La fessée appliquée

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En culottes courtes à 17 ans ?

Davcha

Par Sabimas

A l’époque de mon adolescence, porter des culottes courtes ou des shorts en toutes saisons, et même recevoir encore la fessée, n’était en rien extraordinaire s’agissant de l’éducation de grands garçons. L’ennui, c’était que j’étais alors naturellement doté d’une volumineuse paire de fesses, un derrière aussi plantureux qu’encombrant, pour tout dire, une véritable croupe ! J’étais en somme ce que l’on appelle un garçon « fessu ». Voici donc mon histoire…

J’ai habité chez ma tante pendant plus de 2 ans tandis que, pour raison professionnelle, mes parents et mon petit frère étaient en Afrique. Ma tante était une femme de caractère à la fois gentille mais très intransigeante avec moi, et notamment pour mon travail à l’école. Elle me considérait comme l’un de ses  fils et estimait qu’à mon âge je devais continuer à porter des culottes courtes. Et j’en ai mis jusqu’à mes 17 ans.

Elle éduquait mes trois cousins au martinet et ce redoutable instrument de correction était toujours suspendu à un crochet dans le couloir menant dans à chambres. Il était là pour nous rappeler qu’à tout moment ses lanières de cuir pouvaient sans avertissement cingler le devant et l’arrière de nos cuisses nues, les lisières de nos culottes courtes s’arrêtant seulement à 3ou 4 cm au-dessous des fesses.

Ma tante était sévère mais juste. Et elle ne nous punissait jamais si nous lui donnions toute satisfaction dans notre tenue et notre travail. De fait, nous recevions peu de fessées déculottées. D’une manière générale, quand nous la méritions, la cérémonie de la fessée avait lieu dans notre chambre. Et dans ces cas-là, mieux valait se montrer docile et lui obéir sans rechigner.

Rouge de honte, je devais donc défaire moi-même ma culotte et la baisser avec mon slip devant elle. Et chaque fois, elle me disait que je faisais trop de chichis.

«  Tu en fais des manières ! Ton zizi n’est pas différent de ceux de tes cousins et ce qui m’intéresse, ce sont tes fesses avant tout ! Elles seules vont goûter à mon martinet. Si je ne t’aimais pas  je ne te donnerais pas de fessées. Et sans mes fessées, tu réussirais moins bien au lycée. »

J’étais forcé de l’admettre car j’étais d’un tempérament plutôt indolent. Chaque trimestre, ma tante examinait mon bulletin de notes comme ceux de ses fils. Si par malheur –  et c’était généralement le cas – les observations de mes professeurs étaient défavorables « peut mieux faire… résultats médiocres… », elle me disait d’un ton sévère :

«  Il faut que tu fasses un effort. Ne dis pas que je suis injuste si je te traite exactement comme tes cousins. Ce sera donc la fessée, mon garçon ! »

Elle employait avec moi la même méthode qu’avec mes cousins. Pour nous faire honte sans nous humilier, les fessées déculottées à derrière nu avaient lieu dans nos chambres. Et une fois de plus, je devais me déculotter complètement puis m’allonger en travers de ses genoux comme un petit garçon. Elle me fessait d’abord à la main, appliquant une bonne centaine de claques vigoureuses sur mes fesses et mes cuisses nues. Ensuite, venait la seconde partie de la fessée. Je devais me relever, et, culotte et slip aux chevilles, me courber au-dessus d’un  tabouret et tendre le plus possible au martinet mes fesses déjà toutes rougies et cuisantes de ses claques. Elle fouettait alors mes fesses de 30 solides coups de martinet pour le moins.

Il me semblait que ces volées de martinet sur les fesses faisaient moins mal que sur la peau tendre des cuisses. La fessée terminée, sans me donner la permission de me reculotter, ma tante ma faisait mettre au piquet nez collé dans un coin de la chambre, le temps de l’entendre m’exhorter à fournir des efforts.

Puis cela se terminait par un câlin durant lequel elle m’expliquait que je ne devais pas lui en vouloir mais, au contraire, lui être reconnaissant de me punir de la sorte.

