La fessée appliquée

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Deux corrections pour un vol et un mensonge

Euticus 12

Par Claude

Mes parents étaient très attachés aux valeurs morales. Or dans ma prime adolescence, je me rendis coupable d’un vol aux dépens d’un camarade de classe, vol doublé d’un mensonge. Un déshonneur qui sera châtié sévèrement d’une double correction.

C’était une belle journée de printemps. On approchait des vacances de Pâques. A l’école du village, la discipline était (un peu) relâchée. Mon copain Christian était aussi mon voisin de table. Il venait de recevoir pour son anniversaire un magnifique stylo dont j’étais jaloux. Or, Christian s’absenta pour aller aux toilettes.

Ni une ni deux, je lui barbotai son stylo et le fourrai dans mon cartable. A son retour il ne s’aperçut pas tout de suite de mon larcin. C’est seulement à la fin de la classe qu’il le réalisa. Il me demanda si j’avais remarqué quelque chose et, bien sûr, je lui répondis non.

Nous étions à la fin des années cinquante et à cette époque le martinet était d’un usage commun pour corriger les enfants. C’était dans les mœurs et personne ne s’en offusquait à commencer par les enfants eux même. Chez moi il était accroché en permanence à un clou dans la cuisine, juste en face de la place où j’étais assis pour les repas. Mes parents n’en abusaient pas, mais n’hésitaient pas non plus à l’utiliser

C’était ma mère qui s’en servait le plus souvent puisqu’elle était femme au foyer et que mon père qui travaillait rentrait tard. En général elle me donnait une dizaine de coup sur les cuisses. C’était facile car, habitant dans le Midi, j’étais très souvent en culotte courte ; et l’hiver, elle me baissait le pantalon.

J’étais fouetté pour des choses qui le méritaient : désobéissance, mensonge, insolence, impolitesse, manque de ponctualité et, bien sûr, mauvais résultats scolaires. Toutefois, dans ce dernier cas, c’est mon père qui me corrigeait dans ma chambre sévèrement : quarante coups de martinet au minimum sur mes fesses nues. J’étais un garçon assez turbulent et facilement insolent. Ce qui fait que j’étais assez souvent fouetté. Mais je ne rebellais pas car je ne me souviens pas d’avoir reçu le martinet injustement.

Mais venons-en aux faits.

De retour de l’école le soir, mes sentiments étaient assez confus, partagés entre la joie de ma nouvelle possession et la culpabilité d’avoir trompé lâchement mon ami. J’étais dans cet état d’esprit lorsque Christian et sa mère se présentèrent à l’improviste à la maison (il n’y avait pas encore le téléphone dans notre village). Aussitôt je fus saisi d’effroi. Je pressentis le motif de leur visite à une heure si tardive.

Dans un état de confusion extrême j’entendis Christian et sa mère exposer les faits et leurs doutes à la mienne. Quand Christian était rentré chez lui, il avait fondu en larmes dans les bras de sa mère. En aucun cas je n’étais suspecté d’un aussi vilain larcin. En tant qu’ami, j’étais forcément hors de cause…

« Si quelqu’un avait dérobé ton stylo, Claude l’aurait vu et te l’aurait dit, n’est-ce pas ? »

« Mais bien sûr, Maman ! »

Mon ami était catégorique. Son regard sincère m’avait mis dans une gêne encore plus profonde.

C’est alors que ma mère se tourna vers moi l’air préoccupé pour se rassurer sur mon honnêteté.

« Claude, ce n’est tout de même pas toi qui as dérobé ce stylo ? »

Affolé par la précision de la question, je niai farouchement.

Toutefois, ma mère qui me connaissait comme personne sentit que je n’étais pas dans mon assiette. Pris de doute elle voulut en avoir le cœur net et me demanda de lui apporter mon cartable.

