La fessée appliquée

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Besoin de sévérité, même à seize ans

Cambaceres 16 ans

Par Cambaceres

Les vacances touchaient à leur fin et la rentrée scolaire approchait. En même temps j’allais bientôt avoir seize ans. Et une certaine angoisse m’envahissait. Ce n’était pas la rentrée en elle-même qui m’inquiétait, non ! Même si mes débuts en seconde avaient été laborieux, j’avais réussi à redresser la barre et à atteindre un excellent niveau dans les matières littéraires, les seules qui importaient vraiment aux yeux de ma mère et aux miens. Les sciences naturelles m’intéresseraient sans doute, la physique moins et les maths, comme d’habitude, pas du tout.

Non ! Ce n’était pas le « quoi ? » qui me hantait mais le « comment ? ».

Depuis l’âge de onze ans et le redoublement de ma 6e  ma mère m’avait soumis à une discipline rude basée sur le port de culottes courtes et de punitions au martinet sur les cuisses nues. Il est vrai que je ne l’avais pas volé et que mon indolence et ma nonchalance m’avaient perdu.

Je m’étais soumis docilement à son martinet, n’avais jamais contesté une sanction et cela l’avait sans doute encouragée à continuer. En tout cas, le remède m’avait guéri et j’étais redevenu bon élève. A treize ans, je l’avais reconnu auprès de ma mère et, ayant toujours besoin d’être encadré par une discipline stricte, je lui avais demandé de m’imposer encore celle-ci. Et elle avait à nouveau porté ses fruits.

L’année précédente, pour mon entrée en seconde, je pus aller en classe en pantalon et d’ailleurs aucun élève n’en portait encore. Cependant, je me sentais immature et toujours enfant et ma petite taille n’arrangeait rien. Sitôt rentré de l’école, je me remettais en culotte courte d’autant plus aisément que la plupart rangées dans mon armoire m’allaient encore fort bien. Ma mère comprit mon état d’esprit et ne m’en découragea pas. Si bien qu’en dehors de l’école, je restais en culotte courte.

Le martinet était toujours suspendu au salon, mais on n’en parlait plus. En 3e, ma mère était passée à un martinet de confection artisanale à cinq lanières carrées, épaisses et souples qui donnait une fouettée plus mordante. Comme elle avait augmenté ses exigences, il avait connu une belle carrière, y compris pour me punir de dérapages verbaux et écarts de langage.

Or en seconde mes premiers résultats en français s’avérèrent médiocres, ce qui me mortifia, moi qui me considérais comme un « littéraire ». Terriblement vexé, j’en vins à réclamer à ma mère le retour du martinet dans une volonté d’autopunition. Elle en fut étonnée et trouvait cela peut-être exagéré. Cependant, le fait que cette discipline avait toujours marché avec moi et que j’avais remis de moi-même mes culottes courtes, la poussa à accepter. Elle consentait à me corriger, mais uniquement pour mes notes insuffisantes dans les matières littéraires. Et elle y mit assez finement une condition supplémentaire : après une correction, je devrais passer un jour de classe en culotte courte. Elle trouvait cela cohérent du fait que j’en portais tout le temps en dehors de l’école. Je cédai évidemment à sa demande.

Comme il était aussi prévu des cours particuliers de lettres classiques, ceux-ci seraient étendus au français. Nous discutâmes des modalités de ces cours avec l’enseignante recrutée par ma mère. La sévérité que je réclamais à nouveau leur serait aussi étendue. L’enseignante acceptait de me donner le martinet en cas de résultats insuffisants ou d’attitude nonchalante. Elle ne s’en priva pas et cela m’amena à passer davantage de temps en culotte courte en classe, ce qui amusa un peu certains camarades.

Le retour à cette discipline sévère et les cours particuliers m’aidèrent à bien redresser la barre et à revenir à un bon niveau. Ma mère considéra que finalement j’avais eu raison de réclamer le maintien de cette sévérité. D’ailleurs à nouveau, elle me corrigea encore pour des écarts verbaux. L’enseignante en convint aussi mais trouva qu’à mon âge, on pouvait tenter une autre méthode.

