La fessée appliquée

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Des Carambars au goût amer

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Par Jean-Paul

Nous étions au mois de Juillet 1972. Vive les vacances ! « Cartables et cahiers au feu et la maîtresse… » 

Grâce, notamment, aux fameuses – et cuisantes -  dictées de Mme Dubail lors de précédentes vacances, l’orthographe ne me posait plus de problèmes. J’avais terminé mon année de 5ème dans les têtes de classe et, en septembre, je fêterais mes 13 ans. 

Comme de coutume lors des vacances, les enfants du quartier se retrouvaient pour jouer ensemble dans la campagne avoisinante. 

Il y avait bien sûr Jean Claude, Nathalie et Fabienne, les enfants Miellot, mais aussi  Alain, Guy,  Claudette, Murielle et Fabienne, ceux de nos voisins T, et enfin Jean-Luc, Marie, Catherine, Véronique…  Nous formions une belle équipe : mêmes tranches d’âge, même éducation et même tenue : short pour les garçons, jupe ou short pour les filles et bottes en caoutchouc pour tous (vie à la campagne oblige) et les tennis (modestes ancêtres des marques sportives d’aujourd’hui). Mais aucun de nous ne rechignait à cette tenue, d’une part parce que la contestation était plutôt mal admise dans nos familles respectives (le martinet aurait tôt fait de remettre les choses en ordre !) et d’autre part, nous étions tous logés à la même enseigne : c’était en quelque sorte notre uniforme ! 

Comme chaque jour, peu avant l’heure du déjeuner, je laissai cette petite troupe pour aller chercher le pain à la boulangerie de notre quartier.  Comme toutes les boulangeries, elle vendait également toutes sortes de bonbons. De quoi  y  laisser  l’argent de poche du mois. Maman avait ouvert un compte et, en fin mois, nous recevions la facture globale de nos achats. Une solution réellement pratique pour des achats quotidiens. Comme souvent, je n’avais pas un sou en poche. Les bonbons disposés dans des boîtes derrière une vitrine à vitre coulissante étaient une tentation permanente, mais Madame Bouly, l’imposante boulangère, la refermait toujours soigneusement après une vente. 

Un jour, je me rendis compte que la vitrine n’avait pas été refermée. Comme elle se situait à droite du comptoir côté clients, il n’avait qu’à tendre la main pour se servir soi-même… Irrésistible ! 

Comme la boulangère était occupée à servir un client et qu’elle avait le dos tourné, j’en profitai pour plonger la main dans la boîte des succulents Carambars pour la ressortir aussitôt emplie d’une grosse poignée que je glissai subrepticement dans la poche de mon short. 

Hélas ! Mille fois hélas ! Je n’avais pas remarqué le  petit miroir bombé qui piégeait mon larcin ! 

Au moment où je prenais mes baguettes, Mme Bouly  me regarda d’un air soupçonneux et me dit : 

- Dis donc, qu’est ce que tu as de si volumineux dans ta poche ? 

- Euh… rien madame ! 

- Tu en es sûr ? Allez ! montre moi donc ça ! 

- Euh…  c’est des Carambars, madame,  dis-je en bafouillant et sans aucun doute rouge de confusion. 

- Et d’où viennent-ils donc ? dit-elle en élevant encore la voix 

- Euh… des copains qui me les ont donnés ce matin madame dis je encore plus bafouillant 

Et là, elle explosa : 

- Alors, non seulement tu me voles des bonbons et en plus tu mens ! Tu me prends vraiment pour une imbécile ? 

- Mais non m’dame non… 

- Petit effronté ! Je vais appeler ta mère et lui raconter quel voleur tu fais. 

- Non m’dame non, je m’excuse… je m’excuse ! 

- Fallait y penser avant, jeune homme ! 

Et de décrocher son  téléphone. 

Rouge de colère mais aussi d’affolement, j’entendais les bribes de sa conversation provenant de l’arrière boutique. 

- Vous vous rendez compte, madame  … Vol…….Mensonge… C’est honteux… Oui, à tout tout de suite, madame…. 

La boulangère revint, un sourire de contentement au coin des lèvres. 

- Ta mère arrive. Je crois que nous allons avoir une petite explication tous les trois ! 

