La fessée appliquée

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Des fessées pour ma sœur…

Mike col

Des fessées aussi pour ma sœur

par Serge

J’ai fait allusion dans mon premier récit (« Trois fessées seulement… ») à ces fessées, mais ici on change de registre et d’acteur je deviens spectateur.

J’avoue que ce rôle me convenait bien davantage tant j’avais vécu cruellement sur le plan moral mes trois fessées publiques en présence de personnes du sexe opposé. La douleur n’est rien face à la honte qui met parfois des années à être surmontée, ce qui fut mon cas comme je vous l’ai confié précédemment.

Ma sœur Marie Pierre, qui a deux ans de moins que moi, est d’un caractère plutôt difficile. Jusqu’à ce qu’elle atteigne sa dixième année, les choses ne se passèrent pas trop mal, en dépit de nombreux conflits avec notre mère qui ne pouvait pas compter sur une aide régulière de son époux pour gérer ces conflits. Officier dans la Marine nationale, il était fréquemment absent, parfois deux ou trois mois, voire davantage et nous déménagions souvent, allant de port en port au gré de ses affectations.

Marie Pierre avait 10 ans quand nous échouâmes pour quelque temps dans un petit village du Finistère. Je fus placé en internat dans un collège de la ville voisine tandis qu’elle fréquentait l’école communale où il n’y avait que deux classes évidemment mixtes, les grands (de 8 à 10 ans) et les petits.

Elle avait spécialement mal vécu ce nouveau changement de vie et se montrait de plus en rebelle, déplaisante et le ton montait fréquemment à la maison avec Maman.

Ce devait être également le cas à l’école car sa mère fut convoquée par son maître. La gamine ne travaillait pas très bien, mais c’était surtout son attitude envers ses camarades qui était insupportable. Elle les brocardait volontiers, faisait la maligne, genre « moi qui vient de la ville… » et jouait les pimbêches de haut vol.

Notre mère, femme de décision, prit le taureau par les cornes et dès le lendemain, sans avoir prévenu sa fille, elle se pointa à l’école juste un peu avant la récréation de 10 heures. Comme elle l’avait convenu lors de son entretien avec le maître, elle entra dans la classe et donna à ma sœur une sévère fessée déculottée devant tous les élèves.

Je n’ai évidemment pas assisté à la correction et je ne peux vous livrer que ce que ma mère m’en a rapporté.

Elle était assez contente de sa « prestation » et pensait avoir rabattu le caquet de sa fille qui, sous le coup de la honte, avait pleuré à chaudes larmes dès qu’elle fut allongée les fesses à l’air sur les genoux de sa génitrice.

Le samedi suivant, je retrouvais ma sœur qui, visiblement, avait fort mal vécu sa correction publique. Elle ne la ramenait pas et ne faisait pas sa belle. Comme je le faisais remarquer à ma mère, elle me dit qu’elle devrait la fesser plus souvent pour que la vie à la maison soit plus calme !

Eingyeo

Je n’avais guère d’échanges avec ma sœurette et je me suis bien gardé de l’interroger, mais je pensais que sa fessée avait dû être bien mortifiante, surtout devant des garçons et des enfants plus jeunes qu’elle qui ne manqueraient pas se gausser d’avoir vu ses fesses nues.

Je m’imaginais à sa place et je la plaignais sincèrement, bien que j’eusse adoré assister à cette fessée car je vivais encore douloureusement le souvenir de ma propre déculottée publique qui ne remontait qu’à quelques mois.

Heureusement pour Marie Pierre, on déménagea à nouveau, pour la ville cette fois, et elle n’eut pas trop longtemps à subir les moqueries des élèves témoins de sa fessée en classe.

Cependant, rien ne réussit à l’amender. Elle se montrait toujours aussi désagréable avec moi, mais surtout avec sa mère. Plus elle grandissait, plus les deux femmes se retrouvaient en quelque sorte en concurrence et c’étaient des chamailleries perpétuelles, ponctuées de cris incessants qui m’étaient pénibles à supporter.