«  Si je te donne la fessée ou le martinet, c’est parce que j’ai moi-même été éduquée de cette façon par ta grand-mère, mais évidemment ce n’est  pas le rôle d’une grand-mère de donner des fessées à ses petits-enfants. Mais c’est le devoir d’une tante d’éduquer son neveu en l’absence de ses parents. »

Mes cousins étaient minces et élancés et je trouvais qu’ils étaient plus élégants que moi en culottes courtes ou en shorts. J’étais grand de taille et, de 14 à 16 ans avec la puberté, mes fesses déjà potelées s’étaient considérablement  arrondies. Le renflement en était même exagérément visible sous l’étoffe tendue de mes culottes courtes. Je m’en sentais assez humilié, aussi bien avant qu’après la fessée lorsque je devais baisser puis remonter ma culotte en tortillant mes reins et mes hanches.

Ma tante me complimentait sur cet aspect particulier de mon physique.

« Tu  verras, à 18 ans tu deviendras un beau jeune homme ! ».

Jamais mes cousins ne se sont moqués de ma morphologie. A l’école, ma croupe bien trop volumineuse pour mes culottes courtes accroissait mes complexes. Mes copains m’appelaient « gros cul » et j’en souffrais beaucoup. Et c’était pire si jamais mes cuisses révélaient à leurs regards les zébrures d’une fraîche correction au martinet.

J’avais réclamé un pantalon à ma tante, mais en vain.

«  Tu n’es encore qu’un gamin et puis cela forme ton caractère ! »

C’est durant ces deux années que je j’ai appris à détester  les culottes courtes et les shorts que ma tante me faisait porter été comme hiver.

Mon oncle, lui, était plus conciliant. On dirait « cool » aujourd’hui. Il nous emmenait, nous les quatre garçons dont il se disait fier, pêcher en été et chasser en hiver, laissant à son épouse le soin de notre éducation. Et de lui, nous n’avions pas à redouter les bonnes fessées qu’elle  nous prodiguait !

Au cours des mois, je continuais à grandir. Et à l’aide d’un petit régime alimentaire, ma  taille s’allongea, mon derrière et mes cuisses s’affinèrent de même faisant de moi un « beau jeune homme » comme l’avait prédit ma chère tante, ce qui ne l’empêcha pas de faire subir à mes fesses le traitement habituel.

Je reçus ma dernière fessée à 17 ans, en même temps que mon premier pantalon long. Exactement comme l’aîné de mes cousins qui avait le même âge que moi. Néanmoins, ma tante exigea de nous voir en short à la maison, justifiant sa décision :

« Au cas où il me faudrait me servir de mon martinet ! »

Mes parents étant de retour en France, je quittai ma deuxième famille non sans remercier chaleureusement ma tante pour avoir veillé sur mon éducation et mes études.

« C’est plutôt mon martinet que tu devrais remercier, mon garçon ! » me dit-elle avec un sourire malicieux.

Avec le recul, je ne puis que me féliciter d’avoir bénéficié de cette éducation. Si j’ai pu souffrir quelque temps de mes complexes physiques, je ne regrette en rien cette période de mon adolescence où j’étais entouré de tendresse mais fermement tenu dans le droit chemin.

Illustr. Davcha

 

45 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Quel bonheur de trouver enfin un lecteur qui reconnaît les bienfaits d’une éducation où les châtiments corporels (mesurés mais sévères) nous aidaient à grandir en nous fixant des limites. Alors qu’aujourd’hui notre jeunesses,privée de repères,dérive trop souvent.

  2. cambaceres dit :

