La fessée appliquée

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Des cerises au goût bien amer

Franco 210

Par Herbert

J’ai vécu une aventure qui m’a beaucoup secoué lorsque j’avais 7 ans.

Je fréquentais alors une école tenue par des sœurs où la discipline était très sévère. La plus stricte était Sœur Marie-Madeleine et avec ma « chance » habituelle, il a fallu que je sois affecté dans sa classe ! Je m’en souviens comme si c’était hier et pourtant j’ai 53 ans.

Les fessées étaient cependant exceptionnelles et les maîtresses envoyaient le plus souvent les élèves dissipés dans le bureau de la Sœur Directrice. Là, elle nous faisait mettre au piquet à genoux dans son bureau juste en dessous d’un féroce martinet accroché au mur et nous disait :

« Si tu bouges, gare à tes fesses, je décroche le martinet ! »

Mais à ma connaissance, elle ne l’a jamais décroché. Notre pénible station à genoux était interrompue aux heures des récréations. Nous devions remplacer la concierge et prendre la grosse cloche (tellement lourde que nous devions la porter à deux mains) qui annonçait les récréations et le début ou la fin des cours. La Directrice nous emmenait dans la cour pour la faire sonner. Les punis étaient privés de récréation et regagnaient aussitôt le bureau directorial pour reprendre la position.

L’école était mixte, mais dans ma classe il y avait plus de garçons que de filles.

Quelques jours avant les vacances, il nous vint l’idée à Adeline, Bertrand Christophe, Francis, Jérôme et moi d’aller marauder dans le cerisier de la concierge, une femme assez acariâtre que le temps avait marqué par ses cheveux grisonnants. On ne peut pas penser à tout ! Le cerisier était bien hors de la vue des maîtresses qui surveillaient la récréation, mais de la fenêtre de sa cuisine, la concierge pouvait nous voir grimper dans le cerisier et comme nous le comprîmes plus tard, elle avait tout vu.

Mais catastrophe ! N’est pas voleur de cerises qui veut ! Voilà que la branche sur laquelle Francis était monté se cassa et le malheureux chuta de l’arbre. Il tenait son bras gauche et se mit à crier de douleur, faisant accourir toutes les maîtresses. La Sœur Directrice craignant pour lui une fracture du bras appela les pompiers qui emmenèrent notre malheureux copain à l’hôpital.

Dès leur départ, la concierge sonna la fin de la récréation tandis que la Directrice se dirigeait vers son bureau. Les élèves se rassemblèrent en rang derrière le numéro inscrit au sol indiquant leurs classes respectives.

Nous attendions que nos maîtresses nous fassent entrer quand la Directrice revint, les mains dans les manches de sa robe comme dans un manchon suivie de la concierge qui portait une chaise et un petit banc.

Je me demandais à quoi pouvait servir ici ce petit banc, mais je n’allai pas tarder à comprendre.  Elle demanda alors à toutes les classes de faire un grand cercle autour d’elle en nous donnant la main. On trouva cela curieux, mais tout le monde obéit plein de curiosité.

Soudain la Directrice sortit ses mains du manchon et… surprise !… Au bout de son bras droit, le solide martinet qui avait quitté son clou agitait ses épaisses lanières de cuir. Puis elle prit place sur la chaise  et désigna de son martinet les cinq survivants de la razzia sur les cerises à qui elle ordonna de venir à côté d’elle. Après un sermon vilipendant les voleurs en général et les voleurs de cerises en particulier, elle annonça la sentence :

- Bertrand, Christophe et Jérôme,  les trois garçons qui ont grimpé dans le cerisier recevront chacun 10 coups de martinet sur leurs fesses nues.

- Adeline y est également montée, mais en tant que fille, je lui accorde d’un traitement de faveur et elle recevra seulement une sévère fessée à la main.

Quant à moi qui était resté au pied de l’arbre (un coup de chance car je devais y grimper après Francis !) et n’était que complice de la rapine, je recevrais comme Adeline une fessée à la main.