Quand elle exhiba le stylo, je reçus sur le champ une paire de gifles à m’en faire perdre l’équilibre. Puis elle m’ordonna d’aller chercher le martinet et de le lui apporter. Ensuite, elle baissa ma culotte et mon slip devant Christian et sa mère totalement abasourdis ! J’en étais rouge de honte ! Exhiber ainsi ma « virilité » en attendant ce que je redoutais et qui ne se fit pas attendre.

Ma mère me fit mettre à genoux et me demanda de me prosterner devant elle en mettant mes mains à terre et mon front dessus, tout cela à la vue de mon ami et de sa mère. Avant de commencer à me fouetter, elle me demanda de bien pointer les fesses et d’écarter largement les cuisses. Je m’exécutai et soudain un terrible coup de martinet vint cingler une de mes cuisses. Ce n’était que le premier d’une longue série.

Ni mes cris ni mes pleurs ne la firent fléchir. Elle m’infligea dix coups de martinet sur chaque cuisse et quinze sur chaque fesse. A ce moment-là je ressentis une profonde humiliation aussi terrible que les coups que j’avais reçus. Mais mon supplice n’était pas terminé. Ma mère me dit de remettre le martinet à sa place et de rester ainsi, fesses et cuisses bien zébrées et le nez dans les lanières, avec les mains sur la tête.

De mon coin je l’entendis se confondre en excuses auprès de Christian et de sa mère et insister pour leur offrir une boisson. La mère de Christian accepta en lui disant qu’elle avait très bien fait de me corriger ainsi et que pour eux l’affaire était close. Christian, très déçu de moi, prit un jus de fruit et les deux mères savourèrent un petit verre de Porto en échangeant des propos sur la dérive des enfants…

Quand ils furent partis, ma mère me fit enlever tous mes vêtements et m’envoya, tout nu, dans ma chambre. Ce soir-là je fus privé de dîner. Mais quelque trois heures plus tard, mon père entra dans ma chambre où il me trouva allongé à plat ventre sur mon lit en train de masser de mon mieux mes cuisses et mes fesses meurtries. Il avait le martinet à la main et je compris que j’allais recevoir une deuxième correction.

En effet, après avoir attaché mes deux mains aux barres du lit, mon père m’infligea soixante coups de martinet sur les fesses en me laissant souffler (et souffrir) tous les dix coups. Quand enfin cette correction prit fin et qu’il fut reparti, je contemplai dans le miroir de l’armoire les traces bleuâtres, striées parfois de petits filets rouges quand les lanières avaient un peu écorché la peau.

Pourtant, bien que douloureuse, cette deuxième correction au martinet me marqua moins que la première parce qu’elle était seulement physique mais non humiliante comme l’avait été la première en raison de la présence de témoins.

Bien sûr l’affaire fit le tour du village et mes copains en premier ne se privèrent pas d’ironiser sur mes avatars. Le pire cependant est que Christian demanda à l’instituteur, (informé comme tout le monde), à changer de pupitre.

 « Non, mon petit Christian, ce n’est pas à toi de changer de place, c’est à Claude » lui répondit-il.

Puis se tournant vers moi rougissant de honte :

« Et toi, Claude, c’est le bonnet d’âne que tu mérites » me dit-il en m’ordonnant de m’asseoir seul au fond de la classe à un pupitre inconfortable.

Cette histoire ne fera sourire que ceux qui n’ont pas connu ces méthodes d’éducation. Et au risque de vous surprendre, je dis qu’elles valaient mieux que celles d’aujourd’hui. Bien sûr, en vous la racontant, je me sens tout honteux comme quand je l’ai vécue.

Mais, je persiste et signe : je crois aux vertus d’une éducation fondée sur un usage modéré du martinet.

 Illustr. : Euticus

 

 

28 commentaires »

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  1. chris B dit :

    Très bon témoignage qui montre l’insouciance de l’enfant. On vole et on laisse l’objet du délit dans le cartable, sans penser à le mettre ailleurs.
    Voler un objet d’un camarade, et le laisser est une chose courante, même dans les années 70,80. Mais pourquoi votre père attachait-il vos mains, vous étiez docile pourtant ?

