La fessée appliquée

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Double dose de martinet pour un duo de garnements

Davcha7476 9det

Par Gilles

Longtemps, j’ai cru qu’une éducation stricte et le recours aux châtiments corporels étaient l’apanage des familles nombreuses qui avaient besoin de faire régner une discipline de fer. Depuis, récits et témoignages glanés çà et là m’ont prouvé qu’elles n’en avaient pas l’exclusivité : nombre d’enfants uniques ont également connu la fessée déculottée et le martinet.

Nous étions quatre garçons à la maison et avions une ribambelle de cousins et cousines. Notre père avait connu lui-même avec ses cinq frères et sœurs une éducation « à la dure » par notre grand-père, militaire de carrière qui, disait-on, usait généreusement de la cravache sur les fesses de ses rejetons.

La tradition des châtiments corporels dans l’éducation s’était ainsi perpétuée de génération en génération dans toutes les branches de notre famille, à un bémol près : la cravache avait fait place au martinet. Notre père s’en servait pour ses garçons et, le cas échéant, ses neveux à l’occasion d’échanges entre familles, lors des vacances par exemple, la réciprocité étant largement respectée chez mes oncles et tantes. Au reste, mon oncle Pierre, en accord avec mes parents, ne nous épargnait pas les coups de martinet sur nos petites fesses d’enfants quand nous le méritions, c’est-à-dire souvent !

Comme presque chaque été, mes frères et moi passions quelques semaines de vacances chez lui. Il avait gardé la propriété de mes grands-parents dans le Limousin. C’était une grande maison bourgeoise du siècle dernier située en pleine campagne au milieu des champs et des bois, un large ruisseau serpentait en contre bas. Un merveilleux champ de manœuvres pour les garnements que nous étions !

Cette grande demeure m’avait toujours impressionné, à cause notamment des pièces de réception où nous n’avions pas le droit d’aller, comme le salon aux sièges de style Louis XV revêtus de housses ou la vaste bibliothèque ornée de trophées de chasse à courre qui me faisaient si peur.

Plus familière était la cuisine, véritable grande pièce à vivre avec son immense table en chêne entourée de bancs de bois où nous prenions tous nos repas, son fourneau en fonte, véritable ogre à bûches que nous devions alimenter à tour de rôle… et suspendu en guise d’avertissement permanent entre les casseroles de cuivre, le fameux martinet de la maison !

Dans les étages parmi les nombreuses chambres, il y avait le « dortoir des garçons » avec ses six lits superposés, et tout en haut, le grenier, mystérieuse réserve des souvenirs de famille et dont l’accès nous était aussi rigoureusement interdit.

Mon père avait délégué à son frère Pierre un droit absolu de correction dont il usait généreusement sur moi comme sur son aîné Serge avec un martinet redoutable qu’il avait fait confectionner par le bourrelier du village voisin.

Parmi ma dizaine de cousins et cousines, Serge était sûrement celui dont j’étais le plus proche. A quelques semaines d’écart, nous avions le même âge et la même propension à faire les quatre cents coups, ce qui ne nous réussissait pas toujours!

Que de fois, Serge et moi avons dû présenter nos petites fesses nues aux caresses cinglantes des dix robustes lanières à section carrée d’un cuir souple et d’une quarantaine de centimètres de longueur ! Les beaux jours, le ruisseau était une attraction irrésistible. Se baigner sans permission ou trop vite après le repas était bien trop tentant…

Mais en ce jour fatidique de juillet, pour nous faire regretter une grosse bêtise, mon oncle inventa un nouveau rite pour nous fouetter, assez diabolique, je dois dire… Nous avions alors 12 ans mon cousin et moi et cette mésaventure estivale nous avait particulièrement marqués.

En ce début d’après-midi caniculaire, Serge m’avait entraîné au grenier interdit dans l’idée de dénicher une couvée d’oisillons dans un nid de merle. Idée saugrenue qui allait coûter particulièrement cher à nos fesses de 12 ans.

Après avoir empilé plusieurs vieilles valises sous un vasistas, nous étions parvenus sur le toit. Assis à califourchon sur le faîte, nous avancions lentement, la gorge nouée pour ma part.

