La fessée appliquée

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Dis Maman, c’est quoi une fessée « des…culottée » ?

levis-col

par Karima

Quand je me remémore mes souvenirs d’enfance, ce sont toujours les fessées déculottées qui reviennent en premier. D’abord parce qu’elles étaient plus fréquentes au fur et à mesure que je grandissais, mais surtout parce qu’elles marquaient davantage mon esprit. Aujourd’hui, si le mot fessée m’évoque la vive sensation de cuisson quelle procure sur les fesses nues, c’est d’abord et surtout le moment où l’on baissait ma petite culotte qui me troublait.

Bertall pfm

Le plus lointain souvenir que j’ai du mot « fessée » reste toujours imprégné au fond de moi. Un jour, j’avais 4 ans et demi, des amis étaient invités à la maison, et nous les enfants, jouions dans la pièce qui deviendra ma chambre. Les jeux des « grandes » (mes sœurs et des filles entre 9 et 11 ans qu’elles avaient invitées), me lassant, je me suis rendue au salon, cherchant la présence des adultes. En me voyant arriver, mon doudou-écureuil à la main, Madame S. s’inquiéta de ma présence et voulut savoir si j’étais partie parce que les grandes m’avaient embêtée, se promettant alors de donner une fessée déculottée à la coupable !

À ce mot nouveau et surprenant pour mes oreilles de petite fille, je restai interdite. N’obtenant pas de réponse, Madame S. me reposa sa question. Reprenant conscience de la présence des autres personnes, mes parents et le couple invité, je fis non de la tête et, curieuse, j’enchaînai : « une fessée… des quoi ?… ». Malgré mon jeune âge, je découvrais l’écriture au côté de Camélia et les mots que j’entendais s’inscrivaient déjà dans mon esprit. J’avais entendu et compris « fessée… des… culottée… », le mot culotté étant parfois employé par mon papy dans le sens de téméraire.

Nelson1977 (1)

Madame S. m’expliqua qu’il s’agit de la punition réservée aux grandes filles quand elles font de grosses bêtises, puis se tournant vers Maman, elle s’assura qu’elle était aussi favorable à cette pratique. Mais alors qu’une conversation sur les vertus de la fessée déculottée semblait se lancer au salon, mon aînée Samira inquiète de ma disparition, vint me chercher pour m’intégrer à leurs jeux. Comme tout enfant de cet âge, mon esprit était déjà tourné ailleurs et j’oubliais le restant de la soirée ce mot si troublant en m’amusant avec mes sœurs et leurs amies.

Nelson1977  (2)

Le lendemain matin, tout le monde dormait encore quand je me levais. Je m’étais endormie bien avant les filles au milieu de leurs rires joyeux. J’allai retrouver ma maman qui me préparait mon petit-déjeuner à la cuisine. Le temps d’émerger de mon sommeil, et n’ayant rien oublié de ma curiosité de la veille, je lui demandai de m’expliquer de nouveau ce qu’était une fessée « des culottée ». Maman me répéta que ce sont des claques de la main données sur les fesses toutes nues, la culotte préalablement baissée.

Imaginant la scène, je me sentis encore plus troublée que la veille quand j’avais entendu ce mot pour la première fois. Ça devait être horrible, imaginai-je ! Et encore je n’avais pas de vraie notion de pudeur et je ne voyais pas de problème à me retrouver les fesses à l’air dans une maison peuplée de filles. D’instinct, je pensai avant tout à mes fesses nues, mais je compris que ça pouvait faire plus mal dans ce cas-là.

Katzenjammer Kids

Maman me dit que mes grandes sœurs, Samira 10 ans et Anissa 8 ans, recevaient la fessée de cette façon quand elles faisaient de grosses bêtises. La nouvelle me passionna autant qu’elle m’horrifia. Je me disais que ça devait faire très mal, mais la pensée des fesses toutes nues de mes grandes sœurs ne me laissait pas indifférente. Encore plus curieuse, je demandai à ma maman si elle aussi avait reçu des fessées déculottées. D’une voix plus timide elle me révéla que oui, mon papy lui baissait aussi la culotte quand elle était petite. D’un certain côté il était rassurant de savoir que Maman aussi avait pu faire des bêtises, mais d’un autre, j’étais surprise que mon papy si gentil avec moi puisse donner des fessées et, qui plus est, sans la culotte. Je m’inquiétai de savoir si cela faisait mal et Maman me le confirma, « oui ça fait très mal ! ».