Ma mère et moi nous interrogions sur l’attitude à avoir pour cette classe de première. L’un et l’autre étions perplexes. Comment allions-nous procéder en cas de résultats insuffisants ou d’écarts de conduite ? Le martinet devait-il encore intervenir ? Devrais-je à nouveau passer certains jours de classe en culottes courtes ?

Un jour, ma mère m’avait raconté qu’au début des années cinquante avant ma naissance, chaque matin en partant travailler, elle croisait un jeune garçon en culotte courte qui allait au lycée. Une fois, elle lui demanda quel âge il avait et dans quelle classe il était. « J’ai seize ans et je suis en première, Mademoiselle » avait-il fièrement répondu. »

Cette anecdote me revint en mémoire. J’allais avoir seize ans et j’allais entrer en première. Devrais-je moi aussi porter des culottes courtes en classe comme ce garçon ? Aucun élève n’en portait en classe en seconde, j’avais été le seul. Et il n’y en aurait pas non plus en première. Je gardais toujours un certain goût pour les culottes courtes et les shorts ; j’en avais porté durant toutes les vacances. Mais à l’école ! Non, je ne m’en sentais plus le courage. Et puis j’avais quand même un peu grandi même si je restais « petit ». Nous n’avions encore rien décidé. Il était grand temps d’avoir une discussion sérieuse avec ma mère.

Pourtant elle ne semblait guère pressée et me faisait languir. Comme j’insistais, elle m’avait sèchement répondu : « J’y réfléchis ! Je n’ai pas encore pris ma décision ».

Visiblement je n’aurai pas droit au chapitre et cela m’inquiétait.

Ma mère attendit les derniers jours des vacances pour me faire part de ses conclusions me concernant. Et j’étais prié d’écouter assis devant elle au salon toujours vêtu d’une culotte courte.

« L’an dernier j’avais admis qu’il serait mieux pour toi d’aller en classe en pantalon. Mais c’est toi qui as pris l’initiative de remettre des culottes courtes, certes pas pour aller au lycée mais tu les portais en dehors. Quant au martinet, c’est toi aussi qui as réclamé son retour tant tu n’acceptais pas tes premiers résultats. Bien qu’un peu sceptique, j’ai suivi tes souhaits. Et je ne le regrette pas ! En effet tu n’avais pas encore passé l’âge des culottes courtes et du martinet, et c’est bien pour ça que j’ai décidé à titre de punition complémentaire de t’envoyer parfois au lycée dans cette tenue. Et heureusement que j’avais prévu des cours particuliers de lettres classiques ! Et on y a ajouté le français, ça s’imposait. Les cours de Nicole et aussi sa sévérité, n’hésitant pas à te punir au martinet, t’ont bien fait progresser ; tu as su retrouver un bon niveau. Tu as grandi, mûri, gagné en réflexion, je le reconnais. Mais tu restes impulsif et parfois impétueux dans tes expressions si bien qu’il m’est encore arrivé d’avoir à te corriger pour tes écarts de langage. »

Je hochais la tête trouvant que ce bilan correspondait bien à la réalité.

« Nicole veut bien encore te donner des cours si nécessaire, mais elle ne veut plus te corriger ; tu le sais, elle t’aime beaucoup et ne se sent plus la force de te punir… Mais moi je suis ta mère, je t’adore mais j’ai des obligations éducatives envers toi, et je pense que tu peux encore avoir besoin du martinet, ne serait-ce que pour tes écarts. »

Au moins pour ça j’étais fixé ! Je m’en doutais un peu.

« Rassure-toi ! Tu iras en classe en pantalon toute l’année. Apparemment les autres garçons n’en portent plus en première ; c’est dommage ! Mais gare à toi ! J’y mets une exception : en cas d’impolitesse ou de nouvel écart de langage, non seulement tu seras sévèrement corrigé mais ce sera systématiquement suivi de trois jours de classe en culotte courte ! C’est bien clair ! A toi de te maîtriser ! »

J’étais soulagé mais j’aurais intérêt à faire très attention à moi.

