La fessée appliquée

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Chez moi ou à l’école, une même règle : la double fessée

Murlo 17

Par Séb.

Et une règle universelle… Quand j’étais puni à l’école, et pour quelque motif que ce fût, mes parents doublaient systématiquement  la mise. Ce fut encore plus vrai avec la maîtresse que j’eus au cours moyen en CM1 et CM2 dans les années 70.

Cette maîtresse était réputée pour ses qualités de pédagogue et aussi pour sa sévérité.

Si on lui désobéissait ou commettions des bêtises, elle n’hésitait pas à nous tirer les oreilles ou les cheveux et, de surcroît, elle administrait volontiers des fessées déculottées.

Je dois préciser qu’elle ne le faisait qu’avec l’approbation des parents souvent demandeurs, notamment les miens qui étaient très favorables aux châtiments corporels dans mon éducation de garçon. Du reste, nous étions assez nombreux à recevoir la fessée et le martinet à la maison.

Quand elle devait fesser l’un de ces élèves, la maîtresse ne manquait pas de se vanter de ces autorisations.

La première fois qu’elle m’a puni pour m’avoir surpris à copier sur mon voisin pendant une composition est resté gravé dans ma mémoire.

Elle est passée dans les rangs, et arrivée à ma hauteur, elle m’a saisi par une oreille en la pinçant très fort. Je me souviens de la chaleur qui s’est emparée de mon visage. Je devais être rouge comme une pivoine tant j’avais honte d’être ainsi exposé aux regards de tous. (Je rougissais très fort à l’époque).

Elle continua à me tirer l’oreille jusqu’à me faire lever de mon pupitre. Je pensais alors qu’elle allait me pousser sur le devant de la classe pour me faire subir la fessée déculottée comme elle l’avait fait à certains de mes camarades. Au lieu de cela il s’ensuivit une leçon de morale plutôt humiliante mettant en avant la gravité de ma faute qui, estima-t-elle, aurait dû me valoir la fessée.

Finalement, elle prit mon carnet de correspondance en mentionnant le motif de ma punition convertie en lignes à copier pour le lendemain et à faire signer par mes parents :

« Quand je triche en copiant sur mon voisin, je mérite une sévère punition. »

En fait, je compris qu’elle m’épargnait la fessée parce qu’elle n’avait pas demandé l’autorisation à mes parents au début de l’année. Mais avec ces lignes à copier et le mot sur le carnet, elle escomptait sans doute l’obtenir. Mon soulagement fut donc de brève durée car je savais que, de toute façon, avec un tel carnet ça allait « barder » à la maison.

À la fin de la classe, à 16 heures 30, la sonnerie retentit et la maîtresse me fit signe de venir à son bureau. Mon cœur se mit à battre plus fort encore. Avait-elle changé d’avis ?

« Je vais t’accompagner jusqu’à la sortie pour discuter avec ta mère, tu ne vas pas t’en tirer comme ça ! » me signifia-t-elle.

Elle me reprit par une oreille et m’entraîna sans ménagement jusqu’à la sortie, me laissant haletant et rouge de honte devant le parterre de mamans qui attendaient devant l’école.

En nous apercevant, le visage de ma mère prit une expression de colère. Sans relâcher mon oreille, la maîtresse exposa mon mauvais comportement et précisa que si cela avait été un autre élève, il aurait reçu une fessée.

Elle et ma mère discutèrent un bon moment de mon cas et ma mère approuvant sa méthode, regretta de ne pas avoir su qu’elle aurait dû lui donner l’autorisation parentale. Cependant, je ne perdais rien pour attendre car « j’allais passer un sale moment en rentrant à la maison ».

Bien entendu, je savais ce qui m’attendait et ma maîtresse n’ignora plus désormais que mes fesses avaient régulièrement rendez-vous avec la main de l’un de mes parents ou le martinet. J’écoutais tout penaud, la tête baissée et probablement plus rouge de honte que jamais.

Les deux femmes ayant pris congé l’une de l’autre, ma mère prit le relais en m’empoignant par la même oreille qui me semblait être en ébullition, et tout en me faisant la morale sur le chemin du retour, elle me confirma que j’allais être sévèrement corrigé.