Notre mère la menaçait régulièrement de « lui flanquer une bonne fessée cul nu comme à l’école », mais ces propos n’étant jamais suivis d’effet, Marie Pierre n’y prêtait nulle attention.

Elle avait grand tort, car je me souviens d’une journée de juin où nous étions allés pique-niquer au bord d’un petit plan d’eau pas très loin où l’eau était moins froide qu’à la mer.

Pour une fois, mon père était des nôtres, ce qui n’avait pas empêché Marie Pierre de faire toute une histoire au sujet de son maillot de bain.

J’avais entendu des bruits de querelle avec ma mère avant notre départ et je compris par la suite que ma sœur exigeait de porter désormais un soutien-gorge pour se couvrir une poitrine qui, à douze ans, n’était encore qu’esquissée. Ma mère lui avait donc proposé de porter le maillot une pièce qu’une cousine lui avait donné.

Arrivés à l’étang, quand il fallut se changer, les choses dégénérèrent rapidement. Ma sœur refusa de mettre le maillot de la cousine. Elle piqua une colère, tapa du pied, hurla même, ce qui mit notre père en rogne et l’incita à prendre les choses en main.

« Tu vas déjà te prendre une bonne fessée pour te calmer et ensuite, si aucun des maillots ne te convient, tu resteras cul nu ! »

En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, ma sœur se retrouva dépouillée de sa robe et de sa petite culotte et allongée sur les cuisses de son géniteur qui s’était assis sur une chaise de camping.

Heureusement pour sa pudeur fort mise à mal, la plage était encore assez peu peuplée. Néanmoins, les familles qui se trouvaient à proximité, si elles n’osèrent pas s’approcher, interrompirent leurs activités. Certains qui étaient assis ou couchés se levèrent pour mieux voir une grande fille toute nue en train d’être fessée sur la plage, ce qui ne devait pas survenir tous les jours.

Toma

Je puis dire que Marie Pierre se ramassa une solide correction car très rapidement, ses fesses passèrent au rouge vif puis au pourpre, tandis qu’elle pleurait et criait entre deux sanglots. Comme son buste était immobilisé sous la solide pression du bras gauche du père, ce sont ses cuisses et ses jambes qui entamèrent un joli ballet, quoique plutôt désordonné, livrant une vision panoramique de ce qu’on est censé ne pas montrer. La fessée terminée, on lui donna une serviette de plage pour se couvrir et on l’envoya toujours en pleurs au piquet contre un arbre.

Lorsque notre père mit fin à sa pénitence, elle persista à refuser de porter un des deux maillots et passa le reste de la journée enroulée dans sa serviette de plage, allongée sur le ventre à lire. Son visage resta complètement fermé et elle ne prononça que le minimum de paroles.

À plusieurs reprises, mais toujours sans succès, notre mère lui enjoignit de renoncer à cette attitude imbécile et d’aller se baigner. On voit que ma sœur avait la tête dure et un sacré caractère et même la menace de la mettre à l’eau de force dans le plus simple appareil ne suffit pas à l’ébranler. Je vis même le moment où Marie Pierre allait avoir droit à une seconde tournée, mais les choses en restèrent-là.

 Il est vrai que recevoir à 12 ans une fessée toute nue devant une vingtaine de personnes qu’elle était susceptible de revoir dans notre petite ville, ce n’est pas rien. Je songeais que si cela m’arrivait je n’oserais carrément plus sortir !

Après que Marie Pierre fut envoyée se coucher, j’entendis ma mère se plaindre à mon père :

« Tu imagines ce que je subis avec cette petite punaise quand tu n’es pas là ? Il va falloir la mettre en pension, je n’en peux vraiment plus ! »

Elle répéta plusieurs fois cette phrase plus ou moins amendée, mais mon père ne se laissa pas fléchir.