« Cependant pour te rappeler que tu es encore un enfant, je te garde en culottes courtes le reste du temps, à la maison, chaque week-end et durant les vacances scolaires… Je ne crois pas que ça te dérangera beaucoup. Et puis jusqu’à maintenant ça t’a toujours convenu. »

Je m’y attendais un peu mais trouvais que « le reste du temps », ça faisait quand même beaucoup. Je le dis à ma mère.

« L’an dernier, tu t’es remis en culottes courtes parce que tu aimais bien, pour ton plaisir et finalement ça s’est avéré complémentaire de ton besoin de sévérité ; cette année tu en mettras encore mais pour mon plaisir cette fois. »

Le ton était ferme ; il était inutile de discuter. Ma mère poursuivit.

« Chaque vendredi soir, nous ferons le point tous les deux sur ta conduite durant la semaine. Nous passerons en revue bien sûr tes résultats scolaires, cela reste primordial, mais aussi la manière dont tu te seras comporté. J’y inclus l’obéissance à mes demandes, la ponctualité, ta tenue et le soin pour tes vêtements, l’ordre et le rangement de ta chambre. Nous évaluerons tout cela ensemble et déciderons d’un commun accord si tu mérites ou non d’être puni. J’ai confiance en ton jugement ; tu as toujours su admettre tes torts même si tu savais que tu allais être puni. Et dans ce cas, la punition au martinet te sera appliquée le samedi midi à ton retour de l’école. »

Pendant quelques instants, je demeurai muet suite à cette annonce. Elle m’avait totalement décontenancé. Bien sûr je ressentais une certaine fierté face à la confiance de ma mère envers mon sens des responsabilités et mon impartialité. Mais en même temps le poids de celles-ci pesait sur mes épaules car quand même en fonction de la décision que j’aurais à prendre avec ma mère dépendra ou non une correction au martinet sur mes cuisses.

Ma mère me trouva l’air perplexe.

« Tu ne dis rien ! Tu te rends comptes de la confiance que je te porte, j’espère ? »

« Oui, bien sûr…Mais jusqu’ici c’est toi qui décidais seule pour le martinet. Je ne suis pas certain de rester si objectif. »

« Allons ! Tu y arriveras parfaitement. Chaque fois que je jugeais que tu méritais une punition, tu trouvais que c’était finalement normal. Mon chéri, malgré tes seize ans, tu restes encore quelque part en toi un petit garçon, et qui a toujours besoin d’être guidé et puni s’il le faut. Le martinet a bien fonctionné avec toi jusqu’ici, tu l’as reconnu, et je crois que tu en auras encore besoin quelques fois. Tu sauras prendre tes responsabilités, je le sais. »

La cause était entendue ; il était inutile de discuter.

Et même à seize ans, je dus me soumettre encore aux essayages de vêtements décidés par ma mère. Puisqu’elle avait décidé que je pourrais aller en pantalon en classe mais que je resterais en culotte courte en dehors, il m’en fallait aussi des neuves, deux de chaque. Elle m’entraîna dans l’un des magasins habituels de prêt-à-porter, et j’étais en culotte courte. Moi qui espérais qu’avec mes seize ans, on ne trouverait peut-être plus de culottes courtes à ma taille, je me faisais des illusions ! De ce côté-là, le « 14 ans » m’habillait toujours. Heureusement, ma mère se garda bien de donner mon âge. Mais elle ne put s’empêcher d’en rajouter quand même.

« J’aime les culottes bien courtes ; pourriez-vous les raccourcir un peu plus d’un revers, s’il vous plaît ? Et puis ce sera plus pratique pour le martinet. »

Face au miroir, je constatai que je faisais toujours très « petit garçon » si bien que la remarque de ma mère fit sourire la vendeuse ; elle devait me prendre pour un de ces gamins turbulents ayant toujours besoin d’être rappelés à l’ordre. Très fidèle à certains modèles, ma mère avait choisi une nouvelle fois une culotte en velours bleu marine qui, une fois le revers cousu, ne recouvrait pas grand-chose et laissait très largement mes cuisses nues. Une autre en tergal marron s’avéra aussi courte que celle en velours. Elles s’ajouteraient aux deux en flanelle dans les tons gris et une autre en velours beige qui m’attendaient à la maison. Ma mère avait trouvé que les autres étaient trop usées ou devenues trop justes.

