La fessée appliquée

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Ça promet !…

T-Big-1

par Lucie

J’entends souvent mes camarades de classe se plaindre de leurs parents. Ça me fait toujours sourire.

Moi, des parents j’en ai pas eu. Pour résumer mon enfance, il suffira de peu de mots : née sous X, sept familles d’accueil (dont deux maltraitantes et une exceptionnelle que je n’ai quittée qu’avec un immense chagrin). Rajoutons à cette charmante équation une leucémie déclarée à l’âge de 2 ans et trois rechutes, cette fichue maladie ne me laissa tranquille qu’à l’âge de 15 ans. J’avais pris un faux départ, c’est vrai, mais le bonheur, est arrivé presque deux ans avant ce jour en classe de terminale, et il continue encore aujourd’hui.

Nous sommes fin mai de l’année 1982. Dans trois semaines, je passe mon bac D. La prof de biologie, pourtant patiente habituellement, est un peu stressée à l’approche des épreuves. C’est normal, c’est notre matière principale, et elle compte sur de bons résultats. Plusieurs mains se lèvent à longueur de temps et ça l’agace.

« Madame, je peux aller aux toilettes ? »

« Oui vas-y. »

« Madame, j’ai mal à la tête, je peux aller à l’infirmerie ? »

« D’accord. »

« Madame, il fait lourd, on peut ouvrir une fenêtre ? »

« Ok… »

« Madame… »

« Quoi encore ? »

« Je crois que je perds les eaux… »

Voilà comment mon fils Matthias (deux t, suite à une erreur de transcription) arriva au monde.

* * *    * * *    * * *

 

Le garçon grandit vite. Des années plutôt faciles. Papa (de 5 ans mon aîné), était attentif et présent. Il a eu une enfance stricte mais heureuse, et nous avons décidé ensemble de suivre cette voie.

Poursuivant mon cursus universitaire à distance, je gardais des enfants en même temps, ne me déplaçant que pour les examens et la pratique en labo. Le garçon est vite devenu très sociable, rieur et agréable. Par ailleurs, il acceptait la négation facilement et se montrait obéissant. Nous n’avons pas connu les caprices, l’arrogance, l’insolence…

Jusqu’à l’âge de 6 ans, il poussait très rarement nos limites, ou c’était clairement pour nous tester et auquel cas une bonne tape par-dessus le fond de la culotte ou du pantalon suffisait pour remettre de l’ordre dans ses idées.

Mais voilà qu’à 6 ans, la donne changea. Un des enfants voisins d’un an de plus que lui et avec qui il était très ami lui expliqua ce qu’était le CP, tout ce qu’il y faisait. Matthias m’entendait également aider son copain dans ses devoirs et se montra très intéressé par ces nouveautés. Si bien qu’en arrivant en CP à son tour, mon garçon savait lire, écrire et même compter.

Un matin, la maîtresse envoya la classe en récréation, annonçant que la seconde partie de la matinée serait consacrée au traçage des lettres. À la récréation, le garçon s’essaya au panier de basket. C’était très difficile et ce fichu panier lui résistait.

De retour en classe, la maîtresse constata qu’il manquait un élève. Matthias… L’aurait-elle laissé dans la cour ? Non, plus personne… Branle-bas de combat ! Directeur en tête, tout le monde se mit à sa recherche. Le portail étant verrouillé, le garçon était donc toujours à l’intérieur de l’école. On finit par le découvrir, caché dans un petit buisson proche du panier de basket. Et pourquoi mon Dieu ? Pour tenter des essais. Tel était déjà mon garçon à cet âge tendre : féru de basket et surtout têtu avant de se monter persévérant.

Kyovan

Du reste il ne broncha pas une seconde durant les sermons du directeur et de sa maîtresse.

À la sortie des classes, celle-ci me raconta les exploits du futur champion de la Dream Team et à quel point elle avait eu peur. J’étais sidérée. Matthias gardait un silence gêné et je ne savais moi-même pas quoi dire… Je me trouvais devant la première grosse bêtise de mon fils et, en vérité, je n’avais pas la moindre idée de l’attitude à adopter. Je ne trouvai alors rien de mieux que de présenter mes excuses à la maîtresse et d’ordonner aussi fermement que possible :

« Matthias, dans la voiture, et tout de suite ! »

Il ne se fit pas prier et m’écouta le réprimander pendant les cinq minutes de trajet. Mon mari qui était rentré à la maison, voyant le visage contrit de l’enfant ainsi que mon air contrarié, s’inquiéta.