Le mauvais caractère de Marie-Pierre ne cessait d’excéder notre mère qui lui rappelait au fil de leurs chicanes, qu’elle pourrait bien se prendre une nouvelle fessée cul nu, puisque la dernière ne l’avait pas calmée.

Et c’est effectivement ce qui lui arriva quelques jours plus tard, juste avant que notre marin de père ne reprenne la mer.

Mes parents étaient allés acheter des produits de la ferme en traînant avec eux Marie Pierre qui n’avait pas été très chaude pour les accompagner. Ce n’est qu’à mon retour du lycée deux jours plus tard que j’appris ce qui s’était passé.

Pendant que mes parents faisaient leurs achats, Marie Pierre restée dans la cour manifestait sa mauvaise humeur en molestant les poules qu’elle affolait ce faisant. Entendant ce vacarme, le père lui demanda de se calmer et de rester tranquille à moins qu’elle ne veuille une fessée cul nu comme l’autre fois lors de la baignade. Ma sœur sembla lui obéir, mais quelques minutes plus tard, un grand bruit attira dehors toute la maisonnée. Ma sœur gisait au sol. Comme elle avait voulu escalader le grand bûcher qui était sous le hangar, il s’était effondré, écrasant au passage deux pauvres poules.

Notre père tint parole. Il l’attrapa par le collet et, sans tenir compte de ses jérémiades, lui baissa short et petite culotte et la fessa séance tenante devant le fermier, son épouse et leurs deux fils âgés d’une dizaine d’années. Je me doute que ces deux gamins ont dû être fortement intéressés par la découverte soudaine de l’anatomie d’une grande fille de 12 ans !

Makoto col

Bien entendu, Marie Pierre se garda bien d’évoquer l’incident avec moi, d’ailleurs on communiquait de moins en moins. Ma mère en revanche faisait souvent allusion à ses corrections précédentes par des petites phrases du genre « j’en connais une qui va se retrouver à nouveau les fesses à l’air pour une bonne fessée ! ». Phrases assez anodines dans l’intimité mais qui devenaient très déplaisantes quand elles étaient prononcées devant des tiers, ce qui survenait à l’occasion. Ma sœur en était mortifiée et devenait cramoisie. J’en étais moi-même gêné car je ne tenais pas à ce que la terre entière apprenne que j’appartenais à une famille où on se prenait encore des fessées cul nu à nos âges.

La quatrième fessée eut lieu deux ans plus tard, alors que ma sœurette fêtait ses 14 ans et que, l’adolescence venue, son caractère rebelle empirait.

La mode des minis jupes battait son plein et Marie Pierre, pourvue de fort jolies jambes, les portait le plus court possible. C’était sa mère qui lui confectionnait la plupart de ses jupes et de ses robes et les disputes quant à la longueur étaient fréquentes, Marie Pierre exigeant toujours du plus court.

Je me souviens d’une fois où ayant raccourci l’ourlet d’une jupette en douce, suffisamment grossièrement pour que Maman s’en aperçoive, elle reçut une solide fessée devant moi.

Notre mère voulait à toute force lui faire ôter sa robe pour ne pas la froisser quand elle serait installée sur ses genoux, toujours son côté maniaque !

« Je ne veux pas qu’on dise que mes enfants sont attifés comme l’as de pique et si je compte sur toi pour la repasser, je peux attendre longtemps ! Allez dépêche-toi si tu ne veux pas aggraver ton cas ! »

« Mais Maman, je suis trop grande pour recevoir la fessée ! Je te rappelle que je viens d’avoir 14 ans et en plus il y a Serge ! »

« Quand on se conduit comme une gamine, on est puni comme une gamine ! Je te donne cinq secondes pour enlever ta robe et venir sur mes genoux, sinon c’est la pension direct. J’en ai vraiment assez de te supporter ! »

La menace était clairement exprimée et le ton n’admettait pas de réplique, je vous le garantis.