Comme à son habitude, ma mère avait parfaitement tout organisé. Chaque soir, elle me préparait le pantalon pour aller en classe le lendemain ainsi que la culotte courte à mettre en rentrant. Durant les deux premières semaines, tout se passa sans problème. Chaque soir, je passais la culotte courte prévue dès mon retour de l’école puis je travaillais dans ma chambre ou dans la salle à manger. Cela ne souffrait d’aucune discussion entre nous. Ma mère semblait fort satisfaite de m’avoir toujours en culottes courtes à la maison.

Le premier vendredi soir arriva. Je n’avais pas encore de résultat mais cela n’empêcha pas ma mère de me questionner sur le déroulement des cours et mon travail. Et elle reconnut qu’à la maison cette semaine s’était écoulée sans nuage. Puis comme prévu, je passai tout le week-end en culotte courte. Lors des courses ou de la messe dominicale, on ne semble pas porter beaucoup d’attention à ma tenue. Sans doute y était-on fort habitué.

Cambaceres

Je croyais que le vendredi suivant se passerait de la même manière. D’ailleurs les deux premières notes étaient plus que satisfaisantes. Cependant ma mère me bombarda de questions sur tout ce qui avait pu se passer durant cette semaine à l’école. Sans penser à mal, j’admis qu’une fois je m’étais fait réprimander pour un oubli de cahier et que j’en avais été quitte pour recopier le cours.

« Un problème d’ordre ! Ça ne m’étonne pas ! », déclara ma mère d’un ton sec.

Cela me surprit un peu. Puis elle enchaîna :

« Je dois dire qu’à deux reprises j’ai regardé ta chambre en rentrant du travail, elle aurait pu être mieux rangée. Et il me semble bien avoir dû t’appeler plusieurs fois avant-hier pour venir à table. »

Je fus un étonné de ces reproches qui m’apparaissaient comme secondaires. Mais comme ma mère me fixait droit dans les yeux sans ciller, je compris qu’elle ne les prenait pas à la légère.

« Cela nous fait quand même trois points négatifs pour cette semaine…Certes tu n’as pas été puni en classe pour ton oubli de cahier mais tu aurais pu l’être et cela aurait été totalement justifié. Ce qui ne veut pas dire que tu ne dois pas l’être ici… »

Je trouvais que ça commençait à sentir le roussi pour moi.

« Cela ajouté à ta chambre mal rangée et ton retard à table font qu’une punition peut être envisagée. Qu’en penses-tu ? »

La balle était dans mon camp. Nous y étions. Le fameux pied du mur. Mais je n’avais pas l’impression qu’il était si haut que ça. Certes il y avait des points négatifs dans ma semaine mais ils me paraissaient mineurs.

« C’est vrai que ma semaine n’a pas été parfaite mais ce ne sont que des fautes mineures ; je ne crois pas que cela mérite une punition au martinet. »

Ma mère me sourit.

« Mon chéri, en fait nous sommes d’accord… j’ai voulu te montrer les aspects négatifs pour que tu pèses leur importance, mais tu as réussi une bonne semaine, tes résultats sont à la hauteur. A toi d’améliorer ce qui n’a pas bien marché. Fais attention de ne pas oublier quelque chose pour l’école et range mieux ta chambre. »

Puis elle me prit contre elle et m’embrassa.

Mais ce n’était que partie remise. Le vendredi suivant, je confessais un résultat un peu juste en allemand et avouais des rappels à l’ordre verbaux pour de petits bavardages. J’aurais pu taire ces derniers mais ma mère avait raison, ce n’était pas dans mon tempérament.

« Qu’en penses-tu ? » me demanda ma mère.

« Effectivement, je crois que là une punition ne serait pas imméritée » dus-je admettre du bout des lèvres.

