La fessée appliquée

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En Seconde, le martinet reprend du service – 1re partie

UnkB 821

Par Cambaceres 

 1re épisode – Débuts difficiles en classe de Seconde

A quinze ans tout juste, j’entrai en classe de Seconde littéraire, section que j’avais choisie. C’était aussi ma première rentrée des classes en pantalon ; d’ailleurs aucun élève ne portait de culotte courte. Cependant, les miennes dormaient dans mon armoire, bien alignées dans la penderie accrochées à leurs petits cintres à mâchoires.

Mais ce sommeil ne devait pas être éternel. Je restais « petit » de taille et me sentais encore enfant. Je crois tout simplement, qu’à l’époque, j’avais peur de grandir, peur de l’avenir, effrayé par ce futur incertain.

Aussi à la maison, sitôt revenu de l’école, j’ôtais mon pantalon qui emprisonnait mes jambes et je me réfugiais dans l’une de mes culottes courtes qui m’allaient encore toutes si bien et dans lesquelles je me sentais tout à fait à l’aise. Il m’arrivait d’aller dans la chambre de ma mère m’admirer devant son miroir en pied. Celui-ci me renvoyait l’image d’un enfant élégant dont les culottes fort courtes dévoilaient des cuisses glabres bien proportionnées. 

En me retrouvant dans cette tenue, ma mère sourit et n’y trouva rien à redire. Elle comprenait que j’avais du mal à abandonner ces culottes courtes qui m’avaient accompagné la majeure partie de ma vie. 

Bientôt en dehors de l’école, je passais le reste du temps en culottes courtes. Que ce fut pour aller à la messe, faire des courses, en promenade, je montrais encore fièrement mes cuisses dénudées; ce fut avec émotion que les dimanches j’enfilais à nouveau mon costume en flanelle gris clair avec sa culotte bien courte. 

En fait, en culottes courtes, je me retrouvais moi-même, j’avais de nouveau rendez-vous avec ce petit garçon qui m’habitait encore et je délaissais l’adolescent en pantalon qui m’était étranger. 

Malgré tout, j’étais désormais un élève de Seconde et je me devais de travailler sérieusement. Or, en dépit de mes efforts, mes deux premiers devoirs écrits de français ne reçurent que des notes médiocres. J’en étais mortifié ! Le professeur, un prêtre un peu pédant, notait sèchement, mais cela n’expliquait pas tout et, surtout à mes yeux, ne m’excusait pas. Il me fallait réfléchir davantage.

À l’âge de treize ans, j’avais fait la connaissance de mon oncle, le frère de ma mère, son aîné de huit ans. Durant la guerre, il avait été professeur de lettres classiques. Puis, cet ancien élève d’hypokhâgne et de khâgne, boursier de la République, était passé au journalisme après-guerre. Ma mère l’avait perdu de vue. Il avait beaucoup voyagé, exercé à l’étranger comme correspondant. Enfin il était revenu à Paris en tant que rédacteur en chef. Ce fut par son journal que ma mère avait retrouvé sa trace et renoué avec lui.

Il m’impressionna tout de suite par sa culture et sa simplicité. On bavarda littérature et histoire. Il me félicita pour mes goûts et mes connaissances. Il regretta que je ne fisse pas de grec, indispensable selon lui pour appréhender la langue française et pour être un vrai littéraire. 

Il trouvait que le grec pouvait me servir pour le bac et à l’université. Aussi conseilla-t-il à ma mère de me le faire apprendre par des cours particuliers si je passais en Seconde littéraire. Durant ma 4e et ma 3e, nous le retrouvâmes plusieurs fois et c’était un plaisir de discuter avec lui. Il n’oubliait jamais de me conseiller des lectures et de me rappeler la nécessité d’étudier le grec. 

À mon entrée en Seconde, ma mère se mit en quête d’un professeur de lettres classiques pour m’enseigner cette langue. Mais elle voulait absolument que ce fût une femme d’âge mûr capable de me prendre en main ; et il n’était pas question de rechercher dans mon établissement. 

Cependant, mes résultats médiocres en français changèrent un peu la donne. Ce n’était plus seulement des cours de grec qu’il me fallait mais aussi du soutien pour suivre mon travail.

Dans le salon, le dernier martinet qui avait servi sur mes cuisses pendait toujours au bout de son piton. C’était celui de ma classe de 3e à cinq lanières de cuir, mais il était resté inactif depuis. On l’apercevait forcément mais on n’en parlait plus.

Tellement déçu par mes premières notes de français, je voulais absolument être puni. Je trouvais que mes cuisses méritaient de connaître à nouveau la morsure des lanières en paiement de mes notes insuffisantes.

Je demandai alors à ma mère de remettre en service le martinet. Elle protesta. Elle considérait que je n’en avais plus l’âge et que j’avais quand même travaillé de mon mieux. Elle refusa tout net ! Mais j’étais entêté. Je revins à la charge, arguant que je portais encore des culottes courtes à la maison et que j’avais donc encore l’âge du martinet. De plus, depuis mon redoublement en 6e, la méthode avait plutôt bien fonctionné. Pourquoi ne pas continuer ? 

Ma mère en convint, mais elle restait réticente. Après réflexion, elle céda et me proposa un compromis. D’abord il n’était pas question de me corriger pour les deux premiers devoirs. Ensuite, elle consentait à me punir pour des notes sous la moyenne et uniquement pour les matières littéraires (français, latin, langues vivantes, histoire-géographie). Il n’y aurait plus de barème mais une simple correction au martinet, dix à vingt coups, à la présentation de la copie mal notée. Cela me sembla acceptable et répondait à mon souhait d’expier mon travail insuffisant.