Elle me traîna ainsi jusqu’à la maison. Une fois arrivés, elle me poussa au salon sans dire un mot, baissa mon bermuda et mon slip jusqu’à mes chevilles. Puis, mes fesses complètement dénudées, je me retrouvai affalé en travers de ses genoux.

La fessée commença par des séries de claques explosives, alternant fesse gauche, fesse droite, haut des cuisses à droite puis à gauche, tout cela avec une dextérité bien huilée. Quand elle constata que fesses et cuisses avaient atteint le degré de cuisson voulu, et que je pleurais plus des larmes de crocodile, elle me fit relever et m’indiqua le coin sans me laisser me reculotter :

« File au coin ! À genoux et mains sur ta tête ! Tu vas attendre ton père ici. »

Une bonne heure après au moins, mon père arriva. Ma mère lui expliqua en détail la punition à l’école. Il entra dans une fureur dont seul lui était capable. Il marcha vers moi, me prit par l’oreille, me fit de nouveau la morale et me promit une déculottée comme je n’en avais encore jamais reçue si je récidivais. Il m’envoya ensuite dans ma chambre copier les 100 lignes qu’avait ordonnées la maîtresse avant le dîner. Comme je n’avais pas terminé à l’heure du coucher, mon père écrivit sur mon carnet :

« Je vous demande de doubler la punition car Sébastien n’a pas pu finir ses lignes. Vous avez notre autorisation pour le corriger à votre convenance en cas d’indiscipline de sa part. »

Le lendemain, je peux vous dire que je filais droit au petit déjeuner. Au moment où ma mère se préparait pour m’accompagner à l’école, elle ouvrit le tiroir où elle rangeait le martinet. Mon cœur ne fit qu’un tour dans ma poitrine.

« Ta punition n’est pas finie. Hier ce n’était un qu’avant-goût » annonça-t-elle.

Ce matin-là fut une première de ce qui devait se renouveler souvent par la suite : ma mère me conduisit à l’école martinet en main. Passer dans les rues fut très pénible, mais j’atteignis le summum de la honte à notre arrivée devant l’école où d’autres élèves dont mes camarades de classe se présentaient avec leur mère ou leur père.

Ma mère rapporta à la maîtresse de quelle façon j’avais été corrigé la veille et en complément, lui fit une recommandation :

« Je souhaite que vous punissiez Sébastien devant toute la classe ce matin pour son comportement d’hier. Sachez qu’avec mon mari nous sommes favorables aux fessées déculottées et au martinet. Vous trouverez notre accord écrit dans son carnet. N’hésitez pas à le corriger s’il le mérite. »

À voir son sourire de satisfaction, la maîtresse semblait ravie de cette recommandation.

Lorsque tous les élèves furent assis, la maîtresse prit la parole pour exposer la situation à toute la classe :

« Vous savez qu’hier après-midi, j’ai puni Sébastien de 100 lignes à copier. Ses parents ont jugé cette punition insuffisante, et il a reçu une sévère correction chez lui. Comme il n’a pas terminé ses 100 lignes, sa maman m’a demandé de le punir plus sévèrement ce matin devant vous. C’est ce que je vais faire sans attendre. »

Unknw

Elle m’ordonna de la rejoindre à son bureau puis de baisser mon short et mon slip. Puis elle plaça sa chaise face à la classe et me coucha sur ses genoux. Je reçus alors une fessée déculottée comme elle avait l’habitude de le faire avec d’autres élèves. Les claques crépitèrent durant des minutes qui me parurent une éternité tandis que je serrais mes lèvres pour ne pas montrer aux autres que cette seconde fessée me faisait très mal.

Ensuite, elle me raccompagna à mon pupitre sans m’autoriser à me reculotter et je dus poser mes fesses bouillantes sur ma chaise jusqu’à la récréation.

Quel souvenir ai-je de ces périodes ? J’ai continué à recevoir des punitions déculottées jusqu’à assez tard, mes parents restant persuadés que c’est la meilleure méthode d’éducation. Ils estimaient que la fessée est une bonne chose en elle-même et surtout que la honte qui l’accompagne quand elle est administrée en public devant des camarades, des amis ou la famille est un grand bienfait. C’était ainsi.