    Je relis ce récit de Sabimas. Il n’est pas sans me rappeler mon adolescence. J’ai porté des culottes courtes jusqu’à seize ans. Bien sûr, au début elles m’étaient imposées par ma mère et, comme pour Sabimas, elles facilitaient l’application du martinet quand je le méritais, surtout pour mon travail scolaire.
    Mais à l’inverse de celui-ci, mon physique a favorisé le port des culottes courtes. En effet, de petite taille, même à 14/15 ans, ma mère m’en trouvait toujours à ma carrure et elles m’allaient comme un gant. Il fallait seulement les ajuster à la « bonne longueur », cuisses dégagées aux 3/4. À l’époque, on utilisait bien l’expression « culottes courtes » et non « short » réservé au vêtement de sport.
    Assurément, ainsi vêtu à 14/15 ans, je faisais très « petit garçon soumis à sa maman ». Mais j’avais reconnu les bienfaits de cette éducation stricte. Je me sentais encore enfant et immature et cet encadrement sévère me convenait ; je l’avais avoué à ma mère et cela l’encouragea à poursuivre.
    De treize ans et demi à quinze ans, je n’ai d’ailleurs porté que ces culottes très courtes. Et au moindre écart de conduite et à la moindre note insuffisante, mes cuisses étaient ainsi à la disposition du martinet que ma mère ne m’épargnait pas. Les rares écarts de comportement furent immédiatement sanctionnés par le redoutable martinet à cinq lanières acquis par ma mère lors de mes 14 ans, plus adapté selon elle à un adolescent. Et elle avait raison.
    Et ce même martinet m’incita à n’obtenir que des bonnes ou très bonnes notes en classe. A quinze ans, en seconde, j’eus du mal à abandonner mes culottes courtes que je mettais encore souvent, et je réclamais à ma mère le maintien d’une certaine discipline sévère au martinet pour mes résultats scolaires. Elle accepta avec un peu d’hésitation puis, à l’usage, trouva que j’avais en effet encore l’âge des culottes courtes et du martinet. Et ce vêtement lié à cet instrument éducatif eurent toujours l’effet et l’efficacité souhaités. Ce ne fut qu’en première que j’acquis une certaine maturité mais en dehors de l’école, il m’arrivait de porter encore mes culottes courtes tant qu’elles m’allaient.
    Comme sabimas, je ne peux que me féliciter d’avoir connu cette éducation rigoureuse qui m’a appris le sens des responsabilités, celui de l’effort et qui m’a bien préparé à affronter la vie. Je le ressentais déjà à l’époque, d’où mon adhésion à cette éducation d’abord imposée puis réclamée, et à ses valeurs. Avec le recul du temps et l’analyse comparée des modes d’éducation en vigueur à l’époque et aujourd’hui, l’historien que je suis devenu n’est que renforcé dans les convictions qu’il pressentait déjà à l’adolescence.

  3. CLAUDE dit :

    Bonjour Sabinas. Merci pour ce touchant récit qui fait ressurgir en moi des émotions enfouies sous plusieurs décennies de vie adulte. Ainsi, vous aussi vous avez été élevé à la fois sévèrement mais non sans affection et toujours à juste titre. Ce sont pour moi les trois règles d’or des châtiment corporels donnés avec tact et mesure. Ainsi votre tante a veillé à vos résultats scolaires que seul le martinet vous a aidé à améliorer. Ce fut mon cas aussi, et comme vous je m’en félicite. Il vaut mieux recevoir 30 coups de martinet à 17 ans que dans la vie adulte, violer les règles de vie en société. Cordialement. CLAUDE.

  4. Laurent dit :

    Nous étions peut être des privilégiés, car mon frère et moi étions en pantalon à partir de la 5ème pendant l’hiver. Mais à partir de mai-juin, s’il faisait beau, nous devions aller au collège en short, et nous ne portions que cela pendant les deux mois et 1/2 des grandes vacances, durant lesquels nous étions de plus pieds nus en tongs.

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Hier, tout occupé que j’étais à répondre à Sabinas, j’ai oublié de relire votre commentaire. Il est temps que je répare cette erreur. Certes, vous n’êtes pas pour moi un inconnu, puisque, l’un et l’autre sommes des fidèles de ce blog qui mérite d’être salué pour sa liberté de ton concernant aussi bien nos souvenirs en matière de discipline que d’un modèle possible d’éducation,(notamment). Sa contribution pourrait faire évoluer les esprits dans ce domaine, comme d’ailleurs vous le soulignez en conclusion, dans le sens d’une plus grande clairvoyance et non pas d’intolérance. Ceci dit, venons-en à vous. J’admire la finesse avec laquelle vous décrivez votre personnalité d’adolescent: « petit garçon soumis à sa maman », encore enfant, voire immature. De ce fait vous expliquez pourquoi vous aviez besoin: « d’un encadrement sévère ». Rassurez-vous, c’était, à peu de choses près mon cas. Mais la grande différence entre nous deux, c’est que vous, vous aviez le courage de réclamer le martinet, alors que moi je faisais tout pour l’éviter ! Or, cette méthode d’éducation porta ses fruits puisqu’elle vous permit d’acquérir un excellent niveau dans les domaines scolaires et universitaires. Ce fut mon cas aussi, grâce aux mêmes méthodes, même si pour moi elles étaient subies. Ce qui me touche beaucoup dans votre récit c’est ce que je considère comme une sorte de profession de foi dans le domaine éducatif. Permettez-moi de vous citer, car je n’ai pas un iota à ajouter : « Je ne peux que me féliciter d’avoir connu cette éducation rigoureuse qui m’a appris le sens des responsabilités, de l’effort, et qui m’a bien préparé à affronter la vie ». Quelle émotion profonde surgit en moi en vous écrivant : celle qui sommeille sous des décennies de vie adulte. Et, ajouterais-je, sans forfanterie, d’années globalement réussies. Pardonnez-moi d’avoir été un peu long, mais il m’est impossible de refouler cette émotion tant vos paroles sonnent juste. Cordialement. CLAUDE.