Soudain, un cri de frayeur venu du bas stoppa notre progression… Ma tante venait de nous apercevoir juchés sur notre toit dans une position périlleuse. Loin de nous crier des reproches, pour ne pas nous effaroucher, elle nous demanda d’une voix calme de rebrousser chemin prudemment pour venir déguster les madeleines que la cuisinière venait de sortir du four. Ce que nous fîmes tout penauds d’avoir été surpris, mais rassurés de ne pas être « engueulés » par ma tante…

Nous regagnâmes avec précaution le vasistas, tout heureux de nous régaler, en bons jeunes ados parfaitement inconscients de leur imprudence.

L’accueil qui nous attendait au pied de l’escalier fut bien différent.

Point de madeleines tièdes mais mon oncle affichant son air des mauvais jours… martinet à la main. L’issue était inévitable.

Sans ménagement, il nous poussa vers la cuisine, lieu habituel des exécutions punitives et, rompant avec l’usage quand plus d’un coupable méritait le fouet, au lieu de désigner le premier d’entre nous à se mettre en position, il nous fit courber tous les deux sur la grande table, nos ventres plaqués contre le rebord en bois et nous baissa prestement nos shorts d’été puis nos slips.

Comme nous étions torses nus, nous nous retrouvâmes quasiment nus, hanche contre hanche, nos croupions exposés sans défense. Nous allions être fouettés ensemble, ce que mon oncle n’avait encore jamais fait. Une fois en position, il nous fallut entendre le sermon sur les risques insensés qu’avaient pris deux jeunes inconscients et que, si par bonheur rien ne nous était arrivé, ce sont nos postérieurs qui maintenant allaient le sentir passer et que nous avions intérêt à bien nous accrocher à la table.

Précaution indispensable !

On entendit un sifflement et, instinctivement mes fesses se contractèrent, anticipant le premier coup. Mais il abattit le martinet sur les fesses de Serge. Je passais donc en second. Je retins mon souffle et… Mais non ! Ce fut encore mon cousin qui reçut deux autres coups d’affilée.

Au sursaut de son corps et à ses geignements, lui si résistant d’habitude, je compris que la correction serait sévère. Un nouveau sifflement. Je poussai un cri de surprise et de douleur. Les dix redoutables lanières venaient de mordre mes fesses par le travers.

Je n’eus pas le temps de reprendre mon souffle qu’une autre volée activa méchamment l’effet de cuisson de la première. Et de deux ! Encore un coup, puis ce serait le tour de Serge, pensai-je. Sifflement… mais le claquement sec provint d’à côté accompagné d’un nouveau gémissement. Une pause, et cette fois, c’est mon ventre qui décolla de la table et mon cri qui fusa dans la cuisine. Une cuisante cinglée venait de zébrer le haut de ma cuisse droite. Une autre pause, le sifflement et… le martinet claqua sur les fesses de mon voisin en deux rapides cinglées. Je fus le suivant et cette fois les lanières cisaillèrent le haut de ma cuisse gauche, juste au-dessous de la fesse. Nouveau cri de douleur.

Je compris alors que mon oncle nous fouettait de façon aléatoire, appliquant exprès ses coups de martinet sans ordre précis de sorte que chaque puni vivait dans l’inquiétude la plus vive. Qui allait recevoir le prochain coup de martinet ? Sur ses fesses ou sur ses cuisses ? Ou les deux successivement ?

Mon oncle venait d’adopter un procédé punitif innovant qui, outre la douleur des coups de martinet, impliquait un insoutenable suspense qui rendit cette correction particulièrement pénible pour les punis.

Alertés par nos cris et supplications, mes frères et mes cousins et cousines accoururent assister à cette correction d’un genre original et nouveau qui, hélas, dura le double de temps d’une fessée individuelle « normale » car il est clair que le nombre de coups de martinet dépassa la vingtaine, « dose » normale d’une correction.

De toute façon, il y a peu de chance que mon oncle en ait tenu le compte ni qu’il se soit soucié de la la vigueur des cinglées, mais à voir l’état des fesses et des cuisses de mon cousin et les élancements brûlants qui parcouraient les miennes, il était évident que la leçon avait été exceptionnelle.

