La fessée appliquée

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Cocktails de fessées 1 – Inoubliables souvenirs !

Dimos

par Herbert1

Pendant près de quarante-cinq ans, j’ai entretenu, d’abord par voie postale, puis par minitel et enfin via Internet, de nombreuses correspondances qui, toutes, avaient la fessée pour thème principal, sinon unique.

Voici Cocktail N° 1, un recueil de quelques-uns des souvenirs de fessées qui m’ont été rapportés, le plus souvent par celles et ceux à qui elles avaient été administrées et qui ont plus particulièrement retenu mon attention.

* * * * * * * * *

 

D’Émilie

Diapsy

Ainsi, par exemple, la fessée qu’a reçue Émilie à 19 ans, en 1978, mais qu’elle ne m’a racontée que vingt ans plus tard. C’est une cinquantaine d’échanges que nous avons eus au sujet de cette fessée, la plupart du temps fort décousus. Je me suis donc efforcé d’en faire un récit « unifié », d’en restituer au mieux l’esprit et je crois, après avoir encore et encore relu mes notes, qu’il est au plus près de ce qui s’est réellement passé.

Après avait lamentablement échoué au bac, Émilie redoublait sa terminale. Sans véritable conviction. Si bien qu’à Noël, elle avait rapporté un bulletin de notes calamiteux que sa mère avait jeté, d’un air exaspéré, sur la petite table, près du sapin.

– Ah, ben ça vaut le coup de se crever pour te payer des études ! C’est gratifiant…

Elle l’élevait seule et consentait d’importants sacrifices pour que sa fille ait, elle, un bon métier.

Émilie avait tenté tant bien que mal de se défendre.

– C’est pas de ma faute. En philo, deux fois j’ai fait des hors sujet. Et, en histoire, elle peut pas me blairer, la prof. Elle me sacque systématiquement.

Sa mère avait haussé les épaules.

– Mais bien sûr !

Et soupiré.

– Je te conseille d’avoir ton bac, Émilie. Je te le conseille vraiment. Sinon…

Sinon quoi ? Elle n’avait pas précisé. Et Émilie n’avait pas cherché à approfondir.

 

Mais elle avait tout de même décidé de faire des efforts. C’était son avenir qui était en jeu après tout, on le lui répétait assez. Et, près de trois semaines durant, elle s’était investie le plus consciencieusement possible dans ses études. Seulement fin janvier il y avait eu l’anniversaire de Bastien. Elle y avait été invitée et y avait retrouvé tous ses camarades de l’année précédente devenus, pour la plupart, étudiants. Tous. Lionel. Adam. Jessica. Laura. Les autres aussi.

‒ Ben alors, qu’est-ce tu deviens ? On te voit plus !

Ils l’avaient revue. Le vendredi suivant. Et celui d’après. D’autres encore. Et puis des samedis. Tous les samedis. On n’est jeune qu’une fois, merde ! Le bac ? Elle avait bien le temps, le bac. Il lui suffirait de donner un grand coup de collier un mois avant. Et ça se passerait bien. Ça se passerait forcément bien.

 

À Pâques, ses résultats étaient à nouveau catastrophiques.

– De mieux en mieux ! Bon, mais tu sais ce que je t’ai dit. Si tu n’as pas ton bac…

Elle a voulu en avoir le cœur net.

– Eh ben, quoi, si j’ai pas mon bac ?

– Tes fesses vont chauffer.

Émilie a ouvert de grands yeux stupéfaits et puis elle a, presque aussitôt, éclaté de rire.

– Non, mais ça va pas ! Et puis quoi encore ?

– Tu verras bien.

‒ Oui, ben c’est tout vu

Elle avait regagné sa chambre.

Des fessées, elle en avait reçu quand elle était gamine, oui. La dernière à l’âge de onze ans. Mais maintenant ? À dix-neuf ans ? C’était vraiment du grand n’importe quoi. Non, sa mère ne le ferait pas, c’était évident. Elle ne pouvait pas le faire. N’empêche qu’elle l’avait dit, qu’elle l’en avait menacée. Oui, oh, des paroles en l’air. Comme souvent avec elle. Et si, malgré tout… Oh, ben alors là, qu’elle s’y essaie pour voir ! Elle ne serait pas déçue du voyage. Bon, mais de toute façon, la question ne se posait pas. Elle l’aurait, son bac. Et puis voilà… Point final.

 

Elle ne l’a pas eu. Échec !

– Il m’a manqué que trois points.

– Trois ou quarante, le résultat est le même. Tu n’as pas ton bac. Pour la deuxième fois. Et t’étais prévenue. Alors tu montes te mettre en pyjama et tu redescends chercher ton dû.

– Oui, ben alors ça, sûrement pas !

– Et tu te dépêches…

– Je suis majeure.

– Majeure ou pas, quand on se comporte comme une gamine irresponsable, on ne doit pas s’étonner d’être traitée en gamine irresponsable.

Elle n’a pas répondu. Elle a délibérément ignoré sa mère, les yeux rivés à la télé.

– T’as entendu ce que je t’ai dit ?

Elle n’a pas bougé.

– Très bien ! Tu l’auras voulu.

Et sa mère a décroché le téléphone, composé un numéro.