« Tu vois, chéri, je pense la même chose. Bien sûr, tu n’as pas eu de punition à l’école, mais tu reconnais que tu aurais pu obtenir un meilleur résultat et éviter ces réprimandes. Je sais que ce n’est pas facile pour toi mais demain à ton retour de l’école tu auras donc le martinet, une dizaine coups devrait suffire. »

Le lendemain, au retour de l’école, je découvris sur mon lit ma culotte courte en velours bleu marine. Ce serait donc dans cette tenue que je recevrai le martinet. Ma mère me proposa de déjeuner d’abord et de me corriger après le repas, ce que j’acceptai.

Puis il fallut s’y résigner. Dans le salon, je décrochai le martinet, le tendis à ma mère et pris ma position, dos courbé mains sur les genoux, selon le rituel en place depuis un an. Comme d’habitude, le premier coup me tira un cri ; ma mère n’y était pas allée de main morte, je l’avais bien senti. Elle prit son temps pour le deuxième coup appliqué avec la même vigueur. Et ceux qui suivirent très espacés les uns des autres eurent le même effet. J’avais fait tout mon possible pour demeurer le plus stoïque possible mais mes cuisses me brûlaient et je me précipitai pour les rafraîchir.

Puis comme avant ma mère me prit contre elle, me serra dans ses bras et me glissa doucement à l’oreille :

« Mon chéri, pardon si je t’ai fait mal, mais c’est quand même une punition ; il fallait que tu la sentes et qu’elle se voie. »

Pour le coup la punition au martinet se voyait bien ; des traces rosâtres s’étalaient sur mes cuisses car ma mère avait pris soin de ne pas frapper au même endroit. Elle avait toujours affirmé que devoir exposer ainsi ses cuisses zébrées à la vue de tous faisait partie intégrante de la punition et que c’était un excellent exercice d’humilité. L’ayant maintes fois expérimenté, je ne pouvais que confirmer cette assertion. Et une fois de plus, j’allais devoir assumer.

Évidemment ce samedi après-midi, les traces de martinet s’affichaient nettement. Je perçus des regards ironiques dans certains commerçants mais aucun commentaire déplacé ne vint nous troubler. Il en fut tout autrement lors de la messe du dimanche matin. Ma mère avait l’habitude de saluer quelques connaissances et de bavarder un peu. Elle m’avait habillé avec une chemise blanche sous mon veston et une traditionnelle culotte fort courte grise en flanelle. Je jouais au petit garçon bien élevé faisant comme si de rien n’était et restant le plus placide possible. Cependant je tirais sur le bas de ma culotte courte tout en sachant qu’elle ne s’allongerait pas. Et elle offrait aux gens alentours un beau panoramique sur mes cuisses nues. Je ne pus éviter certaines remarques embarrassantes.

« Je vois qu’Éric n’a pas été très sage », dit une dame en me toisant.

« Disons plutôt que sa semaine à l’école aurait pu être meilleure…Et il sait ce qui peut arriver dans ce cas…D’ailleurs il a reconnu mériter une punition », précisa ma mère.

« Vous restez donc fidèle au martinet », ajouta la dame avec un sourire satisfait.

Ce n’était pas la première fois qu’elle me voyait arborant des traces de coups de martinet. Elle avait déjà abordé ce sujet avec ma mère. Elle-même avait manié l’instrument avec ses enfants devenus depuis adultes et avait été parmi les personnes l’ayant encouragé à recourir au martinet avec moi. Et visiblement elle appréciait me voir les cuisses marquées.

« C’est une punition qui convient à Eric et qui a toujours donné des résultats…Même à seize ans, c’est encore un enfant, pas encore un adulte. Passer encore du temps en culottes courtes et recevoir parfois du martinet font toujours partie de son éducation ; je crois que ça lui est encore nécessaire », expliqua ma mère.