Troublée par ce flux d’informations, je me réfugiais dans ses bras pour lui faire un gros câlin, et voulant la consoler de ses fessées. Mes sœurs nous rejoignirent et la conversation en resta-là. Mais la fessée déculottée continua d’occuper mes pensées le restant de la journée.

Unkn Epinal

Le soir venu, voyant Samira se rendre à la salle de bains, je l’accompagnais pour voir ses « grosses fesses ». Enfin tout est relatif ! De mon point de vue de toute petite fille, ses fesses de 10 ans déjà bien formées me semblaient bien plus grosses que les miennes. À leur vue, d’après ce que m’avait révélé Maman, je me figurais plus précisément ce que pouvait être une fessée déculottée quand ses fesses étaient ainsi exposées. Samira était très maternelle et protectrice avec moi. Elle se sentait des responsabilités de grande sœur et sans doute était-elle heureuse d’avoir une grosse poupée vivante en sa petite sœur. Elle m’invita à la rejoindre dans son bain. Elle me lava avec soin et douceur telle une maman, puis m’amusa en racontant des histoires avec mes jouets flottants. Quand nous eûmes fini et que ses fesses émergèrent du bain, je me souvins de ce qui m’avait poussé à la rejoindre et à déroger à mon traditionnel bain avec Camélia sous la direction de Maman.

Virginia & George Smith 1  

« C’est vrai que Papa et Maman te donne la fessée déculottée ? » la questionnai-je, d’un air innocent.

Rougissante, elle dut me le confesser, ses fesses se crispant légèrement à ce souvenir désagréable. Bon, Samira était très raisonnable. Peut-être que son sentiment d’être l’aînée, sa volonté d’être une fille modèle, et surtout son caractère devaient jouer en sa faveur. Elle devait rarement suivre Papa ou Maman pour recevoir une fessée dans sa chambre, mais je la sentais gênée de devoir m’avouer que sa culotte était baissée à ces occasions.

Virginia & George Smith 2

Évidemment, j’étais trop petite pour me rendre compte de la honte que l’on peut ressentir quand on se fait déculotter à bientôt 11 ans, surtout par son papa. Et moi, quand à mon tour l’âge fut venu, bien-sûr je me sentais trop grande pour cette punition, d’autant que mes copines en étaient souvent exemptes, mais je restais le « bébé » de la maison et, d’une certaine façon, j’appréciaisd’être chouchoutée par tout le monde et j’étais sans doute moins gênée d’être traitée comme une petite fille même lors d’une fessée.

Disons que ça me gênait moins. Certes, ma fierté était mise à mal quand on descendait ma petite culotte, mais la maturité de Samira devait sûrement rendre ses fessées plus honteuses. Je pense que mes parents ou même mes sœurs me voyaient comme la petite dernière, en tout cas j’en profitais. Je fis donc un gros bisou à Samira et changeai de sujet en parlant des petits livres que je regardais avec Camélia, tandis qu’elle me séchait. L’affaire était close, j’espère juste ne pas avoir trop vexée ma grande sœur chérie en lui faisant raconter ses déculottées.

Unkn Croquemitaine 1 det

À partir de ce jour, je restais imprégnée par ce mot et par l’image auquel il se référait. Et quand mes grandes sœurs étaient punies, surtout Anissa qui était plus turbulente et qui reçut la fessée encore quelques années, je ne pouvais m’empêcher de penser à leurs derrières dénudés recevant la punition qu’elles méritaient. J’essayais parfois de m’approcher du lieu du châtiment pour écouter son déroulé, et même assister à la séance en catimini en profitant de la porte laissée ouverte. Mais d’ordinaire, on veillait à ce que je reste sagement à mon occupation. J’imaginais parfois d’autres enfants punis de la sorte ne sachant pas encore que les fessées n’étaient plus beaucoup pratiquées dans les autres familles.