Elle appela Christophe, le saisit par le poignet pour l’attirer à elle lui fit à nouveau une petite leçon de morale. Puis, s’étant levée, elle posa un pied sur le petit banc (mystère éclairci !) et bascula notre « complice » sur son genou. Son postérieur  se trouva en position surélevée alors qu’il avait la tête et les pieds pendant dans le vide Sans attendre, elle lui baissa sa culotte courte et son slip jusqu’aux chevilles et nous a demanda de compter à haute voix les cinglées de martinet.

Au fur et à mesure que nous comptions, les cris de Christophe devenaient de plus en plus stridents avant de se transformer en gémissement entrecoupés de sanglots. Il tentait bien d’éviter les coups en tortillant du croupion, mais ses efforts n’eurent pour résultat que de lui faire perdre sa culotte et son slip qui tombèrent à terre. Les sinistres lanières continuaient de meurtrir sa petite croupe et d’y tracer un entrelacs de raies rouges.

 « Dix ! » Nous criâmes avec plaisir la fin de son supplice. Lorsque la Sœur le remit sur ses pieds, il pleurait à chaudes larmes. Il ramassa short et slip et les enfila en grimaçant de douleur avant d’être envoyé au piquet à genoux au pied de « l’arbre des punis ».

Il en fut de même pour Bertrand et Jérôme qui allèrent s’agenouiller à côté de Christophe.

La Sœur s’assit et m’appela à ses côtés. Moi aussi j’eus droit à son sermon. J’essayais bien de plaider ma cause et de la supplier, mais elle fut intraitable. Elle baissa ma culotte et me flanqua une magistrale fessée. Et c’est en pleurant des larmes de crocodile que je rejoignis au piquet mes trois compagnons d’infortune.

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Puis vint le tour Adeline.  Sa fessée déculottée m’apparut plus sévère et plus longue que la mienne. Interminable ! Ensuite, elle est venue nous rejoindre au piquet et pleurer avec nous. Quelques minutes plus tard, la concierge sonna la fin de la récréation et nous avons pu rejoindre notre classe. La station assise sur notre banc de bois nous fut pénible et tous les cinq dansions assis pour trouver la position la moins douloureuse.

Ce fut la seule fessée que je reçus dans cette école et l’année suivante je fus inscrit à l’école communale et là, gifle, tirage d’oreille ou de cheveux prirent le relais.

J’ai eu la chance de ne pas goûter au martinet, mais c’était courant et la plupart de mes camarades, garçons comme filles, étaient élevés de cette manière.

Illustr. : 1) Franco – 2)Unknw

6 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Belle histoire, merci !!
    Bises d’Emilie.

  2. Chris B dit :

    Joli récit, merci Herbert.
    A mon avis, la fessée était méritée au martinet pour les uns et les deux à la main pour les deux autres. Les punitions ont état graduées selon la gravité des faits, et elles ont bien eu raison. Elles auraient pu donner autant le martinet à Herbert et la fille, cela ne fut pas le cas.
    En revanche, 10 coups de martinet seulement pour des désobéissances qui causèrent des blessures n’étaient pas à la hauteur des imprudences. Avec 10 cinglées de martinet seulement les trois fautifs s’en sortent bien je trouve.
    Je me demande si chez eux avec leurs parents auraient eu la même clémence pour ces faits.
    Est-ce que vous et les autres protagonistes ont encouru d’autres fessées durant cette même année ? Merci par avance Herbert pour les réponses.

    • herbert7500 dit :

      Bonjour Chris B
      je n’ai vécu qu’une seule fessée dans cette école, par contre j’en ai vu beaucoup la recevoir, mais à cette époque la fessée était admise et il n’était pas rare de recevoir une deuxième fessée en rentrant à la maison. J’écrirai une autre anecdote la prochaine fois si vous le voulez bien !

  3. herbert7500 dit :

    Ma fessée chez mon camarade Didier.Plus exactement les fessées que sa mère nous administra à tous deux pour avoir fait mal à sa grande soeur sans le faire exprès. Nous avions une dizaine d’années. Je raconte ma mésaventure dans le récit « pourquoi la maman de Didier me donna la fessée », un souvenir pas si désagréable que cela.
    Herbert

  4. Marco dit :

    Ah ces soeurs, de vraies expertes ! Avec une main leste pour la fessée sur les genoux ou celle donnée perché sur la cuisses surélevée et en public comme au cirque les témoins tous en rond !

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