proche. J’ordonne aux feux de circulation de rester verts, ils ne sont pas très réceptifs. À cinq heures dix-huit, je bifurque au niveau des entrepôts et, une poignée de secondes plus tard, je débarque à l’atelier le souffle court.

Le Corbeau prépare un socle pour un oiseau. Les dents de la scie mordent le bois avec un petit grattement que j’aime bien. Je farfouille dans mon sac d’école, en extirpe mon agenda déjà écorné et lui tend. Le bruit de la scie s’arrête. Le Corbeau me regarde un instant sans comprendre puis soupire en souriant.

- Lili, range ça. Tu as tout fait, non ?

Je hoche la tête et fourre l’agenda dans mon sac à dos aussi rapidement que je l’en ai fait sortir.

- Oui, y’avait rien. J’ai relu dans le bus.

- Bien, alors viens m’aider à tenir la planche.

Les journées se succèdent. J’oubliais ma crainte d’être attrapée pour le vol de la lampe frontale. Elle éclairait mes cabanes sous les couvertures, le soir, dans mon lit. J’endossais mon manteau au blindage le plus épais pour me protéger des temps d’école. Lorsque je m’échappais par-delà les barrières pour courir la ville, je cherchais la bande, qui a disparu. Dans les ruelles, au sommet des toits, au gré des endroits incongrus, si je devais me cacher moi-même, où irais-je ?

L’été cède doucement le pas à l’automne. Les journées sont encore chaudes et longues. Ma résistance s’émousse au fil de la routine, je retombe dans un évitement presque constant des apprentissages. Mes bonnes résolutions se transforment peu à peu. Le Corbeau ne vérifie jamais mon travail. Au début, cet excès de confiance me flattait. Très vite, il se mue en ressentiment. À quoi bon faire des efforts, s’ils ne sont pas remarqués et si l’on n’en tire pas une quelconque gratification ? L’idée que mes devoirs d’école me volaient du temps à l’atelier me taraudait sans cesse.

Dans les premiers temps, je racontais un bout de texte qui m’avait plu, un sprint terrible arraché sur la piste d’athlétisme, un morceau rock en cours de musique. Au bout de deux semaines, je taisais ces anecdotes. Parler du collège, c’était évoquer indirectement les manquements à mon engagement.

Quatre heures trente-neuf, une fin d’après-midi, j’arrive à attraper le bus précédent. J’ai prétexté un mal de ventre pour filer à l’infirmerie, prétendre retourner en cours et m’échapper sur le trajet. J’arrive à l’atelier à cinq heures tapantes. Le Corbeau est absorbé par un travail minutieux. Il grave les nervures des plumes d’un épervier avec une petite pointe. Je chuchote un « bonjour » pour ne pas troubler sa concentration, abandonne mon sac dans un coin et m’attelle avec enthousiasme à une sculpture en argile commencée deux jours auparavant. Un dragon, enfin, quelque chose qui y ressemble.

- Bonjour, Lili. Tu arrives tôt ce soir. Tu as fait tous tes devoirs ?

La question m’arrête net. J’ai envie spontanément de dire oui, mais le mot reste prisonnier dans le fond de ma gorge. Je déglutis. Ma figurine d’argile s’effondre un peu, j’essaie de la rafistoler en baissant les yeux.

- Non. Mais il n’y a pas grand-chose, vraiment presque rien. Je les ferai chez moi, en rentrant.

Je relève la tête. Le Corbeau a un air sévère que je lui connais très peu. Je maudis le professeur de maths qui, la veille, a pris un malin plaisir à étaler des exercices sur toute la semaine, à cause de l’agitation générale de la classe. Et le bus bondé. Et encore la classe.

- Fais-moi voir.

- Y’a pas besoin, je vais m’en occuper.

- Dépêche-toi, Lili.

Le ton est catégorique, je n’en ai pas l’habitude. Je marche vers mon sac, la mort dans l’âme. Pourquoi faut-il que le Corbeau vérifie maintenant ? J’ai passé les deux dernières semaines à espérer qu’il soit fier de mes pages bien écrites, sans rature, sans dessin dans les marges. Un prix terrible, une lutte de toutes les heures. Et au moment où je renonce, il s’y intéresse ? J’ai envie de pleurer d’amertume et d’injustice.

Je lui tends mon agenda, où ce qu’il en reste. Le Corbeau déchiffre mes annotations, son regard se durcit. Les pages se referment.

- Tu n’as pas respecté ta part du marché, Lili. J’apprécie ton honnêteté et c’est ce qui me dissuade de te dire de prendre tes affaires et de quitter ce lieu.

Je commence à pleurer aux derniers mots. Le Corbeau se lève et m’attrape par le poignet.

- Pas assez grande pour travailler par et pour toi-même ? Soit. Les jours à venir, tu réfléchiras à deux fois avant de te présenter ici en ayant négligé tes devoirs.

Atelier p4 (1) Lili

Le Corbeau me courbe sous son bras. Je redoute le début de la punition, un peu choquée, en faisant « non » de la tête. Recevoir une fessée dans l’espace aussi paisible que l’atelier a quelque chose d’improbable. Comme un concert de rock dans une bibliothèque. Sans mes genouillères pour les retenir, mon short et mes sous-vêtements rejoignent mes chevilles. Une première claque retentissante me fait trébucher en avant. Le Corbeau s’adosse à la table du plan de travail et poursuit son office à la volée. Les oiseaux de l’atelier, témoins discrets de la correction, m’entendent brailler de tout mon cœur. Il ne faut que quelques instants pour que le feu morde mes fesses et mes cuisses de façon uniforme. Les deux bras ceinturés avec ma taille, je piétine le sol en me prenant les pieds dans mes vêtements. Indifférent à mes contorsions, à mon poids lorsque je m’affaisse et aux excuses que je tente entre deux sanglots, le Corbeau rajuste à chaque fois la position en abattant sa paume exactement où je ne l’attends pas. Lorsqu’il me relâche, je remonte précipitamment mon short et m’appuie sur la table pour pleurer entre mes coudes.