« Quelque chose ne va pas ? » 

Un peu perdue, je lui narrais l’incident, prenant alors conscience de mon manque de repères de maman en matière d’éducation. Mais le papa, lui en avait ! Il prit immédiatement les choses en main (au figuré et au sens propre comme vous allez le voir).

« Matthias, on peut savoir ce qui te passe par la tête? Explique-toi ! »

« Ben… la maîtresse a dit qu’on allait apprendre à écrire des lettres… et moi je sais les faire, les lettres, alors que les paniers de basket, j’y arrive pas ! »

« Mais tu dois écouter ce que dit ta maîtresse et lui obéir ! » 

« Oui, Papa, mais on va à l’école pour apprendre à faire ce qu’on ne sait pas encore faire ! »

Désarmant ! Pour moi, à cet instant, le dialogue de sourds entre le grand et le petit me sembla surréaliste. Il n’y avait pas d’insolence dans son attitude, ni d’arrogance ni de défi dans le ton. On lui demandait de s’expliquer, il le faisait selon sa logique… Mais le père affirma son autorité quoi qu’il lui en coûtât.

« Matthias, tu vas à l’école pour apprendre ce que ta maîtresse te dit d’appendre ! Tu n’as pas à décider toi-même de la leçon ! Elle sait ce qu’elle fait, c’est son métier ! Tu lui obéis comme tous tes camarades, un point c’est tout ! Et enfin tu ne dois pas rester seul dans la cour et n’en faire qu’à ta tête. Maintenant, puisque tu tiens à apprendre des choses nouvelles, je vais t’en apprendre une tout de suite. »

Il marqua une pause, puis :

« Ce sera la fessée déculottée ! »

Alea jacta est ! Pour la première fois, nous allions donner la marque de cette autorité parentale.

T-Big-2

Tout alla très vite, le papa souleva sans difficulté l’enfant du sol, posa un pied sur la chaise, et le courba. Matthias, qui ne s’attendait pas vraiment à la suite, se laissa docilement hisser et ployer en deux sur la cuisse ainsi surélevée. Puis, les yeux écarquillés d’inquiétude et de surprise, il sentit que son papa, d’un unique geste, lui baissait le pantalon et le slip.

La position inhabituelle alors que ce n’était pas l’heure du bain dut le gêner car il se déhancha un peu jusqu’à ce que son père le réajuste fermement sur sa cuisse, son petit popotin juvénile bien en place.

L’avertissement précéda de peu la première claque.

« Tu ne nous refais plus jamais un coup pareil, mon garçon ! »

La claque me parut plus sonore que je ne m’y attendais. Elle fut suivie d’un cri de surprise. La fessée démarra pour de bon, la main du papa distribuait ses claques en succession rapide. Matthias commença à se contorsionner, à remuer les jambes pour essayer de se dégager, mais comment échapper à la poigne qui le maintenait résolument en place ?

Une nouvelle rafale crépita et Matthias se mit à pleurer franchement sans plus se débattre. Seul son petit derrière tressautait et, le cœur serré, je le voyais rougir de plus en plus tout en entendant ses cris et lamentos de douleur.

« Papa, s’il te plaît, arrête ! J’ai trop mal ! Ça brûle ! » implora-t-il entre deux sanglots.

T-Big-3

Le papa comprit qu’il fallait céder, la leçon étant visiblement comprise. Il reposa son fils au pied de la chaise et le reculotta aussitôt, attirant des gémissements quand le tissu entra en contact avec le postérieur endolori.

Tandis qu’il pleurait à chaudes larmes, hoquetant entre deux sanglots, son père qui gardait une mine sévère termina sa démonstration d’autorité.

« Tu montes dans ta chambre, et tu y restes jusqu’à nouvel ordre ! »

Matthias ne se le fit pas dire deux fois (la règle « on ne répète les choses qu’une fois! » continuant à faire son chemin dans sa jeune tête).

En bas, on pouvait entendre les sanglots du bonhomme jusqu’à ce que le silence règne de nouveau en maître. Mon mari s’assit et me dit d’une voix tranquille :

« Tu as entendu son explication ? »

« Oui, ça avait l’air tout naturel pour lui de faire ce choix… »

« Tu sais, je crois que j’aurais préféré de l’arrogance pour justifier cette fessée… » soupira-t-il, en se relevant.