  6. cambaceres dit :

    Je n’ai pas porté de culottes courtes jusqu’à 17 ans, mais ce n’était pas loin. Comme depuis ma classe de 4°, j’avais compris et accepté l’éducation sévère de ma mère, j’étais en permanence en culottes courtes. Cela ne me gênait pas trop car je faisais nettement moins que mon âge avec ma petite taille et que cela plaisait à ma mère. Constatant mon volontarisme, ma mère encourageait d’autres mamans à maintenir leurs garçons en culottes courtes, même au-delà de 14 ans. « La culotte courte leur rappelle qu’ils sont encore des enfants » aimait-elle à dire.
    Je trouvais qu’elle avait raison car je me sentais encore enfant. Je mettais sans rechigner mes culottes courtes et me soumettais sans discuter aux punitions au martinet. C’était une discipline qui avait prouvé son efficacité avec moi et même s’il m’en coûtait, j’avais moi-même réclamé sa poursuite. Ma mère elle-même expliquait : « Il se sent encore très bien en culottes courtes et lui-même admet que le martinet l’oblige à travailler de son mieux », et j’approuvais ses propos.
    Et autour de nous personne ne s’en offusquait, bien au contraire. A 16 ans, en classe de première, je pus aller en classe en pantalon car aucun élève ne mettait plus de culotte courte en classe. Cependant ma mère m’imposa encore les culottes courtes en dehors de l’école ; et chaque fin de semaine, nous décidions à deux si mon travail et mon comportement méritaient ou non une punition au martinet. J’acceptais sans discuter la décision de ma mère.
    C’était bien sûr un assouplissement de la discipline, et elle continua à porter ses effets. Je peux garantir qu’à seize ans, même avec une petite taille, c’est un exercice très éducatif et disciplinaire d’être en culottes courtes en public et de montrer encore ses cuisses nues, surtout quand elles arborent parfois des traces d’une punition au martinet. Mais au fond de moi je savais que cette rigueur éducative m’était encore nécessaire.

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Merci de rappeler combien le martinet peut être efficace dans l’éducation et tout particulièrement pour « stimuler » les indispensables efforts en vue de la réussite scolaire, voire -(ce fut mon cas)- universitaire. Tout comme vous, au fond de moi, je savais que cette rigueur éducative était nécessaire. Amicalement. CLAUDE.

  8. yvan125 dit :

    Je suis toujours surpris de voir que beaucoup de contributeurs se plaignent d’avoir porté des culottes courtes jusqu’à 17 ans alors que mes parents m’en ont fait porter jusqu’à 18 ans. À l’université, j’ai remis mes culottes courtes de la fin du secondaire, minishorts de denim ou de velours côtelé bien moulés sur mes cuisses et dont les revers s’arrêtaient presque jusqu’aux fesses. Papa et Maman en étaient bien étonnés, mais n’en continuaient pas moins à m’infliger encore des châtiments corporels (surtout fessées au cuir à raser) quand je le méritais, pour encore deux ou trois ans. J’étais pourtant encore bien fier de porter des shorts à l’uni, quand le temps le permettait. Cinquante ans plus tard, c’est ce que l’on voit dans les universités, En un certain sens, je fus probablement un pionnier à ce chapitre !

    • cambaceres dit :

      Bonjour Yvan,
      Les culottes courtes faisaient partie des vêtements usuels des garçons et adolescents dans les années « 1950 à 1970″. Cependant, au fur et à mesure de leur scolarité, ils devenaient de moins en moins nombreux à en porter et tout dépendait aussi de leur taille ; les plus « petits » pouvaient être gardés plus longtemps en culottes courtes. La non mixité des établissements scolaires encourageait davantage les parents des garçons à les maintenir en culottes courtes. Dans les pays anglo-saxons, la culotte courte faisait partie de l’uniforme scolaire imposé. J’ai porté des culottes courtes jusqu’à 16 ans passés volontairement, mais très peu de garçons étaient dans mon cas au début des années « 1970″ ; heureusement que je faisais plus jeune que mon âge. Par contre à l’université, je n’ai jamais vu d’étudiants en culottes courtes ou bermuda. Enseignant à partir de 1980, j’ai eu assez peu d’élèves dans ces tenues au-delà de 14 ans. D’ailleurs actuellement des établissements interdisent (bêtement) le port de shorts et bermudas même par temps chaud. Mais il est vrai que de nos jours on peut trouver des étudiants en bermuda sur certains campus, notamment américains.

