La fessée appliquée

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En culottes courtes, fier de dépasser la honte en public après le martinet

Kernled mod.par Cambaceres

Assurément cette conversation à la sortie de la messe sur ma punition au martinet m’avait troublé. Ce n’était pourtant pas  la première fois mais là, à seize ans, je m’étais senti un peu honteux car bien des gens,  des regards,  s’étaient tournés vers moi pour observer mes cuisses zébrées.

Mais curieusement je m’en voulais un peu d’avoir ressenti cela comme une humiliation. Jusque-là, j’avais toujours su surmonter ma gêne. Ma mère m’avait bien expliqué depuis le début qu’une punition au martinet sur les cuisses se devait d’être prolongée par l’exposition des marques de la correction, et je l’avais compris. Même si c’était parfois pénible et embarrassant, je m’étais fait à cette situation.

A la maison, pour me persuader que j’étais toujours un enfant, il m’arrivait, tel Narcisse, de me regarder dans le miroir en pied de ma mère. Le reflet qui m’était encore renvoyé était en effet celui d’un jeune garçon plutôt petit aux jambes nues et à la pilosité peu développée. Bref ! Toujours un enfant. Rien de surprenant puisque la taille quatorze ans de mes culottes courtes m’allait toujours

Lors de mon entrée en troisième, je m’étais dit que c’était sans doute ma dernière rentrée des classes en culottes courtes. Et c’était vrai ! En seconde, je mettais des pantalons, mais je ne les avais pas abandonnées pour autant. C’était bien moi qui les remettais volontairement. Évidemment, je ne pensais pas alors devoir retourner parfois en classe dans cette tenue à titre de punition après que j’eus souhaité le retour à une certaine sévérité. Et en première, je pouvais aller en classe en pantalon. Mais ma mère avait l’œil et elle avait bien compris qu’avec ma corpulence juvénile elle pouvait me garder en culottes courtes « le reste du temps » comme elle disait.

En classe, mes copains les plus proches avaient bien repéré ma tenue : « Tiens, tu ne mets plus de culottes courtes. Pourtant tu aimes bien et tu es toujours dans les petits ». Et j’avais évité de préciser que ce n’était que pour les cours.

Et finalement, qu’est-ce qui me gênait par rapport aux autres années ? Mes seize ans ! Oui, mais endéfinitive, ça ne se voyait guère. J’allais vraiment devoir dépasser ce sentiment de honte ressenti à la sortie de la messe.

La semaine suivante se déroula sans un nuage. Bonnes notes, pas d’indiscipline et de manque d’ordre. Mais cela ne devait pas durer !

Je voyais arriver le vendredi soir avec une certaine appréhension. Depuis la rentrée, c’était le cinquième, et depuis j’avais admis mériter une punition une seule fois. Mais là, je savais que ce serait différent. Toujours pris par mon détestable orgueil qui me donnait une vision trop optimiste de mes capacités, j’avais fixé moi-même mes notes minimales pour les matières littéraires. Or je ne rapportais qu’un modeste dix en latin. Je ne me déroberais pas et reconnaitrais tout de suite la nécessité d’une punition.

Mais j’avais oublié que ma mère avait aussi son mot à dire. Et il se trouva qu’elle n’était pas très contente de moi.  À deux reprises, elle avait trouvé ma chambre plutôt en désordre. Elle me reprocha aussi qu’elle avait dû me rappeler à l’ordre pour ma tenue un peu « débraillée ». Et pour terminer, la veille, j’avais omis de faire une course en revenant de l’école.

Ce n’était donc pas une bonne semaine. La discussion hebdomadaire se passa calmement. À mon résultat insuffisant, ma mère ajoutant les griefs constatés. Je serai donc puni, je l’admettais parfaitement. Restait à en fixer le « tarif ». Ma mère trouva qu’une vingtaine de coups de martinet s’imposaient cette fois. Je n’avais aucun argument pour diminuer cette sentence. Je devrais donc m’y plier le lendemain midi.

Ma culotte courte en velours bleu marine m’attendait sur mon lit. Ma mère avait estimé qu’elle était parfaite pour l’application du martinet. En effet, me courbant en avant mains sur les genoux, la lisière était remontée plus haut dégageant la majeure partie de mes cuisses aux lanières du martinet.

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Comme la fois précédente, ma mère prit tout son temps. Les coups étaient bien espacés. Chacun d’entre eux faisait son effet et la douleur s’estompait avant l’arrivée du suivant. Cependant, à la longue,  je grimaçais. Mais je serrais les dents et mettais un point d’honneur à ne pas bouger et à ne pas crier. Et à la fin j’avais néanmoins les yeux humides. La fouettée avait duré environ cinq minutes.

Ma mère me tendit aussitôt le gant de toilette mouillé qu’elle avait préparé et je pus vite atténuer le feu qui embrasait mes cuisses. Puis elle me consola et sécha les larmes que je n’avais pu contenir. Mes cuisses étaient bien striées et on en  devinait sans peine l’origine.

Nous étions le samedi après-midi et comme d’habitude, il nous fallait faire des courses. Là les commerçants et autres clients s’attardèrent davantage à contempler ce garçon en culotte courte dont les jambes nues portaient les stigmates d’une correction. Il y eut des sourires et des murmures. Je pris sur moi de paraître le plus digne possible et fit face aux regards. Cela délia quelques langues.