« Ah ? Et pourquoi ? »

« Eh bien, parce qu’il est plus facile de sévir face à une franche rébellion, mais avec lui… avec ce genre de raisonnement réfléchi… et seulement à 6 ans… »

« Oui ?… »

« Eh bien, ça promet ! »

Sur ce, il monta l’escalier d’un pas lent. Je l’entendis parler sans vraiment distinguer les mots. La voix était basse, calme. Notre garçon lui répondait à mi-voix également. Perplexe, je montai à mon tour et retrouvai le papa assis sur le bord du lit, Matthias blotti en boule dans ses bras. Mon mari le berçait doucement, le menton posé sur sa tête. Je fondis de tendresse.

Ruka

Son père avait vu juste, ça promettait ! Chaque fois qu’un cas litigieux se présentait, Matthias se défendait avec des explications franches, argumentées (à l’échelle d’un enfant bien sûr…) sans la moindre insolence ou le moindre défi. C’était devenu la quasi marque de fabrique de notre fils. C’en était même déconcertant !

Pour ma part, je venais de comprendre que tout ne serait pas aussi simple dans l’éducation de notre enfant. Au cours de ces années, je pris progressivement de l’assurance, et si au fond mon garçon apprenait la vie, moi, j’apprenais ce qu’est le devoir d’un parent.

Ce ne fut pas la plus sévère fessée déculottée que reçut notre garçon, tant s’en faut. Par ailleurs, la règle « toute faute valant double peine Papa/Maman », mit du temps à entrer en usage, et le martinet en relais ou complément de la fessée manuelle ne fit son apparition à la maison que trois ans plus tard.

Illustr. 2) Kyovan – 1,3&4) T-Big – 5) Ruka

22 commentaires »

  1. Marco dit :

    Bonjour Lucie,
    Merci de ne pas nous faire « languir » en ne tardant pas à raconter les fessées que vous et votre mari a avez administrées.
    Merci aussi pour votre franchise.
    On découvre dans ce prologue que l’histoire de Matthias ainsi que la vôtre ne sont pas banales.
    Ce n’est pas évident de se construire en étant « trimbalée » de famille en famille d’accueil, heureusement certaines ont su vous stabiliser et vous donner de l’affection.
    En construisant précocement un foyer alors que vos études étaient loin d’être terminées cela n’a rien arrangé et malgré cette donne défavorable votre esprit de débrouillardise ainsi que le rôle tuteur de votre compagnon ont permis une ébauche bien engagée.
    Il semblerait que votre fils ait bien hérité de vos gènes car vous êtes douée et Matthias me paraît être un surdoué.
    N’ayant pas eu d’enfants mon avis s’est forgé sur ce qu’exprimaient ceux qui en avaient (connaissances, amis et cousins) ainsi que sur mon expérience réduite de garde d’enfants.
    J’ai souvent rongé mes freins pour me retenir d’infliger gifles ou claquées postérieures aux chenapans dont j’avais la surveillance.
    On sentait dans les années 80 un vent de liberté et de bienveillance qui commençait à ringardiser la fessée, aussi que j’usais au maximum de la compréhension et de la pédagogie pour leurs faire comprendre leurs bêtises ou insolences, mais cela m’épuisait et j’étais bien content de les « rendre » le soir à leurs parents. Bon débarras les petits diables ! Une bonne fessée eut été bien plus simple et rapide mais je n’osais répéter ma propre expérience même si certains parents ne s’en privaient pas et m’en avaient donné la possibilité.
    Je me rappelle en particulier de deux enfants, une fillette et un garçonnet du genre de votre fils. Leurs grosses bêtises, commises sans méchanceté étaient si ingénument argumentées que j’en étais tout désarçonné, ne pouvant que leur donner « l’absolution » et les suivre tendrement.
    Secrètement je les admirais et me sentais submergé, presque dominé par leurs capacités prodigieuses. Face à un bout de choux comme Matthias c’est sûr je n’aurais jamais pu le fesser !
    Du reste, votre fils me rappelle un trait de caractère que j’avais enfant qui consistait à vouloir réussir coûte que coûte, un défi et je prolongeais, me mettant à l’écart parfois pour continuer contre ce qui me résistait. On m’a cherché partout, la suite, un peu comme lui, se soldant par pertes et fracas pour mes fesses !
    Mais cet individualisme sauvage a été souvent mis sous le boisseau par les adultes, pour me faire adopter l’attitude d’un semblant de conformisme.
    Avec une vie bien consommée je regrette de ne pas m’être lâché plus car même mon rôle d’enfant « sage » n’a pas réussi à m’épargner force fessées.
    En m’affirmant davantage peut-être aurais-je mieux réussi ?…

    marco
    Cordialement.