    • CLAUDE dit :

      Excusez moi Chris de vous répondre un peu tard. Ce fut la seule fois que j’ai connu cette situation offensante en raison du fait que j’avais déja été sévèrement corrigé et qu’il n’avait pas de temps à perdre.

  2. Remi dit :

    Rémi dit:
    La 1re correction au martinet ressemble un peu à celle que j’ai reçue de mon père suite à mon imitation ratée de signatures sur les courriers destinés à ma monitrice.
    Elle est toutefois plus sévère ne serait-ce que par la présence de témoins.
    Cette position est particulièrement humiliante.

  3. CLAUDE dit :

    Bonsoir Rémi. Je suis bien d’accord avec toi : la présence de témoins rend la correction encore plus insupportable du fait de l’humiliation. D’ailleurs, comme je l’ai écrit, la correction que m’a donnée ma mère sur-le-champ et en présence de mon copain et de sa mère m’ a plus marqué psychologiquement que la sévère fouettée que mon père m’a infligée un peu plus tard. Merci de ton commentaire. Amicalement. CLAUDE.

    • Remi dit :

      Bonjour Claude,
      J’ai l’impression que l’usage du martinet était courant lors de tes punitions. Pour moi, cet instrument était également très présent (mon frère et moi avions chacun le nôtre, tous deux accrochés dans la cuisine au côté des balais) notamment quand il convenait de « marquer le coup », d’ailleurs je le craignais énormément. En effet, il provoquait sur moi des réactions presque hystériques avant même la première application !
      De plus, quand mes parents l’utilisaient, c’était toujours sur mes fesses nues et souvent mes cuisses en recevaient leur part.
      En dernier lieu, son usage nécessitait une certaine mise en place qui amplifiait mes craintes.
      Enfin, il m’est arrivé une fois de le recevoir de concert avec une cousine lors d’une réunion de famille mémorable que j’essaie de décrire depuis quelque temps sur « papier ».
      Amicalement et salut à toutes et tous.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Remi. En effet, l’usage du martinet était courant lors de mes punitions. Toutefois, pour les fautes légères je ne recevais « que » de dix à vingt coups sur les cuisses, généralement donnés par ma mère. C’est seulement pour les fautes graves que je recevais une vraie fouettée, cuisses et fesses nues et toujours précédée d’une vigoureuse fessée. C’était mon père qui me donnait cette correction dans ma chambre. C’était rare mais très dissuasif car c’était aussi largement mérité ! Voilà pourquoi je ne me révoltais pas. Aujourd’hui encore je n’en veux nullement à mes parents de m’avoir éduqué ainsi. Merci de ton commentaire. Amicalement. CLAUDE.

        • Severine42 dit :

          Bonjour Claude, pour la position, il t’est souvent arrivé d’être prosterné ? Cette position n’est pas courante.

          • CLAUDE dit :

            Bonsoir Séverine. Oui, il m’est souvent arrivé d’être prosterné. Ce fut le cas pour la fouettée que ma mère m’a donnée en présence de la victime et de sa mère. Mais, je pouvais aussi être fouetté nu sur mon lit dans ma chambre, un oreiller placé sous mon bassin pour bien exposer les fesses aux lanières du martinet. Merci pour l’attention que vous me portez. Amicalement. CLAUDE.

  4. Julie dit :

    Bonjour Claude,
    Je viens de prendre connaissance de votre témoignage. Vous aviez quel âge à cette époque. Le récit que vous évoquez fait froid dans le dos. Primo la flagellation en public, devant une femme, de surcroît et secundo une seconde de 60 coups. Çà fait 100 coups de fouet au total. Le fait d’être attaché fait plus penser à un supplice d’autrefois qu’à une fessée d’adolescent.
    Le fait que ça se sache partout, amplifie davantage l’humiliation. Cela a dû être terrible pour vous et pour plusieurs mois. En principe, on n’aime pas que ce genre de punition s’ébruitent…
    Après ça, je pense que la leçon a porté ses fruits ?
    Julie.