« Et bien, tu as encore été puni, mon garçon ? »

« Rien de très grave, vous savez, répondit ma mère ; une mauvaise note et quelques broutilles. Mais il  fallait quand même sévir, et à la maison il n’y a qu’une punition qui reste très efficace avec lui ; n’est-ce pas Eric ? »

Je hochai la tête et ajoutai avec une certaine fierté dans la voix :

« J’étais d’accord avec Maman pour être puni. »

« Chaque semaine, nous faisons le point sur son travail et son comportement et nous décidons ensemble si une punition s’impose ; si c’est le cas, elle est donnée au martinet, comme d’habitude », précisa ma mère comme si ça allait de soi.

De toute façon, nous allions chez les mêmes commerçants depuis des années et mes punitions au martinet étaient connues et admises.

« Ce qui est bien chez vous, c’est que vous avez fixé des règles ; elles s’appliquent et cela vous convient d’un commun accord à tous les deux. » 

« C’est vrai, en convint ma mère ; cela enlève le côté dramatique que peut prendre une punition au martinet… Une petite discussion, nous tombons d’accord et c’est fini. »

Les cuisses un peu plus marquées que la fois précédente, j’avais su faire face aux commentaires des commerçants, à leurs regards ironiques. J’étais assez content de mon comportement plutôt volontaire pour affronter cette situation peu glorieuse pour moi. J’avais su cette fois-ci dépasser le sentiment de honte. 

 Mais il restait à affronter un « juge de paix » : la messe dominicale !

Je m’y étais préparé mentalement. Toute la nuit, j’avais revu dans ma tête la conversation de la quinzaine précédente et avais envisagé mes attitudes et répliques possibles.

Le dimanche matin, les rougeurs bien qu’atténuées restaient malgré tout assez visibles. Ma mère vit ma détermination après que j’eus enfilé ma culotte courte en flanelle.

« Mon chéri, hier tu as bien assumé ta punition lors des courses. A la messe ce matin, il va falloir en faire autant », dit-elle en m’embrassant comme pour m’encourager.

J’avais choisi de faire comme si de rien n’était, de garder la tête bien droite et de ne pas céder sous les regards. Durant la messe, cela se passa sans encombre ; je ne surpris aucun coup d’œil intrigué vers mes jambes. Mais je savais que le plus difficile, ce  serait lors des conversations à la sortie.

Le hasard mit sur notre route une dame que nous n’avions pas rencontrée depuis quelque temps. Son mari avait filé au café-tabac faire son tiercé. Après les civilités habituelles, la conversation ne porta pas tout de suite sur moi et je me tins comme prévu bien droit les mains jointes derrière le dos. Cependant, tout en parlant avec ma mère, la dame portait de temps à autre son regard sur moi. Et nous y arrivâmes.

« Je vois que vous avez remis Eric en culotte courte ? »

« Oui, mais j’ai hésité. Comme il est maintenant en première, il va en classe en pantalon. Par contre, en dehors, je trouve qu’il est bon qu’il reste en culottes courtes. Il réagit encore parfois comme un enfant et demeure assez immature. »

Assez impassible, je m’aventurai dans la conversation.

« Comme je parais plus jeune que mon âge, ça ne me dérange pas trop, Madame. Et puis Maman aime bien m’avoir en culottes courtes. »

« Tu les portes encore bien, tu sais ; et je vois que c’est aussi très pratique quand ta maman te punit. »

Nous y étions ! Je pris sur moi et me forçai à sourire.

« Si je le mérite, elle a raison de le faire » osai-je affirmer non sans fierté.

« On en discute ensemble et s’il admet devoir être puni alors il est corrigé » précisa ma mère.

À son air, je vis que la dame montra une certaine surprise.

« C’est rare qu’un garçon de son âge reconnaisse mériter une correction, surtout au martinet », répliqua-t-elle.

« Vous savez, depuis sa 4e, il reconnaît que cette sévérité lui est profitable. Je pense qu’elle lui est encore nécessaire et il s’en accommode toujours. La seule différence, c’est que cette année nous décidons ensemble » ajouta ma mère.

« Eric, je ne peux que te féliciter pour ton attitude, admit la dame ; surtout à ton âge. »

« Tant qu’il se sentira encore enfant, il aura toujours besoin de cette discipline, continua ma mère ; c’est curieux à dire, mais le martinet le fait grandir. »

« S’il en a encore besoin et que ça lui fait du bien, il ne faut pas l’en priver. » 

Ce dimanche-là, j’avais réussi à surmonter la honte ressentie la fois précédente. Ma mère était assez fière de moi.

 Mais cela allait-il durer ? Évidemment tout dépendrait de mes résultats et de mon comportement ; j’avais bien cela en tête. Et mon état d’esprit tendait à assumer cette discipline qui nous convenait à ma mère et à moi.

La semaine suivante se terminerait par quelques jours de vacances de Toussaint.

Cependant, ma semaine s’avéra plutôt mitigée. Avais-je inconsciemment le désir de renouveler l’expérience du week-end précédent ? Aujourd’hui encore je ne saurais le dire. Les mêmes faits produisant les mêmes effets, comme disait Candide, je méritais une nouvelle fois d’être puni pour une mauvaise note et quelques négligences à la maison. J’en convins assez bien avec ma mère et cela ne fit guère débat entre nous à sa grande satisfaction.

