La fessée appliquée

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Education avec ou sans martinet ? 2e partie

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par Fred 44

Dommages de guerre, la discipline se durcit

La visite chez Madame Gamblin avait cependant laissé des séquelles dans les concepts correctifs maternels. Désormais, les chahuts et toutes les infractions à l’ordre, la tranquillité et au travail, étaient corrigés à la tapette à tapis vigoureusement maniée. Maman, à l’issue de ses rappels à l’ordre sans suite, hurlait

- Puisque c’est comme cela, vous serez corrigés (ou tu seras corrigé) soit tout de suite soit deux fois plus au moment du repas. Apportez-moi (apporte-moi) la tapette !

Et elle s’y était tenue au point de nous amener à venir lui présenter piteusement l’instrument de correction avant de monter sur la chaise de cuisine affectée aux punitions. Car là encore, la Jurisprudence Gamblin avait été appliquée à la lettre, et c’était une fois juchés à bonne hauteur que nous laissions tomber pantalon et caleçon sur nos chevilles avant de recevoir notre punition, assez cinglante d’ailleurs le manche de l’ustensile étant allongé et souple. Une bonne dizaine de coups suffisait largement pour nous amener à demander grâce et à promettre de ne plus recommencer. La punition proprement dite pouvait continuer plus longtemps et elle se terminait par un séjour au piquet fesses nues dans l’entrée et pour un temps variable. Oui, chez nous, la discipline  commençait à ressembler à celle qui existait chez nos camarades de classe, d’après les bruits qui nous parvenaient par bribes. La douleur ressentie lors de la punition s’ajoutait maintenant à la simple humiliation d’être battu.

Il n’y avait pas d’ailleurs à s’y tromper. Après ces exécutions cinglantes, nos cuisses conservaient les traces des impacts de la palette d’osier – très apparentes pour moi qui portais toujours, contrairement à mon frère,  des culottes courtes. J’avais donc été admis dans la triste communauté des ados soumis à un certain dressage, ce qui provoquait des commentaires solidaires de la part des autres membres du club avec des échanges d’impressions sur les instruments répressifs dont nous avions à subir les effets.

Pour mon père aussi, le climat avait changé. Ainsi, lorsqu’il revenait à la maison en état d’ébriété – cela lui arrivait de temps en temps – la démarche chancelante et l’élocution approximative, ma mère ne faisait plus celle qui n’avait rien remarqué. Au contraire, ses écarts d’ivrogne étaient maintenant stigmatisés avec fureur et véhémence. Maman lui faisait de vifs reproches devant nous, ce qu’il paraissait admettre sans toutefois accepter ses injonctions comminatoires de vouloir bien lui apporter immédiatement la tapette à tapis et de se hisser sur la chaise de cuisine et l’affaire en restait là – tout au moins au plan officiel. Plus tard, lorsque nous étions retirés dans notre chambre au second étage, l’affaire trouvait sans doute dans la cuisine son épilogue logique.

Ma mère avait donc pris un peu le pouvoir disciplinaire de la maison, mais ce début de reprise en main ne suffisant pas à calmer son ardeur coercitive, le martinet lui paraissait être le sceptre qui lui manquait pour parachever son autorité. Elle me menaçait donc quotidiennement de l’achat de cet engin sur ma tirelire afin de m’obliger, enfin, à travailler en classe.

L’emprise des méthodes éducatives de choc se faisait sentir insidieusement aussi lors des visites périodiques organisées par l’épouse du directeur de mon père. En effet, à intervalles réguliers, ma mère se rendait en visite chez les femmes de ses collègues pour y passer un après-midi d’innocents papotages. Elle y rencontrait donc ainsi Madame Gamblin qui ne manquait pas de la questionner sur l’évolution du système disciplinaire mis en place chez nous – les questions d’éducation et d’enseignement étant l’un des dadas de la gent féminine.

C’était là l’occasion pour cette dame de mettre sur la sellette  le laxisme général ambiant et, dans le cas particulier de ma mère, la stupidité condamnable qui consistait à laisser aux hommes le pouvoir de décision de l’acquisition d’un instrument d’utilité publique. Avait-elle besoin de l’accord de son mari pour acheter une casserole ou une poêle à frire ? Non ! Alors… Chaque fois, ma mère revenait très rouge de ces réunions où elle avait été agressée et mon père avait à faire face à une offensive en règle, mais il laissait passer l’averse sans prendre parti, ni pour céder une part de sa souveraineté ni pour faire droit à la demande de son épouse.

Cependant, ma mère devait, elle aussi organiser chez elle de telles réunions à intervalles réguliers. Son après-midi de réception avait été fixé une fois pour toutes le troisième jeudi du mois. Donc, dans les premiers jours de 1943, son tour était venu d’organiser la réception protocolaire. Pas question de s’y soustraire !  Aussi, avait-il été prévu d’embaucher pour l’occasion une voisine vêtue d’une robe sombre et d’un tablier blanc afin d’assurer le service avec un minimum de standing.] Pour notre part, il nous avait été recommandé d’être polis et obéissants – « une fois n’est pas coutume », avait commenté Maman. Seulement, le jour dit, j’avais récolté, Dieu sait pour quelle raison, une colle de quatre heures et j’allais donc passer toute mon après-midi en classe – coupant court ainsi aux risques que faisait peser la présence de Madame Gamblin et de son aréopage sur toutes les personnes présentes. L’avis de punition délivré par la poste avait causé des rugissements d’indignation chez ma mère et mon envoi immédiat chercher la tapette à tapis pour la correction habituelle.

Devenue ainsi officielle, mon absence ne pouvait pas être contournée mais, lorsque mon frère avait voulu lui aussi décamper – en parlant d’un devoir de mathématiques à rédiger en collaboration, chez lui, avec l’un de ses condisciples, la réponse avait été un NON horrifié ! Maman exigeait que l’un de nous au moins fût présent au moins pour l’arrivée des dames invitées et qu’il veuille bien faire preuve de civilité vis-à-vis de l’assistance. Ce n’est qu’ensuite qu’il serait autorisé à sortir après être venu en personne au salon demander l’autorisation de sortie nécessaire.