Mais bien-sûr je pensais aussi déjà à mes petites fesses, essayant d’imaginer dans quelle mesure les claques sur les fesses dénudées devaient être douloureuses. Et rapidement j’ai pu essayer en jouant avec Camélia, et comme ses petites mains douces n’étaient pas très efficaces, nous trouvions ce petit jeu amusant. On pouvait jouer aussi à fesser nos poupées et généralement je prenais le soin de les déculotter. Puis, quand on me jugea en âge d’être punie ainsi, je regrettai vite ma curiosité et je découvris réellement cette curieuse sensation de cuisson si intense, associée à la vexation de devoir montrer mon postérieur à mes parents, mais c’est une autre histoire que j’ai déjà entrepris de vous narrer.

Unkn Croquemitaine det

À ce même moment où je découvrais réellement la fessée déculottée, je découvrais la lecture. Je pouvais dorénavant me réfugier dans les livres et nourrir mon imagination. Bien sûr, il y avait « Les Malheurs de Sophie », grand classique, mais aussi des histoires plus récentes où je pouvais me sentir plus en phase avec le personnage. La fessée n’était souvent qu’un court passage de l’aventure parfois illustrée, ce qui me poussait à y revenir. J’avais un livre de comptines dont l’une, assez bizarre,  était : « 1,2,3 baisser la culotte, 4,5,6 lever la chemise, 7,8,9 taper comme un bœuf, 10, 11, 12 elles seront toutes rouges », le tout accompagné d’une jolie illustration, Camélia et moi prenant l’initiative de recoloriser le postérieur qui nous semblait trop pâlichon. La bande dessinée offre des illustrations intéressantes aussi. (Dans « Souvenir d’une mémorable fessée paternelle », j’ai déjà évoqué l’histoire émaillée de fessées de la petite Romaine dans la Rome antique…

Unkn Jeanfesse 1

Mais les magazines de mon époque ne mettaient plus vraiment en scène des fessées. C’est donc essentiellement dans les livres de ma maman, toujours stockés chez mes grands-parents que je pouvais découvrir des récits avec des fessées. Dans les Mickey, je découvris l’usage de la brosse à cheveux très en vogue aux États-Unis en cette période, et cet objet, très présent chez nous, me fascinait. Comme nombre d’entre nous, je recherchais et lisais aussi régulièrement la définition des mots fessée, fesser ou déculotter dans les dictionnaires, allant jusqu’à connaître par cœur les citations du Grand Robert (allant de Voltaire à Serguine en passant par Queneau !).

La hotte de Croquemitaine

Compte tenu de mon âge, j’avais aussi tenté des recherches via Google, mais mon papa m’avait fortement déconseillé d’y revenir, ce en quoi il avait parfaitement raison ! M’étant sentie trahie dans mes pensées les plus intimes, j’ai remercié les livres de ne pas divulguer mes recherches. Du reste, toujours en rapport avec la honte de ressentir du plaisir à ces lectures, je me souviens que le plus souvent je me cachais pour les lire, alors que Camélia pouvait longuement raconter à Maman les passages les plus fameux des aventures de Sophie.

C’est ainsi que, très tôt, ma curiosité et mon imaginaire pour la fessée se sont mis à travailler autour des mots et des représentations par l’image.

Illustr. : 1) G. Levis col – 2) Bertall pfm – 3&4) Nelson – 5) Katzenjammer Kids – 6) Unkn Epinal – 7&8 Virginia & George Smith det – 9&10 ) Unkn Croquemitaine det  – 11) Unkn Jeanfesse 1 – 12) La hotte de Croquemitaine

25 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Karima. J’ai rarement lu un récit aussi décomplexé sur la fessée ! Certes, vous soulignez la honte du déculottage, ce qui est bien normal. Mais la fessée elle-même ne semble pas vous troubler. Vous écrivez : « Très tôt ma curiosité et mon imaginaire pour la fessée se sont mis à travailler autour des mots et des représentations par l’image ». Tant mieux pour vous ! Ce ne fut hélas pas mon cas ! Car outre la fessée, c’est le martinet que j’ai reçu jusque à un âge avancé qui a servi à mon éducation. Au risque de vous étonner, je ne renie pas les vertus de cette éducation au martinet. Amicalement. CLAUDE.