« Vous avez raison ! Il est encore très bien en culotte courte et montrer les traces d’une récente correction reste très éducatif, même à son âge. »

J’étais habitué à ce genre de conversation au sujet de l’éducation des enfants. Depuis que j’avais accepté la sévérité de ma mère et l’avais incité à poursuivre celle-ci vers 13 ans, je m’étais senti moins gêné quand on évoquait mes punitions, mais là j’avais 16 ans et les gens le savaient. Je rougis en entendant cette dame parler de ma punition au martinet et je baissai instinctivement la tête pour ne pas croiser son regard. Ma mère, comme à son habitude, continua la discussion sans trop prêter attention à moi.

Curieusement, il n’y avait pas grand-chose de changer. Ce n’était pas la première fois qu’on me voyait à la messe avec mes cuisses zébrées par le martinet. Non ! La seule différence était que j’avais maintenant 16 ans, que je portais toujours une culotte courte et qu’on pouvait encore observer les traces d’une punition au martinet sur mes cuisses nues. La gêne que j’avais pu parfois ressentir en classe, surtout l’année précédente, se transformait en honte. Oui, étant plus jeune c’était plutôt de la gêne d’avoir à exhiber des cuisses marquées, mais comme beaucoup de garçons à l’époque, et puis à la longue, on faisait moins attention ; mais à 16 ans, je mesurais toute la honte que cela impliquait.

Et pourtant ! Bien sûr j’avais été soulagé quand ma mère avait convenu que je pourrais aller en classe en pantalon. Mais finalement j’avais quand même accepté bon gré mal gré de mettre encore des culottes courtes le reste du temps et d’être encore puni au martinet s’il le fallait. Malgré mes seize ans, je me pliais toujours à la discipline de ma mère, plus comme à onze ans ni treize ans, bien sûr, en y étant plus associé puisque je participais à la décision d’être puni ou non, mais j’acceptais toujours d’être traité comme un enfant. Pourquoi ? Sans doute par habitude, parce que j’avais conscience que cette discipline stricte avait toujours bien fonctionné avec moi, que je ressentais toujours le besoin d’être encore encadré, et que quelque part au fond de moi « le petit garçon » voulait continuer de vivre.

Et tandis que ma mère et cette dame conversaient, je tournai le regard autour de nous pour m’apercevoir que quelques personnes, dont des enfants, jetaient un coup d’œil attentif à mes cuisses. Je perçus alors toute la portée des paroles prononcées par la dame, « montrer les traces d’une correction récente reste très éducatif, même à son âge ». Je rougis de plus belle, baissai à nouveau la tête les yeux figés sur mes cuisses nues.

43 commentaires »

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  1. carmen dit :

    En tant que fille j’étais élève dans un collège privé tenu par des religieuses. A l’époque, comme toutes les autres filles de mon âge c’est à dire entre 12 et 18 ans, nous étions fessées au martinet et ce très souvent devant toute la classe. On était appelée à se présenter devant le bureau de l’enseignante qui était surélevé une estrade rapport à la classe. Notre blouse en nylon et notre jupe bleue plissée à bretelles plissées était soulevée et rabattue par-dessus la tête, après quoi il fallait se courber jusqu’à toucher nos pieds.
    Puis la sœur sortait son martinet du tiroir et se plaçait derrière la punie. On recevait alors un minimum de 10 coups sur nos fesses, puis on devait se mettre au coin à genoux avec les mains sur la tête en pleurant. La durée de la pénitence dépendait de l’enseignante. Il fallait garder la position sans faiblir sinon, c’était de nouveau le martinet ! Le pire pour moi étant plus petite était la sortie le soir lorsque mes parents venaient me rechercher. Mise au courant, ma mère, surtout elle , me morigénait : « et alors tu t’es encore fait remarquée et la soeur a dû te fesser au martinet devant la classe ! Eh bien ma fille, va te déshabiller dans ta chambre et reviens me voir à la salle à manger ! »
    En clair, j’avais de nouveau droit à une belle fessée au martinet sur mes fesses nues, puis je soupais en avance en étant privée de télévision ! Ces fessées au martinet ont duré jusqu’à mes 18 ans, comme ce fut aussi le cas pour d’autres filles de cette école. Lorsqu’on se revoit aujourd’hui on ne manque pas d’évoquer la sévérze discipline de cette école qui n’existe plus aujourd’hui ! Les jeunes n’ont jamais connu cela ! C’est peut-être regrettable.