« Pourquoi faire ? demanda mon frère. Je vais perdre ainsi inutilement un temps précieux. »

- Simplement parce que je l’exige. Je ne veux pas que mes invitées aient l’impression qu’en prévision de leur venue j’aie organisé le vide dans la maison pour couper court à toute critique. Mes invitées doivent arriver à partir de 14 heures 30. Tu pourras donc te rendre chez ton camarade à partir de seize heures, pas avant.

- Deux heures de foutues, en somme, et sans motif sérieux.

- Oh ! Tu m’embêtes à la fin, François ! Si tu continues, tu vas aller chercher la tapette ; je puis très facilement servir ton postérieur comme je viens de le faire pour ton frère Frédéric.

Cette volonté de passer outre à toute concertation amiable mettait fin au débat et la tapette à tapis demeura à sa place.

Au cours du repas du midi, mes parents s’employèrent à donner à mon frère des instructions détaillées sur les règles de politesse à appliquer en vue de démontrer le haut niveau de l’éducation qui lui avait été dispensée.

- Message reçu 5 sur 5, avait coupé le frangin, je ne dois jamais prendre la parole ; je dois répondre courtoisement aux questions des invitées et éviter, même si le besoin s’en fait sentir, de me moucher dans les rideaux !

- Pourquoi deviens-tu inutilement insolent, demanda mon père. On ne te demande que d’être poli et de demeurer à ton niveau d’adolescent en présence de personnes respectables que tu ne vas pas assommer de ton verbiage.

Bien ! La messe était dite et personne n’avait l’autorité suffisante pour revenir sur cette décision. François allait donc ronger son frein jusqu’à l’arrivée de la dernière invitée. Pour moi, le moment de la fessée ayant été franchi, j’étais finalement assez content de laisser mon frère ainsi au contact du danger alors que j’endossais ma pèlerine de drap bleu marine pour me rendre au petit Lycée pour ma colle de quatre heures. Je préférais retourner une fois de plus en classe plutôt que devoir affronter un jury féminin, pas trop bien disposé à mon égard !

A mon retour vers 18 heures 30, mon frère n’était pas encore rentré, mais Maman était là, folle de rage. François s’était fort mal comporté. Il avait adopté une attitude désinvolte lors de l’arrivée des invitées et avait tellement manié la provocation que Madame Gamblin, avait cru pouvoir s’insurger au nom de toute la communauté des dames présentes et elle avait pris ma mère à parti en s’exclamant :

- Je ne sais pas ce qu’en pensent les dames qui vous font l’amabilité de répondre à votre invitation, mais, chez moi, le malappris qui se serait permis à ce point de dépasser les bornes de l’impolitesse, se serait trouvé sur le tabouret de cuisine pour y recevoir la sévère séance de martinet qu’il méritait !

Un brouhaha d’assentiment avait parcouru dans l’assemblée au point que ma mère avait senti qu’il convenait immédiatement de lâcher du lest si elle ne cherchait pas à se faire agresser à son tour.

 

- Vous avez raison, chère Madame Gamblin, mais malheureusement mon mari continue à opposer son véto à l’achat de cet instrument indispensable. Vous pouvez donc voir le résultat… que je déplore autant que vous.

- Votre mari est un sot et l’impertinence de votre gamin est la conséquence de ses refus imbéciles. Néanmoins, puisque vous êtes d’accord sur le fait que votre François a le plus grand besoin d’être fouetté pour lui apprendre la politesse. Je vais venir à votre secours. Je ne sors jamais sans mon martinet, aussi bien nous allons immédiatement pouvoir punir votre prétentieux galopin.

Elle avait donc sorti de son sac son instrument favori et son apparition, lanières pendantes, avait suscité un murmure d’approbation dans toute l’assemblée.

- Venez, Mesdames, avait-elle continué, allons châtier cet impertinent gamin.

C’était là enfin un spectacle croustillant arrivant à point nommé pour divertir l’assistance en apportant du sel au déroulement ennuyeux d’une réunion protocolaire. Toutes les dames s’étaient donc levées avec ensemble et avaient entouré mon frère avant qu’il n’ait pu prendre en urgence le chemin de la sortie. Le scénario s’était ensuite déroulé inexorablement depuis l’exposition des fesses nues de mon frangin sur la chaise de cuisine jusqu’à la correction à laquelle Madame Gamblin mais aussi ma mère et certaines dames avaient participé.

Il s’en était suivi une énorme fessée au martinet que mon frère, en sanglots, avait reconnu ensuite avoir largement méritée. Ensuite de quoi, après avoir remercié l’assistance de l’avoir ainsi corrigé, il avait été autorisé à se rendre chez son camarade de classe pour son travail scolaire.

La réunion mondaine avait pu ensuite continuer en suivant des chemins plus traditionnels. Il restait que Maman avait perdu la face devant tout le monde et que, par voie de conséquence, elle en conservait un grand ressentiment non seulement contre sa progéniture, mais aussi contre son mari qui la laissait désarmée ou presque face aux difficultés des opérations de maintien de l’ordre à entreprendre pour défendre une cause, de fait, perdue d’avance.

Cette fois, dans ses récriminations, elle avait obtenu devant mon père l’appui insolite de mon frère, de retour de sa visite chez son copain. A son avis, il était grand temps pour moi de perdre mon statut de « petit favori » pour recevoir enfin des corrections avec un instrument approprié à ma situation de cancre. La fessée qu’il venait de recevoir lui avait fait toucher du doigt l’effet dissuasif d’une telle correction.

- Les lanières vous chauffent le derrière bigrement plus que la tapette, avait-il commenté. Vivement qu’il y ait ici un martinet pour dresser le « petit favori ». Je veux bien de mon côté participer à la surveillance de son travail pour autant que me soit délégué le droit de l’obliger à monter sur la chaise de la cuisine pour lui cingler le derrière.

