La fessée appliquée

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Deux corrections pour un vol et un mensonge

Euticus 12

Par Claude

Mes parents étaient très attachés aux valeurs morales. Or dans ma prime adolescence, je me rendis coupable d’un vol aux dépens d’un camarade de classe, vol doublé d’un mensonge. Un déshonneur qui sera châtié sévèrement d’une double correction.

C’était une belle journée de printemps. On approchait des vacances de Pâques. A l’école du village, la discipline était (un peu) relâchée. Mon copain Christian était aussi mon voisin de table. Il venait de recevoir pour son anniversaire un magnifique stylo dont j’étais jaloux. Or, Christian s’absenta pour aller aux toilettes.

Ni une ni deux, je lui barbotai son stylo et le fourrai dans mon cartable. A son retour il ne s’aperçut pas tout de suite de mon larcin. C’est seulement à la fin de la classe qu’il le réalisa. Il me demanda si j’avais remarqué quelque chose et, bien sûr, je lui répondis non.

Nous étions à la fin des années cinquante et à cette époque le martinet était d’un usage commun pour corriger les enfants. C’était dans les mœurs et personne ne s’en offusquait à commencer par les enfants eux même. Chez moi il était accroché en permanence à un clou dans la cuisine, juste en face de la place où j’étais assis pour les repas. Mes parents n’en abusaient pas, mais n’hésitaient pas non plus à l’utiliser

C’était ma mère qui s’en servait le plus souvent puisqu’elle était femme au foyer et que mon père qui travaillait rentrait tard. En général elle me donnait une dizaine de coup sur les cuisses. C’était facile car, habitant dans le Midi, j’étais très souvent en culotte courte ; et l’hiver, elle me baissait le pantalon.

J’étais fouetté pour des choses qui le méritaient : désobéissance, mensonge, insolence, impolitesse, manque de ponctualité et, bien sûr, mauvais résultats scolaires. Toutefois, dans ce dernier cas, c’est mon père qui me corrigeait dans ma chambre sévèrement : quarante coups de martinet au minimum sur mes fesses nues. J’étais un garçon assez turbulent et facilement insolent. Ce qui fait que j’étais assez souvent fouetté. Mais je ne rebellais pas car je ne me souviens pas d’avoir reçu le martinet injustement.

Mais venons-en aux faits.

De retour de l’école le soir, mes sentiments étaient assez confus, partagés entre la joie de ma nouvelle possession et la culpabilité d’avoir trompé lâchement mon ami. J’étais dans cet état d’esprit lorsque Christian et sa mère se présentèrent à l’improviste à la maison (il n’y avait pas encore le téléphone dans notre village). Aussitôt je fus saisi d’effroi. Je pressentis le motif de leur visite à une heure si tardive.

Dans un état de confusion extrême j’entendis Christian et sa mère exposer les faits et leurs doutes à la mienne. Quand Christian était rentré chez lui, il avait fondu en larmes dans les bras de sa mère. En aucun cas je n’étais suspecté d’un aussi vilain larcin. En tant qu’ami, j’étais forcément hors de cause…

« Si quelqu’un avait dérobé ton stylo, Claude l’aurait vu et te l’aurait dit, n’est-ce pas ? »

« Mais bien sûr, Maman ! »

Mon ami était catégorique. Son regard sincère m’avait mis dans une gêne encore plus profonde.

C’est alors que ma mère se tourna vers moi l’air préoccupé pour se rassurer sur mon honnêteté.

« Claude, ce n’est tout de même pas toi qui as dérobé ce stylo ? »

Affolé par la précision de la question, je niai farouchement.

Toutefois, ma mère qui me connaissait comme personne sentit que je n’étais pas dans mon assiette. Pris de doute elle voulut en avoir le cœur net et me demanda de lui apporter mon cartable.

Quand elle exhiba le stylo, je reçus sur le champ une paire de gifles à m’en faire perdre l’équilibre. Puis elle m’ordonna d’aller chercher le martinet et de le lui apporter. Ensuite, elle baissa ma culotte et mon slip devant Christian et sa mère totalement abasourdis ! J’en étais rouge de honte ! Exhiber ainsi ma « virilité » en attendant ce que je redoutais et qui ne se fit pas attendre.

Ma mère me fit mettre à genoux et me demanda de me prosterner devant elle en mettant mes mains à terre et mon front dessus, tout cela à la vue de mon ami et de sa mère. Avant de commencer à me fouetter, elle me demanda de bien pointer les fesses et d’écarter largement les cuisses. Je m’exécutai et soudain un terrible coup de martinet vint cingler une de mes cuisses. Ce n’était que le premier d’une longue série.