« Bon… mais pas devant mon frère ! »

« Je crois rêver ! Mademoiselle pense pouvoir décider des modalités de sa correction et refuser que Serge assiste à ta fessée ! Moi au contraire j’y tiens ! Qu’il te voie fesses nues pendant que je te fesse, ça t’apprendra à obéir ! Je regrette seulement qu’il n’y ait pas d’autres personnes pour te voir. Si tu insistes, j’appelle la concierge et ses gosses. Allez en place sur mes genoux, je n’ai pas toute la journée ! Je vais t’apprendre à vouloir raccourcir tes robes, comme si elles n’étaient pas déjà assez courtes comme ça ! Puisque tu veux montrer tes fesses, eh bien, tu vas les montrer ! »

Marie Pierre, provisoirement matée fit passer sa robe par-dessus sa tête, se retrouvant sans autre parure que sa petite culotte, l’ampleur de sa poitrine – à son grand désespoir encore peu développée – ne lui imposant pas le port systématique de soutien-gorge qu’elle ne mettait que lorsqu’on « sortait en ville » ou qu’on allait en visite.

Edward C. (EC) 1 det

« Allez qu’est-ce que tu attends ? Ôte ta culotte ! Tu sais bien que je ne donne des fessées qu’à cul nu ! »

Marie Pierre ne bougeait pas. Attendait-elle que ce soit sa mère qui lui baisse sa petite culotte une fois qu’elle aurait été allongée sur ses genoux, ce qui aurait ménagé un peu sa pudeur ? C’était mal connaître notre mère ! Elle saisit la culotte qui glissa d’un coup sec jusqu’aux chevilles de ma sœurette. L’instant d’après elle était allongée en travers des cuisses de notre mère.

Les rebuffades de Marie Pierre avaient visiblement énervé sa mère qui s’attaqua bille en tête au charmant fessier entièrement dénudé, bien plus rebondi que je ne l’aurais cru, frappant sans discernement un peu partout sur chacune des fesses. Quelques claques lourdement assénées sur les cuisses de la punie, la firent craquer et elle se mit à gémir et à sangloter. Quelques vigoureuses claquées plus tard, Marie Pierre se tordait de douleur et remuait furieusement les jambes. Notre mère interrompit un instant la fessée, et se pencha pour ôter complètement la petite culotte qui entravait les chevilles de sa fille.

« Il ne manquerait plus que tu me déchires ta culotte ! »

La fessée reprit, encore plus rude. Notre mère s’y employait à fond. Elle commençait à transpirer comme lors de la fessée qu’elle m’avait donnée quelques années auparavant, mais ça ne l’arrêta pas. Marie Pierre pleurait à gros sanglots et poussait un cri chaque fois que la main vengeresse s’abattait sur son fessier devenu cramoisi. Sûr que pour une belle fessée, c’était une belle fessée !

Edward C.(EC) 2

Ses fesses tressautaient de plus en plus sous l’impact de claques très appuyées et ses jambes battaient follement dans le vide. La cuisson devenant intenable, elle se mit à hoqueter.

La correction se poursuivait impitoyablement. J’entendais ma sœurette sangloter à gros bouillons, supplier notre mère de cesser de lui massacrer le croupion. Elle lui demandait pardon, se tordait et se trémoussait de plus en plus, sans pour autant pouvoir échapper à la solide poigne.

« Ah tu as voulu faire ta maligne et jouer aux allumeuses avec une robe au ras des fesses ! Eh bien tu vas pouvoir les exhiber tes fesses à présent qu’elles sont toutes rouges ! »

« Pardon Maman !… Aïe ! Pitié je t’en supplie, j’ai trop mal ! Je serai sage, je te le promets !… Aïe ! »

C’est ce qu’attendait notre mère pour mettre fin à la fessée d’une Marie Pierre effondrée et sanglotante. Sa croupe et le haut de ses cuisses étaient en feu, uniformément rubiconds. Maman posa doucement sa main sur son derrière, presque comme pour une tendre caresse mais c’était pour bien vérifier qu’aucune surface de peau n’avait échappé à la sévérité de sa main.