  9. yvan125 dit :

    Vous avez en partie raison Cambaceres. Dans les pays anglosaxons, y compris le Canada, dans les années 50-60, la culotte courte était obligatoire pour les élèves jusqu’en 3e dans les lycées catholiques privées dirigées la plupart par de communautés religieuses. Pour les autres années menant au bac, c’était facultatif. Mes parents me trouvant trop jeunes, ont jugé bon de me faire porter la culotte courte jusqu’à la fin de la Première. Je me rappelle qu’en Seconde nous n’étions que trois élèves en culotte courte et deux en Première. Arrivé à l’université, je trouvais plus pratique et plus confortable pour voyager à bicyclette de remette mes culottes de scout et autres minishorts du moins dans les premières années. Je ne les ai pas comptés, mais il y avait beaucoup d’étudiants dans ma situation. De plus, enseignant en cours d’été à l’uni, dans les années 80, la tenue la courante des étudiants et des étudiantes était le short ou le bermuda. J’ai moi-même enseigné assez souvent en short. Je ne crois pas que cela ait changé depuis. Je suis surpris d’apprendre que certaines institutions proscrivent le port du short ou du bermuda. Pour quelles raisons, en vertu de quoi ? Je ne comprends pas vraiment puisque j’en ai portés volontairement jusque dans la bonne vingtaine, comme le font encore les étudiants américains ,australiens ou néo-zélandais.

    • cambaceres dit :

      Ce fut lors de mes dernières années d’enseignement, à l’occasion d’une modification du règlement intérieur, que j’ai découvert la nécessité pour les élèves d’avoir une « tenue correcte », expression très subjective qui en pratique excluait short, bermuda, tenue de sport y compris survêtement, tenue de jogging. Les élèves qui ne respectaient pas ce code vestimentaire se trouvaient exclus des cours dès leur entrée par des surveillants et placés en étude. En qualité de juriste, je me permis de rappeler qu’un règlement ne pouvait interdire ce que la loi autorisait car celle-ci a une valeur constitutionnelle supérieure. Mais j’enseignais dans un établissement privé catholique, certes sous contrat avec l’Etat, qui n’avait pas grand-chose à faire du respect du droit et qui ne respectait ni les dispositions du code civil ni du code de la consommation. Il m’est arrivé d’aller moi-même chercher des élèves retenus en étude et, même par temps chaud, d’en autoriser à mettre un short durant mes cours.

  10. yvan125 dit :

    Bravo Cambaceres ! Vous faites vraiment honneur au révolutionnaire que désigne votre mot de passe. En effet, rien n’est plus subjectif que cette « tenue correcte » inscrite dans la plupart des règlements des collèges et lycées surtout privés. C’est un peu aberrant. Dans le collège que je fréquentais dans les années 50′, les garçons étaient tenus de porter une culotte courte « décente et de bonne coupe » jusqu’en 3e; pour le reste du cours, les religieux encourageaient les parents à garder leurs garçons le plus longtemps possible en culottes courtes. Voilà pourquoi je me retrouvai en culottes courtes en 2e et en 1ère. Je voudrais faire remarquer en passant que des pays où le rugby est roi, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, certains collèges publics et privés exigent des lycéens le port de la culotte courte obligatoire jusqu’en FORM V (l’équivalent de la Première dans le programme français). C’est vraiment dans ces pays la « tenue correcte » décrétée par les autorités scolaires. On me dit qu’en Nouvelle-Zélande, un grand nombre d’élèves choisissent malgré tout de porter encore la culotte courte en FORM V1 (Terminale) et V11 (année préuniversitaire). Au Québec, on accepte la culotte courte comme uniforme d’été, dans certains collèges privés sans préciser l’âge et le degré du cours où l’on peut la porter. Il va sans dire, qu’à l’époque de la Charte des droits et libertés, on prend bien garde de spécifier ce qu’est une « tenue correcte » qui est pourtant bien définie dans le code scolaire. Il faut savoir gré à Cambaceres d’apporter cette distinction juridique entre une loi constitutionnelle et un règlement administratif à quoi nous sommes si sensibles aujourd’hui. Ce n’est pas d’hier que les communautés religieuses en mènent large et tournent les coins ronds dans les établissements même agréés ou conventionnées concernant le respect du droit du code civil et scolaire.

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