– C’est moi. Oui, c’est moi. Son bac ? Non, elle ne l’a pas eu. Tu penses bien que non. Mais ça, c’était couru. Quand les copines et les copains sont plus importants que les études, forcément ! Oh, mais t’inquiète pas que je lui ai présenté la note. Une bonne fessée. Dix-neuf ans ou pas dix-neuf ans. Et je peux te dire que j’y suis pas allée de main morte. Tu sais comment elle est de toute façon. Elle a toujours compris que ça. Depuis toute petite. Et là, en plus, elle était prévenue. Vingt fois, je lui ai tiré le signal d’alarme. Vingt fois je l’ai mise en garde. Elle n’en a tenu aucun compte. Alors maintenant qu’elle ne vienne pas se plaindre… Tu veux que je te la passe ? Non ? Comme tu voudras. Bien sûr. On se rappelle n’importe comment. Merci. À toi aussi.

Et elle a raccroché.

‒ C’était qui ?

‒ Clémence. Ma sœur. Ta tante.

– C’est dégueulasse !

– Quoi donc ?

– Ce que tu lui as dit, là, au téléphone.

– Ben, pourquoi ?

– Parce que c’est pas vrai.

– Ça va l’être. J’ai juste un peu anticipé.

– Dans tes rêves !

– D’abord tu vas commencer par me parler sur un autre ton. Et ensuite tu vas monter te mettre en pyjama. Je te l’ai déjà demandé, il me semble. Alors, exécution !

– Non !

– Très bien…

Et elle a repris le téléphone.

– Qu’est-ce que tu fais ?

– J’appelle la mère de ta copine Stéphanie. Il faut que je lui raconte, à elle aussi, quelle bonne fessée tu viens de recevoir.

– Elle te croira pas.

– Je peux t’assurer que si ! Et je ne vais pas m’en tenir là. J’ai un carnet d’adresses bien fourni. Ah, il va y en avoir du monde au courant. Tu seras une véritable vedette maintenant en boîte de nuit.

– C’est ignoble ! Tu es ignoble.

– Allô…

– Non, raccroche !

– À une condition… Tu sais laquelle…

– J’y vais ! Mais raccroche ! Je t’en supplie, raccroche !

 

Et elle a obéi. Est-ce qu’elle avait vraiment le choix ? Elle a obéi, la mort dans l’âme. Elle s’est mise en pyjama. Les larmes lui sont montées aux yeux. Des larmes de rage impuissante qu’elle s’est efforcée de refouler tant bien que mal. Ne pas pleurer. Surtout ne pas pleurer. Et elle est descendue.

– Approche !

Assise, genoux serrés, sur le canapé du salon, sa mère avait cet air de sévérité offusquée qu’elle connaissait si bien, mais qu’elle ne lui avait pas vu arborer depuis maintenant près de dix ans.

– Plus près ! Encore !

Elle l’a attirée contre ses genoux, a pris ses mains dans les siennes.

– Tu vas commencer par me demander pardon.

Le cœur lui est monté aux lèvres. Maintenant que, contrainte et forcée, elle avait rendu les armes, il allait lui falloir boire le calice jusqu’à la lie.

– Pardon !

– Pardon, qui ?

– Pardon, Maman !

– Et de quoi ?

– D’avoir raté mon bac.

– D’avoir tout fait pour le rater, oui. Et de quoi encore ? Tu ne vois pas ? Réfléchis bien !

– Et de t’avoir mal parlé tout à l’heure.

– Ah, ben tu vois quand tu veux ! C’est quand même malheureux, avoue, de devoir en arriver là. Alors que tout pourrait être si simple, qu’il suffirait que tu fasses preuve d’un minimum de bonne volonté… Bon, mais allez !

Et elle lui a descendu sa culotte de pyjama, avec détermination, jusqu’en bas. Elle l’a prise par le bras, obligée à se pencher, à prendre place en travers de ses genoux. La culotte de pyjama est restée par terre.

– Maman…

– Oui ?

– Non, rien.

– Je crois que ça vaut mieux en effet.

Et elle a tapé. À pleines fesses. À grands coups réguliers. Espacés. Méthodiques. Et ça a duré, mais duré ce qui a semblé à Émilie être une éternité. Elle avait résolu de se montrer digne, mais ça brûlait tellement, ça mordait tellement, ça a fini par devenir tellement insupportable qu’elle n’a pas pu s’empêcher de gémir d’abord, de crier ensuite, de battre des jambes, de hurler et de supplier enfin.

– S’il te plaît, arrête ! J’en peux plus ! Arrête ! S’il te plaît…

Sa mère s’est montrée intraitable. Elle n’en a tapé que plus fort, que plus vite.

Émilie a sangloté. De rage. De honte. De douleur.

Ça s’est arrêté d’un coup.

– Là ! Et j’espère que ça te servira de leçon.

 

Ça lui a servi de leçon, oui. Parce qu’elle a eu son bac à la session de rattrapage de septembre. Et qu’elle a mené à terme, de façon tout à fait satisfaisante, les études de droit qu’elle a ensuite entreprises. C’est qu’il y avait une épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus de sa tête. Sa mère pouvait à nouveau sévir. Quand elle le jugerait bon. Ou nécessaire. Il lui suffirait de brandir la même menace et Émilie savait qu’elle ne pourrait faire autrement que de filer doux, de se plier à sa volonté et d’accepter d’être à nouveau punie sous peine de voir proclamé partout qu’elle recevait encore la fessée.