    • Stephanie dit :

      Vous avez raison. Le fait que des gens soient au courant de la punition rajoute de la honte. Cela m’est arrivé et ma mère n’avait aucun complexe à parler de mes punitions quand la conversation s’y prêtait. C’est ainsi que même certains voisins ont su pour l’épisode de la supérette. Notamment ceux en face chez nous à qui ma mère a tout relaté au cours d’un apéritif en précisant bien « je lui ai même enlevé sa culotte et je l’ai sortie entièrement nue du magasin, devant tout le monde, y compris les copains et les copines ». Le regard moqueur de ses enfants, celui de son mari et sa réflexion en s’adressant à moi « eh ben dis donc tu ne devais pas en mener large. C’est dommage que je n’ai pas été là pour voir ça » me donnèrent l’impression de revivre la honte …

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Julie. J’avais 10 ans à l’époque des faits. A cette époque:années50/60, le recours au martinet pour châtier les fautes graves était courant,ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. je comprends donc que cela vous fasse « froid dans le dos »". J’avais commis deux fautes très graves: MENSONGE+VOL, il est donc normal que j’ai été très sévèrement châtié. Et comme vous le dites: »la leçon a porté ses fruits »! Bises. CLAUDE

  5. Severine42 dit :

    Merci votre réponse Claude et hormis cette position prosternée , yen avait-t-il d’autres que votre mère appréciait particulièrement ? Ou d’autres types de correction humiliantes ? Merci .
    Moi à la place de votre mère j’aurais proposé à la mère du copain de vous fouetter aussi.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Séverine. Je m’excuse de répondre si tardivement à votre question. Quand ma mère me fouettait, c’était généralement que sur les cuisses, car elle était débordée de travail. C’est donc mon père qui me châtiait vraiment,fessée+martinet. Mais dans la situation où j’étais ce jour là, vous avez raison: ma mère aurait dû me faire fouetter par celle de la victime. Pour autant,je ne suis pas sûr qu’elle aurait été plus sévère.Mais les choses sont ainsi. On peut toujours imaginer ce que l’on veut,cela ne me choque pas. Amicalement.CLAUDE.

  6. am01062018 dit :

    Bonsoir,
    Je découvre ce blog, et sur le tard puisque j’ai aujourd’hui 75 ans, je me pose des questions sur l’éducation donnée à mes trois enfants, deux garçons nés en 65 et 68 et une fille en 71. A la lecture de tous les témoignages, j’ai l’impression d’avoir été des plus sévères avec eux. Tout mon temps était consacré à leur éducation et je ne leur laissais rien passer. Toutes attitudes désinvoltes, corvées oubliées, caprices, mécontentement, petites bêtises, yeux levés au ciel… étaient passibles de fessées culottes baissées. Ma façon de faire était simple. Je conduisais l’enfant dans le cuisine, le déculottais ou lui demandais de le faire, le couchais sur mes genoux et lui appliquais de 20 à 50 claques très vigoureuses et rapides, les 10 dernières étant les plus fortes pour marquer la fin de la pénitence. En cas de faute grave, insolence par exemple ou mots grossiers, le fautif recevait une fessée beaucoup plus sévère à la fois en force et en durée. Elle avait lieu dans l’intimité de la chambre. Je retournais un sablier et la fessée durait jusqu’à ce que la totalité du sable soir écoulée. Parfois, si j’estimais que les limites avaient été dépassées je prenais le martinet.
    Évidemment, ces fessée-là étaient très redoutées et les enfants commençaient souvent à pleurer pleuraient dès les première marches de l’escalier. Cependant j’étais moins sévère que leur père que les enfants craignaient par-dessus tout. Il était également très soucieux de leur éducation et, tout en étant absent de la semaine pour son travail, il tenait à être au courant de leur conduite. Il était convenu que si une bêtise devait dépasser les limites acceptables, je devais en informer mon mari à son retour le vendredi soir.
    Le fautif était convoqué par son père et devait rendre compte de ses agissements avant de recevoir un « complément »
    Certains lecteurs parlent de doubles peines à la maison après une sanction déjà donnée à l’école. Pour nous cette sanction suffisait sauf pour impolitesse ou insolences envers des enseignants. Dans ce cas, c’était la fessée au martinet. En revanche, nous étions attentifs aux résultats scolaires. Et comme souvent à cette époque, nous étions fidèles au traditionnel cérémonial du bulletin, et parfois au grand désespoir de nos deux fils. Je sais que de nos jours ces méthodes n’ont plus la faveur des parents. Cependant, à en juger par la continuité des effets sur la vie d’adultes de nos enfants devrais-je me le reprocher ?