Oui ! Nos forces physiques ayant maintenant tendance s’équilibrer, aussi avait-il besoin d’asseoir son autorité par une délégation officielle contre laquelle je ne pourrais pas m’opposer par la force, à moins de braver l’autorité parentale. Le droit de me surveiller lui fut accordé mais ses punitions durent, faute de mieux, se contenter de l’existant, à savoir de la tapette à tapis, mon père ayant persisté à faire la sourde oreille pour l’acquisition d’un martinet. Il avait cependant été très marri de la fausse note causée par l’attitude de François, qui risquait d’avoir des effets pervers sur ses relations ultérieures avec ses collègues, aussi bien n’était-il plus aussi viscéralement opposé à un tel achat. La question de l’acquisition d’un instrument de correction réellement dissuasif était donc simplement reportée et non écartée comme précédemment.

A la fin de l’année scolaire 1942/43, je fus enfin admis en quatrième sans examen, mais c’était bien la moindre des choses car ce résultat positif intervenait après un redoublement de ma cinquième et malgré cet avantage initial, je n’avais jamais vraiment dominé la compétition.

A l’arrivée de mon bulletin trimestriel où figurait pourtant la mention portée à l’encre grasse par un cachet officiel « admis à la classe supérieure », mais aussi des commentaires désabusés des enseignants, ma mère avait remis sur le tapis la question du martinet devant mon père, toujours assez indifférent ; pour ma mère, le besoin de cet instrument de correction se faisait sentir désormais presque au quotidien pour chasser ma paresse. Une fois de plus, mon père éluda la question. Pour lui – et je pense qu’il avait raison – il s’agissait avant tout de suivre au plus près mon travail, la punition intervenant immédiatement après l’infraction commise, la certitude d’être fouetté le jour même devant être suffisamment forte pour vaincre mon inertie habituelle. Alors le martinet, bien sûr – pourquoi pas ? – mais uniquement pour apporter un soutien logistique à la mise en œuvre d’une véritable méthode de travail, pas pour exercer une coercition inutile.

Cependant, considérant que Maman s’était consacrée sérieusement à cette tâche sans résultat positif et devant l’urgence d’apporter au problème récurrent de ma fainéantise une solution définitive, il lança l’idée de mon envoi dans un établissement sévère avec le statut de pensionnaire pour y être recadré et prendre enfin des habitudes et une méthode de travail. Les spécialistes de l’éducation sauraient bien mettre en œuvre les moyens adéquats, ils devaient en avoir l’habitude. Maman acquiesça et mon père se mit en chasse afin de trouver l’établissement ad hoc.

A quelque temps de là, se réunit un conseil de famille entre mon père et ma mère auquel j’assistai comme accusé. Le collègue de mon père, Monsieur Gamblin, qui avait ses entrées dans les milieux cléricaux, lui avait déniché en Bretagne profonde un internat musclé où les élèves étaient menés à la dure et contraints physiquement à adopter une attitude studieuse de tous les instants. Cependant, pour que leurs rejetons y fussent admis, les parents devaient signer une délégation d’autorité parentale permettant aux enseignants et leurs auxiliaires d’appliquer des châtiments corporels appropriés lorsque le besoin s’en ferait sentir. D’après Monsieur Gamblin, ces châtiments y étaient monnaie courante… et le martinet, suspendu près du tableau de chaque salle de classe, était fermement distribué aux cancres dans mon genre ainsi qu’aux chahuteurs… Sur ce plan, mes parents se retrouvèrent tous deux d’accord pour l’adoption d’une manière forte

Finalement, la décision de ma mise en pension fut remise à plus tard.  En attendant, ma mère fit valoir une fois de plus son incapacité de venir à bout de mon inertie pathologique, et souligna une fois encore son besoin de faire enfin l’acquisition d’un martinet – elle avait conservé pieusement l’adresse du bourrelier que lui avait fournie Madame Gamblin. Cette fois, mon père finit par autoriser ma mère à procéder à cet achat qui lui tenait tant à cœur avant mon éventuel placement comme interne  à la rentrée prochaine – sur ce point, la menace se précisait, j’allais y avoir droit !

Ma mère passa donc commande d’un martinet chez le bourrelier local, mais celui-ci souffrant aussi des restrictions d’approvisionnement sur les cuirs, ne pouvait utiliser pour la confection de tels instruments que des chutes de matières lors de la confection de harnais et de colliers pour la traction animale. Or la fin du cycle scolaire lui avait valu, comme chaque année à cette époque, une recrudescence de commandes de fouets alors qu’il n’avait pratiquement pas de stocks. Il fallait donc attendre mais, à la rentrée scolaire prochaine, promis, juré, ma mère serait servie en priorité et il lui ferait signe lorsque l’instrument serait enfin achevé.

Cette nouvelle enterrait ma période « heureuse » de semi-laxisme ; il allait falloir apprendre à vivre sous la menace d’être fouetté à la maison ou à l’école et probablement aux deux…

Cependant l’homme propose… Peu après, la guerre fit irruption sans préavis dans nos habitudes de tranquillité. Un après-midi ensoleillé de la mi-septembre trois vagues de « forteresses volantes » disposées en formation impeccable, aile contre aile, à très haute altitude envahirent, dans un bruit infernal, un ciel sans nuage et sans aucun préavis déversèrent des tonnes de bombes sur notre malheureuse cité. En moins de cinq minutes une part notable du centre ville fut rasée. Difficile de parler d’erreur d’objectif due à des conditions météorologiques défavorables ou à la réaction des forces allemandes ; le temps était limpide et mon frère et moi placés à la fenêtre au second étage de notre maison, avions pu assister à la jumelle à la progression en force des gros quadrimoteurs très au-dessous desquels nous avions pu observer les éclatements noirs des projectiles de la DCA. Bref, le raid terminé laissa sur le carreau plus de mille personnes civiles ainsi que, peut être, quelques rares soldats de l’armée d’occupation – mais ce n’était pas là, de toute évidence, l’objectif visé ! La semaine suivante, un nouveau raid aérien de même ampleur fut réalisé par le même temps, à la même heure afin de parachever la destruction du centre-ville, mais il ne fit cette fois que deux cents victimes innocentes de plus, opération moins réussie donc si l‘on pense que le but poursuivi était l’assassinat de civils. – les habitants, désormais vaccinés, avaient pris massivement cette fois la direction des abris.