 

Bien des années après, elles ont fini par réussir à en parler toutes les deux. Pendant les toutes premières semaines, pendant les tout premiers mois, Émilie en avait énormément voulu à sa mère de lui avoir imposé cette épreuve. Son amour-propre, sa fierté de jeune adulte en avaient pris un sacré coup. Pendant les années de fac qui avaient suivi, elle avait ressenti la menace qui pesait en permanence sur elle comme infantilisante et particulièrement mortifiante.

Et puis, le temps passant, elle avait bien dû finir par admettre que cette menace non seulement lui avait permis de mener ses études à bien, mais l’avait en outre progressivement guérie d’une paresse qui lui avait valu de nombreux déboires. Et puis… Et puis, si elle voulait être absolument honnête avec elle-même, il lui fallait bien reconnaître que son comportement, l’année du bac, avait été inqualifiable.

‒ Tu te saignais aux quatre veines, tu t’épuisais en heures supplémentaires et moi, pendant ce temps-là, je ne pensais qu’à m’amuser et à prendre du bon temps…

‒ Comme quoi une bonne fessée, avoue !

Elle en a convenu.

Sa mère a souri.

‒ Mais tu sais, Émilie, ce soir-là, je ne l’ai pas vraiment appelée, ta tante. Je n’ai pas composé le numéro en entier. Je ne l’avais pas au bout du fil. J’ai fait semblant.

 

 

De Lionel

Anonx0x

Entre Lionel et moi le courant était tout de suite passé. Nous étions sensiblement du même âge, nous avions connu le même type d’éducation et nous avions tous les deux des souvenirs en relation avec nos cousines. Ça crée des liens. Tant et si bien qu’il ne s’est guère fait prier pour me raconter une fessée particulièrement marquante reçue à l’âge de douze ans devant sa cousine Floriane qui, elle, en avait dix. C’était en 1958.

Il était en route, avec sa mère, pour des vacances à Royan lorsqu’elle avait brusquement suggéré.

– Et si on passait chez Tante Odile vite fait ? Ça ferait pas un grand détour. Et tu verrais tes cousines comme ça. Depuis le temps…

Il n’y avait que Floriane.

– Oui, oh, Mélodie, elle, elle est toujours par monts et par vaux. Bon, mais allez jouer dehors, les enfants ! Allez jouer ! On a à parler toutes les deux.

Ils sont allés à la balançoire. Elle s’est assise sur la planchette, jambes relevées, tête baissée.

– Et si tu restais ?

– Si je restais ?

– Ben, oui, ici, avec moi. Pour les vacances.

– Elle voudra jamais, ma mère.

– T’en sais rien, t’as même pas demandé.

– Oui, mais j’irai pas à Royan alors…

– Tu t’en fous de Royan. T’y vas tous les ans.

Elle a fait plusieurs tours sur elle-même en prenant appui par terre avec les pieds. Les cordes se sont entortillées l’une sur l’autre.

– T’es pas marrant. Je m’emmerde, moi, ici, toute seule.

Elle a lâché, fermé les yeux. Ça a tourné à toute allure, dans un sens, puis dans l’autre.

– Tu sais quoi ?

C’est reparti à l’envers.

– Eh ben Mélodie, elle lui donne la fessée des fois, ma mère.

– Mélodie ! Je te crois pas. Elle est bien trop grande. On te le fait plus à quinze ans.

Elle a haussé les épaules.

– Elle, si ! Et souvent en plus !

– Toute nue ?

– Ben, oui ! La culotte descendue, ça, forcément ! C’est pas une vraie fessée sinon.

Sa mère a d’abord dit non. Qu’ils s’étaient juste arrêtés comme ça en passant. Et que c’était pas la peine d’insister parce qu’elle avait pas pris les bonnes affaires pour rester. Et que, de toute façon, pas question d’embêter Tante Odile.

– Mais il m’embête pas ! Et puis après ce que tu m’as raconté tout à l’heure, si tu veux être tranquille, tu crois pas que ce serait mieux, non ? Pour lui aussi d’ailleurs ! Il jouera avec Floriane. À leur âge, ce sont plus des bébés. Il y a pas besoin d’être sans arrêt derrière leur dos.

Mélodie a fait son apparition dans l’encadrement de la porte.

– D’où tu sors, toi, encore ?

Elle a dit bonjour du bout des lèvres, aussitôt filé vers l’escalier.

– Et allez ! Elle va s’enfermer dans sa chambre jusqu’à ce soir. Ah, je peux te dire qu’elle m’en fait voir, celle-là. Et que j’ai intérêt à la visser si je veux pas que ça tourne à la catastrophe.

La mère de Lionel s’est levée.

– Bon. Je te le laisse alors… Tu seras sage, toi, hein, tu me promets.

Et il est resté.

L’après-midi, ils sortaient les vélos de la petite remise derrière la maison et ils faisaient la course jusqu’au lac. Elle triomphait.

– Je t’ai eu !

– Évidemment ! Tu zigzagues pour m’empêcher de doubler.

‒ Bon, on va se baigner ?

Elle allait enfiler son maillot derrière le grand tas de bois.

– Mais tu regardes pas, hein !

Et ils nageaient en grandes éclaboussures jusqu’à l’île au milieu du lac. Ils s’allongeaient au soleil et ils reprenaient longuement leur souffle.

– C’est quand qu’elle va lui faire, tu crois ?

– Lui faire quoi ? À qui ?

– À Mélodie. La fessée.

– Qu’est-ce que tu veux que j’en sache ?