    • Emilie dit :

      Bonjour,
      Moi qui suis beaucoup plus jeune que vos enfants, et bien que cela ne se fasse plus tellement aujourd’hui, je peux vous dire que j’ai moi aussi reçu ce genre d’éducation !…
      Je ne le regrette pas, et reconnais que cela était m’nécessaire. J’approuve tout à fait vos méthodes d »éducation…
      Bises d’Emilie.

      • am dit :

        Bonsoir charmante Emilie, ton commentaire est bien agréable, je t’en remercie. Rassure-toi, si tu es préoccupée par le sujet, et bien l’éducation reste sévère dans beaucoup de foyers. J’en discute quelque fois avec des connaissances, voisines et amies. Certaines comme moi ne peuvent se priver de donner une bonne fessée méritée à leurs petits enfants, après accord des parents bien évidemment.
        Même qu’en novembre dernier, j ai été étonnée d’une demande d aide particulière. C’était un coup de téléphone de ma belle-fille, en larmes. Elle était très fatiguée, la pauvre petite ! Elle avait besoin de repos. Elle a 2 garçons de 7 et 9 ans, plutôt capricieux et peu obéissants, qui font tourner ma pauvre petite en bourrique. Mon fils est souvent en déplacements. Elle m a demandé de prendre les petits seuls en vacances. Mes enfants habitent loin, c était la première fois que je recevais les petits seuls. J étais ravie, ‘ était avec plaisir, mais j’ai réaffirmé que je n avais qu’une seule façon de punir s’ils dépassaient les limites ! Et là surprise. Elle m a dit y avoir pensé, que c était peut être une bonne chose.
        Les enfants ont passé de très bonnes vacances, ils ont fait de nombreuses découvertes lors de ce séjour dont tu t’en doutes, la bonne fessée et les leçons de morale.
        Ma belle-fille m a confié que les enfants étaient revenus transformés, plus autonomes. Lorsque les petits redeviennent pénibles, la menace de me téléphoner seulement suffit à les calmer sans délai. Affectueusement
        Agnès

    • Bernard dit :

      Bonjour,
      c’est une double fessée, sévère mais méritée ; de celles que les parents veulent ériger en repère intellectuel pour leurs enfants. Certes, sur le moment cela fait mal et c’est fait pour cela, mais après ce type d’épisode permet de comprendre tout l’amour des parents et les protections qu’ils mettent en place, et ce repère guide ensuite la réflexion individuelle pour toute la vie. Le martinet est bien adapté pour cette tâche, ou double tâche, car autant la correction est douloureuse sur l’instant, autant elle est inoffensive.
      Ce mode d’éducation n’a rien de très sévère. Non seulement beaucoup l’ont connue mais elle semble reprendre de nos jours. Peut-être un pic de reprise en main après les trente années de laxisme qui a pu être constatée ?
      La symbolique portée par le martinet reste particulièrement efficace : dissuasion, crainte et repentir et ce, quelle que soit l’époque, d’où son efficacité.
      Avez-vous subi également la punition minutée par le sablier ? Dans le village où j’habitais enfant, les parents se fournissaient en martinets à la quincaillerie du village ou au bazar au marché. Il y avait aussi le cordonnier qui fabriquait des modèles personnalisés à la demande. Je me souviens que les lanières de cuir qu’il installait étaient impressionnantes tant elles paraissaient longues et de matière lourde et dense. Il taillait parfois le manche de sorte à personnaliser le martinet comme l’incontournable instrument au sein des familles.