Illustr. : 1) Murlo – 2) Sassy

44 commentaires »

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  1. Seb dit :

    Merci pour votre commentaire que je n’avais pas vu le 31 août dernier. En parlant de double punition, je pouvais avoir droit en certaines circonstances à la fessée déculottée suivie d’une fouettée au martinet. Comme vous je pense que c’était une excellente méthode d’éducation. Et je conviens de dire que les punitions reçues à l’école devant toute la classe étaient bien les plus retentissantes pour moi. Ma mère ayant été éduquée selon ces principes le savait bien et fut intransigeante dans leur application.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Seb,

      Ayant été scolarisé en primaire dans les années 60, j’ai connu bien évidemment la double peine ; fessée déculottée par mes institutrices doublées par celles de ma mère.
      Je suis reconnaissant de l’éducation stricte que j’ai reçue, bien que parfois j’aie ressenti pas mal de honte, surtout lorsque j’étais puni devant tous mes camarades. Maman ne m’épargna pas jusqu’à mes 15 ans révolus ou je pris enfin conscience que la fessée, ça serait définitivement derrière moi.
      Cordialement,
      Jean Philippe

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Seb. Pour moi aussi c’était la double peine. Je ne rabâcherai pas le rôle que tenait le martinet. Des lecteurs et lectrices pourraient en déduire que j’aurais développé une « addiction » au martinet ! Évidemment c’est loin d’être le cas. Je craignais trop ces châtiments au martinet pour développer une quelconque envie de le recevoir ! Où va donc se nicher l’imagination fertile de certains lecteurs de ce blog ? Il faut des préjugés malsains pour porter de telles insinuations ! Amicalement. CLAUDE.

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour SEB. En lisant votre récit, je mesure la chance que j’ai eue d’aller à l’école dans un petit village très puritain. Bien sûr les châtiments corporels, le martinet surtout, n’ont pas été absents dans mon éducation; tant s’en faut! Mais je n’ai jamais connu la honte d’être corrigé en public. Pas plus à l’école que partout ailleurs. Peut on alors parler de « double peine »? Oui et non. Les seules punitions scolaires se bornaient à d’assommantes lignes, ce qui était loin d’avoir l’efficacité d’une bonne fessée paternelle ou d’une sévère fouettée au martinet sur mes fesses et mes cuisses nues. Amicalement. CLAUDE.

    • Julie19 dit :

      Bonjour Claude,
      Si les lignes à copier étaient suffisantes pour vous faire entendre raison, alors pourquoi allez chercher pire ?
      Le but d’une punition est de faire rentrer le fautif dans le rang. Et puis, la gravité de la faute me semble importante quant à la détermination de la punition.
      Dans mes textes, je n’ai témoigné que des plus grosses fautes réalisées, par contre, il y en a eu d’autres qui m’ont valu des privations de sorties avec les copines, de télé, de rester confinée dans ma chambre, en plus de la soupe à la grimace de la part de mes parents !
      Pour les fautes mineures que j’avais commises, c’était dissuasif. Il n’y avait pas besoin de plus à ce moment-là.
      Ce que je veux dire, c’est que les punitions, ce n’est pas du forfaitaire, « la fessée quel que soit le cas ». Il y a une échelle de valeurs… Voyez-vous ?
      Dans beaucoup de commentaires, je sens que les auteurs dirigent les débats vers le « tout doit être résolu par la fessée », mais ce n’est pas un bon axe d’éducation. C’est ma vision des choses, à présent que je ne suis plus une ado « tête en l’air », car en y repensant, les fessées, je m’en serais bien passée.
      Amitiés.
      Julie.