Ni mes cris ni mes pleurs ne la firent fléchir. Elle m’infligea dix coups de martinet sur chaque cuisse et quinze sur chaque fesse. A ce moment-là je ressentis une profonde humiliation aussi terrible que les coups que j’avais reçus. Mais mon supplice n’était pas terminé. Ma mère me dit de remettre le martinet à sa place et de rester ainsi, fesses et cuisses bien zébrées et le nez dans les lanières, avec les mains sur la tête.

De mon coin je l’entendis se confondre en excuses auprès de Christian et de sa mère et insister pour leur offrir une boisson. La mère de Christian accepta en lui disant qu’elle avait très bien fait de me corriger ainsi et que pour eux l’affaire était close. Christian, très déçu de moi, prit un jus de fruit et les deux mères savourèrent un petit verre de Porto en échangeant des propos sur la dérive des enfants…

Quand ils furent partis, ma mère me fit enlever tous mes vêtements et m’envoya, tout nu, dans ma chambre. Ce soir-là je fus privé de dîner. Mais quelque trois heures plus tard, mon père entra dans ma chambre où il me trouva allongé à plat ventre sur mon lit en train de masser de mon mieux mes cuisses et mes fesses meurtries. Il avait le martinet à la main et je compris que j’allais recevoir une deuxième correction.

En effet, après avoir attaché mes deux mains aux barres du lit, mon père m’infligea soixante coups de martinet sur les fesses en me laissant souffler (et souffrir) tous les dix coups. Quand enfin cette correction prit fin et qu’il fut reparti, je contemplai dans le miroir de l’armoire les traces bleuâtres, striées parfois de petits filets rouges quand les lanières avaient un peu écorché la peau.

Pourtant, bien que douloureuse, cette deuxième correction au martinet me marqua moins que la première parce qu’elle était seulement physique mais non humiliante comme l’avait été la première en raison de la présence de témoins.

Bien sûr l’affaire fit le tour du village et mes copains en premier ne se privèrent pas d’ironiser sur mes avatars. Le pire cependant est que Christian demanda à l’instituteur, (informé comme tout le monde), à changer de pupitre.

 « Non, mon petit Christian, ce n’est pas à toi de changer de place, c’est à Claude » lui répondit-il.

Puis se tournant vers moi rougissant de honte :

« Et toi, Claude, c’est le bonnet d’âne que tu mérites » me dit-il en m’ordonnant de m’asseoir seul au fond de la classe à un pupitre inconfortable.

Cette histoire ne fera sourire que ceux qui n’ont pas connu ces méthodes d’éducation. Et au risque de vous surprendre, je dis qu’elles valaient mieux que celles d’aujourd’hui. Bien sûr, en vous la racontant, je me sens tout honteux comme quand je l’ai vécue.

Mais, je persiste et signe : je crois aux vertus d’une éducation fondée sur un usage modéré du martinet.

 Illustr. : Euticus

 

 

28 commentaires »

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  1. Marco dit :

    Bonsoir Claude,
    Les derniers échanges de commentaires auxquels j’ai participé m’ont fait découvrir votre récit. Permettez-moi de réagir. Certes, votre conduite était inadmissible et vos parents se devaient de sévir, mais quelle extrême sévérité selon moi.
    Le martinet comme unique instrument d’une telle correction c’était l’assurance de punir avec sévérité, mais ce qui me choque est la position imposée par votre maman. Qu’elle vous oblige à la prendre en privé me semble déjà beaucoup, mais qu’elle persiste pour cette fouettée devant témoins là c’est u peu trop, selon moi.
    Son exigence à vous faire pointer en l’air vos fesses est assez étrange puisque en étant prosterné cette posture les fait rehausser et saillir automatiquement au point que la moindre cinglade est amplifiée sur la peau tendue. Je ne peux qu’y voir la nécessité d’accroître votre honte pour que vous ayez bien conscience de ce que vous exposiez. Rétrospectivement je compatis à vos épreuves mais pour ma part je pense qu’une bonne fessée appliquée à main nue aurait peut-être été aussi bénéfique…
    cordialement
    marco

    • CLAUDE dit :

      Bonsoir Marco. Je comprends vos réserves, mais nous étions dans le années 50/60, époque où le martinet était d’un usage courant. De plus, la double faute que j’avais commise était très grave. Non seulement j’avais commis un vol, mais en plus j’avais menti en le niant. Dès lors le martinet s’imposait, et pour tout vous dire, si douloureuse que fut cette correction, je l’ai acceptée sans rechigner car je la savais méritée. La posture que ma mère m’a imposée faisait partie de la correction. D’abord j’ai dû lui apporter le fouet, puis, courbé devant elle, elle m’a sévèrement fouetté. Aujourd’hui encore je me souviens de la honte que j’ai éprouvée en étant fouetté devant mon ami et sa mère, et cette honte aussi faisait partie de la correction. Tout cela vous paraît exagéré et je le comprends. Aujourd’hui, autres temps autre mœurs ! Merci de votre commentaire. Amicalement. CLAUDE.