Edward C. (EC) 3

Après avoir laissé sa fille se reprendre, elle l’aida à se relever et sans la laisser se reculotter, elle l’envoya au piquet dans un coin de la pièce à genoux et mains sur la tête.

Ma sœur reniflait encore quelque peu quand on on frappa à la porte.

« Marie Pierre, ne bouge pas ! Serge surveille ta sœur pendant que je vais ouvrir, qu’elle ne remue pas d’un centimètre ! »

« Pitié Maman ! Tu ne peux pas me laisser comme ça devant quelqu’un. »

« Je vais me gêner et si tu bouges, tu t’en prends une autre du même calibre. Fais-moi confiance ! »

Fort heureusement pour Marie Pierre, il ne s’agissait si j’ose dire « que » de notre voisine de palier qui venait rapporter je ne sais plus trop quoi qu’elle avait emprunté. La Mère Chabot était une curieuse et une pipelette qui vivait seule et, s’ennuyant visiblement, elle faisait ses choux gras de tous les ragots qui venaient à ses oreilles. Aussi je reste persuadé qu’elle avait été attirée par les hurlements de ma sœur. Notre mère était tout le contraire mais entretenait néanmoins des rapports courtois avec sa voisine.

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« Entrez donc, Madame Chabot ! Il ne fallait pas vous presser, cela pouvait attendre. Vous prendrez bien une tasse de café ? »

« Volontiers ! Bonjour Serge ! Mais on dirait que Marie Pierre vient de prendre une belle fessée. »

« Oui, une fessée largement méritée, croyez-moi ! J’avais prévu de lui infliger une demi-heure de piquet, mais comme vous êtes là, on va s’en tenir-là. Marie Pierre, tu peux saluer et remercier Madame Chabot. Rhabille-toi et va dans ta chambre. Je ne veux plus te voir jusqu’au dîner ! »

Marie Pierre ne se l’était pas fait dire deux fois et promptement relevée, elle tentait maladroitement de cacher sa nudité en allant récupérer robe et culotte que sa mère avait posées sur un fauteuil.

Je redoutais les inévitables bavardages de la Mère Chabot, allant dire à tous ceux qui voudraient l’entendre que la fille de ses voisins recevait encore la fessée déculottée à 14 ans. Je me disais que l’on pouvait penser que, malgré mes 16 ans, je n’étais pas à l’abri du même genre de punitions, ce qui réveillait en moi le douloureux souvenir de ma fessée devant les filles que j’avais toujours tant de mal à chasser de ma mémoire.

Venons-en à présent à la nouvelle fessée publique qui fut infligée à ma soeurette, la plus terrible à mon sens.

Elle eut lieu à la fin de l’été, elle avait alors 14 ans et demi. Comme l’an passé, nos parents avaient loué pour le mois d’août une petite maison au bord de mer dans le Morbihan. Sœurette et moi ne fréquentions pas les mêmes bandes de copains à cause de nos deux ans d’écart.

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Marie Pierre était plus aguicheuse que jamais avec ses robes toujours plus mini et ses jeunes seins qui, pointant librement, devenaient de plus en plus provocants. Sans vouloir jouer au grand frère, j’étais toutefois gêné de la voir faire la belle avec les garçons de sa tribu, ce qui ne devait pas plaire non plus outre mesure aux autres filles de la bande.

Aussi, j’évitais les lieux où elle était susceptible de se rendre. Quand il m’arrivait de la croiser, à la plage par exemple, je faisais comme si je ne la voyais pas, surtout quand je la découvrais en train de flirter avec un garçon.