– C’est quand elle fait quoi qu’elle lui donne d’habitude ?

– Ça dépend. Quand elle répond. Ou à cause des garçons. D’autres trucs aussi. Bon, mais allez, on s’en fout d’elle. Le premier de l’autre côté.

Chaque jour il espérait que ce serait celui-là. Que Mélodie allait enfin la recevoir, cette fessée tant attendue. Quand ça se mettait à crier en haut, dans sa chambre, son cœur s’élançait furieusement dans sa poitrine. Ça y était. Ça allait y être. Ça continuait à crier sur le palier.

– Mais lâche-moi ! Lâche-moi ! J’en ai marre, mais marre… Ce que j’en ai marre…

Une porte claquait. Ça tambourinait dessus.

– Ouvre-moi, Mélodie ! Ouvre-moi immédiatement. Je te préviens. Si tu n’ouvres pas…

– Merde !

Elle allait la recevoir, là. Elle allait forcément la recevoir.

Elle ne la recevait pas.

 

– Elle lui fera pas. Elle lui a jamais fait, hein, en fait.

On était assis au bord de la route, nos vélos posés à plat dans l’herbe à nos côtés.

– C’est ça ! Traite-moi de menteuse tant que tu y es !

– Mais non, mais t’avais dit que…

– Bon. On fait quoi ?

– On va au lac ?

– C’est nul, à force, le lac.

Elle a ramassé un caillou sur le tas pour la neige l’hiver.

– Si on construisait une cabane ?

Elle a haussé les épaules.

– Une cabane ! Et puis quoi encore ?

Elle l’a passé d’une main dans l’autre, jeté loin devant elle.

– T’as jamais d’idées. C’est pas la peine que tu sois resté.

D’autres cailloux. Plein. Le plus loin possible.

– Je m’emmerde encore plus quand t’es là.

Il a voulu savoir.

– Et à toi ? Elle te le fait à toi des fois ?

– À moi ? Oh non, non… Jamais ! Ça va pas. Et puis quoi encore ?

Elle s’est brusquement ravisée.

– Enfin, si, des fois quand même ! Mais alors faut vraiment que ce soit une grosse bêtise. Une très très grosse bêtise.

– Quoi par exemple ?

Elle a hésité un long moment.

– Par exemple si je bousille les serres du père Mercier, là, en bas, à grands coups de cailloux.

Elle a froncé les sourcils, paru réfléchir.

‒ Tu sais ce qu’on pourrait ? C’est que tu le fasses. Que t’en jettes des cailloux sur les serres. On dira que c’est moi. Et tu me verras recevoir la fessée comme ça.

J’ai cherché son regard, incrédule.

‒ Que je…

– Eh ben quoi ? T’as peur ? On dira que c’est moi, j’te dis !

– Elle te la donnera, t’es sûre ?

– Ben évidemment, tu parles !

Il a ramassé un caillou. Il a visé. C’est tombé en plein milieu avec un claquement sec. Un autre. Un autre encore. Ah, il y allait de bon cœur ! Toutes les serres les unes après les autres. Ça éclatait de partout en faisant des tas de trous. Assise au bord du talus, Floriane regardait, sans un mot, la robe légèrement remontée sur les cuisses. Le père Mercier a surgi de nulle part en bas, avec de grands gestes désarticulés et impuissants dans leur direction.

Au retour, Tante Odile les attendait, la mine sévère, sur le pas de la porte.

‒ Ah, ben bravo ! Bravo ! T’es fier de toi ?

– C’est pas moi !

– C’est ça ! Aggrave bien ton cas !

– Non, c’est pas moi. C’est elle qu’a voulu que je…

– Et menteur avec ça ! Il t’a vu le père Mercier. Il t’a vu. Et qui c’est qui va le rembourser, hein, maintenant, tu peux me dire ?

Une gifle. Une autre.

– Non, mais qu’est-ce que t’as dans la tête ? Ah, elle va être contente ta mère ! Elle va être contente quand elle va savoir ça ! Oh, mais je vais te remettre les idées en place, moi, tu vas voir !

Furieuse, elle a tiré d’un coup sec sur son short. Qui est descendu jusqu’en bas, en même temps que le slip. Elle l’a poussé – projeté – à plat ventre au milieu des coussins. Tout juste le temps de croiser, très vite, mort de honte, le regard imperturbable de Floriane, celui, amusé et ironique, de Mélodie attirée par le vacarme et ça s’est abattu à toute allure sur son derrière. Une fessée interminable. Vigoureuse. Bien claquante. Bien brûlante. Il a crié. Il a gigoté. Il a battu des jambes. Il a demandé pardon. Il a supplié en vain qu’elle arrête. Il a pleuré. Il a sangloté. Rien à faire.

Il a bien fallu toutefois que ça finisse par s’arrêter. Il s’est un peu frotté les fesses et puis il s’est empressé de se reculotter en se tortillant et en grimaçant. Floriane l’a tranquillement regardé faire.

– Bon, allez, tu viens jouer maintenant ?

Il n’a pas voulu.

Tante Odile est aussitôt intervenue.

‒ Ah, non ! Tu vas pas faire ta mauvaise tête ! En plus ! Fais attention, Lionel ! Fais bien attention ! Je ne le répéterai pas.

Et ils sont retournés à la balançoire. Elle s’est assise dessus, comme le jour de son arrivée, a tourné plusieurs fois sur elle-même, encore fait s’entortiller les cordes.