Quand nous avons pu nous relever, nous fûmes certains que, pour chacun de nous, la répartition des cinglées avait été assez équitable

C’est aussi à cet instant que je réalisai la présence de « notre » public venu en spectateurs assister à la punition inédite de leurs aînés. Bien sûr, j’ignorais quelle pouvait être la réaction de mon cousin, mais pour ma part, ce fut la honte. Ma confusion atteignit des sommets, non par le fait d’avoir été fouetté nu devant toute la famille, car cela arrivait assez souvent… mais d’avoir été l’acteur passif de cette méthode inédite consistant à corriger en duo deux garnements aussi étroitement unis dans la punition qu’ils l’avaient été ensemble dans la bêtise.

C’est ainsi que la piteuse équipée sur le toit d’un Serge uni à son complice Gilles, serait désormais liée pour toujours à la naissance de la « fessée en double » ou « fessée couplée » qui devint un classique dans la famille où les occasions de bêtises à plusieurs n’étaient pas rares…, tradition familiale oblige !

Illustr. : Davcha

 

 

11 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Belle histoire, merci Gilles.
    Et tout de même, correction bien méritée je crois !!…
    Bises d’Emilie.

    • didier dit :

      Emilie, bonjour; Toujours soumise aux punitions, chez vous?
      Des évolutions ont elles eut lieu?

      • Emilie dit :

        Oui, Didier, je suis toujours soumise à la punition : fessée culotte baissée, à mains nues ou au martinet ! Et ça cingle bien !!
        Bises.

        • Nelly dit :

          Émilie,
          Ne vous inquiétez pas personne n’est à l’abri d’une bonne fessée il faut simplement reconnaître et comprendre le motif et l’utilité de quand date votre dernière ?
          Bises

    • monenfance88 dit :

      Moi j’ai été longtemps un enfant unique, jusqu’à la naissance de mon petit frère Olivier,(10 ans après moi) mais ça ne dipensait pas Maman de me donner de sévères fessées, toujours déculottées et au martinet.

  2. Laurent dit :

    Bonjour Gilles, merci pour cette intéressante histoire.
    Elle m’interpelle, car je m’y retrouve à propos d’une anecdote que j’ai déjà évoquée. En effet, nous partions aussi en vacances chaque année dans le Massif Central où habitaient nos grands-parents. Y vivaient également leur ancien patron et son épouse, des gens aisés, aimables, mais très « rupins » comme on dit, très chics, très bourgeois, à cheval sur l’étiquette. Lors d’une première rencontre avec eux, mon frère et moi très excités avions fait les imbéciles. Nous nous sommes pris une fessée magistrale, et même nos grands-parents, qui avaient tendance à nous défendre, se sont montrés d’accord. Quelle image avions nous donnée!
    On se rapproche de votre histoire: quelques jours plus tard, c’est nous qui leur rendons visite. Tout le monde s’est mis sur son « 31 » : mon père en mon grand-père en costume et cravate, ma mère et ma grand-mère en tailleur et chaussures de ville. Notre sœur est comme d’habitude en « petite fille modèle », rubans dans les cheveux, robe blanche, socquettes, souliers vernis. Mon frère et moi n’avons par contre pas d’habit de cérémonie. On aurait pu nous habiller un peu décemment, mais ma mère estime que ce n’est pas utile, aussi décide-t-elle de nous laisser dans notre tenue d’été habituelle, maillot à manches courtes, short court et tongs. Nous étions par ailleurs allés précédemment chez le coiffeur, qui appliquant la consigne des cheveux courts nous avait passés sous la tondeuse, autant dire boule à zéro!
    Nous arrivons chez les patrons qui habitent une grande maison bourgeoise. Avant de sonner, mon frère et moi sommes sévèrement chapitrés : nous devons nous tenir à carreau, ne pas bouger, ne parler que si on nous interroge. Le monsieur et la dame sont cordiaux, mais très compassés. Nous sommes ébahis par le décor, nous aimons notre petite maison, mais qui paraît bien modeste en comparaison. Tout le monde prend place dans un salon cossu avec de grandes fenêtres donnant sur un parc, des boiseries, un parquet ciré, des tapis, des fauteuils en velours. Je suis assis avec mon frère sur une banquette, nous écoutons nos grands-parents évoquer leurs souvenirs. Nous n’osons pas bouger, par peur des sanctions, mais aussi parce que nous sommes intimidés : outre le décor impressionnant, notre apparence ne nous met pas en valeur, avec nos têtes tondues, nos jambes à l’air, et nos pieds nus dans nos tongs. Nous ne voulons pas attirer l’attention sur nous.
    Donc un décor proche de la maison de votre oncle. Mais pas question d’y faire des bêtises! Outre les recommandations, la fessée précédente a été préventive.
    Et comme je l’ai raconté par ailleurs, sur le chemin du retour, les parents décident de s’arrêter dans un café. Les adultes sortent, ils prennent aussi notre petite sœur de 4 ans pour ne pas la laisser seule, mais mon frère et moi nous voyons signifier que nous devons rester dans la voiture. Nous regardons donc toute la famille endimanchée se rendre à la terrasse du café, s’installer et prendre un verre. Nous sommes contraints de rester à les attendre. Les passants nous regardent bizarrement ou d’un air amusé, en voyant ces deux garçons les cheveux ras, en short et en tongs, bouclés dans la voiture. Et en corollaire, n’étant pas autorisés à aller au café, nous devons nous passer de boisson dont nous en sommes privés.
    Double punition!