    Marco

    • Lucie dit :

      Bonjour Marco,
      Merci pour votre retour et votre analyse pertinente du caractère de l’enfant. Comme je comprends votre difficulté à sanctionner cette fillette et ce garçon ! En aucun cas, avec ce genre de nature, la fessée ne peut « remplacer » la pédagogie et le dialogue.
      Dans le récit que vous avez lu, il y a évidemment eu un « après ». Le dialogue bien sûr, car quel aurait été la leçon sinon ? La persévérance, c’est une bêtise ? Non, il fallait absolument que notre garçon comprenne que la fessée sanctionnait sa désobéissance, non pas sa persévérance. C’est pour cette raison que son père lui proposa, pour leur balade dominicale, d’aller au terrain de basket municipal. S’acharner pour y arriver, oui, pas de souci… mais pris sur les heures de temps libres et avec l’autorisation de le faire. Nous lui donnions la possibilité de faire ce choix, pour le prochain obstacle qu’il rencontrerait : soit il suit le règlement et nous parle de son défi. Dans ce cas, nous l’aidons à résoudre la difficulté. Soit il n’en fait qu’à sa tête en se fichant des règles, mais il assume ce choix…
      Sans cet aspect de l’éducation, je pense qu’on tombe dans ce piège que vous regrettez tant. Celui de « forger » un enfant « conforme ». Pour ma part, il aurait été hypocrite de vouloir annihiler la persévérance, l’humour, la témérité ou l’empathie de Matthias (sachant que ce sont les motifs de ses plus grosses bêtises). Il s’agissait plus de le canaliser. Il y un temps pour tout, et une manière de faire les choses.
      Il est regrettable que vous ayez vécu votre éducation comme un conditionnement, un formatage à la conformité. À plus forte raison si votre postérieur n’a pas été épargné en « rentrant dans les rangs ». Peut-être ne devriez-vous pas regretter de ne pas vous être affirmé davantage. Cela aurait pu être perçu comme du défi et non de la persévérance.
      Du coup, je m’interroge : si votre rôle d’enfant sage ne vous a pas épargné les fessées, pour quels motifs les receviez-vous ?
      Cordialement,
      Lucie

      • Marco dit :

        Lucie, je suis touché par votre réponse.
        Je ne vous « imposerai » pas la lecture de mes récits sur ce blog qui vous permettrait de cerner quel type d’enfant j’étais. En résumé je devais être indolent, têtu, un peu trop affirmé avec mes cousins lors des vacances et « légèrement » susceptible. (A part ça, j’étais sage… comme une image !)
        En repensant à votre apprentissage des méthodes éducatives, cela me fait penser à une image d’un peintre-illustrateur américain Norman Rockwell qui montre une maman assise sur une chaise, sa fillette en travers de ses genoux, en train de compulser un livre posé sur son dos qu’on imagine être un recueil de recommandations pour bien appliquer la fessée.
        Vous devriez le trouver facilement sur le Net.
        Cordialement.

        marco

      • Marco dit :

        Ps : ce n’est pas pour me moquer que j’ai pensé à cette illustration mais pour souligner les errements qu’on éprouve parfois dans ces moments-là.
        Vous exprimez clairement les écueils à éviter pour pouvoir éduquer dans un bon chemin et juste milieu.

        marco

  2. Emilie dit :

    Merci beaucoup ma chère Lucie pour ce magnifique récit !
    Nous attendons les suivants…
    C’est vrai que ça ne devait pas être évident de décider d’appliquer la fessée déculottée, Matthias était si sincère et gentil… Et pourtant ! Je pense que le Papa a bien fait de marquer le coup !
    Bisous d’Emilie.