- Apprendre passe avant tout, Lili. Ton plaisir, tes jeux, dessiner ici ou peindre. Donner le meilleur de ce que tu peux faire, c’est te respecter toi-même. Dépêche-toi d’arrêter de pleurer, d’ouvrir tes cahiers et de faire ces exercices. Trouve-toi un coin de table.

Le Corbeau pousse les planches à dessin et les feuilles volantes de l’établi. J’obéis en reniflant et étale mes affaires de mathématiques sur le plan de travail. Assise en tailleur sur un tabouret, j’essaie de me concentrer sur les nombres, peinant à me détacher de la promesse non tenue, de la déception du Corbeau, de la douleur de la fessée et du vague sentiment de l’avoir méritée. Il reprend la gravure des plumes à côté de moi. Les oiseaux sont silencieux. L’atelier redevient paisible et intemporel. Quelques minutes plus tard, je lève le nez de mon travail.

- J’ai fini.

- Déjà ?

J’ai un bref mouvement de recul et cache mon cahier derrière mon dos. Le Corbeau tend la main et patiente jusqu’à ce que je me ravise, à contrecœur. Il parcourt les deux pages de fractions que je lui présente. Son regard oscille entre les chiffres maladroits et moi. Ses sourcils se froncent d’incompréhension. Je redoute une deuxième punition qui, après la première, me semble insurmontable.

- Mais enfin, Lili, tu as répondu… au hasard ?

- Et alors ? Quelle importance ? m’emporté-je, la voix partant vers les aigus. Quelle importance ? On s’en fiche, que ce soit juste ! Ce qui compte, c’est que ça soit fait, non ?

- Non, ce n’est pas ça qui compte, petite.

La révolte me submerge, sa voix empreinte d’une douceur attristée attise une colère sans fin. J’ai envie de partir en courant, d’envoyer voler les affaires, qu’il s’énerve et me mette dehors, de provoquer son rejet.  Le Corbeau attend la suite de mon invective.

- Je ne comprends rien, sangloté-je en expirant subitement, rien du tout. C’est les fractions. Ça rentre pas. 

Je me sens soulevée par les aisselles. Le Corbeau me prend dans ses bras et appuie une main entre mes omoplates. Je laisse tomber mon front contre son épaule et pleure tout mon comptant. Il a posé son menton sur le dessus de mon crâne et me serre comme s’il partageait ma détresse. L’apaisement me donne envie de dormir. Je ferme les yeux pour prolonger le moment. Les événements ont épuisé toutes mes forces. Mon souffle devient régulier, ma gêne, palpable, quand je réalise que le Corbeau me berce doucement.

- Allez, dit-il en me posant directement assise sur le plan de travail, haut les cœurs !  Ces choses scientifiques et rationnelles, ce n’est pas mon truc non plus. Mais il y a des façons de faire autrement pour apprendre. Des chemins de traverse. Tu as déjà coupé un gâteau ?

Je ne pensais pas qu’on pouvait faire des fractions sur un établi, mais finalement, tout s’y prête. Des bâtonnets en bois, des crayons, des boites et des morceaux de planches que découpe le Corbeau. Je n’aurais pas vraiment imaginé non plus y trouver un côté amusant. En manipulant les objets, en prenant le temps, les notions deviennent simples, presque évidentes. Je réécris mes deux pages en mâchant mon crayon puis range mes affaires dans mon sac à dos.

- Il se fait tard. A demain, Lili. Tu me raconteras, pour ton devoir de maths ?

- D’accord. A demain…

- Jalen, poursuit le Corbeau. C’est mon prénom. J’y tiens.

- A demain, Jalen.

Je quitte l’atelier en me retournant dans les escaliers pour dire au revoir de la main.

Illustrations : Lili

(à suivre partie 5)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 commentaires »

  1. Chris B dit :

    Lili,
    En effet, une fessée bien méritée pour travail non fait. Cela dit, je pense que vous n’avez pas été la seule à n’avoir pas fait votre travail scolaire, moi, y compris. Parfois je faisais mieux que vous ! Je ne marquais pas du tout certains devoirs que je détestais faire comme les leçon ou exercices de maths. Or mes parents voulaient du par cœur. Je devais réciter mot à mot comme sur le cahier, sinon gare à un certain endroit pour s’asseoir !
    Chris B.

  2. Lili dit :

    Merci pour votre anecdote, Chris!
    J’imagine que la question de ces fameux devoirs, faits ou non faits, ont dû être une raison de repartir avec les fesses cuisantes pour beaucoup de jeunes gens!
    Et vous avez raison, le plus simple aurait été de ne pas les consigner! Mais les conséquences rattrapent toujours à un moment ou un autre… ;)
    Bonne journée, à bientôt
    Lili

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Lili. Votre franchise est à votre avantage : » je n’ai jamais su formulé les choses importantes : peur, gratitude, colère, tristesse ». Grosse erreur Lili ! Vos récits débordent de sentiments tout en évitant la mièvrerie. La preuve: la perte de TERRY, bouleverse Ruben; le Corbeau est comme un père qui conseille mais sait aussi punir; à preuve, la fessée dont est gratifié l’indolent élève ! Et Ruben réponds : »Tu mets du soleil dans l’atelier ». La rupture avec la bande lui paraît plus supportable. Il oublie peu à peu la peur d’être rattrapé par le vol qu’il a commis. Voilà enfin un rayon de soleil dans cet univers si glauque ! Amicalement. CLAUDE

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