Dès le lendemain, un arrêté préfectoral, placardé dans tous les lieux publics, informait la population qu’il avait été décidé d’interdire le séjour des enfants dans la ville et sa banlieue, les établissements scolaires demeurant fermés jusqu’à nouvel avis. Mon père ne s’étant toujours pas décidé à m’inscrire dans le lointain internat, il lui faudrait donc désormais aviser dans l’urgence… Pas aussi facile car le problème se posait pour tous les enfants d’une ville entière de près de deux cent mille habitants et les places allaient être rares ; de plus, dans son cas, son bureau ayant été partiellement sinistré, c’était son activité et surtout ses archives qu’il aurait à déménager. Conclusion, le chef de famille et les enfants d’âge scolaire devant être évacués, c’était toute la maisonnée qui devait déguerpir vers d’autres cieux moins exposés.

Ce ne fut pas simple mais le système débrouille fonctionna à plein ! Les bureaux de mon père furent déplacés dans la salle des fêtes de la mairie d’une ancienne sous-préfecture du département ; Maman descendit provisoirement à dix kilomètres de là chez des amis dans la campagne (elle devait y séjourner neuf mois au lieu des quelques jours prévus), mon frère et moi fumes inscrits comme externes surveillés dans une institution religieuse proche du lieu de travail de mon père – un miracle dû à la recommandation de l’omnipotent collègue de mon père, Monsieur Gamblin – mais les places d’internat ayant été prises d’assaut depuis longtemps, il fallut prendre pension chez une brave femme. Et notre famille, un peu disloquée, prit de nouvelles habitudes. 

Je fis donc connaissance avec une institution religieuse ne blaguant pas du tout quant à la discipline, mais ignorant, tout comme le Lycée, les châtiments corporels. Certes les prêtres qui nous transmettaient leurs connaissances, tout comme les surveillants de tous poils, étaient des religieux mais, à part le port de la soutane alors réglementaire, ils ne présentaient aucune différence notable avec nos braves professeurs de Lycée du point de vue scolaire. Alors les sanctions, là comme ailleurs, se résumaient en colles le jeudi après-midi ou – une nouveauté - en tours de cour à la queue leu-leu sans parler pendant les récréations sous la houlette du surveillant général. La surveillance et le contrôle des notes ne furent plus assurés que lors de la réception du bulletin trimestriel – un moment toujours aussi délicat pour moi. En fait les plus gros de mes ennuis à domicile avaientdisparu, même les colles habituelles passaient maintenant inaperçues, sauf de mon frère qui se moquait de moi !

Les mois passèrent… On s’enfonçait dans le provisoire dans le cadre d’une scolarité redevenue normale avec ses joies et ses peines habituelles au fil des mois. Les trimestres s’écoulaient et ma quatrième évoluait dans le droit fil de mes études secondaires précédentes.  

Tout cela n’avait d’ailleurs qu’une importance relative car la guerre continuait ! Vers la fin du troisième trimestre, le débarquement des alliés en Normandie, vint jeter une nouvelle perturbation dans notre existence bien réglée, avec de nouvelles menaces aériennes. Maintenant, ce n’était plus de gros bombardiers en escadrilles constituées qui volaient au dessus de nous mais des mono ou bimoteurs isolés, de plus en plus nombreux, du matin au soir, qui apparaissaient subrepticement dans notre ciel à l’affût d’objectifs assimilés à l’Armée Allemande ou à son aviation. Ils s’en prenaient naturellement aux trains et aux voitures automobiles mais aussi à des groupes de piétons, de sorte que tout déplacement devenait source de danger.

Le fonctionnement d’un établissement d’enseignement ne pouvant pas s’accommoder de ces alertes permanentes, l’institution ferma prématurément ses portes mettant mes parents dans l’embarras pour reclasser à nouveau leurs enfants. Mon frère et moi, nous fûmes répartis chez des amis qui voulurent bien se charger de nous. La famille allait être ainsi de plus en plus émiettée : mon père au plus près de son travail demeurait à l’hôtel, ma mère couchait toujours chez nos anciens amis, mais avait dû accepter une mise en condition comme femme de ménage qu’elle subissait faute de mieux mais avec une rancœur non dissimulée. Son caractère devenait aigri. Ni l’un ni l’autre ne pouvait nous prendre en charge dans l’attente d’une libération problématique. Il avait donc fallu faire appel à la charité publique.

Mon frère venait d’être brillamment reçu au bac MathElem avec mention – à cause de la guerre cet examen avait été allégé et ne comportait pas d’oral. Il avait donc trouvé sa place chez un collègue de mon père avec pour mission de donner aux enfants de ce dernier des leçons de mathématiques. Je restai donc sur le sable et, comme bonne âme pour m’héberger, mon père s’était adressé à la famille Gamblin qui avait trouvé refuge dans une fermette dans la campagne profonde peu éloignée d’ailleurs du lieu où le service de mon père avait trouvé refuge. Comme me l’avait souligné mon père en me pilotant avec mes hardes dans la voiture qui m’emmenait chez les Gamblin, un seul était incapable et inutile et c’était moi… Il m’était donc demandé de me fondre dans la famille des personnes qui avaient bien voulu me recevoir et de m’y faire oublier… Le problème de mon avenir serait examiné en son temps lorsque mon dernier bulletin trimestriel serait parvenu et la solution retenue tiendrait compte des possibilités scolaires à la rentrée. La libération changerait en effet la donne et permettrait la réouverture des établissements d’enseignement de la préfecture et le retour à leur domicile des enfants réfugiés). Il n’était donc plus envisagé de m’expédier en pension… Les décisions utiles seraient donc prises, le moment venu…

A suivre…/…

 

 

 

35 commentaires »

  1. Claude dit :

    Je pense que le retour du Martinet dans l’éducation est souhaitable vu la dérive des comportements aujourd’hui et notamment avec la généralisation de l’irrespect (adultes, supérieurs et profs notamment)Pour autant, j’estime qu’il ne doit être donné qu’EN FAMILLE. Mais dans ce cas, avec sévérité : pas moins de 20 coups bien secs sur les fesses nues !