    • celine1978 dit :

      Je ne sais pas si tu es déjà maman, Emilie, mais je peux te dire que la décision de donner une fessée est difficile à prendre, surtout la première fois. Pour la toute première, je faisais la « morale » à mon fils quand son papa a dit « tu ne penses pas qu’il faudrait lui donner la fessée ? »… Ça fait bizarre. Par la suite, ce n’était pas non plus évident de décider si c’est une petite fessée (par-dessus la culotte) ou une grosse (sur les fesses nues).

      • Lucie dit :

        Bonjour Emilie et Céline,
        Je suis parfaitement d’accord avec Céline. C’est évidemment difficile, surtout avec ce genre de caractère. Je dois admettre que dans ce type de bêtises, le papa était bien plus sévère que moi. A l’inverse, quand le côté téméraire du garçon s’est développé au point de le mettre en danger (ce qui est arrivé très souvent…), c’était plutôt ma réaction qu’il appréhendait. La colère est un sentiment que je maîtrise très bien, d’autant que le comportement de Matthias ne l’attisait pas. Mais la peur pour lui, c’est pas la même histoire…

      • Emilie dit :

        Coucou Céline !
        Non, je ne suis pas encore maman… Mais j’imagine bien que ce ne doit pas être évident de prendre cette décision !
        Pour moi, vu du côté de la personne fessée, je pense que si la fessée est appliquée à bon escient, elle est bien comprise par la « victime » !! En tout cas pour moi, je n’ai jamais trouvé que les fessées que j’ai reçues sur mes fesses toutes nues aient été une injustice !
        Merci de ton partage Céline, gros bisous d’Emilie.

      • Stéphanie dit :

        Bonjour Céline.
        Je ne me souviens plus vraiment de mma première fessée, mais ma mère n’a eu aucun mal à prendre le pli. En fait elle avait parfaitement compris comment je fonctionnais, étant plus sensible à la honte qu’aux claques elles-mêmes. Donc pas de différence entre petite et grosse fessée : c’était la fessée déculottée, quel que soit le lieu et quelles que soient les personnes présentes et mon habillement à ce moment-là.

        • Jean Philippe dit :

          Bonjour Stéphanie,
          Je me souviens de toutes mes fessées d’enfance et, particulièrement, celles qui me furent administrées en public. J’étais sidéré par la vélocité et la dextérité de Maman pour me mettre les fesses à l’air. Lorsqu’elle me relâchait, j’avais à la fois un sentiment de honte et de vulnérabilité face aux personnes présentes. Je me laissais rhabillé tel un tout petit garçon.
          Amitiés.
          Jean Philippe

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Lucie. Votre récit est émouvant. Vous avez du mérite d’avoir réussi votre vie en dépit des conditions que vous avez vécues dans votre enfance. Et plus encore d’avoir élevé votre enfant comme vous l’avez fait : une éducation stricte mais heureuse. Vous avez avec votre époux réussi à élever Matthias avec des règles de conduites bien précises : la double peine et, quand il le fallait, le martinet. Et tout cela avec beaucoup d’amour pour votre fils. Félicitations. CLAUDE.

  4. sophiekm dit :

    Merci Lucie pour tes confidences de maman car souvent ce sont plutôt les adultes qui racontent leurs fessées d’enfance sur le blog. Oui, l’apprentissage de la fonction de parents aimant est difficile pour faire régner l’autorité ou gérer tout simplement l’éducation. Nous sommes des adultes impatients d’en savoir plus sur l’application de la double peine selon je pense la formule « tu vas voir quand ton père rentrera ! » voici un avant-goût. Et qui a eu l’idée du martinet ? Ton mari a-t-il connu cette éducation ? Au plaisir de te lire.

    • Lucie dit :

      Bonjour sophiekm,
      Le martinet est une idée de mon mari, qui, en effet a connu cette éducation. Je n’ai jamais utilisé cette fameuse formule de menace pour la double peine. Il se trouve que le papa s’enquérait tous soirs de la journée du garçon. Donc forcément, si problème il y avait, c’était beaucoup moins convivial que le reste du temps…

      • sophiekm dit :

        Merci Lucie.
        Cela me rappelle un collègue qui appliquait le même principe le soir en rentant à la maison. Il demandait comment s’était passée la journée avec les enfants. Il en avait 5 et était fervent adepte du martinet. Il disait que très souvent celui-ci était alors à l’œuvre. Etant parfois en déplacement une semaine, je suppose que la maman prenait alors le relais pour maintenir la discipline sans parler du retour du papa qui pouvait être douloureux pour certaines paires de fesses !