À la maison, c’était toujours plus ou moins la guerre avec notre mère. Les cris et les disputes m’énervaient passablement, mais je faisais en sorte de les ignorer. Ma mère menaçait parfois Marie Pierre d’une bonne fessée déculottée, ce qui ne manquerait pas de la calmer et de la rendre plus souple et alors que ma sœur faisait semblant de ne pas entendre ou ricanait en disant qu’elle était désormais trop grande pour recevoir la fessée.

Un soir en rentrant peu avant minuit, je trouvai la maison en pleine effervescence. Mon père, qui bénéficiait d’une courte permission, était venu passer quelques jours avec nous, discutait vivement avec son épouse dans la cuisine. À ce que j’entendais, ils semblaient très remontés contre ma sœur. Je compris qu’elle n’avait pas eu l’autorisation de sortir en soirée et quelle avait bravé l’interdiction.

Je ne m’étais guère trompé puisqu’un peu plus tard, alors que je venais de me coucher, j’entendis mes parents qui rentraient accompagnés de ma sœur pleurant à chaudes larmes. Que s’était-il donc passé ?

J’en eu le cœur net le lendemain matin de la bouche de notre mère.

Akamaru

Inquiets de l’absence de leur fille, les parents étaient partis à sa recherche et l’avaient trouvée en train d’embrasser un garçon au milieu de sa petite bande sur la place du village. Fou de rage le père l’avait empoignée et, en présence de toute la bande n’avait pas hésité à lui retrousser sa minijupe de plage jusqu’au milieu du dos et à lui baisser le slip. C’est ainsi que Marie Pierre reçut une fessée magistrale, la plus cuisante de sa vie devant tout le groupe atterré et son petit copain médusé qui probablement n’en avait pas encore vu autant.

Cette fois je compatis sincèrement à la peine de ma sœurette, la douleur et la honte que j’avais ressenties lors des fessées déculottées publiques que j’avais subies jadis n’avaient été que peu de chose en comparaison. À vrai dire, je me demande si je m’affligeais de son sort ou si c’était la frayeur et la honte que je ressentais rétrospectivement au souvenir de mes fessées en me représentant ma sœur, fesses nues et toutes rouges et en pleine confusion se débattant sous les claques de la main paternelle. Probablement les deux à la fois.

Ma mère était ravie de me narrer l’évènement de la veille. Elle estimait que depuis le temps qu’elle lui en faisait baver, sa fille méritait bien cette sévère fessée devant ses amis. Elle espérait aussi que ça la calmerait et que cette belle honte devant ses copains lui ôterait l’envie de jouer les pimbêches pour un bout de temps.

Je restai silencieux, approuvant mollement, tout en me demandant comment Marie Pierre, qui restait invisible, allait se relever de cette fessée publique ô combien humiliante.

Je laissais ma mère à son courroux. Elle devait en avoir gros sur le cœur pour ne pas mesurer que pendre une fessée déculottée à 14 ans devant tous ses copains avait dû être terriblement mortifiant. Je ne voyais pas bien ce qui pouvait être pire.

Je ne vis ma sœur qu’au déjeuner. Elle avait une mine grave, ne répondait à notre mère que par des monosyllabes, tant et si bien que cette dernière éclata.

« Je crois bien que la correction d’hier ne t’a pas suffi. Ton père rentre ce soir et je vais lui demander de t’en flanquer une autre bien plus sévère, car si tu veux mon avis, c’est bien ce que tu mérites. »

Ma sœur se tint coite et échappa à une nouvelle fessée. Mais les quelques jours à courir de notre séjour estival, elle ne fut plus la même. Elle restait solitaire et sombre, le plus souvent silencieuse comme si elle en voulait à la terre entière. Il fallait que sa mère l’oblige à sortir de la maison et quand elle le faisait, elle rasait les murs et évitait farouchement de retrouver sa petite bande.

Je comprenais bien sûr sa réaction et j’aurais sans doute réagi de la même façon si j’avais eu le malheur de me faire fesser cul nu devant tous mes copains et copines. Même si j’estimais que la réaction de mon père était parfaitement justifiée, je ne pouvais m’empêcher de la plaindre.