    • Emilie dit :

      Je suis bien d’accord avec toi, Claude !
      Malgré mon jeune âge (23 ans), j’ai beaucoup reçu la fessée fesses nues à main nue et au martinet pour les fautes plus graves, et je ne regrette pas cette éducation…
      Bises,
      Emilie.

      • Nelly dit :

        Bonsoir,
        La fessée reste et restera, je pense, la meilleure façon de punir les bêtises. Et quand elle est donnée il faut bien admettre que l’on sait très bien qu’elle est méritée et les protestations ne sont que pour la forme. Je pense que nous avons toutes fait cela avec plus ou moins d’insistance, pour bien vite regretter d’avoir fait une bêtise tandis que les claques cuisantes ou les coups de martinet s’abattent sur nos fesses, et cela à tout âge.
        Comme Émilie, j’en ai personnellement fait l’expérience jusqu’à un âge plus que tardif et j’avoue que, chaque fois, c’était amplement mérité et nécessaire. Lorsque le martinet entrait en action, il mettait immédiatement fin à mes protestations pour les remplacer par des larmes.
        Il ne faut pas craindre d’employer la fessée à la main ou au martinet et de compter sur leurs bienfaits en matière d’éducation, bises Nelly

        • chris B dit :

          Je suis de ton avis qu’une fessée reste la seule solution pour punir. Elle a fait ses preuves depuis des générations.

        • Emilie dit :

          La honte… Je me suis encore pris une fessée ce soir !!… Cela faisait des mois, voire des années, que je ne l’avais plus reçue !
          Une vraie comme autrefois… tout ça parce que je les ai provoqués en disant que ce n’était plus de mon âge…
          Et Papa a voulu me prouver le contraire !!
          Une bonne déculottée, mains nues puis martinet !
          Bises humides d’Emilie…

          • Louis dit :

            Bonjour Emilie.
            Cela s’est passé comment ? Donne-nous davantage de détails! Comment étais-tu habillée ? De quelle couleur était ta culotte ? Ta culotte était baissée aussi ? Ca s’est passé dans quelle pièce ? Qui était présent au moment de ta fessée ? Est-ce que tu te débattais ? Dans quelle position étais-tu pour ta fessée à la main, puis pour celle au martinet ?
            Alors, raconte…
            Bisous. Amicalement.
            Louis

          • Nelly dit :

            Bonsoir Émilie,
            En plus de la provocation tu devais avoir fait autre chose de répréhensible ? Et tu devais certainement te douter un peu de la conséquence que cela pouvait avoir. N’as-tu pas provoquer avec conscience la suite que cela pouvait avoir ? Ou pensais-tu ne plus en recevoir ? Tu n’étais plus parfois menacée ? Je comprends ta honte pour être passée par les mêmes moments que toi. C’est encore pire quand on pense en être à l’abri. On ressent une certaine impunité et quand l’annonce de la fessée arrive, tout bascule, la sérénité s’envole, un peu d’angoisse et puis vient le moment de honte quand on est déculottée puis fessée, honte qui augmente encore plus à la fin de la fessée quand, en pleurs, on reçoit la leçon de morale, voire une autre sanction comme être privée de sortie pour la semaine. Ai-je bien decrit ce moment ? Comment cela s’est il passé pour toi ? bises Nelly

          • chris B dit :

            Emilie : n’as-tu pas fait exprès de les provoquer pour retrouver tes fessées d’enfance qui te manquaient en tant qu’adulte ?
            Au moins tu en auras chaque fois que tu seras désobéissante et ce malgré ton âge. Je parie que cela ne sera pas la dernière que tu recevras.

          • Emilie dit :

            Merci Nelly de me comprendre, cela me fait plaisir et me rassure…
            J’ai ressenti exactement ce que tu dis !
            J’étais encore souvent menacée de fessée, mais ça ne tombait jamais. Et je pensais que vu mon âge c’en était fini pour moi les fessées !… Eh bien NON !
            Je m’en suis pris une super grosse et très sévère. Au début je me retenais de pleurer car je voulais jouer la grande, et puis au bout d’un moment je me suis laissée aller, car c’était trop dur. J’ai pleuré à chaudes larmes et j’ai trouvé que la fessée devenait plus supportable.
            C’est Maman que j’avais provoquée, et c’est Papa qui m’a fessée, puis fouettée ! Et Maman regardait et approuvait… Ce fut très dur pour moi.
            Nelly, tu te rends compte ? A mon âge, mes fesses toutes rouges, puis carrément zébrées !…
            Et en plus le lendemain, il a mis au courant toute la proche famille !! La honte pour moi…
            Et pourtant je reconnais que je la méritais bien cette correction…

            Bisous d’Emilie.

          • Lenoir dit :

            Bonjour Emilie,
            Tu dis t’être pris une fessée, peux-tu nous donner des détails ? Tu étais dans quelle pièce et qu’as-tu ressenti ?
            Je t’avais dit dans un autre commentaire que ma nièce Agnès m’avait demandé la permission de sortir jusqu’à 2 h du matin samedi dernier. Eh bien, elle est rentrée pile à l’heure ! Le souvenir de sa dernière fessée devait être encore présent. Pour ce samedi, c’est Hugo qui me demande de sortir.
            A bientôt de te lire. Bisous
            Léonard

    • chris B dit :

      Je pense que le martinet est présent dans les foyers de nos jours, mais que les parents restent discrets sur cela, pour éviter les jugements.