La sanction, tout comme le samedi précédent, fut fixée à vingt coups de martinet, ce qui me parut fort honnête. Sous le coup d’une pulsion soudaine, je proposai à ma mère de partager la punition en deux temps : dix coups le samedi midi et dix autres le dimanche midi. Ma mère accepta très vite cet arrangement ; elle avait bien saisi que pour les quelques jours de vacances à venir je resterais en culottes courtes.

« Les marques du martinet se verront plus longtemps, tu sais. »

« Justement ! avouai-je ; cela m’obligera à les exposer plus longtemps. »

« Mais je croyais que tu craignais plus d’exhiber les traces du martinet que la punition elle-même. »

« Tu as toujours dit que ça faisait partie de la punition ! L’autre jour, je me suis senti honteux à la sortie de la messe. Je me suis rendu compte que j’avais tort et que je devais dépasser ce sentiment. »

La situation me troublait indéniablement. Ma mère le sentait-elle ? Elle me regardait avec circonspection mais m’adressa un petit sourire.

« On fera comme tu veux, chéri ; c’est toi qui le reçois  et qui ensuite dois en montrer les traces. »

Étonnante conversation qui, vue d’aujourd’hui, peut apparaître totalement surréaliste. Mais il faut la replacer dans le contexte d’une époque où on ne badinait pas avec l’éducation et avec laquelle enfants et adolescents d’alors s’accommodaient assez bien.

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Les dix coups du samedi furent aussi appuyés que les fois précédentes et ma mère ne me ménagea pas. Je les reçus avec mon stoïcisme et ma dignité habituels. Sans doute habitués à mes punitions malgré mon âge, les commerçants firent moins de commentaires, mais leurs sourires en disaient assez. Il en fut de même lors de la messe dominicale ; point de commentaires cette fois-ci. Sans doute le sujet était-il un peu usé ?

Mais le dimanche midi, il fallut remettre ça !  Je l’avais demandé moi-même et je me devais de faire bonne figure quoi qu’il m’en coutât.

«  Désolée chéri, mais tes cuisses sont encore bien rouges et je vais devoir les marquer davantage. »

Sans un mot, je me mis en position. Et le martinet s’abattit. Je l’avoue, ce fut assez douloureux et je dus serrer les dents ; je ne pus m’empêcher de bouger un peu et des larmes perlèrent sur mes joues. Ma mère s’empressa de me prendre dans ses bras, puis elle rafraîchit elle-même mes cuisses. Et à son visage, je compris qu’elle était effectivement désolée pour moi. Nous nous regardâmes dans les yeux. Chacun de nous le savait : nous avions fixé des règles et elles s’appliquaient. Ni l’un ni l’autre n’avions l’intention de les remettre en cause.

Le lendemain, jour de vacances, je décidai de me forcer à sortir malgré les zébrures qui ornaient toujours mes cuisses. J’avais enfilé ma culotte courte marron et je m’élançai pour une longue promenade en ville jusqu’au jardin public où de nombreux enfants s’amusaient sous l’œil de mamans ou grands-parents. Malgré la saison, il faisait assez doux et certains gamins étaient aussi en culottes courtes. Certes, à mon passage, il y eut quelques regards étonnés, mais je les soutins sans broncher évitant peut-être quelques commentaires déplacés.

Je m’assis sur un banc et me mit à observer cygnes et canards qui s’égayaient dans le bassin. Puis je déambulai lentement dans les allées du parc. Certains promeneurs me jetèrent un coup d’œil curieux et je perçus comme un frisson à la lisière de ma culotte courte là où la nudité de mes cuisses commençait et où les traces de la punition s’affichaient encore. Finalement je me sentais fier de la situation. La honte, la peur du regard des autres ne m’habitaient plus. J’avais vaincu mon appréhension. J’étais soulagé en quelque sorte.

Sur le chemin du retour, j’eus une idée fulgurante. J’arrivais non loin de la rue de notre droguiste favorite. Elle avait tant de fois vanté les mérites du martinet, donné des conseils sur son emploi, observé mes cuisses à la recherche de traces éventuelles, commenté mes punitions. Pourquoi n’irais-je pas lui exposer mes cuisses une nouvelle fois ? Depuis la rentrée, elle m’avait déjà vu une fois en culotte courte mais sans traces de martinet. Et elle n’en avait pas fait allusion. Pour une fois. Mais cette fois-ci, j’en étais sûr, elle ne manquerait d’en parler.

Deux personnes occupaient déjà le magasin. J’avais lancé un sonore et poli :

« Bonjour mesdames. »

 Trois têtes se tournèrent vers moi et me répondirent. Cependant je perçus un léger sourire sur le visage de la droguiste. Visiblement elle était contente de me revoir… en culotte courte.

Tandis qu’elle terminait de servir la première cliente, je fis exprès de regarder autour de moi et de me tourner, mes mains dans les poches, offrant ainsi à la commerçante une vue « imprenable » sur mes cuisses nues. Je la connaissais et je savais qu’elle n’aurait pas manqué de les scruter. Et je constatai à ses yeux qu’elle les avait vues. Comme je le pressentais, elle ne put se retenir de faire ses remarques tout en s’occupant de la cliente qui était devant moi. 