– Comment elle te l’a mis rouge ! Et comment t’as piaulé !

Elle a eu un petit rire moqueur.

– C’est ta faute n’importe comment ! T’avais qu’à pas avoir envie de me voir toute nue.

Les trois jours qui ont suivi ont été, pour Lionel, un véritable calvaire. À cause de la douleur physique, oui, bien sûr. À peine réussissait-il à s’asseoir. À cause, également, des allusions répétées de Floriane, et même de Mélodie, à la fessée qu’il avait reçue et au pitoyable spectacle qu’il avait alors offert. À cause aussi du retour imminent de sa mère. Il se doutait bien qu’elle n’allait pas apprécier, mais alors là, pas du tout, ses « exploits ». Ce qui fut bien évidemment le cas : lorsqu’ils eurent regagné la maison, elle le consigna un mois dans sa chambre. Mais ce qui le mortifiait surtout, c’était de s’être laissé berner aussi facilement par sa cousine. Mais comment n’avait-il pas flairé le piège ? Comment ? Quel imbécile il faisait !

 

Ils n’en ont reparlé que six ans plus tard. Floriane avait alors seize ans et lui dix-huit. Ils étaient en train de longer, en voiture, les serres du père Mercier.

‒ Tu te souviens ?

Il a baissé la tête, rougi. Il se souvenait, oui.

‒ Ce que tu pouvais être lourd ! C’était à longueur de journée que tu me gavais avec la fessée que tu voulais absolument voir flanquer à Mélodie. Tu n’arrêtais pas. « Et ce sera quand ? Et ce sera fort ? Et ce sera sans sa culotte ? ». Une véritable obsession. Mais tu sais pas le plus beau ? Le plus beau, c’est qu’elle en a effectivement reçu une. Le lendemain du jour où t’es parti. C’est ballot, ça, non ?

 

 

De Pauline

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Avec Julien j’ai entretenu, au début des années 90, une très longue correspondance. Et il y a une fessée sur laquelle il était amené à revenir très souvent, presque obsessionnellement, c’était celle qu’il avait vu administrer à Pauline, de la main de sa mère, en 1965, alors qu’ils étaient tous les deux élèves dans la même classe de cinquième.

Du plus loin qu’elle l’avait aperçu, Pauline s’était précipitée vers lui. Elle était hors d’haleine et avait l’air complètement affolée.

– T’as pas vu mon petit frère ?

Il l’avait pas vu, non !

– C’est pas vrai ! Mais où il a pu passer, cet imbécile ? Il était au toboggan. Le temps que je discute deux secondes avec Magali et il avait disparu. Faut que je le retrouve. Faut absolument que je le retrouve. Tu m’aides ? Va par là. Moi je vais là-bas.

Mais ils ont beau écumer, séparément puis ensemble, tout le quartier en long, en large et en travers, interroger les uns, interroger les autres, le petit frère n’était nulle part.

– On l’a enlevé, si ça tombe ! Faut aller prévenir. Elle va me tuer ma mère. J’ai la trouille. Ce que je peux avoir la trouille !

Elle s’est faite implorante.

– Tu veux pas venir avec moi ?

Il n’en avait pas spécialement envie. Il ne supportait pas les cris. Ni les scènes. Il en avait son content à la maison.

– Oh, si, va ! S’il te plaît…

Et il avait fini par se laisser fléchir.

‒ Il est là !

À quatre pattes sur la moquette du salon, le petit frère échafaudait une muraille de cubes.

– Ben, où t’étais passé ?

La mère a surgi de la cuisine.

– C’est comme ça que tu le surveilles, toi ? On peut rien te demander. Rien. Comme d’habitude. Oh, mais tu vas me payer ça, ma petite ! Et je peux t’assurer que tu vas t’en souvenir.

Pauline s’est reculée. Reculée encore. Dos au mur.

– Pas maintenant, s’il te plaît, Maman, pas maintenant !

Avec un bref coup d’œil affolé dans la direction de Julien.

– Ah, parce que tu t’imaginais qu’en ramenant un copain comme bouclier, t’allais y échapper ? C’est ça, hein ! Eh ben, c’est raté. Tes petites combines, ça prend pas. Ça prend plus. Et je me fiche qu’il soit là ou pas.

– S’il te plaît, Maman !

– Arrête tes simagrées.

Elle l’a prise par le bras, tirée, traînée jusqu’au canapé malgré ses supplications. Elle l’y a fait basculer en travers de ses genoux. Elle lui a relevé la robe au-dessus de la taille. La culotte, Pauline s’y est agrippée des deux mains pour la retenir. En vain. Sa mère la lui a arrachée, descendue jusqu’à mi-cuisses. Et elle a tapé. À pleines fesses. À grandes claques lancées de très haut qui l’ont fait gémir. Qui l’ont fait gigoter et bondir haut du derrière, un derrière que Julien, fasciné, regardait devenir de plus en plus rouge. Cramoisi. Pauline a crié. Pauline a pleuré. Sa mère n’en a tenu aucun compte. Elle a continué à la fesser, imperturbable, pendant de longues minutes. Une bonne dizaine. Au moins.

Elle s’est enfin arrêtée.

– Là ! Et maintenant tu files dans ta chambre.

Ce qu’elle s’est empressée de faire en remontant tant bien que mal la culotte qui entravait sa marche.

