La fessée appliquée

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Contagieuse, la fessée ! L’achat du martinet

Contagieuse, la fessée ! L’achat du martinet JackJill-11-300x225

 Par Didier

C’est, je crois, le lendemain de la mémorable fessée qu’avait reçue ma sœur que notre mère nous emmena l’un et l’autre faire des courses.

Anne est vêtue d’une jupe trop courte – hélas ! – pour dissimuler les zébrures encore visibles des coups de martinet marquant ses cuisses. Quant à moi, je n’ai rien à lui envier. Si mes fesses ne cuisent plus guère, quelques marques restent toutefois apparentes par-dessous mon short. Et des marques qui ne trompent pas ! En public, il est bien difficile d’éviter certains regards tantôt intrigués tantôt moqueurs qui scrutent une grande fille et un grand garçon dont les airs piteux disent à l’évidence qu’ils ne réchappent pas à de bonnes et salutaires corrections corporelles. Et à l’air décidé de leur mère, les derniers doutes s’envolent Mais qu’y faire ?

Après un bref passage à l’épicerie, nous nous dirigeons vers la droguerie. Un achat de produits ménagers, probablement. J’ai le souvenir très net de l’odeur de ce magasin : forte, épaisse, difficilement identifiable, un mélange contre nature de savon noir, d’eau de javel et de mort aux rats. La droguiste est une femme d’une bonne trentaine d’années, plutôt jolie. Elle est seule dans le magasin et s’affaire à ranger des articles dans les rayonnages. A notre arrivée, elle s’interrompt aussitôt pour venir au comptoir.

« Que puis-je pour vous, Madame ? » demande-t-elle en souriant.

Et, aussi imprévisible que prononcée d’un ton naturel, la réponse de notre mère me cloue sur place.

« Je voudrais un martinet, Madame… C’est pour corriger ces deux vauriens que vous voyez là ! » dit-elle avec un léger sourire tout en nous désignant ma sœur et moi d’un coup de menton.

Un long silence suit cette déclaration indiscrète qui nous met tous les deux sur la sellette. L’odeur devient subitement épaisse comme de la glu et m’empêche de respirer. Sous le poids du regard de la jeune femme, je me tasse sur moi-même et me sens rougir jusqu’à la racine des cheveux tandis que, à l’inverse du mien, le visage d’Anne pâlit. Eperdu de honte, mon imagination s’emballe. Il est clair que cette femme est elle aussi en train d’imaginer le grand garçon que je suis entièrement déculotté jusqu’aux chevilles pour recevoir la fessée maison. Puis je cherche un second souffle en me disant qu’à force d’entendre des mères lui demander des martinets pour corriger leurs enfants elle a fini par se blaser… Et elle-même, malgré sa relative jeunesse, doit éduquer de cette façon ses propres enfants ou quelques nièces ou neveux…

Le silence s’étire au-delà du possible. J’imagine les terribles fessées à venir, et en ce moment, les motifs de notre mère pour sévir ne manquent pas… Le fait que la plupart des garçons et des filles de mon âge soient encore normalement punis de cette honteuse manière ne m’effleure pas le moins du monde. Tôt ou tard, si notre mère achète un martinet, et cela risque bien d’arriver puisque nous sommes là dans cette droguerie et qu’une grosse grappe de martinets de diverses sortes guigne dans notre direction, je serai forcé d’avouer ma faute devant tout le monde, et pire, je me vois déjà déculotté en public, culotte et slip sur les talons, sévèrement fouetté à derrière nu, me débattant sous le feu roulant des cinglées d’un martinet énergiquement manié. Et je suis très troublé. Tellement troublé que de curieuses sensations se font jour en moi.

La commerçante sourit de nouveau, ajoutant d’une voix sentencieuse :

« Je vois que vos enfants y ont déjà goûté… C’est, hélas ! parfois le seul moyen d’en venir à bout à leur âge. Et les filles comme les garçons ! »

Elle sort du comptoir et nous guide vers la grappe de martinets qu’elle détache pour les faire voir à notre mère. Il y a là divers modèles, tous déployant des bouquets de lanières de cuir plus ou moins denses et serrées, plus ou moins courtes ou longues. Certaines sont étroites et carrées comme des lacets, d’autres plates et larges comme de fins rubans. Mais tous présentent le même aspect sinistre et repoussant.