      • Nelly dit :

        Bonsoir,
        Je suis bien d’accord avec cela. Quand on discute entre mamans, les allusions aux punitions soit à la main soit au martinet montrent qu’elles ne sont pas si rares, et l’âge n’est pas l’excuse pas le fait qu’elles soient données. Bien entendu on trouve toujours la ou le bienpensant qui est choqué par et se révolte en disant non pas de cela chez moi. Mais quand on voit le comportement de leur rejeton il y a de quoi en rire. Il est évident que certaines disent ne pas y avoir recours en ayant des enfants qui ont un comportement irréprochable. Je dis oui à la fessée quand elle est utile et justifiée et que les autres solutions ont échoué, et que celle-ci prouve de bons résultats. Quel est votre avis ? Bises Nelly

        • lepicurien24100@gmail.com dit :

          Bonjour Nelly, oui, moi aussi je crois que le martinet et la fessée sont bien présents dans nos foyers. J’en ai même la preuve chez mes proches voisins : les parents les emploient pour punir les grosses betises, ce que j’approuve. Bonne journée !

      • didier dit :

        oui, le martinet est toujours présent,dans les foyers.
        sans doute pas autant que dans le passé, mais j’ai pu le constater à deux reprises, récemment.

      • Nelly dit :

        Bonsoir Émilie,
        Je comprends ta honte, comme je l’ai déjà dit, elle est plus forte quand on pense être à l’abri de la punition. Quand tu dis que cela a été dit à tes proches qui sont-ils et comment ont-ils réagi ? savaient-ils que tu étais encore parfois menacée ?
        Si ta maman avait été seule avec toi, t’aurait-elle punie aussi ?
        Penses-tu que si prochainement tu fais une bêtise, la fessée sera de mise ? Bises

  2. didier dit :

    Il est certain que cela manque aujourd’hui dans bien des cas. Beaucoup de jeunes et moins jeunes se calmeraient s’ils en étaient menacés, voire si celui-ci leur était appliqué !
    Mais les temps ont changé, et bien que pas mal de choses évoluent, il y a des moyens de punition, voire de maintien ,qui étaient et sont toujours utiles ! Un certain nombre de comportements (insolence,irrespect…) disparaîtrait !

  3. Marie dit :

    Je suis d’accord avec claudeet Emilie, le retour du martinet est souhaitable. Mais, claude je dirais pas seulement dans les familles mais aussi dans les internats.
    Emilie, ton témoignage de jeunes femmes est important, tu ne regrettes pas d’avoir reçu la fessé fesses nues et même le martinet pour les fautes plus graves. Moi, j’ai reçu le martinet jusques mes 18 ans.
    Je serais heureux d’échanger avec vous si possible.

    • lepicurien dit :

      Merci Marie, je suis comme vous j ai été fessée jusqu’à mes 18 ans et je dis que c’était justifié et cela m’a certainement fait réfléchir avant de faire d autres bêtises. il faut le réactualiser mais ça va être difficile je crois .
      Cordialement

    • Emilie dit :

      Moi aussi Marie, je veux bien échanger avec toi.
      Bisous.

    • Lenoir dit :

      bonjour Marie,
      Je suis d’accord avec toi le retour du martinet est souhaitable non seulement dans les familles, les internats, et j’ajouterais à l’école.
      J’ai reçu pour ma part le martinet jusqu’à mes 19 ans. je l’emploie pour mon neveu et ma nièce.
      Bonne journée
      Léonard

  4. thierry58 dit :

    Nous souhaitons tous le retour de la fessée et du martinet dans l’éducation . Et non son interdiction, comme envisagé …

    • celine1978 dit :

      Je vais peut-être paraître ringarde, mais personnellement je ne suis pas contre la fessée, méthode que j’utilise d’ailleurs avec mes enfants. Par contre, le martinet me paraît démesuré pour punir un enfant. J’avoue ne pas connaître cet instrument. Petites, nous étions de temps en temps menacées avec la tapette à tapis, je l’ai vue en action et je pensais que le martinet était pareil, alors quand je lis que c’est pire, je trouve cela démesuré. Pour menacer pourquoi pas, mais pas pour punir. Qu’est ce que cela apporte de plus ?
      Je vais même encore plus loin, car personnellement, je ne déculotte même pas, cela ne me semble pas apporter grand chose.

      • Emilie dit :

        Chère Céline,
        Moi qui suis certainement beaucoup plus jeune que toi je suis aussi pour la fessée, et je pense que je la pratiquerai plus tard pour mes enfants.
        J’ai reçu beaucoup de fessées jusque tard, à la main nue et souvent déculottée, et là je peux te dire que des claques appliquées sur les fesses nues c’est tout autre chose ! J’estime que c’est parfois nécessaire pour des fautes graves.
        J’ai beaucoup reçu le martinet également, et cela apporte beaucoup ! Ce n’est pas insupportable, mais le martinet fait beaucoup plus mal que la fessée à mains nues, et c’est aussi parfois bien nécessaire pour les mêmes raisons.
        De ton côté, commente punis-tu ta petite famille ? Uniquement sur les cuisses ? Ou sur les fesses ? Par-dessus le pantalon ou la jupe ou autrement ? Tu as des filles ou des garçons ?
        Bises d’Emilie, à bientôt

        • celine1978 dit :

          Bonjour Emilie,
          J’ai moi aussi, petite, reçu des fessées sur la jupe ou le pantalon, sur la culotte et sur les fesses nues. Heureusement, dès la puberté, mes parents n’ont plus baissé la culotte. Je suis d’accord qu’une grosse bêtise mérite une plus grosse punition, mais pour moi, je ne vois pas la différence entre sur la culotte (c’est pas vraiment épais) et sur les fesses nues, mise à part l’humiliation. Et par exemple, pour mon grand, recevoir une fessée de maman sur sa culotte et déjà gênant (pourtant je le vois encore nu régulièrement)
          Pour la douleur, pour moi une fessée, ne doit pas forcément faire mal, mais simplement montrer que la limite a été dépassée et qu’il y a sanction.
          Autrement pour te répondre, chez moi la fessée, c’est sur les habits pour les petites fessées et sur la culotte pour les grosses. Uniquement sur les fesses et assez peu de claques. Et j’ai un garçons et 3 filles (dont deux jumelles).