Et Julien s’est, lui aussi, discrètement éclipsé.

 

Il a mis un temps fou à s’endormir. Il ne réalisait pas vraiment. Elle était avec lui en classe, Pauline. Tous les jours. Avec ses petits serre-têtes roses ou blancs, ses éternelles tennis bleu marine, ses yeux gris, son rire en cascade. Et elle avait reçu une fessée. Devant lui. Il l’avait vue toute nue. Et pas seulement les fesses. Tout. À cause des tas de soubresauts qu’elle n’arrêtait pas de faire pendant que ça tombait. Il la plaignait. Bien sûr qu’il la plaignait. Mais, en même temps, il éprouvait à se remémorer encore et encore le spectacle qu’elle lui avait bien malgré elle offert, une intense satisfaction. Une véritable jubilation. Dont il se voulait, malgré tout, un peu en arrière-fond.

Le lendemain matin, elle l’attendait sur la route du collège, devant le petit square. Elle savait qu’il ne pouvait pas faire autrement que de passer par là.

– Salut !

Sans croiser son regard.

– Salut !

Ils ont marché un long moment en silence. C’est Julien qui l’a rompu.

– Il était rentré comment alors finalement ton petit frère ?

– C’est la mère Bodin qui l’avait ramené. Soi-disant qu’il était perdu. Aux jeux, tu parles ! Non. Elle l’a fait exprès. Pour me faire engueuler. Je suis sûre qu’elle l’a fait exprès. Elle peut pas me voir, cette bonne femme.

Encore le silence. Jusqu’à la pharmacie. Ils étaient presque arrivés. Plus que quelques mètres. Devant la loge du concierge elle s’est bravement lancée.

– Tu… Tu vas le dire ?

– À qui ?

– Ben, aux autres.

Avec un grand geste circulaire de la main dans la direction du collège et en lui jetant un petit coup d’œil à la dérobée sur le côté.

‒ Bien sûr que non.

Son visage s’est brusquement éclairé.

‒ Sûr ?

‒ Sûr.

Deux filles l’ont appelée en haut de l’escalier.

‒ Je t’aiderai en français si tu veux.

Et elle a couru les rejoindre.

 

En parler ? Le raconter ? Non. Être le seul à savoir et pouvoir se dire et se répéter qu’il était le seul à savoir le comblait d’aise. C’était leur secret. Un secret qu’il n’avait pas la moindre envie de partager avec qui que ce soit. Et il a passé la matinée à la regarder, assise sur l’autre rangée à gauche en bordure de l’allée, tout près. À la regarder et à se demander dans quel état se trouvait maintenant son derrière. S’il était toujours aussi rouge, si ça la brûlait, si ça lui faisait mal quand elle bougeait et si elle repensait, par moments, à ce qu’il avait été là et qu’il avait tout vu.

 

Elle a tenu parole. Elle l’a aidé pour le français.

‒ Mais faut que ce soit chez moi. Parce que chez toi elle me croira pas. Elle pensera que c’est un prétexte pour aller traîner.

Ce ne fut que de temps en temps au début. Et puis de plus en plus souvent. Pas seulement pour le français. Pour les autres matières aussi. Et c’est presque tous les soirs qu’ils ont au bout du compte fini par se retrouver chez elle. Ils travaillaient, oui, bien sûr, mais ils discutaient aussi. Beaucoup.

Tant et si bien qu’un beau jour elle a constaté…

– Finalement, c’est presque comme si on était amis tous les deux. Sauf qu’on se dit pas des choses qu’on se dirait si t’étais une fille. Ou moi un garçon.

– Quelles choses ?

– Ben, les choses du fond de l’intérieur. Celles qui sont vraiment importantes.

Elle a soupiré.

‒ De toute façon, celles-là, à personne je peux les dire. J’en ai pas des amies filles.

‒ Aucune ?

‒ Aucune. Parce que si j’en avais, je serais bien obligée de les laisser venir ici. Alors forcément, un jour ou l’autre, elles découvriraient comment elle me punit, ma mère. Et c’est incapable de garder un secret, une fille. Dès que ça sait quelque chose faut que ça se dépêche d’aller s’en vanter partout.

Son regard s’est perdu très loin par la fenêtre.

– J’ai que toi en vérité. Toi, tu dis rien. Et tu diras rien. Même si ça devait recommencer un jour…

 

Elle ne croyait pas si bien dire. Parce que le surlendemain… Ils venaient tout juste d’arriver, de se mettre à leurs exercices de maths quand…

‒ Pauline ! Viens ici ! Tout de suite !

Elle a soupiré.

‒ Qu’est-ce qu’il y a encore ? Je reviens…

Elle a laissé la porte entrebâillée.

‒ T’es où ?

‒ Ici, dans la salle de bains.

‒ Qu’est-ce qu’il y a ?

– T’as encore touché à mon maquillage.

– Non, je t’assure…

– Ne mens pas, Pauline ! Ne mens pas ! En plus ! Tu sais que j’ai horreur de ça. T’y as touché, oui ou non ?

– Juste un peu. Juste pour voir ce que ça fait quand…

‒ Je te l’avais interdit. Je te l’avais pas interdit ?

‒ Si, mais…

‒ Il n’y a pas de mais qui tienne. Tu connais le tarif.

Le silence.

Et puis Pauline a imploré.

‒ Non ! Non !

‒ Enlève tes mains ! J’ai dit : enlève tes mains !