Sur les conseils de la vendeuse, qui a pris soin sans la moindre gêne de nous faire retourner l’un et l’autre afin d’évaluer la forme et l’ampleur de nos fessiers respectifs, ma mère se décide pour un modèle censé nous convenir à tous deux. Ce n’est pas le plus gros ni le plus redoutable de tous.

« Celui-ci, je le conseille plutôt pour les grands adolescents ou les adultes » confie la droguiste d’un air entendu avant de préciser : « mais ses longues lanières noires étroites et carrées attachées à un manche de forme oblongue sont bien adaptées pour enlacer leurs paires de fesses et bien en marquer la peau même si vous devez vous contenter de les fouetter par-dessus la culotte ».

Comme assurée de la complicité déterminée de notre mère, et tout en emballant l’instrument de nos peines, elle s’adresse alors à nous d’une voix pleine d’autorité qui me fait frémir comme si elle allait me fesser sur-le-champ.

« Alors, on fait moins les fiers maintenant ! Je suis sûre que vous allez devenir des enfants sages et obéissants qui écouteront ce que leur maman leur dit sans rechigner. Sinon, ce bel objet vous chauffera les fesses, soyez en certains ! »

Nous ne pipons mot mais baissons la tête.

« Oh ! mais j’ai bien vu, toi mon garçon ! Je suis sûre que tu le méritais bien. Allons tourne-toi ! » m’ordonne la jeune femme.

J’obéis aussitôt craignant des représailles immédiates dans le magasin. Mais elle éclate de rire et fait subir le même traitement à ma sœur sous l’œil serein de notre mère.

Sur ces entrefaites, Maman avise un objet que je n’avais pas remarqué : c’est un manche en bois à l’extrémité duquel pend une souple lanière de cuir longue d’une bonne trentaine de centimètres et large de deux doigts. Interrogée sur son usage, la droguiste la renseigne.

« Et bien c’est tout simplement un petit fouet, Madame ! Quand le martinet ne suffit plus, on veut parfois le remplacer par une ceinture. C’est parfois dangereux et assurément peu maniable. Ce fouet remplit exactement ce rôle en permettant de doser aisément la force et la portée des cinglées sans dommages pour le ou la punie.»

Ma sœur et moi échangeons un regard anxieux. Notre mère aurait-elle la mauvaise idée ?…

A mon grand désarroi elle décide d’acquérir l’instrument, et je sens la sueur perler sur mon front. J’imagine avec terreur le résultat sur mes fesses après quelques coups seulement.

Ma sœur est encore plus pâle qu’avant.

De retour à la maison, nous nous prenons une petite mercuriale :

« J’ai toléré bien des choses, mais c’est terminé. Désormais, vous allez filer droit ! Obéissance absolue à tout instant ! A la moindre bêtise, ce sera le martinet, et si ça va trop loin… ». Elle agite le fouet comme s’il s’agissait d’un hochet.

Avec sa permission ma sœur et moi sortons « jouer ». Mais surtout échanger nos inquiétudes.

« Tu peux être sûr que je vais faire attention » me dit Anne.

« Oui, moi aussi » lui dis-je.

Nous nous retrouvons à trois avec Marie à laquelle nous racontons d’un air penaud les achats inattendus.

« Je m’en doutais ! Elle a discuté de ça avec Maman et elle était très décidée. A votre place, je me méfierais. »

Nous l’assurons de notre intention. Elle hoche la tête et nous prévient avec un gentil sourire :

« Je vous crois, mais vous savez, quand une mère est fâchée, parfois tous les prétextes sont bons. »

Nous sommes rentrés bien à l’heure et comme mon père était en déplacement prolongé, ma mère m’a ordonné de planter sur le mur de la cuisine les crochets qui doivent servir à suspendre les deux instruments de correction. Je le fais en maugréant, le rouge aux joues – et encore un peu aux fesses, s’il se peut encore.

Qui serait le premier à étrenner ces instruments, quand et où ?

Je ne tarderai pas longtemps pour le savoir…

Illust. Jack & Jill

 

15 commentaires »

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  1. Jean-Paul dit :

    Je viens de découvrir ce récit et certains commentaires et je peux témoigner que l’achat du martinet en présence du futur puni est une épreuve pénible que j’ai vécue et que je n’oublierai jamais… Voir le récit de ce souvenir particulier : « L’achat du martinet : une épreuve pénible pour sa future victime ».

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