  2. am dit :

    Bonsoir Marco,
    Je vous remercie pour ce précieux témoignage. Je constate que vous avez connu une éducation stricte et qu’aujourd’hui vous en appréciez le bien-fondé. Bien évidemment je serais heureuse de répondre à toutes les questions que vous vous posez. Je comprends tout à fait que l’éducation, très sévère, que nous avons donnée mon mari et moi à nos trois enfants puisse vous surprendre. Au fil des décennies, les châtiments corporels tentent à disparaître ou sont devenus plus « doux », moins systématiques et irréfléchis et j’en suis plutôt rassurée.
    En tant que mère, dans les années 70-80, j’étais tout à fait partisane de l’utilisation du martinet, voire de la badine quand c’était nécessaire… mais maintenant en 2019, je pense qu’une bonne fessée déculottée, donnée occasionnellement mais bien sentie reste très bénéfique. Est-il nécessaire de marquer davantage physiquement et mentalement l’enfant avec un instrument autre que la main ? Autrefois, et ici les témoignages le montrent, on pouvait subir un châtiment corporel à un âge tardif. Il me semble que de nos jours, passés 12-13 ans, filles et garçons ne devraient plus recevoir de fessées, leurs effets devenant contreproductifs sauf exception.
    Marco, afin que vous compreniez l’évolution de l’usage de la fessée à travers les trois générations de ma famille, je vous donne quelques détails.
    J’ai 75 ans. Je me suis mariée comme ma mère, très jeune. Mon père, comme mon mari du reste, était un homme autoritaire et sévère. Ma mère s’est mariée à 18 ans et elle a reçu la badine par son père jusqu’à son mariage. Si mes souvenirs sont exacts, mes frères et moi avons connu le martinet, la ceinture ou la badine jusqu’à nos 18 ans. Ma dernière correction m’a été administrée à 17 ans passés.
    C’est donc naturellement que j’ai repris la méthode de la fessée déculottée dès 6 ans pour mes enfants, fessées plus symboliques que réellement punitives. Avant cet âge, quelques claques sur le fond de la culotte étaient suffisantes.
    Votre témoignage m’a également touché car il me rappelle des souvenirs. Mon mari a un neveu qu’il a immédiatement considéré comme son fils et pris sous son aile. Fils unique de sa sœur aînée, Simon n’a jamais connu son père. De deux ans plus âgé que notre aîné, il passait de nombreuses grandes vacances avec nous. Simon était un enfant intrépide et parfois insolent. J’ai souvenir qu’il a passé de douloureux moments sur mes genoux pour son plus grand bien ! Mais en grandissant, il était enclin à commettre des bêtises plus graves nécessitant de bonnes remontrances et c’était alors mon mari qui s’en chargeait.
    Un été, par exemple, il fut surpris en train de dérober une cassette audio. Pour le punir et que cette punition serve d’exemple aux autres enfants, mon mari a sorti le martinet et demandé à Simon de dénuder entièrement son postérieur, puis de prendre la position habituelle, buste appuyé contre la table du salon. Simon a dû compter une bonne centaine de coups de martinet sus ses fesses nues.
    Vous en conviendrez, Marco, on peut juger que cette correction était sévère mais elle était normale pour l’époque. Il est entendu que jamais un adolescent serait puni de cette façon de nos jours, mais à l’époque c’était normal. La honte faisait partie intégrante de la punition et pour ma part, ma dernière correction me fut donnée devant mes frères et mes cousines.
    Aujourd’hui Simon est médecin, père de deux petites filles de 7 et 9 ans. Lors d’un repas de famille, j’ai découvert avec surprise que notre neveu menaçait l’une de ses filles d’une bonne fessée si elle ne se calmait pas de suite. La maman m’a confié que c’était ainsi que leurs fillettes étaient punies à la maison, mais qu’elles étaient plutôt obéissantes et sages et recevaient rarement la fessée, sauf peut-être Manon, l’aînée dont les mauvaises appréciations sur son bulletin scolaire lui valent parfois la fessée déculottée.
    Voilà mon cher Marco ! J’espère vous lire très prochainement.

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