Les claques ont crépité.

Julien s’est avancé un peu, sans bruit, sur le palier. Impossible d’apercevoir quoi que ce soit : sans être complètement fermée, la porte de la salle de bains avait été repoussée. De peur que sa présence ne soit découverte, il n’a pas osé s’en approcher. Si bien qu’il n’a pas pu voir, mais il a pu entendre. C’était une fessée particulièrement sévère. Retentissante. Que sa mère ponctuait de quantité de reproches.

‒ J’en ai assez de toi. Plus qu’assez. Tu n’en fais qu’à ta tête. Mais quand est-ce que tu vas te mettre enfin un peu de plomb dans la cervelle, hein ? Quand ?

Très vite Pauline s’est mise à gémir, puis à sangloter. Et enfin à crier. Sans la moindre retenue.

– Là ! Et que je t’y reprenne pour voir !

Julien s’est rapatrié en toute hâte dans la chambre où Pauline ne l’a rejoint qu’une bonne dizaine de minutes plus tard, le visage bouffi de larmes.

‒ En parle pas ! Dis rien !

Elle a arpenté longtemps sa chambre, de long en large, en reniflant et en se massant vigoureusement le derrière par-dessus la robe et puis elle s’est brusquement immobilisée.

‒ Ce que je me demande quand même, c’est comment elle se rend compte. Parce que j’en prends pas beaucoup à chaque fois et que je fais très attention de bien tout remettre en place comme il faut. Et quand je l’enlève, les kleenex, je les jette pas ici.

Elle a haussé les épaules.

‒ Je sais pas. J’en sais rien.

Et m’a souri à travers ses larmes.

‒ Heureusement que je t’ai, toi, n’empêche !

 

Des fessées, elle en recevait souvent. Pour les motifs les plus divers. La plupart du temps parce qu’elle avait désobéi.

‒ Je peux pas m’empêcher ! Quand il y a un truc qui me fait envie…

Mais aussi parce qu’elle répondait. Ou parce qu’elle allait farfouiller dans les affaires de sa mère.

‒ J’aime trop ça, fouiner…

Elle en recevait beaucoup. Julien le savait. Il le voyait. À ses yeux rougis. À sa façon de s’asseoir précautionneusement sur le bout des fesses. De grimacer quand elle frôlait avec son derrière le dossier d’une chaise ou le coin d’une table.

‒ Tu t’en es encore pris une, hein !

Elle ne niait pas.

‒ Oh, ben oui. Oui.

‒ Et c’était pourquoi ce coup-ci ?

Elle le lui disait. Elle répondait à toutes les questions qu’il pouvait lui poser. Elle les anticipait même parfois.

‒ Si on est amis, c’est pour tout se dire. C’est pas la peine sinon…

Elle en recevait, oui, mais plus jamais devant lui.

‒ C’est quoi la raison ?

‒ Il y en a pas. C’est que ça se trouve comme ça. Que t’es pas là quand ça arrive. Parce que t’inquiète qu’elle, ça la dérangerait pas de me le refaire devant toi, alors là !

Julien espérait en secret. Un jour, forcément…

Ce jour n’est jamais arrivé. En juillet, elles sont précipitamment parties s’installer au Brésil : sa mère avait un frère là-bas. Ils se sont écrit. Assez souvent au début. Et puis de moins en moins. Plus du tout.

‒ Vous vous êtes revus ?

‒ Jamais, non. Mais il me reste le souvenir.

Illustr. 1) Dimos – 2) Diapsy – 3) Anonx0xb – 4) Tua

 

20 commentaires »

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  1. Jean Philippe dit :

    Bonjour Karima,
    Ce blog, je pense que vous vous en êtes rendu compte, permet d’échanger sans rougir nos expériences personnelles telle que nous les vivons ou les avons vécues aujourd’hui ou durant notre enfance, que ce soit la fessée punitive ou coquine. Il me semble, chère Karima, avoir constaté dans vos commentaires une certaine aisance et franchise à vous dévoiler. Continuez à enrichir ce blog comme nous le faisons tous.
    J’en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.
    Amitiés
    Jean Philippe

  2. Herbert1 dit :

    Bonjour, Karima,
    Un certain nombre de ces échanges ont effectivement eu lieu par correspondance postale, ce qui avait une connotation et un charme un peu particuliers : il fallait attendre ‒ espérer ‒ un certain temps la réponse, et l’écriture manuscrite, avec ses encres aux couleurs parfois inattendues, donnait une incomparable « personnalité » aux feuillets reçus.
    Ce n’est certes pas un sujet facile à aborder d’emblée, mais comme les rencontres se faisaient généralement par petites annonces, le bris de glace pouvait se faire rapidement. On savait pourquoi on était là. Ce qui n’empêchait pas qu’il fallait souvent d’abord un certain nombre de courriers qui « tournaient autour » avant de pouvoir s’aventurer au cœur du réacteur.
    Amicalement.
    Herbert1

    • Karima dit :

      Oui je comprends. Toujours plus agréable de prendre le temps d’écrire de mettre en place ses idées. Les messageries instantanées ne permettent plus ça. Et c’est toujours frustrant de ne pas avoir de vrais échanges.
      Joyeux Noël
      Karima

  3. Julie dit :

    Bonjour Herbert1,
    Pour le premier texte, ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut donner le goût de l’effort et des choses bien faites aux jeunes. Peu importe le moyen utilisé, même si, comme là, c’est la ruse qui aura été la plus payante.
    Pour le second texte, ce sont des bêtises d’ado, c’est mieux lorsque les jeux sont interdits. On ne rigole plus. Par contre, lorsqu’on joue, il faut accepter de perdre. Et là, Lionel a perdu et il l’a reçu.
    Pour le troisième texte, la faute était plus grave, car un moment d’inattention et il aurait pu arriver quelques chose de sérieux au petit, accident, enlèvement, etc. Je pense que la faute était beaucoup plus inexcusable que les deux précédents textes.