« Alors, Eric, on a encore été puni ? lança-t-elle, l’air  air satisfait.

Du coup la dame, un peu surprise, détourna les yeux vers moi.

« Regardez, Madame, on voit encore bien les marques du martinet sur ses cuisses ! »

Et comme la dame hochait la tête : 

« Sa maman lui fait encore porter des culottes courtes quand elle doit le punir », ajouta la droguiste.

« Oui, mais maintenant nous décidons ensemble si je mérite d’être puni », précisai-je aussitôt.

« Là visiblement tu n’avais pas volé ta correction au martinet. »

« C’est vrai ! ajoutai-je fièrement ; une mauvaise note et quelques négligences. J’ai tout de suite reconnu que je le méritais. »

La cliente ne disait rien mais elle me toisait avec attention.

« Ne vous inquiétez pas, lui dit la droguiste ; depuis quelques années, sa maman ne le punit  qu’au martinet et ça fonctionne très bien comme ça entre eux. C’est un excellent élève et il est très bien élevé. Lui-même reconnaît que le martinet l’oblige à bien travailler et à avoir une conduite impeccable. »

« C’est très bien, mon garçon, finit par lâcher la dame, probablement  impressionnée par les révélations de la droguiste. Mes enfants recevaient le martinet sur leurs fesses. »

« Sa maman estime également qu’en plus de la correction, le laisser en culotte courte en public pour qu’il montre ses cuisses nues fraîchement marquées de coups de martinet est très dissuasif » précisa la droguiste.

« C’est vrai que ça se voit bien, trouva la dame ; et tu n’en as pas honte ? »

« Si, mais c’est tant pis pour moi !  Si je ne travaille pas bien ou fait une bêtise, je sais ce qui m’attend. À moi de faire attention. »

CChromosomeFarm

Je me sentais assez fier d’assumer ce statut de « petit garçon » en culotte courte toujours puni au martinet. Au regard de cette dame, j’eus l’impression d’une certaine admiration vis-à-vis de mon acceptation de cette discipline.

En sortant, elle m’adressa un grand sourire.

C’était mon tour. Heureusement j’avais un peu d’argent en poche. 

La droguiste me regardait  avec attention. Comme j’hésitais à dire ce que je venais acheter, ses yeux se levèrent en direction des martinets qui pendaient dans un coin.

« Ne me dis pas que tu viens pour un martinet neuf quand même ? D’ailleurs en ce moment je n’ai plus en magasin de martinet à cinq lanières comme le tien. »

Je me rendais compte que j’étais un peu pris au dépourvu. Mais je me ressaisi vite.

« L’actuel fait encore bien son effet… Vous pouvez le voir » répliquai-je d’une voix ferme. 

« C’est donc que tu en as encore besoin. »

« Maman le pense…Elle a sans doute raison. »

« Mon garçon, cela ne regarde que ta maman et toi… Si elle trouve que le martinet t’est encore nécessaire, alors pourquoi pas ?  Et puis maintenant tu décides avec elle, n’est-ce pas ? »

Comme elle semblait être au bout du sujet, je lui demandai :

« Au fait, je voudrais une paire de lacets, s’il vous plaît. »

Elle me servit rapidement en silence. Puis je me hâtai de sortir.

Une fois hors du magasin, je respirai un bon coup. J’avais réussi à tenir tête à la curiosité de la droguiste et mon assurance l’avait un peu désarçonnée. 

Je me considérais enfin prêt à assumer pour une année supplémentaire cette éducation sévère que ma mère m’imposait et à laquelle finalement je me soumettais toujours sans broncher.

Illustr. : 1) ChromosomeFarm – 2) Likem Chubby -modif. – 3) Unknw – 4) ChromosomeFarm