    • Karima dit :

      Bonjour Claude,
      J’ai quand même l’impression que ce martinet fait un peu travailler votre imagination. Le mot revient un peu trop fréquemment dans vos écrits ;)
      Et à priori c’est le trouble qui pousse à s’intéresser à la fessée. Si ça peut laisser indifférent, on ne lit pas on ne ne se renseigne pas. Maintenant, on peut sans doute ressentir ce trouble plus tard et chacun à sa maturation.
      Et ce texte n’a pas vocation à remettre en cause ou approuver une méthode d’éducation. Il explique juste pourquoi je me retrouve sur ce blog précis.
      Amitiés
      Karima

      • CLAUDE dit :

        bonjour Karima. Non, le martinet ne fait pas travailler mon imagination. Il résulte tout simplement de ce que j’ai vécu dans mon éducation. Je comprends que, aujourd’hui, cela paraît difficilement imaginable et que cela peut troubler des lecteurs plus jeunes comme vous. Bien sûr vos récits n’ont pas vocation à approuver une méthode d’éducation. Je n’en ai jamais douté. Bien Amicalement. CLAUDE.

  2. Marco dit :

    Bonsoir Karima,
    il me semble que le Webmaître aura satisfait votre curiosité en illustrant si abondamment votre récit d’images et de vignettes de nos lectures d’enfants. Il est vrai que tout jeune enfant qui ne sait pas lire peut avoir des difficultés à comprendre ce mot et croire que c’est une fessée sur la culotte « la fessée des culottes » bizarre…
    Vite détrompé s’il s’avise de mal agir la signification étrange lui parlera enfin ! Bien que la fessée soit une punition faite pour qu’on la craigne, c’est fou le nombre d’enfants dont elle a fait vagabonder l’esprit. Et il en reste de ces « grands » qui, comme vous et moi, qui ont dû entreprendre des « études » livresques voire cinéphiles pour étancher leur soif de savoir en ce domaine !
    Ce sont des recherches toujours clandestines car l’on a encore l’impression d’être en faute comme lorsqu’on se renseignait enfant alors que l’on y était soumis.
    Curieux non ?
    Cordialement

    marco

    • Karima dit :

      Coucou Marco,
      Oui effectivement, il en a profité pour utiliser une jolie collection qui sont dans l’esprit de ce que je lisais même si la plupart sont des découvertes.
      La fessée des culottée ! Le mot culotté ne se référait pas à la culotte dans mon esprit mais à un mot pouvant désigner un enfant insolent. Du coup ils méritaient sans doute une punition spéciale ;)
      Bon j’ai été fixée dès le lendemain sur le concept, même s’il m’a fallu plus de temps pour l’expérimenter sur mes petites fesses. Et la fascination n’empêche pas la crainte bien au contraire je ne cherchais pas à la provoquer juste à la voir.
      Pour le côté coupable, ça a fini par me passer bien que je ne m’en vante pas à tout le monde.
      Cordialement
      Karima

      • Marco dit :

        Merci Karima pour votre réponse si prompte.
        En effet vous étiez une gamine bien culottée pour avoir une telle curiosité et vous semblez l’être toujours en livrant ce récit pétillant. Vous avez été à bonne école pour réaliser ainsi vos investigations et j’apprécie votre ingénuité à l’égard de votre grande soeur ainsi que la complicité avec celle plus proche de vous en âge. Et cela m’amuse mais ne m’étonne, pas cette volonté commune à renforcer la couleur des fessiers de vos poupées. Certes, je n’y ai pas joué moi-même mais me suis surpris une fois à « claquer » un traversin placé sur mes genoux pour me venger d’une trop forte fessée ! Un genre de compensation, mais quand j’y pense je plains les poupées de mes cousines car elles leur appliquaient de véritables dégelées ! Voilà ce que votre récit fait remonter en moi.
        Merci !