          • chris B dit :

            Bonjour Céline, quel âge a donc de votre fils pour qu’il soit gêné de recevoir la fessée sur la culotte ?
            Est-ce que ses copains d’école (ou du collège) reçoivent aussi la fessée ou autre système d’éducation ?
            Est-ce pareil pour vos jumelles ou leurs copines d’école ou du collège (fessée sur la culotte ou déculottée) ?
            Merci pour votre réponse.

          • Lenoir dit :

            Bonsoir Céline,
            je pense que la fessée est beaucoup plus efficaces appliquées sur les fesses nues. C’est ainsi que ma soeur et moi la recevions et ça cuisait bien.
            Ne crois-tu pas que la fessée ou le martinet nécessitent la mise à nu du postérieur ?

            Léonard Lenoir

          • Alexandre dit :

            Bonjour Céline,
            Je suis content de tomber sur votre témoignage, il m’intéresse au plus haut point parce qu’il est plutôt inattendu sur ce blog et qu’il rejoint tout-à-fait mon point de vue, ma vision de la fessée, une vision apaisée, détendue, bienveillante et aimante de la fessée, celle que je défends depuis toujours et qui m’apparaît la seule acceptable ou l’une des seules. Moi aussi, je suis convaincu que la fessée n’a pas besoin de faire (vraiment) mal, une fessée « symbolique » qui se traduit par un moment d’inconfort et de soumission est largement suffisant pour que, comme l’écrit la sage Laurence, l’enfant soit prêt à écouter, à reconnaître ses torts et à s’amender.
            Il s’agit juste d’impressionner ; inutile, cruel et vain est donc selon moi d’en vouloir plus en humiliant ou vexant, en meurtrissant (le corps et le cœur) et en cherchant absolument à ce que les yeux du fessé se remplissent de larmes. Se faire déculotter, même en partie, est suffisamment pénible – comme vous l’a d’ailleurs fait si bien comprendre votre fils – et c’est bien sûr sans compter les claques qui, même si elles sont données légèrement, ont tendance à demander un peu de temps pour être parfaitement digérées, au moins au début ; ensuite, c’est comme tout, on s’habitue! Je suis sûr que votre fils n’a pas eu besoin de vous le dire, votre instinct de mère et le regard qu’il n’a pas manqué de vous adresser à ce moment-là vous ont convaincue qu’une fessée à la main appliquée sur son slip serait presque aussi efficace et dissuasif qu’une fessée sur ses fesses nues, bien que moins douloureuse (et là, j’ai bien peur que le match ne soit pas égal quelle que soit la finesse de l’étoffe !). Procéder ainsi ne vous empêche nullement de vous montrer sévère avec votre fils puisque tel semble être votre souhait, mais juste ce qu’il faut, histoire qu’il retienne tout de même la leçon et évite à l’avenir de reproduire les mêmes erreurs inacceptables. Il n’ y a jamais de honte à recevoir une juste leçon et surtout quand elle vient de sa maman. Aussi, Céline, restez comme vous êtes, c’est-à-dire certainement une maman attentive, stricte, exigeante mais aussi et surtout tendre et affectueuse !

      • chris B dit :

        Par expérience en tant que fessé, et des lecteurs le confirmeront, une fessée par-dessus le pantalon ou jupe, ne sert à rien. Le tissu, même fin, les protège de la cuisson que produisent les claques. En revanche avec la fessée déculottée, les fesses dénudées les sentent mieux, et le déculottage est un préalable indispensable.

        • greg1982 dit :

          Je suis tous à fait d’accord avec toi Chris b, une fessé sur les vêtements n’a pas d’impact pour le puni.
          Le fait d’etre déculotté marque plus l’esprit de l’enfant ou de l’ado punis

        • Nelly dit :

          Bonsoir,
          Je suis d’accord et je confirme la fessée sur la culotte et bien moins douloureuse que celle reçue fesses nues. J’ai eu l’occasion de pouvoir faire à quelques reprises la comparaison, la mince protection de la culotte évite le piquant des claques même si cela n’évite pas ma douleur. Je pense que pour cela il faut en faire l’expérience et se faire sa propre opinion, mais je ne sais pas si cela est le souhait de Céline ni si cela est réalisable pour elle. Elle nous le dira peut-être. Bises Nelly

  5. Lenoir dit :

    Bonjours à tous! Je suis d’accord avec toi, Marie, il faudrait le retour du martinet dans les internats. Je sais que certains surveillants l’utilisaient dans des internats privés avec une efficacité immédiate. Je ne crois pas que de recevoir le martinet fesses nues (c’est comme cela qu’il est précisément efficace) soit particulièrement « traumatisant ». Qu’en pensez-vous?