A cette idée je sentis mes jambes commencer à trembler j’imaginais très bien la réaction de ma mère devant une telle situation. 

En effet dix minutes plus tard ma mère descendait de sa voiture… 

SON  MARTINET À
LA MAIN ! 

- Bonjour Madame Bouly, je suis vraiment  confuse… Merci de m’avoir prévenue ! 

Et se tournant vers moi : 

- Alors Jean-Paul,  tu te mets à voler Mme Bouly maintenant ? 

- Mais, maman c’est que…. 

- Ça suffit Jean-Paul ! N’aggrave pas ton cas ! 

- Madame Bouly, encore une fois je suis désolée et vous présente mes excuses et vous rembourserai Mais auparavant, Jean Pau doit recevoir la sévère correction qu’il a méritée. Je vais le fouetter, ici même devant vous. 

Et sans crier gare, de sa main gauche, elle saisit une mèche de cheveux au-dessus de l’oreille et la elle tira bien fort pour m’attirer près elle. J’en avais déjà les larmes aux yeux.  Puis, elle se mit à me fouetter les cuisses à grandes volées de martinet. Elle était blême de colère et ponctuait chaque fouettée : « Petit voleur !…. Menteur…. Méchant garçon !… » 

Au bout de 5 à 6 coups de martinet, je me démenais, trépignant sur place, criant et pleurant sans aucune retenue tant  elle me fouettait fort. 

Madame Bouly n’en perdait pas une miette acquiesçant à chaque coup. Soudain une cliente entra dans la boutique. Elle resta un instant figée sur le seuil avant de se joindre à la boulangère pour saluer ensemble la performance de ma mère. 

Je reçus au moins de 35 à 40 coups de martinet dont les lanières de cuir marquèrent  mes cuisses de morsures écarlates. Certes, j’avais échappé au déculottage en public, mais je me demandai un instant si je ne devais pas regretter le martinet sur les fesses nues tant les cinglées sur la peau tendre de mes cuisses étaient douloureuses. 

-  J’espère que cette bonne  volée te servira de leçon, dit ma mère une fois la correction terminée. 

- Ah ! Madame ! C’est bien malheureux, mais il n’y que le martinet qu’ils comprennent les garçons à cet âge ingrat, ajouta  Mme Bouly. 

- Mais sa punition n’est pas encore terminée, Mme Bouly ! J’ai décidé de le punir de telle façon qu’il ne recommence plus. Durant une semaine, à compter de ce jour, il aura une séance de martinet avant qu’il ne vienne chez vous chercher le pain.  Comme cela, vous serez à même de juger à la rougeur de ses cuisses si j’ai appliqué la jusqu’au bout. Et  croyez-moi, elles seront  cuisses bien rouges quand entrera chez vous ! 

Effectivement, tous les jours de la semaine qui suivirent je présentais mes cuisses nues à maman avant d’aller à la boulangerie. Je recevais au minimum 15 à 20 coups de martinet bien sentis. Mme Bouly ne manquait pas de commenter l’état de mes cuisses et le plus souvent en présence de ses clientes pour ajouter à ma honte. 

C’est ainsi que tous les après-midi, j’eus le loisir d’exposer à mes camarades de jeux mes cuisses boursoufflées de stries, conséquence des terribles lanières de cuir carrées du martinet de la maison. Ils y allaient de leurs commentaires, parfois désobligeants, parfois compatissants quand l’un des garçons ou l’une des filles présentait des fesses ou des cuisses dans le même état ! 

Ainsi allait la vie dans un bourg de campagne du nord de la France en 1972. 

Inutile de préciser que jamais je n’ai été tenté de voler à nouveau (mais oui, le martinet a un effet réellement très dissuasif !). Et je dois dire également que, depuis cet épisode, les Carambars ont pour moi un goût… franchement amer !    

 

 

2 commentaires »

  1. Jean dit :

    Et bien moi aussi j’ai bien connu le martinet, dans la fin des année 50 et la première moitié des années 60, mais ma mère me donnait toujours le martinet sur mes fesses nues copieusement déculottées, et mon Dieu que ça faisait mal ! Et pourtant, que de souvenirs excitants !

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