        marco

        • Karima dit :

          Coucou Marco,
          Heureuse que ça vous ait plu :) .
          Les poupée est-ce une « vengeance » je dirais plus qu’il s’agissait de jouer à la maman avec tout ce que ça implique et je n’hésitais pas à sévir. Bon certes, parfois un peu facilement et leurs fesses étaient plus souvent mises à contribution que les miennes! L’ennui effectivement et qu’il est dur de leur rougir les fesses même en insistant.
          Amicalement
          Karima

  3. Emilie dit :

    Merci Karima pour ce partage très mignon !!
    Bisous d’Emilie.

  4. Roger dit :

    Un peu d’introspection mais beaucoup de mises au jour de nos pensées les plus intimes. Merci Karima pour les bienfaits de cette page révélatrice.

    • Karima dit :

      Coucou Roger,
      Oui bien-sûr il y a un côté introspection ; on cherche toujours l’origine du trouble, des émotions. Et en soi quand on parle avec d’autres amateurs de cette noble pratique, on constate souvent les mêmes lectures. Et durant des années, la fessée était un passage obligé de la littérature enfantine. Et chacun est marqué aussi par les récits ou les fessées vues.
      Si ce récit a pu vous ouvrir de nouveaux horizons tant mieux.
      Bisous
      Karima

      • Karima dit :

        J’ajoute d’ailleurs que, bien que largement absente des ouvrages actuels, ça reste un élément présent dans de nombreux ouvrages classiques toujours lus. D’ailleurs, la fessée reste importante dans l’imaginaire enfantin. Pour avoir travaillé avec des enfants quand j’étais étudiante, j’ai constaté que bien souvent ils en parlaient bien que se soit une menace aussi crédible pour eux que le grand méchant loup dans la plupart des cas. Et d’une certaine façon quand seul l’imaginaire joue sans l’interférence de la réalité, l’envie de découvrir est beaucoup plus forte.

  5. Julie dit :

    Bonjour Karima,
    En effet, la fessée, surtout évoquée à l’âge que tu avais à cette époque, inquiète et intrigue, d’autant plus si on ne l’a encore jamais reçue. Les sensations sont toutes différentes lorsque pour la première fois, on s’en prend une. Là, ça devient plus concret et donc on peut mettre des ressentis sur ce qui n’était qu’une perception. Ca change tout.
    Amitiés.
    Julie.

    • Karima dit :

      Coucou Julie,
      Oui c’est ça, on s’interroge quand on y a pas encore été confronté. Surtout quand c’est quelque chose de banal à la maison. Et effectivement la découverte physique est différente mais j’y reviendrai sans doute.
      Amitiés
      Karima

  6. celine1978 dit :

    Bonjour Karima,

    Avez-vous repensé à cette journée la première fois que vous vous êtes fait des culotté ;) pour subir une fessée ? J’ai aussi été troublée le jour où l’une de mes filles, également à la cuisine en train de m’aider a faire le repas, m’a demandé si je recevais aussi des fessées quand j’était petite.
    Après lui avoir dis la vérité, sa question suivante fut est-ce que papy et mamie te baissait aussi la culotte pour les grosses fessée. J’ai l’impression que de savoir la vérité l’a rassurée qu’elle était « normale ».

    • Karima dit :

      Coucou Céline,
      Non, je n’ai pas particulièrement repensé à cela ce jours-là. Mais le souvenir est resté présent. Et oui, ça me semble logique pour les enfants de savoir comment leur maman était punie. Effectivement, on se sent plus normale. Et c’est toujours amusant d’évoquer ses bêtises, même si la conclusion est plus gênante.
      Ce qui a démontre surtout une relation saine et de confiance avec votre princesse. Cela fait partie des choses qui agrémentent l’enfance et il est plutôt important de savoir que ses parents aussi ont été enfants espiègles à leurs heures. C’est rassurant : on se dit qu’on sera sage en grandissant. ;)
      Amicalement
      Karima

  7. Nicolas dit :

    Remarquable plongée psychologique dans le monde de l’enfance et de la fessée, ou de la fessée et de l’enfance, c’est comme on veut.
    Rien lu de tel et d’aussi bien depuis 1782, parution des Confessions de Jean-Jacques Rousseau.