      • Seb dit :

        Bonjour Lucie,
        Il me semble que votre mari a eu tout à fait raison de punir votre fils d’une déculotté. La désobéissance envers sa maîtresse la méritait amplement. Même si l’acte de Matthias semble raisonné, il devait écouter sa maîtresse qui a toute autorité sur lui et est responsable de sa sécurité. Que serait il arrivé s’il s’était blessé hors surveillance ? Il est clair qu’il devait être puni et quelle meilleure punition qu’une fessée déculottée comme j’en ai longtemps reçu et qui marque bien la limite à ne pas franchir ? Concernant la double peine, j’ai été élevé ainsi et j’y aurais été favorable. Le papa qui s’explique avec son fils chaque soir et qui punit, voilà un attitude juste et bénéfique. Un papa qui a été élevé au martinet connaît à posteriori les bienfaits de ce type de punition.

  5. Jean Philippe dit :

    Merci Lucie pour ce récit si bien ficelé.
    Votre passé en famille d’accueil vous a laissé des souvenirs pas toujours gais, mais la rencontre de votre conjoint a tout changé et la venue de Matthias (2 t) fut une grande joie à vous lire.
    Vous avez su l’élever du mieux possible dans l’amour. L’amour pour un enfant, c’est le choyer, le câliner et aussi le gronder si nécessaire et c’est ce que vous avez fait.
    Pour ma part, je suis père de 3 enfants nés entre 1979 et 1986. Avec mon épouse, nous les avons élevés de façon stricte mais aimante et la fessée était le moyen de punition qui suppléait parfois au dialogue quand il ne suffisait pas.
    Mes enfants n’en ont pas souffert du tout, bien au contraire ! Aujourd’hui, mes 3 enfants mènent une vie épanouie, sont eux-mêmes parents et élèvent leurs enfants dans l’amour. Chez eux, la fessée perdure toujours et c’est bien ainsi.
    Cordialement,
    Jean Philippe

  6. Chris B dit :

    Bonjour Lucie,
    Merci pour le témoignage de la première fessée de Matthias qui a pu peut-être lui paraitre injuste si j’en crois les faits reprochés. Son raisonnement tient debout : il voulait mieux apprendre à jouer au basket. Peut-être aussi qu’on ne lui avait jamais dit qu’il fallait apprendre ce que la maîtresse dirait, donc lui obéir. Sa logique était fondée.
    Si Matthias expose toujours une logique pour expliquer des bêtises, nous attendons les suivantes. Concernant sa première fessée, il avait raison. En revanche, voyons si tel sera le cas pour les fessées qu’il aura reçue par la suite, notamment avec l’usage du martinet…
    Merci Lucie.
    Chris B

  7. Lucie dit :

    Bonjour Chris B,
    Je suis à moitié de votre avis. Matthias savait qu’il devait écouter la maîtresse. Cela ne s’est pas passé dans les premières semaines du CP, et en maternelle déjà la notion était acquise. C’est d’ailleurs parce qu’il faisait une bêtise qu’il se cachait.
    Ceci étant, il n’arrivait pas à comprendre « pourquoi » c’était une bêtise, et je pense aussi qu’avant d’en parler ensemble, il a dû trouver cela injuste. On va à l’école pour apprendre, et on doit écouter la maîtresse, mais quand c’est incompatible on fait comment ?
    De mon point de vue, il avait tort. Mais en effet, son raisonnement tenait parfaitement la route.

    Merci pour votre opinion
    Lucie

  8. CLAUDE dit :

    Bonjour LUCIE. Je suis ému par votre récit. D’abord parce que, orpheline et malade, vous avez réussi à former un couple aimant. Vous avez même éduqué un enfant, un garçon. Vous nous montrez votre cheminement difficile mais incontournable pour bien l’ élever : »le devoir d’être parent ». Cette fessée votre fils l’avait méritée .Mais vous avez dû, votre époux et vous, vous faire quasiment violence pour la lui donner. Permettez-moi de saluer cette louable attitude. Amicalement. CLAUDE.