  3. Jean-Paul dit :

    Très beau récit, cher Laurent… décrivant avec talent cette ambiance bcbg un peu compassée que certains d’entre nous ont bien connue… Mais, entre nous, cher Laurent, votre  » double punition  » fut bien douce à côté de celle que notre ami Gilles nous a racontée…. Vous-même, avez-vous connu le martinet ?… Cordialement

    • Laurent dit :

      Bonjour Jean-Paul, merci pour votre commentaire.
      La comparaison n’est pas évidente. Certes, la raclée reçue par Serge et Gilles a été plus violente, au martinet, et a eu l’inconvénient d’avoir lieu en public. Pour mon frère et moi, ce fut seulement à la main (mais déculottés, avec la main exercée de notre mère, nos fesses ont rougi et nous ont bien brûlés!) et dans l’intimité de notre chambre.
      Mais l’affaire nous a suivis les jours suivants, quand nous avons été mis à l’index, chapitrés, en tenue peu valorisante, têtes rases, en short et nu pieds, laissés dans la voiture à attendre et privés de boisson, ce ne fut pas non plus agréable!

  4. Rémi dit :

    Bonjour Gilles,
    Votre récit est parfaitement relaté et démontre que les imprudences doivent être immédiatement punies.
    Il me semble en effet plus efficace de fesser l’enfant fautif séance tenante car une punition différée peut parfois rater son but.
    Dans votre cas, en plus d’être nus,l’application du martinet et la présence de vos cousines et cousins a dû rendre cette punition mémorable.
    Vous dites que cette fessée « en double » s’est pourtant renouvelée par la suite; voilà j’espère qui nous vaudra d’autres récit par suite.
    Cordialement, Rémi

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Gilles. Pour ma part j’ai été un enfant unique, mais cela ne m’a pas dispensé, ni de la fessée ni du martinet qui d’ailleurs le plus souvent étaient complémentaires. Quant à votre imprudence, elle méritait bien la correction que vous avez reçue, de surcroît devant un petit « public familial ».
    Cordialement. CLAUDE.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Gilles. Merci pour ce charmant récit qui me ramène à mon adolescence dans les années 50/60, où le Martinet n’était pas diabolisé comme aujourd’hui. Sans vouloir être méchant avec vous, permettez-moi de dire que vous n’aviez pas volé cette correction. Non pas tant pour votre curiosité, du reste sympathique: trouver un nid d’oisillons, mais à cause du danger auquel, dans l’insouciance typique de adolescence, vous vous êtes imprudemment exposé. De plus ce châtiment vous a été donné devant un public « élargi », comprenant… des jeunes filles qui ont dû se rincer l’œil en voyant les lanières du Martinet zébrer les fesses de leurs beaux cousins! Enfin, comme dit le proverbe : »il faut bien que jeunesse se passe ». Mais pour autant, il faut guider les adolescents sur le chemin de la vie adulte. C’est ce qu’a fait votre père en vous châtiant de la sorte. Évidemment aujourd’hui une telle chose est impensable, mais, à voir certains comportements, je me demande si un retour à ces « bonnes vieilles méthodes » ne serait pas souhaitable. En tout cas, merci d’avoir, à la lecture de votre récit, fait resurgir des souvenirs enfouis sous de décennies de vie adulte. Cordialement. CLAUDE.

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