      • Marco dit :

        Tout à fait d’accord avec vous Julie, tout ne peut pas être résolu par la fessée, (et ne peut plus l’être du moins officiellement puisque celle-ci est devenue hors la loi). Mais n’user que de la panoplie des punitions « douces » suffira-t-il à assagir les gamins et ados d’aujourd’hui ? Faire preuve de pédagogie est louable mais, sans cet épouvantail que constitue la fessée il est permis d’en douter.
        Cordialement.

        marco

        • Julie19 dit :

          Bonjour Marco.
          Je voudrais nuancer mes propos. Je n’ai jamais envisagé que la méthode douce. Par moments, lorsque la méthode douce n’est plus suffisante, il faut passer à la vitesse supérieure. Mes parents l’avaient compris et je me souviens très bien des séances de remise sur les bons rails.
          Aujourd’hui, de toute façon, il faut user et abuser de méthodes alternatives à la fessée, celle-ci étant proscrite.
          Mais, encore une fois, ça dépend de l’enfant et de la méthode d’éducation des parents. Je m’explique : en laissant tout faire, l’enfant déviera de plus en plus, jusqu’à faire n’importe quoi. C’est ce qui arrive lorsque les limites ne sont pas clairement définies. Si de grosses bêtises sont faites, il faudra rapidement et brutalement remettre l’enfant ou l’ado dans le bon chemin et l’affrontement aura lieu, du genre : « Pourquoi m’interdit-on alors qu’avant tout était possible et permis ? ».
          Dans ce cas, seule la « répression » pourra contraindre à changer d’attitude, plutôt que de raisonner et à ce stade, la fessée est impérative (et que dans ce cas).
          Je verrais une autre raison où la fessée doit être envisagée, c’est le cas où l’enfant ou l’ado se bute ou s’entête. Là, le laxisme n’est pas en cause, c’est plus la personnalité de l’ado qui est en cause (exactement mon cas étant adolescente). Dans ce cas, la fessée est là mon sens la seule façon de redresser la barre avant le naufrage…
          Bref, pour moi, la fessée signe une sorte d’échec d’éducation ; quelque chose qui n’a pas fonctionné ou qui n’a pas été compris et que seule la méthode brusque peut changer.
          Dans ce que je dis, je ne mets en cause personne, ni les parents, ni les ados. L’apprentissage de la vie est complexe et le mélange entre sévérité et tolérance est à doser au milligramme près, selon la personnalité de chacun.
          Amitiés.
          Julie.

  4. Seb dit :

    Bonjour Claude,
    Merci pour votre commentaire. C’est vrai le type de punition varie d’une famille à une autre et d’une école à une autre.
    J’étais dans une école de campagne où les punitions corporelles faisaient partie du commun des punitions. À l’époque, tirer les oreilles, les cheveux, les joues, être déculotté étaient encore courant. Mon école primaire et mon collège étaient de plus très encadrées par des directrices, conseillers d’éducation, institutrices et professeurs particulièrement sévères !
    Mais j’ajoute que ces pratiques ont été fortement encouragées par mes parents et particulièrement ma mère, très adeptes des punitions corporelles et surtout de la mise en scène de celles-ci afin de me procurer le plus de honte possible. On peut dire que parents et corps enseignant fonctionnaient de concert et chacun prenait le relais de l’autre. En ayant reçu de très nombreuses punitions publiques, je peux dire que la honte est vraiment le ciment de la punition. J’étais devenu le puni favori du corps enseignant. A l’école primaire, nous avions un surveillant qui maniait les tirages d’oreilles de façon magistrale. Avec les encouragements de ma mère, j’étais devenu son puni favori. Combien de fois ai-je été tiré par l’oreille dans la cour et à la cantine ! Et cela durait un bon moment et ceci devant les autres écoliers qui me regardaient. Oreilles tordues et rougies avec force. Et tout le monde connaissait la grande sévérité de ma mère. D’ailleurs tout le monde la félicitait pour sa rigueur.
    Au plaisir de vous lire.