19 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. Je découvre aujourd’hui un Cambaceres un peu déroutant. Certes, toujours stoïque pour assumer ses fautes par le martinet. Mais des fautes que pour certaines je découvre: chambre en désordre, tenue débraillée, « oubli » d’une commission; voilà qui ne correspond pas au Cambaceres que j’ai connu jusqu’ici. Et en plus de l’orgueil ! Oui, décidément, vous n’avez pas volé les deux corrections au martinet que votre mère vous a infligées. À votre avantage, il y a votre acceptation de cette éducation sévère, le courage de supporter les regards désapprobateurs des fidèles à la sortie de la messe et même celui d’avoir recherché de faire apprécier » votre courage par la clientèle de votre droguiste au « motif »,-(qui me paraît plus un prétexte qu’un motif!)-d’acheter une paire de lacets. Certes, aujourd’hui un tel comportement serait jugé « surréaliste « comme vous le dites si bien. Mais qu’importe, ce ne sont pas les bons apôtres des méthodes dites « nouvelles » d’éducation qui vont nous donner des leçons, pas plus à vous qu’à moi qui avons connu tous les deux une éducation où le martinet a tenu une place centrale. Et je salue votre lucidité quand vous écrivez que vous étiez prêt à assumer sans broncher cette sévère éducation, qui toutefois était aussi fondée sur l’affection. Voilà cher Cambacérès ce que m’inspire votre récit, dont il est inutile de souligner une fois de plus le style et l’élégance. Très chaleureusement, un lecteur admiratif et solidaire. CLAUDE.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Mon récit se situe évidemment dans la suite d’autres déjà parus dans ce blog. A la sortie de la messe ou chez les commerçants, ce n’étaient pas des regards désapprobateurs mais tout le contraire. On félicitait ma mère de m’habiller encore en culottes courtes. On trouvait que celles-ci m’allaient encore fort bien. Ma mère n’amenait pas vraiment la conversation sur le sujet mais forcément il arrivait à un moment donné de la part de nos interlocutrices. Mes punitions au martinet n’étaient un secret pour personne et ça se voyait sur mes cuisses, et si on l’évoquait c’était toujours pour l’approuver. Pourtant, j’y étais habitué, mais à cause de mes seize ans, ce fut le sentiment de honte qui domina au début. Jusqu’au moment où je décidai de dépasser ce sentiment. En 3° et en seconde, quand des camarades critiquaient ma mère et son éducation, je la défendais toujours et j’en tirais une certaine fierté. Je ne fis que reprendre cette attitude. Et vous avez raison, Claude, l’achat d’une paire de lacets n’était qu’un prétexte pour défier la droguiste et lui montrer que ses commentaires ne me gênaient plus. Nous étions alors choyés mais éduqués sévèrement et on ne nous passait rien ; on nous apprenait à assumer nos actes et on nous préparait à affronter la vie. Cela a en effet bien changé.
      Amicalement

  2. Jacky dit :

    Cher Cambaceres, je suis toujours quelque peu fasciné à l’égard des coups de martinet qui cinglaient vos cuisses à vos 15 ou 16 ans. Vous les évoquez bien souvent C’est pourquoi, pardonnez-le-moi, je vais exposer un peu plu de mon ressenti. Quoique vous hésitiez à en convenir, je reste persuadé que vous n’étiez pas puni parce que votre travail état insuffisant et que vous aviez à vous reprocher certains manquements (chambre en désordre, courses « oubliées » langage inconvenant), mais qu’au contraire vous fléchissiez dans votre travail scolaire et vous relâchiez par ailleurs pour mériter la punition. Maman était trop heureuse de fouetter son grand garçon pour qu’il reste son petit et vous son grand garçon pour rester son petit : d’où la tarification établie en commun.
    Je suppose aussi – simple supposition – que si votre maman se complaisait tant à exposer à tous vos cuisses quasi-nues, faisait tout pour attirer l’attention sur elles, se délectait à en parler longuement qu’elles soient toutes blanches ou bien striées, c’est que vous deviez avoir de ces belles cuisses comme en ont parfois certains adolescents, surmontées d’un derrière bien rond et bien charnu, bref bien excitant pour elle et son entourage.
    Certes, on peut aimer la douleur des fessées ou des coups de martinet et l’humiliation qu’ils procurent, au point d’être fier de la dépasser, mais votre histoire est vraiment singulière dans un tel assujettissement à la une mère surprotectrice qui ne veut pas voir son garçon grandir, à lui demander à 16 ans de poursuivre le martinet et à chaque fois selon un tarif fixé en commun, lui tendre pour cela ses fesses presque dénudées et ses cuisses tremblantes d’excitation !
    J’ai moi-même subi une surprotection maternelle où je me complaisais, et m’en délivrer m’a coûté très cher. C’est pourquoi, je suis curieux et intrigué, je vous demanderai de donner le dernier épisode : la délivrance à 17 ans ! Comment cela s’est-il passé, qu’avez-vous fait ?
    Je parle de « délivrance », mais bien sûr je n’en garde pas la moindre rancune – et vous aussi certainement – envers maman. Peut-être même, allez-savoir – que cette surprotection m’a été profitable.
    Bien à vous

  3. Marco dit :

    bonjour à tous,
    je prends le « train en marche » donc n’ai pas saisi tout le contexte des épisodes précédents. Cependant je partage l’interrogation de Jacky ou celle de Claude.
    Je rajouterai toutefois que de telles tractations peuvent survenir pour une simple fessée entre une mère ou un père et son enfant dès lors qu’il en a passé l’âge, mais que la gravité de la faute et l’absence ou l’oubli de recherche de punition alternative incite à recourir à une méthode traditionnelle éprouvée.
    Cordialement
    marco