    Amitiés.
    Julie.

    • Herbert1 dit :

      Bonjour Julie,
      Au niveau de la gravité de la faute, sans doute celle commise par Pauline aurait-elle pu avoir des conséquences dramatiques. En ce qui concerne la paresse d’Émilie, ce qui me semble difficilement acceptable dans son cas (peut-être est-ce un point sur lequel je n’ai pas suffisamment insisté), c’est que sa mère se saignait aux quatre veines pour lui payer des études et qu’elle n’en tenait pas le moindre compte.Quant à Floriane, elle a donné là, je crois, une bonne leçon à son cousin.
      Amicalement.
      Herbert1

      • Julie dit :

        Bonjour Herbert1,
        Au vu de ce que vous ajoutez sur Emilie, effectivement, ce n’est pas sympa de sa part, car sa mère a fait des sacrifices et la moindre des choses aurait été de lui donner satisfaction et pour favoriser son avenir. Avec cette remise au point et une année de plus, elle a tout de même eu son examen, mais l’année a dû être financée et ça, ça méritait bien la fessée qu’elle a reçue.
        Amitiés.
        Julie.

  4. Marco dit :

    Bonjour Herbert1,
    J’ai repris un verre de ce 1er cocktail et la deuxième gorgée de lecture avec plus de délectation.
    On sent bien pourquoi vos correspondants qui vous ont confié ces témoignages ont été marqués par ces fessées.
    La lycéenne de 19ans qui lézarde n’en avait sans doute pas reçu assez avant sinon elle aurait vite compris aux avertissements de plus en insistants au fil des trimestres la menace qui se projetait. Et quand sa mère lui dévoile sa pensée la désinvolture avec laquelle elle lui répond aurait pu lui en valoir une avant même son échec !
    Cette démarche et son inéluctable dénouement me rappelle mon attitude de collégien et ce qui s’ensuivit devant ma Maman après connaissance du résultat. C’était aussi couru d’avance et je n’avais qu’à m’en prendre à moi même d’avoir tout fait pour ne rien faire et cru que je m’en tirerai juste avant.
    Et j’avais payé comme cette demoiselle le fruit de ma flemmardise et le déni de la sanction que j’encourrais de plus en plus. Debout mes genoux butant contre ceux de ma Maman, j’avais enfin compris, mais trop tard, où cela me menait en la sentant crocheter ma culotte. Puis la fessée était tombée avec rigueur malgré mon repentir et mes 14 ans !
    Dans le 2e récit, le cousin qui en veut encore des années à sa cousine de l’avoir fait punir par sa tante n’a qu’à s’en prendre à lui-même. Son plaisir non feint à vouloir être témoin de corrections de la soeur aînée ne pouvait que se retourner contre lui.
    C’est bien fait ! mais tout de même surprenant que cette obstination l’ait aveuglé à ce point ! Sa cousine l’a aisément manœuvré, en lui faisant gober un tel stratagème. Il était évident qu’il serait puni et a eu de la chance qu’elles ne se soient pas moquées plus longtemps de lui.
    Faire une telle bêtise ne pouvait qu’exaspérer sa tante qui a bien réagi en lui flanquant cette déculottée maison devant ses cousines et à 12ans il avait encore l’âge d ‘en recevoir. Ce spectacle ne les a pas laissées indifférentes et les a vengées.
    Il est compréhensible que revenir 6 ans après sur les « lieux du crime » avec celle qui l’a piégé fasse revenir la honte. Cela m’arrivait aussi quand mes cousins et moi évoquions nos frasques, lorsqu’ils-ou elles – relataient mes exploits je sentais mon visage s’empourprer !
    Quant à la malheureuse Pauline, son copain Julien apprend peu à peu à quoi elle est soumise chez sa mère.
    Cette fessée magistrale à laquelle il assiste par inadvertance lui a donné la couleur du régime disciplinaire des lieux. Il est ce qu’on appelle le « meilleur copain » et elle a bien de la chance de l’avoir. Elle s’est raccrochée à lui comme lorsque, basculée sur les genoux maternels et troussée, elle se raccrochait à sa culotte avec l’énergie du désespoir pour tenter d’empêcher la honte suprême de la déculottée.
    J’ai vu et constaté ce sursaut d’énergie chez cousines et copines sur le point d’être fessées !
    marco

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour HERBERT 1.
    Merci pour cet admirable « cocktails de fessées ». Oui, pour moi qui ai vécu dans mon adolescence, les mêmes châtiments que vous décrivez si bien ;ce sont pour moi comme pour vous d’ »inoubliables souvenirs ». Certes, il pouvait y avoir parfois quelques ambiguïtés pénibles comme, par exemple, être fouetté devant des filles, ce qui est particulièrement humiliant pour un garçon. Mais la honte fait partie de la correction. Du moins dans des années bien antérieures aux nôtres CLAUDE.

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