  5. Marco dit :

    Bonjour,
    Grâce aux interventions réitérées de Claude je redécouvre ce récit de fessées scolaires et des contrecoups domestiques qu’elles occasionnaient. Permettez-moi de rajouter une petite contribution aux commentaires instructifs déjà présents.
    D’abord pour signaler en simplifiant que ce qui est arrivé à Seb, avec la leçon de morale mortifiante de sa maîtresse parmi ses camarades suivie par le cheminement du coupable jusqu’à l’entrée de l’école où toutes les mamans attendent la sortie, puis la « fessée maison » qu’il reçoit de sa maman au domicile, puis encore de la remontée de bretelles paternelle assortie de la centaine de lignes à copier, et le lendemain enfin, le retour à l’école accompagné par sa maman qui l’accompagne martinet en main martinet bien visible et l’assentiment aux déculottées scolaires concrétisées par celle que lui octroie illico presto son institutrice en se plaçant bien en vue de toute la classe… Sans chipoter, en calculant bien, ça donne bien une quadruple peine !
    Vous me direz que quand on aime on ne compte pas, mais cela commence à faire beaucoup pour une seule faute. Néanmoins, je ne critiquerai pas ces méthodes car il est trop tard pour le faire, de plus elles étaient dans l’air du temps, et aussi parce que, les ayant moi-même subies, j’ai bien connu ces ribambelles d’actes punitifs.
    Du moins pourrait-on dire que pour la grosse faute, la grosse punition qui s’ensuivait était assortie de tout un cortège de punitions annexes qui la précédaient et la suivaient.
    Nonobstant ce qu’a dit Martine, le tirage d’oreilles ne constitue pas une punition en soi. C’est juste une technique de préhension infaillible permettant de venir à bout des plus coriaces pour leur imposer une posture idoine pour la correction.
    Je dirais que la maîtresse, forte de l’accord parental, a toutefois voulu marquer sa victoire en infligeant une double peine : après la fessée faire asseoir Seb fesses nues cuisantes et cramoisies et brûlantes jusqu’à la récréation paraît tout aussi pénible qu’une mise au piquet derrière nu.
    En ayant été aussi à maintes reprises puni de cette manière, je dois reconnais que ces pratiques, bien que fort déplaisantes sur l’instant quand on les subit, avaient du bon. Elles avaient l’avantage de donner du répit aux adultes qui avaient notre charge et refrénaient nos mauvais comportements.
    La menace de les rendre publiques agissait comme un repoussoir efficace. Cependant, pour éviter l’usure à force de la proférer sans être suivies d’effet, il convenait de les appliquer régulièrement pour démontrer leur pertinence, la honte étant un puissant adjuvant !
    Comme conclut Seb : c’était ainsi !
    Amitiés.
    Marco

    Notes en appendice
    Faire asseoir le puni sans le reculotter derrière nu sur sa chaise après une fessée sévère semble plus nettement plus efficace que la simple mise au piquet :
    1/la peau nue échauffée étant en contact permanent avec le siège, le fessier puni est alors exposé à la nouvelle douleur irritante que provoque chaque mouvement du puni, ce qui n’est pas le cas avec un postérieur reculotté.
    2/la « vraie fessée » est destinée à faire mal aux fesses. La pose fesses nues sur une chaise ne fait que prolonger sa cuisante application.
    3/ un surcroît de honte redoutable : le retour à son pupitre d’une démarche gauche en trébuchant dans la culotte et le slip emmêles aux chevilles est déjà assez ridicule sans compter le risque d’exposition frontale de l’intimité si chemise ou maillot sont trop courts pour la cacher.
    4/être assis fesses à l’air ne va pas de soi : posture inhabituelle et déjà peu confortable.
    Même si les fesses punies sont moins visibles qu’avec un piquet debout ou à genoux nez au mur, les camarades de classe ont durant ce laps de temps une vue imprenable sur l’intimité du puni qui déambule culottes aux talons.
    5/ concernant les bêtises les plus graves, la menace de recevoir une fessé déculottée à ne plus pouvoir s’asseoir, il est clair que le piquet fesses nues debout ou agenouillé se justifie pleinement.
    Ce ne sont que de petites remarques sur les effets de cette sorte de pénitence.
    Ce n’est pas Seb qui me démentira.

    Marco

    • Julie19 dit :

      Bonjour Marco,
      J’aime bien vos notes en appendice. C’est tout à fait vrai. Je me souviens des après-fessées où j’avais beaucoup de mal à m’assoir. D’ailleurs, je dormais sur le ventre la plupart du temps.
      Amitiés.
      Julie.