  4. Bénédicte dit :

    Bonjour Cambacérès,merci pour ce nouveau récit narrant vos rencontres avec Monsieur Martinet.
    Je suis ravie de voir que vous deveniez fier de pouvoir exposer à tout le monde les marques de votre éducation consentie, voire recherchée(?); allant même chez l’approvisionneuse du martinet correcteur afin de pouvoir en parler avec elle ou avec ses clientes.
    Nous avons sur ce plan -à pas mal de points commun ; comme vous j’ai reçu une éducation très sévère et donc reçu le martinet, mais à la différence de vous, je n’étais pas vraiment pour ce genre de correction au début, et pourtant, quand je montrais mes cuisses zébrées j’étais fière de montrer que j’étais bien élevée !
    Le martinet était présent chez presque tous mes copains et copines, ce qui fait que ceux qui ne goûtaient pas à cet instrument de discipline finissaient par nous envier, et donc nous devenions donc passer en quelque sorte pour des « héroïnes » et pour moi notamment, vis-à-vis de mon voisin de palier qui me voyait souvent être fouettée de cette manière. Un jour où mère le gardait, nous sommes sortis, moi avec les cuisses bien zébrées, et cela m’a émue, non seulement d’avoir été fouettée devant lui, mais aussi de sortir ainsi avec lui, les gens regardant mes cuisses. Une intense émotion intense m’a envahie et…. j’ai senti comme une boule de feu dans mon ventre puis une petite moiteur… J’avais douze ans et c’était la première réaction de ma toute jeune « féminité » !
    Par la suite le martinet est revenu souvent comme sujet de conversation entre lui et moi. Bien sûr c’est moi qui l’amorçais, mais il y a vite pris goût aussi ! Donc nous en parlions et il me demandait « ca fait quoi d’être fouettée ? » et ceci et cela ; et il s’amusait de mes réponses confuses et moi je rougissais non pas de honte mais d’émoi et je recherchais ces moments-là ! Donc, pour moi ce fut surtout un choc émotionnel entraînant un plaisir certain. L’âge aidant il y eut une suite bien sûr, où le martinet fut utilisé par ses (bons) soins ! Mais c’est une autre histoire…
    Merci encore cher Cambacérès, et mes amitiés, Bénédicte

    • CLAUDE dit :

      Bonsoir Bénédicte. Emouvant commentaire ! Comme quoi les perceptions d’un même fait: être fouetté au martinet peuvent varier en fonction des personnes qui l’ont reçu. Je respecte tout à fait ces réactions; mais pour ma part elles restent étrangères à mon vécu. Pourquoi ? Dieu seul le sait! Je ne suis pas plus héroïque que vous deux et pas davantage « ému » pour avoir été fouetté au point d’en faire, comme vous une sorte de jeu. Voire de fierté ! Mais bon, à chacun sa nature, sa sensibilité et son vécu. Très chaleureusement à tous les deux. CLAUDE.

    • Julie dit :

      Bonjour à toutes et tous,
      Pour ma part, étant ado, je n’aurai jamais été fière d’exhiber mes traces issues d’une flagellation. Mes copains et copines se seraient moqués de moi, car j’aurais été prise pour une sale gamine qui venait de se faire corriger. C’est mon point de vue.
      Julie.

      • lenoir dit :

        Bonjour Julie,
        je suis d’accord avec toi, moi non plus je n’aurais pas aimé exhiber les traces d’une fouettée. Ma mère et mon père me fouettaient durement quand j’avais été insolent ou que mes devoir étaient négligés. Chaque vendredi ma mère exigeait que je lui montre mes devoirs et s’ils étaient mal faits elle me donnait le martinet. Le soir au retour de mon père, elle lui racontait quelle m’avait puni pour ma négligence, et alors là mon père doublait la correction avec sa ceinture, et je peux te dire que sa faisait bien mal.

      • CLAUDE dit :

        Bonsoir Julie. Votre point de vue est aussi le mien et cela pour deux raisons:1° j’aurais eu beaucoup de honte et aucun plaisir à exhiber la moindre parcelle d mon corps;2° mes parents auraient à coup sûr pris cela comme un défi et j’aurais sans doute écopé…d’une autre fouettée ! Bises. CLAUDE.

      • Bénédicte dit :

        Bonjour Julie,
        Merci pour ta réaction que je comprends tout à fait. J’étais bien sûr comme toi, sauf avec mon petit voisin (et premier petit flirt) car il me voyait souvent les cuisses bien marquées, et il connaissait les méthodes de ma mère.
        D’ailleurs, il arrivait qu’il soit présent quand ma mère me fouettait,et cela nous semblait presque naturel, sauf ce jour où j’ai été fouettée d’importance ma mère qui nous ayant surpris à avoir une activité non conforme à la « morale » ! Etant un peu « chauffée » par le martinet, il regardait mes cuisses de façon persistante et j’ai ressenti cela comme une caresse !
        De là ce sentiment très trouble tout à fait inconnu qui m’a envahie,et que j’ai souvent recherché après : le martinet redoutable était devenu pour un temps très court un objet de joie, (je ne connaissais pas encore le mot « plaisir »).
        Amicalement de Bénédicte

        • Julie dit :

          Bonjour Bénédicte.
          En effet, je comprends ton point de vue. Dans ton cas, c’est une relation de un à un par quelqu’un qui connaissait les méthodes de ta Maman. Nous ne sommes pas dans le cas de Cambaceres.
          Ceci dit, je respecte le point de vue de tout le monde. En ce qui me concerne, j’aurais ressenti cela comme une humiliation (pour le cas public). En privé, c’est différent, on pourrait assimiler ça à un jeu.
          Amitiés,
          Julie

          • Emilie dit :