  9. Lucie dit :

    Mon cher Marco, votre commentaire me trouble au point qu’il m’a fallu plusieurs jours pour vous répondre…
    De tous les commentaires que j’ai pu lire jusqu’à ce jour, je trouve les vôtres empreints d’une empathie, d’une sensibilité même, mais surtout d’une fine compréhension de vos prochains telles qu’il est rare d’en trouver avec de simples écrits (sans le ton, sans l’approche comportementale, c’est admirable).
    Vous avez tellement bien cerné la plupart des aspects de l’éducation qui a été la mienne, et surtout celle de mon garçon, qu’il est difficile pour moi d’entrevoir le moindre rapprochement avec cette illustration de Rockwel l
    Je ne le prends en aucun cas comme une moquerie, rassurez-vous. Seulement, la maman de cette illustration est si conventionnelle, si clichée, si… déshumanisée ? Il est vrai que ma compréhension de la psyché humaine s’est faite tardivement et difficilement, mais pas de cette manière. Pas plus intelligemment, je dirais, plus bêtement au contraire. J’ai appris la vie de manière simiesque en quelque sorte. J’ai littéralement « singé » les personnes que j’admirais (éducateurs, parents d’accueil parfois, voire médecins ou infirmiers !
    Mais en tant que personne enseignant encore parfois à l’université, il m’arrive de rencontrer des gens qui me donnent des cours de sciences parce qu’ils ont lu un article dans un magazine… Jamais je ne me serais appuyée sur ce genre d’ouvrage pour traiter un humain, et encore moins mon fils !
    J’apprécie énormément vos commentaires de manière générale, il y a du sens et de la finesse. Je veux bien que vous m’expliquiez en quoi je vous fais penser à cette femme de Rockwell. Et j’aimerais aussi que vous me donniez les titres de vos récits, afin que je tente de comprendre ce jeune marco ;) , qui aurait tant craint d’être élevé sous mon toit.
    Au plaisir de vous lire… et au plaisir de nos échanges.
    Chaleureusement, Lucie

  10. Marco dit :

    Bonjour Lucie,

    Je découvre votre réponse aujourd’hui, dont je vous remercie, mais elle me met mal à l’aise car je regrette de vous avoir fait tant d’effet.
    Je suis très touché par vos appréciations (cela va être dur de rester à la hauteur) aussi je vais vous lister mes récits en espérant ne pas en oublier.
    Quant à la comparaison avec la femme peinte par Rockwell je préfèrerais, si vous m’y autorisez, un petit délai pour vous le dire afin de tenter d’éviter un impair.

    Voici donc mes récits, dans l’ordre alphabétique :

    1/Avec ma prof de dessin, pas besoin de dessin
    2/Douches froides et fessées mouillées
    3/Etés à la campagne, la maison abandonnée et les fessées aux orties
    4/Fessées de collégien de la 6ème à la 3ème
    5/Fessées d’écolier -1ère à 5ème partie
    6/Fessées d’enfer à la salle de bains
    7/Ma prof de dessin fesse un copain
    8/Mamie gâteau ou Mamie fouettarde
    9/Mamie gâteau ou Mamie fouettarde -suite
    10/Mes fessées au CM2 -1ère et 2ème partie
    11/Pas de mais chez ma Tantine
    12/Petite fessée du soir
    13/Souvenirs en déculottages et fessages
    14/La fessée comme mode de prévention

    Je redoute toutefois ce que vous allez penser du jeune marco. :-) Il a déjà un lourd passif et pourtant je n’ai pas tout raconté ! Il y aurait aussi mes nombreux commentaires à différents récits qui permettraient de me cerner (certains étant de mini récits) mais les retrouver serait difficile.
    Bonnes lectures et surtout bon courage !

    marco

  11. Marco dit :

    Bonjour Lucie,

    Afin de ne pas vous faire languir et sans attendre votre éventuel assentiment pour le petit délai (c’est peut-être un tort d’agir ainsi) je préfère répondre maintenant à votre question sur la gravure de Norman Rockwell.
    Je vous présente ici devant tout le monde mes plus plates excuses pour cette illustration inappropriée.
    J’ai voulu faire étalage de mes « connaissances artistiques » et voilà le résultat : je sème le doute et l’ambiguité.
    Nul besoin de guide en la matière, vous avez appris par vous même et en vous inspirant de personnes de confiance.
    J’en connais un qui à qui un petit stage sur les genoux de l’inconnue de Rockwell serait encore profitable…..

    Marco

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