  6. Fred 44 dit :

    Excusez-moi d’intervenir dans votre colloque autour du martinet. Pour ma part, je n’ai connu que tardivement les effets de cet instrument ainsi que vous avez pu vous en rendre compte en lisant mon petit texte d’une histoire un peu romancée.
    Ceci posé, aux temps lointains de ma jeunesse, la fessée et le martinet étaient choses courantes et personne ne trouvait anormales les punitions de cette nature. Cependant, je n’ai jamais assisté à une raclée prise en public. J’ai vu des voisines venir récupérer leur progéniture dans la rue, le martinet à la main, mais le marmot devenait alors comme par magie extrêmement obéissant et il suivait sa mère, l’air contrit et l’oreille basse ; ensuite l’affaire suivait son cours en famille loin de tout regard indiscret.
    Ce que je pense du martinet ?
    Ce n’est pas la baguette magique d’où doivent découler naturellement la politesse et les succès scolaires. En fait, c’est simplement un auxiliaire éducatif, venant épauler à certains moments une éducation parentale homogène pour couper court aux excès de vitalité inhérents à la jeunesse… un peu comme le sécateur qui vient orienter le cep de vigne vers une plus grande productivité.
    Avec la limite apportée par cette recherche exclusive de l’intérêt de l’enfant, je ne suis bien entendu pas contre tous les châtiments corporels modérés (ce qui forcément le cas de nos jours, les lanières des engins vendus dans les animaleries étant sans comparaison avec celles des martinets en usage dans les années 40).
    Bien cordialement à tous

  7. Nelly dit :

    Bonsoir,
    Je pense que rien que la menace d’une fessée ou la vue d’un martinet fait déjà son effet. Quand le martinet est brandi, on en ressent immédiatement l’effet qu’il va produire, et bien souvent les larmes commencent à arriver accompagnées du « non je le ferai plu!… promis, non pas la fessée ! ».
    C’est le cas jusqu’à l’âge (différent pour chacun) où l’on prend conscience de la faute commise et pour laquelle l’on sait qu’une correction est nécessaire. Y a-t-il un n âge dit limite pour la fessée ? Je ne le pense pas vraiment. Quand il y a faute importante (désobéissance répétée ou insolence par exemple) il doit y avoir punition, néanmoins, rien que le fait de connaître le risque couru évite commettre pas mal de bêtises.
    Il est évident que la simple menace d’une fessée dissuaderait bien de mauvais comportements que l’on appelle aujourd’hui « incivilités ». D’ailleurs dans les familles de ma connaissance qui mettent en pratique cette bonne vieille méthode quand elle est nécessaire, les jeunes gens restent « normaux » sortent le soir, ‘ amusent mais connaissent les limites et savent faire la différence entre travail (scolaire pour la plupart) et loisirs. La fessée a encore, je pense, une longue vie devant elle. Bises, Nelly

  8. mark saniez dit :

    Nous étions en 1974 et le Martinet dans les foyers avait encore de belles années devant lui. Une mère de famille sans martinet, cela aurait même apparu anormal. A l’époque j’avais 14 ans et ma soeur 16, et nous allions chacun dans une école privée tenue par des bonnes soeurs qui, elles également, se servaient largement du Martinet sur nos fesses. Cela faisait partie du règlement. De plus, tous les mois, les parents ajoutaient un supplément à la mensualité pour que l’école puisse acheter du matériel et notamment des Martinets que les sœurs faisaient confectionner chez un artisan. Leurs 8 lanières plates et carrées en cuir jaune nous faisaient mal , et lorsqu’ils étaient livrés les enseignantes nous montraient ces maudits Martinets en les agitant et en disant « voyez les enfants la chance que vous avez d’avoir de si beaux Martinets ! ».
    Tu parles ! De la chance d’avoir régulièrement nos fesses zébrées au point qu’on avait du mal à s’assoir sur nos bancs en bois ? Et comme nos mères doublaient la ration !… Quant à nos tenues pour moi et ma soeur c’était blouses en nylon bleue marine en nylon boutonnées avec des grands boutons en plastique blanc de 3cm de diamètre arrivant à mi- mollets et le béret noir, pour moi garçon c’était culottes courtes arrivant aux genoux avec des boutons à l’intérieur pour y accrocher mes bretelles à pattes de cuir style grand-père, et pour ma sœur, c’était jupes plissées à bretelles jusqu’à 18 ans. Et d’après ce qu’elle me racontait, les filles de son école recevaient le Martinet autant que nous. Même lors des sorties, comme nos écoles étaient voisines, il n’y avait qu’à ces occasions qu’on pouvait voir les filles, car lors de ces sorties, garçon et fille devaient se tenir par la main mais toujours affublés avec nos blouse et béret etc.
    Les 6 enseignantes qui nous accompagnaient emportaient leurs Martinets pour nous claquer nos jambes pour mieux nous faire obéir et rester en rang !
    En classe, lorsqu’on était appelés au bureau de la bonne sœur pour nous punir, comme nos blouses étaient assez longues, elles nous les remontaient et elles avaient la fâcheuse habitude pour la fessée au Martinet de nous tenir par nos bretelles de derrière fermement et à plat sur le bureau, puis commençait la fouettée.
    Après la fessée, elles nous mettaient le bonnet d’âne sur la tête qu’on devait garder toute la journée même au repas du midi, et durant la récréation le puni était mis à genoux mains sur la tête devant leur bureau.
    Et quand on rapportait de mauvais bulletins scolaires ou des remarques sur nos carnets de liaison, c’était de nouveau une bonne fouettée au Martinet. Bref, à cette époque les femmes, c’est-à-dire nos mères et les bonnes soeurs qui tenaient le manche – et le manche du martinet – bref il fallait obéir, sinon… Entre hier et aujourd’hui, question &éducation, c’est le jour et la nuit !

  9. CLAUDE dit :

    Je partage tous les avis émis ci-dessus concernant le retour du Martinet dans l’éducation des enfants et surtout des adolescents qui traversent une période délicate et qui ont besoin qu’on leur pose des limites. Certains plaident pour le retour du Martinet non seulement en famille,ce qui va de soi, mais aussi à l’école. J’ai eu la chance de ne pas subir l’humiliation d’un châtiment en public.Toutefois, compte tenu des expériences vécues et racontées ci-dessus, je ne suis pas contre. Mais hélas il ne faut pas rêver, ce n’est pas demain que nos « éducateurs » actuels vont reconnaître l’échec de leurs méthodes « d’éducation »,si évident soit-il. Cordialement.CLAUDE.

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