            Bonjour Julie et Bénédicte, et tous les autres !
            J’ai reçu moi aussi beaucoup de fessées au martinet, et j’en reçois encore parfois !…
            Mais j’ai la chance que mes parents ne me fouettent que sur mes fesses nues. Donc pas de traces sur mes cuisses, et personne ne sait rien, sauf quelques copines qui me voient recevoir la fessée chez moi, mais c’est rare !
            Seul petit problème, aux vestiaires de la piscine ou de ma salle de sport, quand je me mets toute nue, si jamais je viens de recevoir une fouettée peu avant, il faut que je me débrouille pour cacher mes fesses…
            Bisous d’Emilie.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Bénédicte,
      Au début, lors de l’apparition du martinet, je n’étais pas « demandeur »; ce fut ma mère qui décida pour moi. Cependant, le martinet était tellement employé par beaucoup de parents, la plupart de mes copains le connaissaient déjà et il éveillait en moi crainte et curiosité, d’où peut-être un sentiment de « frustration » diraient certains ; aussi la décision de ma mère ne me choqua pas vraiment et je trouvai l’avoir mérité. Malgré tout je ne l’ai pas recherché ; c’était ma mère qui fixait les règles et les appliquait. Les zébrures bien visibles faisaient partie de la punition ; ma mère me le fit vite comprendre. Je fis avec ! Le sentiment de fierté que vous évoquez n’est apparu qu’à mes treize ans après que j’eus reconnu l’efficacité de cette éducation stricte et demandé à ma mère de la poursuivre. Et il m’arriva de la défendre quand des camarades trouvaient qu’elle exagérait avec moi. Par contre à seize ans, vous avez raison, il m’arriva sans doute inconsciemment et de façon non délibérée d’agir parfois pour mériter la punition. Et comme vous le soulignez, on trouvait que j’étais bien élevé, ce qui aussi quelque part me rendait fier.
      Amicalement

  5. cambaceres dit :

    Cher Jacky,
    Votre commentaire ne m’étonne pas ; je m’y attendais un peu. Votre question est pertinente et moi-même me la suis posée… bien après les faits. Mais la réponse est complexe. Je n’ai pas fait de psychanalyse mais suis aussi diplômé de sciences de l’éducation, et j’ai évoqué mon éducation avec une psychothérapeute. Trois éléments pour éclairer ma réponse : tout d’abord le contexte de l’époque, les années soixante, où les châtiments corporels et le martinet régnaient sur l’éducation des enfants ; ensuite le contexte d’une éducation monoparentale par une mère très centrée sur la « méritocratie » républicaine et les résultats scolaires de son fils unique, et avec laquelle j’avais une relation assez fusionnelle ; enfin, le fait d’être allé en classe dans une institution catholique non mixte et donc de n’avoir longtemps côtoyé que des garçons (la mixité n’est apparue qu’en terminale). Vous avancez que vers quinze ou seize ans, il devait m’arriver de me laisser un peu aller pour mériter la punition. Je concède que cela dut arriver… inconsciemment mais pas de manière délibérée, c’est aussi ce qu’avança la psychothérapeute.
    Comme vous l’écrivez, cher Jacky, nos mères étaient surprotectrices et cela a sans aucun doute déteint sur moi. Sachant que ma mère adorait m’avoir en culottes courtes, j’en ai porté volontairement assez longtemps pour lui faire plaisir et heureusement que ma petite taille le permettait. Quant au martinet, il apparut finalement tardivement, à onze ans, pour des motifs scolaires alors que pas mal de mes copains y « goûtaient » depuis plusieurs années. Au départ, avant son apparition pour moi, j’en étais un peu « frustré » diraient certains ; mais une fois « en service », il se révéla très efficace au point de le reconnaître moi-même. Pudique, ma mère n’aimait pas les fessées déculottées ; elle ne me claquait que les cuisses nues et ce fut tout naturellement sur mes cuisses qu’elle appliqua le martinet. Bien sûr j’en gardais les marques sur les cuisses mais j’étais loin d’être le seul et, après tout, plus jeune, j’avais pu moi aussi observer des zébrures sur les cuisses des copains.
    Ma mère douta un peu de sa méthode en 4° et hésita à poursuivre. Mais ce fut moi qui l’y encourageai vers mes treize ans compte tenu des progrès réalisés. Cependant elle me mit en garde : « puisque c’est ton choix, j’emploierai le martinet au moindre écart et à la moindre mauvaise note ». Et elle tint parole. Je précise que mes cuisses n’étaient ni charnues, ni maigres mais tout le monde me trouvait mignon en culottes courtes.
    Pour le martinet à cinq lanières à partir de la troisième, elle ne manqua pas de me rappeler que « puisque c’était mon choix » autant en utiliser un plus adapté à mon âge.
    Pour mémoire, en classe de seconde, ce fut moi qui remis de moi-même des culottes courtes et qui réclama le retour du martinet, vexé par mes piètres résultats en lettres.
    On peut effectivement penser qu’en classe de première, elle exagéra mais j’avais aussi ma part de responsabilité. J’aurais pu protester. Mais je n’en fis rien. En effet, ni ma mère ni moi n’étions pressés de me voir grandir.
    Cher Jacky, par ces quelques lignes, j’espère vous avoir un peu éclairé.
    Amicalement

    • Jacky dit :