      • Marco dit :

        Merci Julie,
        ça prouve que l’on vous avait très bien fessée si les effets de celle-ci étaient une gêne pour s’asseoir. Etre forcée de dormir à plat ventre montre bien que la douleur était longue à s’estomper.
        Mais le « traumatisme » ne subsiste aujourd’hui qu’en souvenirs nostalgiques ?
        Amitiés.

        marco

        • Julie19 dit :

          Bonjour Marco,
          Les fessées étaient faites pour me remettre dans le droit chemin lorsque, lassés de me gronder, mes parents en avaient par dessus la tête de mes frasques, et ça tombait.
          Mais, « souvenirs nostalgiques », je ne pense pas, car je m’en serais bien passé de ces « remontées de bretelles ». Les idées qui me reviennent aujourd’hui de cette époque, sont plutôt sombres où la honte et la douleur ne faisaient qu’un lorsque je m’en prenais une. Je me pensais incomprise et que tout était fait pour me pourrir la vie, alors que ce n’était que moi qui étais en cause. Je n’étais pas facile à vivre, toujours prête à braver les interdits. Aujourd’hui, je suis tout le contraire.
          A posteriori, je me dis que ces corrections étaient un bien car j’aurais pu dévier davantage (peut-être ), si personne ne m’avait reprise en main.
          Amitiés.
          Julie.

          • Marco dit :

            Bien triste époques et moments difficiles que j’ai fait remonter à la surface de façon cavalière en vous interrogeant sur la nostalgie.
            Je partage votre ressenti quand vous vous pensiez incomprise et que tout se liguait contre vous-par moment c’est ce que j’éprouvais aussi.
            J’orienterai mieux mon humour pour ne pas vous blesser en disant que je vous vois plus en Caliméro qu’en vilain petit canard.
            Bref , une charmante luronne trop délurée que vos parents ont fermement recadrée.

            Bises de marco

          • Julie19 dit :

            Bonjour Marco,
            J’aime bien la comparaison avec le Caliméro et merci pour la « charmante luronne ». Tout ça était vraiment trop injuste…
            Amitiés.
            Julie

  6. Serge dit :

    Bravo pour la note de Marco en appendice !
    Pour ma part, je n’ai assisté ou été moi-même état l’objet qu’à des séances de piquet ‘une durée plus ou moins longue que ce soit à l’école ou à la maison. Je n’avais jamais songé que le renvoi à sa table d’un élève puni après une fessée déculottée sans l’autoriser à se reculotter était aussi pénalisant.
    Marco nous détaille fort bien la douleur et l’humiliation qui en découlent, ce le sera encore bien davantage si on oblige le puni à se déplacer dans la classe les fesses à l’air, pour venir au tableau par exemple avec la fameuse démarche gauche et trébuchante .
    Bravo à Marco pour cette brillante analyse.

    Cordialement .

    Serge

    • Marco dit :

      Houlala ! j’ai l’impression de lire les commentaires d’un prof me rendant ma copie ! Bah, c’est toujours ça de pris et bien mieux que de finir fessé sur l’estrade devant toute la classe puis de devoir s’asseoir comme il est dit dans l’appendice !
      Encore merci Serge.

      cordialement.

      marco

  7. Seb dit :

    Bonjour,
    Merci Marco pour tes commentaires très étayés sur les méthodes utilisées à l’époque. Méthodes destinées à rendre la punition la plus honteuse possible pour le puni que j’étais. Une sorte de cérémonial punitif qui permettait à la séance de punition de se prolonger dans la durée.
    Je suis d’accord sur le fait que le tirage d’oreille n’est pas une punition en soi. Cela permet simplement de mettre en condition le puni dans la démarche punitive à venir. Des tirages d’oreilles, j’en ai subi un grand nombre (institutrices, directrice, surveillants, prof de danse, parents, oncles et tantes, amies de ma mère) mais cela a toujours été le plus honteux lorsque cette préparation à la correction avait lieu en public. Je devenais rouge comme une pivoine, aussi rouge que mon oreille. Et ma mère en était très satisfaite.
    Mais dans mon cas le tirage d’oreille était aussi appliqué à la suite d’une fessée déculottée A l’école par exemple, après m’avoir donné la fessée, ma directrice me redressait en me tirant par une oreille, et sans la relâcher, me ramenait jusqu’à mon pupitre sans me permettre de me reculotter. La honte d’être reconduit ainsi par l’oreille en traversant le rang les fesses nues était d’une honte absolue. Mais le plus honteux après une fessée fut d’être mis au coin tiré par l’oreille, fesses à l’air, pendant minutes, puis d’être reconduit de nouveau par l’oreille jusqu’à ma place. Ce supplément de honte était effectivement réservé pour les fautes les plus graves. De plus, j’étais totalement certain de recevoir une nouvelle correction en rentrant à la maison. C’était une époque où punir avait un sens, c’est-à-dire un moment fort déplaisant et pénible pour le puni ressentant honte et douleur mêlées. Le cérémonial est particulièrement important. Je le répète, je me mettais toujours dans des situations plus ou moins scabreuses, ce qui justifiait pleinement mes corrections aussi sévères fussent-elles.