  7. Marco dit :

    Bonjour AM et Emilie,
    Bien que cela soit devenu assez rare, je confirme à Emilie qu’elle n’est pas seule de sa génération à avoir bénéficié de cette éducation. Depuis une petite dizaine d’années environ il m’arrive de surprendre des conversations, au travail, ou lors de sorties d’où il ressort que des parents, parlant de la façon dont ils punissent leurs enfants, privilégient la fessée. Assisterait-on à un « réveil des consciences » ? Du moins certains ont compris qu’ils ont une main et qu’elle peut les aider pour redresser la situation, se faire respecter et obéir !
    Quant à vous, AM, quelle énergie ! Il ne faisait pas bon fauter chez vous !
    J’en ai pourtant connues de « bonnes » durant mon enfance et début d’adolescence avec mes parents, mais pas pour autant d’attitudes répréhensibles sinon j’aurais été rougi en permanence.
    Ce qui s’en rapproche toutefois, c’est quand l’été je partais en vacances comme les petits-enfants de votre belle-fille. Là-bas à la campagne, tantes, oncles et mamie ne passaient rien à leurs enfants et comme j’étais considéré comme leur fils ça s’appliquait à moi aussi. J’ai pu y assister et recevoir moi-même nombre de fessées « culottes baissées » appliquées en public ou dans l’intimité. Fessées qui ont influencé en bien ma vie d’adulte, je le reconnais volontiers.
    marco

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Marco,

      Tout comme vous, j’ai parfois été puni par ma grand-mère. Cela m’incite à écrire l’un de mes souvenirs d’une fameuse fessée reçue à 12 ans pour un insolence.
      Cordialement,
      Jean Philippe

      • Marco dit :

        Bonsoir Jean-Philippe,

        J’ai mis un petit commentaire critique en réponse à votre récit sur votre grand-mère, disant qu’à mon avis, vu votre attitude souvent provocatrice vous sembliez chercher ces fessées. Inconsciemment vous deviez avoir besoin d’être calmé et les fessées y pourvoyaient.
        Avec ma grand-mère maternelle, inutile de les chercher, les fessées venaient d’elles-mêmes pour moi. C’était souvent de mauvais gré que je me prêtais à ces mesures disciplinaires. J’essayais pourtant de plaider mon cas, mais si le peu qu’elle en avait vu m’accablait et elle devenait sourde à mes suppliques et mon attitude ne faiasit que renforcer sa volonté de me punir.
        Que ce soit à 8, 10 ou 12ans voire 14 et 15 ans, j’ai toujours perdu ! En femme robuste de la campagne Mamie savait corriger petits comme grands et s’adaptait à la corpulence des fautifs. Ainsi, quand elle vous attrapait par le bras, c’était fichu. Il vous était impossible de vous dégager de sa puissante poigne.
        Elle n’avait plus qu’à vous mener jusqu’au lieu qui lui semblait le mieux adapté pour vous y administrer la correction : chambre, grande salle de bain si c’était à l’intérieur ou dans la grande cuisine à tout faire si près de la ferme. Dehors, c’étaient dans les dépendances : resserre à outils du potager, grange, ou remise à bois.
        Elle avait un faible pour cette dernière car se trouvait près des stères de bûches un billot assez confortable pour servir de siège à fessées. Et elle vous tirait par ce bras pour y arriver ou vous escortait de près, décochant de sa main libre quelques bonnes claques sur votre fond de culotte histoire de vous faire presser. Arrivés à destination, elle vous préparait méticuleusement pour bien vous faire sentir la crainte de la punition.
        Dehors ou dans un lieu de passages, nos gestes de protection ne l’intimidaient pas. Même les grands, qui croyaient avoir inventé la défense imprenable, finissaient par perdre leurs illusions.
        Mamie connaissait toutes les parades et arrivait lentement mais sûrement à mettre tous les fessiers à l’air. Le plus souvent elle nous fessait en nous étalant sur ses cuisses, ou encore ployés sous son bras. Nous encaissions ses claques formidables et je vous prie de croire que nous regrettions vite petites ou grosses fautes.
        Mamie avait toujours le dernier mot et nous les premières larmes. Voilà ce que m’inspire ma Mamie bien des années après…