    • Bernard dit :

      Bonjour Carmen,
      merci de votre témoignage. Dommage en effet que cette institution n’existe plus,votre récit illustre les valeurs et les principes qui vous y ont été efficacement enseignés. Vous évoquez un minimum de 10 coups de martinet ce qui est assez dissuasif, est-ce qu’au fur et à mesure que vous grandissiez la sévérité augmentait ? quel est le maximum de coups dont vous vous souvenez ?
      à vous lire

    • Julie19 dit :

      Bonjour Carmen,
      Merci pour ce témoignage instructif d’une époque révolue. C’est vrai qu’aujourd’hui, ce type de punition ne serait plus toléré, ni par les élèves ni par leurs parents. Les temps changent, par contre, je ne sais pas si c’est en bien ?
      Tout effort mérite récompense, toute faute mérite punition. Aujourd’hui, ce type de réflexion est jugé désuet. Que des droits, plus aucun devoir… C’est regrettable, je trouve.
      Amitiés.
      Julie

    • Marco dit :

      Bonjour Carmen,
      Vous nous faites partager vos souvenirs scolaires du collège. Certes les institutions religieuses étaient réputées pour la discipline stricte qu’elles faisaient régner dans toutes les classes et quel que soit l’âge des élèves ainsi que pour la sévérité des châtiments infligés aux délinquants. C’est ce que se disaient les élèves du public quand ils croisaient leurs homologues du privé attendant l’ouverture des portes, paraissant bien plus calmes et plus ordonnés qu’eux en patientant sur le trottoir. C’est aussi ce que confirmaient quelques « transfuges » filles ou garçons passés au public au collège ou au lycée en témoignant de punitions le plus souvent vues. (Qui aurait eu le courage d’avouer ses punitions subies ?)
      Celles-ci étaient administrées sans mansuétude, les plus grands n’étant pas exempts de corrections à même la peau nue. Nous mesurions ainsi notre chance d’éviter, pour la plupart de mes camarades, ces châtiments corporels déjà jugés d’un autre temps.
      Si j’avais votre témoignage bien des années avant j’aurais, je crois, encore poussé les « hauts cris », mais avec le recul il me semble que les fessées que les bonnes sœurs vous infligeaient n’était pas si sévères que ça.
      Bien sûr, la « mise en scène » est intimidante : présentation surélevée, pliée en deux, tête et épaules dissimilées par la jupe rabattue ; mais vous aviez la « chance » de ne recevoir que 10 coups de martinet par-dessus la petite culotte donc la pudeur était sauve !
      Bah….évidemment le retour à la maison était moins joyeux avec la triple peine qui s’annonçait avec réédition de la fessée, sur les fesses nues cette fois, et assortie de privation.
      Aujourd’hui, ces méthodes de punition ne se font plus dans les écoles, mais je soupçonne certains parents, même ceux n’ayant pas connu l’enseignement disciplinaire de leurs aînés, de revenir à ces « veilles méthodes » lors du retour à la maison.
      cordialement

      marco

  2. yvan125 dit :