Autant ses premières fessées de petite fille comme n’importe quelle autre petite fille recevant la fessée avaient suscité ma curiosité, autant cette dernière à 14 ans passés m’avait rapproché d’elle fraternellement.

Illustr. : 1) Mike col – 2) Eingyeo – 3) Toma – 4) Makoto col – 5,6,7 ) Edward C. (EC) – 8) Sorebottomart det – 9) Dreamerandmake – 10) Akamaru

 

 

 

8 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Serge. Votre indulgence vis-à-vis de la « forte tête » qu’était votre sœur, est digne d’éloges ! Certes, l’adolescence est l’âge des pulsions et des emballements. Mais c’est moins le flirt de votre sœur que son comportement qui m’interpelle : rebelle, déplaisante, paresseuse, orgueilleuse, méprisante, insupportable, et ce autant pour ses camarades que pour ses parents, etc. J’en viens à penser que devant un tel mépris des bases du comportement en société, c’est plutôt le martinet qu’il aurait fallu à votre si impertinente sœur. Amicalement, CLAUDE

    • Serge dit :

      Bonjour Claude, c’est vrai qu’elle accumulait pas mal de motifs, même si de mon côté je n’étais pas exempt de reproches. Mes parents devaient penser comme la maman de Stéphanie que le honte d’une déculottée publique serait plus efficace que la mise en œuvre du martinet qui vous est cher.
      Sauf que les choses ne s’arrangèrent guère dans les mois qui suivirent et que ma mère presque toujours seule dût se résigner sur les conseils de notre voisine à faire l’acquisition d’un bon vieux martinet dont elle n’hésita pas à faire usage; je vous narrerai cela dès que possible sous une forme ou sous une autre.
      Bien cordialement

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Serge. Si me Martinet m’est ‘cher’,comme vous dites, c’est parce que je l’ai reçu souvent et longtemps. Sans abus, mais avec fermeté. Je suis très impatient de lire le prochain récit que vous nous annoncez. Amicalement. CLAUDE.

  2. Maurice dit :

    Beau récit, mais pauvre Marie Pierre. J’ai adoré la dernière phrase montrant la renaissance de l’amour fraternel

  3. Jean Philippe dit :

    Bonjour Serge,
    Vous avez dû être triste de la sentir si désemparée après cette fessée si humiliante qu’elle reçut à 14 ans. Moi-même, j’ai subi à l’âge de 15 ans (fin des années 60) une correction similaire par ma mère et ce devant mes camarades de lycée et ma petite copine. 50 ans après, je revis encore l’instant où Maman m’attrapa : son énergie à me maîtriser, sa dextérité pour me déculotter et l’intensité de la fessée. Vous pouvez lire mon récit dans « Souvenirs et autre anecdotes « Même à 15 ans je la recevais encore ».
    Cordialement,
    Jean Philippe

  4. Morgane dit :

    Bonjour Serge,
    votre sœur a décidément souvent pu tendre le bâton pour se faire battre et les différentes punitions ne l’arrêtaient pas malgré la honte que évoquez avec justesse avec votre point de vue de garçon/frère.
    Est-ce que cette dernière punition à 14 ans fut la dernière ou a-t-elle continué d’agir ainsi par la suite ?

    Cordialement,
    Morgane

    • serge dit :

      Bonjour Morgane,
      Marie-Pierre comme vous l’avez constaté était une ado difficile et son verso a été châtié encore à plusieurs occasions, au martinet cette fois. Je vous raconterai mes souvenirs de ces corrections sous peu.
      Bien cordialement,

      Serge

  5. Marco dit :

    Bonsoir Serge,
    avant même de lire la suite j’admire votre soutien fraternel pour votre sœur. Elle avait certes mauvais caractère et semblait s’attirer les ennui. Malgré cela, il est bien que son grand-frère s’en rende compte et ne la charge pas. Cordialement

    marco

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