      Cher Cambaceres,
      Merci, merci beaucoup, mais je reste quand même sur mon insatiable curiosité ! J’ai été moi aussi enfermé dans une hyper protection maternelle : mon père prisonnier de guerre puis enfermé en camp de concentration n’avait plus à son retour la moindre énergie pour imposer la moindre autorité. J’avais bien des velléités de m’échapper à l’emprise de ma mère, mais j’étais dans un confort douillet (loin de cinglées sur les cuisses !) Heureusement, des circonstances favorables m’ont permis de le faire à 13 ans et demi : ma première fessée déculottée en colonie de vacances et mon entrée en un pensionnat qui pratiquait une pédagogie épanouissante mais une discipline particulièrement autoritaire et punitive. Je l’ai ensuite payé très cher, mais à 15 ans j’étais libéré (Cf. « Mes fessées » – 1re et 2e partie).
      Alors, à 17 ans, vous receviez encore le martinet de maman ? A cet âge, cuisses striées ou non, vous n’étiez certainement plus en culotte courte, « un mignon petit garçon » !
      Vous avez suivi une psychanalyse et entrepris les sciences de l’éducation. Mais pas en Première ni même en Terminale. Ça n’a pu se faire d’un coup. J’aimerais savoir, si vous ne me trouvez pas par trop indiscret, par quel cheminement vous êtes passé pour aboutir à ces démarches. Car entre le mignon petit garçon tendant le martinet à sa maman, et cet aboutissement, il y a tout un retournement que n’ont pas fait ceux qui, sur ce blog, se targuent d’avoir été fouetté encore après 17 ans et déclarent tout simplement que ça a été pour leur bien et ont fait (brillamment) de toutes autres études. Vous vous êtes engagé et passionné pour l’éducation et vos avis en la matière, dans les commentaires, sont particulièrement éclairés et appréciés.

      • cambaceres dit :

        Bonjour Jacky,
        Relisez-moi ! Je n’ai pas fait de psychanalyse mais en licence et en maîtrise d’histoire, j’ai doublé celles-ci par les sciences de l’éducation, ce qui est un peu différent. De plus je suis du début octobre, ce qui fait que j’avais seize ans au tout début de ma première. Je ne m’habillais plus en culottes courtes pour aller en classe. Cependant ma mère avait trouvé que je devais encore les mettre en dehors. Durant cette classe j’ai mûri grâce à d’excellents enseignants de lettres, d’histoire et de langues ; j’ai compris que je n’étais plus vraiment un gamin en dépit de ma taille. Malgré sa sévérité, ma mère dialoguait beaucoup avec moi et elle rencontrait aussi mes professeurs. Et peu à peu elle a convenu qu’il fallait me traiter non plus comme un enfant mais vraiment comme un adolescent. Alors progressivement, au printemps suivant, les culottes courtes ne me furent plus imposées en dehors de l’école, c’était un peu comme je le sentais. Il en fut de même pour le martinet. Face à mes bons résultats scolaires, il devenait moins utile et elle-même posa la question : « est-ce encore nécessaire ?  » Si bien que passés mes seize ans et demi, il ne servit plus.
        Pourtant au fond de moi, je m’interrogeais sur l’éducation que j’avais reçue. L’étude de la philosophie m’amena vers une introspection. J’avais conscience que, si beaucoup de camarades avaient aussi connu une éducation sévère, la mienne me semblait avoir été différente dans la mesure où à partir de treize ans elle avait été consentie de ma part, ce qui n’avait pas été le cas de la plupart, même si au final beaucoup reconnaissaient avoir mérité les corrections. Par la suite, à l’université, j’ai profité de la création récente du département de sciences de l’éducation pour me lancer dans des études complémentaires. J’admets que j’en ai profité pour essayer de comprendre le processus psychologique qui avait été le mien durant mon éducation, y compris en me confiant à une enseignante également psychothérapeute. Cela joua aussi pour mes études d’histoire car je me suis spécialisé en histoire des mentalités (période moderne et contemporaine) qui nécessite des connaissances en psychologie, psychologie sociale et sociologie. Dans mon activité d’enseignant, mes études de sciences de l’éducation m’ont permis d’avoir une approche des élèves différente tout comme plus tard le fait d’exercer en même temps le droit.
        Amicalement

  6. CLAUDE dit :

    Merci cher Cambacérès pour cet émouvant « comming out ».
    CLAUDE.

    • Jacky dit :

      Merci beaucoup cher Cambaceres. Vous m’avez éclairé. Merci notamment de ne pas vous n’être lassé de mon questionnement au bord de l’indiscrétion. C’est que nous sommes partis tous les deux de la surprotection maternelle pour arriver au même aboutissement. Mais avec un cheminement bien différent.
      Après réflexion, remise en cause des idées reçues, recherches et études, un nouveau regard sur l’enfance et surtout l’adolescence et le même intérêt quasi passionné pour l’éducation.
      Un autre point qui nous relie : l’histoire. Je n’en ai pas fait études, mais j’ai eu la chance d’avoir le même remarquable prof de la 4e à la 1re. Il en était tellement féru et était si bon pédagogue qu’il n’était point besoin de fessées – comme il était pratiqué couramment dans mon pensionnat jusqu’à un âge avancé – pour que règne dans sa classe le calme et l’ambiance détendue et studieuse.
      Par contre une différence avec vous : je n’ai jamais goûté du martinet et n’en ai jamais senti le besoin. Je m’en suis très bien passé et ne vous envie en rien sur ce point.
      Encore merci et t très cordialement.

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