    • Karima dit :

      Merci c’est gentil. Mais dites moi, vous deviez être bien jeune en 1782 ! Un âge à recevoir des fessées ;) mais vous connaissant vous en méritez toujours ;)
      Bisous
      Karima

      • Nicolas dit :

        Bonjour Karima

        Je me suis trahi et je peux et dois maintenant tout vous avouer: je suis le comte de Saint- Germain ; mon élixir d’éternelle jouvence mis au point dans mon laboratoire d’alchimie et associé à de bonnes fessées régulièrement administrées me permet de traverser les époques.
        Bien à vous

  8. Matthieu dit :

    Bonjour Karima,
    Témoignage très intéressant et très mignon. J’aime beaucoup la maman qui a une voix timide de petite fille quand elle se revoit recevant la fessée de son papa. La scène du bain est sympa aussi avec la petite Karima dont l’esprit vagabonde avant de revenir à l’essentiel en apercevant la paire de fesses rebondie de son aînée.
    Quelque chose qui n’a pas été relevé. Vos jeux avec Camélia. Vous l’avez fait souvent ? vers quel âge ? Vous inversiez les rôles ? Pas trop peur de vous faire surprendre par vos parents ?
    En tout cas merci, j’aime le côté authentique de vos témoignages.
    Amicalement,
    Matthieu

    • Karima dit :

      Merci beaucoup.
      A oui bien vu, on a effectivement joué plusieurs fois à la fessée pouvant interpréter l’un ou l’autre rôle. Quant à l’âge, si on a pu commencer très tôt de façon innocente, on a pu continuer un moment en ayant conscience de frôler un tabou. Bien-sûr la peur de se faire surprendre et d’avoir droit à une vraie fessée, mais même tout simplement de trahir mon goût trouble pour cette punition. Du coup on réservait ce jeu pour les périodes où nous étions tranquilles en fermant bien la porte. A voir si je pourrai en parler dans un récit un jour.
      Karima

  9. Edmée dit :

    Bravo Karima, voilà donc des réminiscences comme on peut les aimer si bien décrites ! Et comme vous, comme l’écrivain Georges-Arthur Goldschmidt, j’en ai fait autant à quêter dans cette sorte de miroir la certitude que je n’étais pas tout seul ; mais lui et moi devions être plus âgés que vous dans ces moments. Cordialement.

    • Karima dit :

      Merci beaucoup Edmée,
      Oui on n’est jamais seul, mais pour le savoir il faut d’abord prendre conscience des choses. Jamais simple de connaître l’élément déclencheur.
      Cordialement,
      Karima

  10. Chris B dit :

    La première fois que j’ai lu ce récit, il m’a rappelé le récit de Louis « C’est quoi maman, déculottée ? » qui, lui, avait découvert la signification à l’âge de 6 ans.
    Personnellement, moi je n’avais pas à demander le sens car je le voyais sur ma sœur aînée, sur moi-même par la suite. Et aussi sur mes copains d’écoles ou des enfants inconnus dans les rues, sortie des écoles, puis collèges, magasins en entendant les menaces de fessées. Menaces suivies d’effets ? Il m’arrivait d’entendre aussi les réactions de certains : « pas déculottée », « pas cul nu » ! Ce qui indiquait clairement que chez eux, la fessée rimait toujours avec déculottée !
    Chris B

    • Karima dit :

      Oui, certes quand on assiste aux choses ça aide à enregistrer les mots. Ceci étant quand tu dis pas déculottée, c’est que justement il est envisageable que ça ne le soit pas non ? Bon certes, moi aussi je pouvais dire « pas la culotte » tout en sachant bien qu’elle descendrait.
      Cordialement,
      Karima

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