    Je ne sais pas si je m’attendris en vieillissant, mais le très beau récit de Cambaceres sur lequel j’ai déjà fait des commentaires un peu trop sévères me touche encore beaucoup. Roger, plus haut, parle d’« addiction». Je crois bien, comme il l’affirme, que ce ne soit pas le cas pour Cambaceres, mais bien mon cas qui ne croyais pas anormal ni déplacé de me prendre encore des roustes par le paternel à la fin du lycée ou l’âge de l’université quand je demeurais encore à la maison. C’était inconscient à ce moment-là, je crois, mais cette accoutumance à la fessée s’est bien révélée lors d’une longue psychothérapie que j’ai suivie dix ans plus tard. Il faut aussi ajouter aussi qu’au lycée jusqu’à 18 ans, en Terminale je reçu à quelques reprises la «strappe» souvent sur les fesses nues. Mes parents avaient donné une décharge aux autorités du lycée qui valait jusqu’en Terminale Quant au port de la culotte courte, j’avais les mêmes réactions et les mêmes tics que Cambaceres, mais avec deux ans de décalage. Sauf que dans mon cas, il y avait un élément de sexualité homoérotique qui entrait en ligne de compte. Comme à 16-18 ans, je n’avais qu’un mince duvet aux cuisses et aux jambes, j’aimais me pavaner et exhiber devant tout le monde mes belles jambes bien galbées, blanches et lisses qui faisaient les délices du curé et des vieilles dames de l’autel. Je me masturbais copieusement à cette époque et, accoutré ainsi, je ne dédaignais pas d’affronter les regards lascifs, les pincées, les claques et les attouchements équivoques des grands élèves du lycée (même des plus jeunes). Comme je paraissais trois quatre ans plus jeune que mon âge, je cherchais la compagnie de plus jeunes élèves encore en culottes courtes et nous nous amusions bien ensemble. À l’université, je continuais à porter des culottes courtes quand la température le permettait, surtout pour les lectures en bibliothèque et les travaux pratiques, et à la maison, j’étais encore soumis à mes parents et susceptible de recevoir encore de magistrales fessés comme j’en recevais d’habitude. Je suis convaincu que l’addiction à la fessée dont parle Roger est bien réelle et il faut en parler. Le port des culottes courtes par des grands adolescents est plus délicat, et je ne regrette pas d’en avoir porté si tard. Elles ont marqué mon identité et la marquent encore.

    Strappe : sorte de fouet formé d’une large et souple sangle de cuir

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour CAMBACERES. Ce qui me touche dans votre récit c’est le courage de reconnaître vos fautes et de consentir au châtiment .Ce besoin de sévérité, je l’ai moi même ressenti. Comme vous le dites si bien, le martinet « guérit » de nombreux maux! Désordre, insolence ,mensonge ,voire irrespect pour d’autres personnes ; au premier rang desquelles les enseignants. Malheureusement, cet « âge d’or » des châtiments corporels donnés avec tact et mesure, est aujourd’hui révolu. Est un bien ? J’en doute ! Amicalement. CLAUDE.

  4. Marco dit :

    Bonjour,
    La toute dernière intervention de Claude m’a permis de relire ce récit de Cambacérès ainsi que les commentaires qu’il a suscités. L’ensemble est passionnant dans sa globalité.
    Les « Pour », les « Contre » et les » D’accord à condition que…, pt’être ben que oui pt’être ben que non » s’y sont affrontés de manière fort policée en étayant leurs propos d’arguments touchants fort personnels.
    Les introspections auxquelles ils se sont livrés sur ce blog en les dévoilant au grand jour enrichissent l’histoire éducative familiale du proche après-guerre.
    Les bénéficiaires de ce système punitif strict n’en sont pas devenus des pièces de musée poussiéreuses. Elles s’expriment et s’interrogent sur le devenir des nouvelles générations.
    C’est en cela qu’il reste de l’espoir.
    Si l’impression domine que ce monde va à vau l’eau l’engagement de nombreux jeunes dans de nobles causes fait plaisir à voir.
    Quant à ceux en marge ou hostiles dont les écarts violents font la une des médias, peut-être faudra-t-il agir avec eux d’un peu plus de tact et de pédagogie et avoir le courage de les sortir de l’impasse.
    Il faudrait que tous soyons conscients que rien n’arrive tout prêt à être utilisé ou consommé, que tout résulte d’efforts. Les tenants et aboutissants de tout acte devraient être clairement décrits.
    Faudrait-il, parce-que ce monde est redevenu violent, recourir aux « bonnes vieilles méthodes » ayant fait leurs preuves naguère ?
    Pas certain que ce soit la bonne option sauf à y inclure certains adultes qui restent encore aujourd’hui d’éternels ados turbulents et violents. Pour ceux-là des sanctions telles qu’employées dans l’Ile de Man à la fin des années 1970-80 seraient peut-être appropriées… (cf commentaires à « Les fessées aux verges de la Charlotte »)
    La lecture des commentaires ici présents pourrait instruire les jeunes parents.
    Cordialement.

    marco

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