    • Marco dit :

      Ce qui est dit est dit. J’en reste bouche bée. J’étais à cent lieues d’imaginer toute cette adresse dans le tirage d’oreilles et qu’il ait été la clé de voûte universelle des pratiques disciplinaires de vos éducateurs familiaux ou institutionnels. Vous ne pouviez que vous pliez devant une telle « science ».
      L’aller-retour après votre déculottée scolaire me paraissant le summum puisque vous fûtes l’objet d’une double exposition du lieu du châtiment au coin puis de celui ci à votre place !
      Je me garderai donc bien de me plaindre de mes trois seules stations assises après une tornade de claques. Ce n’était que des échantillons !

      Cela dit, je vous rejoins Seb sur l’importance du cérémonial qui permettait de souligner la punition en cours.
      Ah, petite anecdote : les camarades d’une classe voisine de CM2 avaient une adepte du tirage d’oreilles. Comme cette maîtresse avait un souffre-douleur, ils avaient affublé leur malheureux copain du surnom de Spock, le capitaine extra terrestre du vaisseau spatial de Star trek qui avait des oreilles pointues.

      Encore merci Seb pour votre réponse,

      Cordialement

      marco

  8. CLAUDE dit :

    Bonjour SEB. Je ne peux que vous blâmer d’avoir copié en classe. Mais cette faute, si blâmable soit elle méritait-elle l’humiliante correction qu’elle vous a value ? Certes j’approuve votre maîtresse d’avoir informé vos parents de votre faute. J’approuve également la « double peine »dans son principe. Amicalemet.CLAUDE.

  9. Seb dit :

    Bonjour,
    Merci Marco et Claude pour vos commentaires.
    Effectivement, aujourd’hui, il est possible de penser que ma punition fût sévère mais remettons nous dans le contexte de l’époque bien plus sévère. Et avec mes yeux d’adultes senior aujourd’hui, j’aurais demandé exactement le même type de punition à la place de ma mère. Je pense que copier sur le voisin à une composition est suffisamment grave afin d’apporter une punition correctrice. Et quelle meilleure punition que celle de punir sur le lieu de la faute et devant ses camarades. Cela me parait justifié. Ma mère a vu juste au final en demandant la punition devant toute la classe. Le fait de tirer les oreilles avant et après, ainsi que la mise au coin et le retour au pupitre me parait utile afin que le puni se mette en condition au départ puis se retrouve bien honteux à son retour derrière son pupitre. Laes maitresses de l’époque avaient vraiment le sens du cérémonial et avaient bien compris l’utilité de rendre le puni le plus honteux possible. Amicalement.

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour SEB. Permettez-moi de revenir sur « la double peine » dont votre récit démontre avec éloquence l’efficacité. Vous aviez triché en osant copier sur votre voisin. Cela méritait bien non seulement l’humiliante leçon de morale de votre maîtresse tout en vous exemptant de fessée, mais aussi cette double peine réclamée par vos parents et belle et bien exécutée d’abord par votre mère chez vous, puis votre maîtresse, en pleine classe devant vos camarades, sous la forme de fessées déculottées. Reconnaissez que vous avez eu la chance d’échapper au martinet de votre mère, ce qui ne fut pas mon cas, puisque le martinet fut le sévère compagnon de mon enfance et au-delà de mon adolescence. J’en remercie mes parents. Bien Amicalement. CLAUDE.

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