        marco

  8. Seb dit :

    Bonsoir AM et Emilie,
    Je me reconnais parfaitement dans ce type d’éducation sévère.
    J’ai 45 ans et j’ai été puni au début des années 80 de cette manière. Dans toute la famille en général, cousins, cousines, recevaient fessées déculottées et martinet. Mes parents, en particulier, étaient adeptes des punitions corporelles très sévères et si possible en public car c’était plus marquant pour l’esprit du fautif. A l’époque on ne bronchait pas devant les parents. Et je me souviens que tous les gens qui assistaient à mes corrections les approuvaient en disant que je le méritais. C’était ainsi encore à l’époque dans les années 80.
    Quand ma mère de donnait la déculottée en me couchant sur ses genoux, cela durait quelques minutes et pas moins de 50 à 60 claques tombaient sur mes fesses nues. J’avais aussi droit au martinet qui était suspendu au clou dans l’entrée, de cette façon tout le monde savait comment j’étais puni. En général, c’étaient 20 à 30 coups de martinet. Mon père avait aussi ce qu’il appelait la cravache, sorte de fouet tressé (avec lequel il avait été puni étant adolescent). Je l’ai reçu également à partir de 12-13 ans au collège. C’était un vrai cérémonial.
    Autre précision : à l’école primaire mes parents autorisaient de me châtier corporellement, d’où de fréquentes punitions par l’une des maîtresses en classe, une institutrice à l’ancienne adepte des tirages d’oreille et cheveux. Mes parents s’entendaient à merveille avec elle. Ma mère tirait mes oreilles jusqu’à m’en rendre rouge de honte.
    Aujourd’hui, malgré la sévérité je suis convaincu des bienfaits cette éducation pour moi. C’était très sévère mais mérité. Et quand j’étais puni je savais pourquoi et je ne bronchais pas.
    De quelle génération êtes-vous Emilie ?
    Merci

    • Chris.B dit :

      Bonjour Seb,
      Vous dites que votre père utilisait une cravache et que c’était un cérémonial. Comment se déroulait ce cérémonial pour cet instrument ?
      Nous avons presque le même âge, j’aurai 45 ans en 2020. Et c’est vrai dans notre génération la fessée était très largement employée autant en public qu’en privé. Mais c’était une belle époque malgré tout. En revanche nos fesses n’étaient pas du tout être de cet avis… :)

  9. CLAUDE dit :

    Bonjour Seb. Votre commentaire en réponse à Emilie et AM me réjouit. Je suis heureux de constater que, même dans les années 80 si proches de nous, la fessée et le martinet n’étaient pas diabolisés comme i le sont aujourd’hui.
    Et malgré la sévérité de ces châtiments,vous êtes convaincu, tout comme moi, des bienfaits de cette éducation. »C’était très sévère mais mérité »comme vous le dites si bien. Et après avoir reçu le fouet, moi aussi je ne bronchais pas ! Et c’était très bien ainsi ! Il est vrai que c’était dans les années 50/60; autres temps autre mœurs! Est ce à dire que l’abandon de ces méthodes d’éducation sont un progrès ? j’en doute beaucoup !Amicalement. CLAUDE.

  10. am dit :

    Bonsoir Seb,
    Je vous remercie de votre témoignage. Vous semblez remercier vos parents. Cela me va droit au cœur, mille mercis. Le martinet était souvent employé à mon époque, enfant je l’ai moi-même beaucoup reçu aussi, la toute dernière fois était, si mes souvenirs sont exacts, à 17 ans. Aujourd’hui je suis persuadée qu’une bonne fessée si elle est bien donnée est largement suffisante. Une fessée donnée après une explication, surtout si elle est bien comprise, peut être bénéfique. J’ai commenté plus haut, avoir dû punir mes petits enfants pour quelques désobéissances et surtout insolence. La vraie fessée déculottée a été employée et reste encore dans les pratiques actuelles si nécessaire.
    A Seb, avec toute ma sympathie.
    Pour Marco. Oui vous avez raison, il fut un temps où je menais presque à la baguette ma maisonnette, mais j’ai « évolué » avec mon temps. Pouvez-vous m’expliquer svp comment votre éducation a influencé votre vie d’adulte. Merci, au plaisir comme Seb ou Emilie d’échanger de nouveau.

    • Marco dit :

      Bonsoir AM,
      Merci de m’avoir répondu. À mon tour d’essayer répondre à votre question. Il me semble que j’étais un enfant dit sage, mais en apparence car en réalité je dissimilais assez bien mon caractère rebelle qui s’est nettement renforcé à l’adolescence.
      Il est clair que les fessées que j’ai reçues tant de mes parents et proches ou de mes professeurs ont, sinon dissuadé, du moins tenté de freiner de mauvaises attitudes. Cependant, les fessées qui m’ont fait la plus forte impression sont celles reçues durant les vacances à la campagne chez mes cousins et cousines ainsi que leurs amis.
      Mon oncle et ma tante, et même la Mamie, ne leur passaient rien. Tolérance zéro avant l’heure et application systématique de la fessée culotte baissée. Il était inutile de tenter de se justifier. Pris à fauter, il fallait payer !
      Pour ma part connaissais déjà des déculottées en cours d’année, mais pendant ces mois d’été j’ai assisté à un grand nombre de fessées subies par mes cousines, et je n’étais pas en reste pour en recevoir ! Tantine osait même dire au téléphone, donnant de mes nouvelles à mes parents, que « j’avais fait une bonne provision de fessées pour l’hiver ».
      Le tonton et surtout la Mamie savaient faire entendre raison à tous. Petits comme grands, personne n’y échappait.
      Ces « cures de fessées » m’ont petit à petit mis sur la défensive car en grandissant si je n’arrivais toujours pas à me contrôler et tombais souvent dans le panneau des bêtises pourtant évitables. Et comme mon sens de la pudeur grandissait avec l’âge, j’éprouvais de plus en plus de gêne à y être préparé et à devoir me montrer dénudé.
      J’y repense aujourd’hui en tant qu’adulte et quand une certaine rébellion reprenait le dessus, une alarme retentit en moi pour me rappeler que, pour de tels écarts quelques années auparavant, je finissais fesses nues resplendissantes de durables et douloureuses rougeurs. Ce qui me revient encore en mémoire reste bien vivace. Je peux presqu’en ressentir encore les effets !
      Comme quoi une vraie et / ou très bonne fessée bien claquées est si bien sentie qu’elle persiste bien des années après. (J’en ai raconté quelques-unes sur ce blog.)
      J’aimerais aussi vous poser quelques questions sur votre commentaire du 19juillet car il m’a beaucoup impressionné.
      A bientôt le plaisir de vous lire et de vous écrire.
      cordialement.
      marco

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