Finalement je retombais dans une certaine forme de sévérité. J’y revenais sans aucune appréhension ; elle avait tellement rythmé mon apprentissage scolaire ces dernières années que je m’y étais habitué et qu’elle me manquait sans doute. 

Quant aux futurs cours particuliers, je me préparais à ce qu’ils fussent aussi teintés d’autorité, de rigueur et de sévérité. C’était ce dont j’avais besoin pour me hisser à un niveau supérieur. 

 

2e épisode : Madame Nicole, mon enseignante personnelle 

Un samedi midi d’octobre, en rentrant du lycée, je trouvai ma mère au salon en discussion avec une dame inconnue. Elle était brune, assez grande et mince, plus âgée que ma mère, la cinquantaine peut-être. J’embrassai ma mère et me tournai vers cette dame. Sa poignée de main fut chaleureuse. 

« Ainsi voilà le jeune homme ! » dit-elle.

« Chéri, je te présente Madame Nicole D… ; c’est la professeur que j’ai engagée pour te donner des cours de grec et te suivre dans ton travail. » 

Je constatai que la table était mise pour trois. Ma mère me demanda d’aller chercher mes premiers devoirs et mon emploi du temps. 

Dans ma chambre, je me changeai et me mis en culotte courte. Puis je revins au salon avec les affaires de classe.  

« En effet, vous aviez raison, dit Mme Nicole. Dans cette tenue, votre fils a une tout autre allure. On a vraiment l’impression d’avoir un écolier devant soi. Il ne fait pas ses quinze ans ; on lui en donnerait deux de moins. »  

Cette remarque que la plupart de mes condisciples auraient trouvée vexante me conforta dans ce que je désirais être : un enfant.

« Il a été tellement habitué à porter des culottes courtes, reprit ma mère, qu’il a du mal à quitter l’enfance. Il va pourtant en classe en pantalon depuis la rentrée, mais dehors, il a choisi de remettre des culottes courtes. »  

« Si c’est son choix, déclara Mme Nicole. Il faut laisser faire le temps. »  

Mme Nicole correspondait au profil que souhaitait Maman dans une annonce passée dans le journal local. Elles avaient eu un premier entretien au téléphone suivi d’une rencontre. Maman ne m’avait rien dit tant qu’il n’y avait rien de définitif. 

Dans la conversation, j’appris que cette dame avait arrêté son travail durant deux ans pour soigner son mari atteint d’une grave maladie. Veuve, elle avait repris son métier à mi-temps. 

La professeur prit les copies et se plongea dans leur lecture. Puis elle me fit part de ses observations, me tutoyant avec beaucoup de naturel.

« Je ne suis pas surprise par tes notes. Ton premier devoir était intitulé « Exercice de style » et tu es tombé dans le panneau. Le petit texte était suivi d’une série de questions et tu as réalisé un exercice de sens mais sans soigner le style. Or ici, la forme, la manière d’écrire, comptait davantage que le contenu des réponses. »  

« Oui, mais peu d’élèves ont eu la moyenne », me défendis-je. 

« Cela n’a rien d’étonnant. Il faudra que je te fasse lire Raymond Queneau ; il a écrit la même scène de quatre-vingt-dix-neuf façons différentes en variant les langages, les narrateurs, les styles. Quant à l’autre devoir, sur « Andromaque », tu l’as bâclé ! Tu n’as pas su cerner les personnages et tu n’as pas compris la trame tragique de la pièce. En plus, tu as commis des fautes d’orthographe inadmissibles pour un littéraire. » 

« Bâclé… fautes d’orthographe inadmissibles… » A ces mots, je me sentis blessé dans mon orgueil. 

« Fort heureusement, que tu as bien réussi en latin et en anglais. En histoire, ton travail est vraiment excellent ; quant à celui d’allemand il me semble correct, mais je connais assez peu cette langue. » 

« Vous croyez qu’il aura le niveau pour apprendre le grec ? » s’inquiéta Maman.  

« Bien sûr ! Ses résultats en latin et en langues montrent ses capacités. Néanmoins, il faudra suivre son travail de près s’il ne veut pas connaître de nouvelles déconvenues. »  

Mme Nicole consulta mon emploi du temps. Elle proposa de placer ses cours particuliers selon mes disponibilités horaires. Ma mère  donna son accord. 

« Nicole propose de te donner les cours ici à la maison. Elle n’habite qu’à vingt minutes en voiture. » 

L’emploi du temps était assez serré. En dehors des cours, j’avais des exercices à réaliser et des leçons à apprendre sur mon temps libre. Les efforts qu’elle exigeait étaient énormes, mais je lui promis de me mettre au travail. 

« Je vous l’avais dit, ajouta ma mère. Il est très volontaire. Il consacrera tout le temps nécessaire à son travail. » 

« J’espère bien ! répliqua Mme Nicole. J’attends de sa part de l’attention, de la réflexion, un travail sérieux et rigoureux. Mais qu’il fasse attention ! Je ne tolérerai ni une attitude nonchalante ni un travail relevant de l’à peu près. Et s’il le faut, je n’hésiterai pas à sévir… Sommes-nous bien d’accord Eric ? » me questionna-t-elle d’un regard pénétrant.  

Jusque-là je trouvais Mme Nicole plutôt sympathique. Mais tout d’un coup elle avait opté pour un registre plus autoritaire ; elle voulait se  montrer ferme et capable de me punir s’il le fallait. 

« Vous savez, dit Maman, lui-même trouve naturel d’être puni quand il n’a pas de bons résultats. Après ses deux devoirs médiocres, il m’a demandé de remettre le martinet en service. » 

Bien sûr, Mme Nicole avait aperçu notre martinet suspendu à un crochet dans le salon. Maman lui expliqua le rôle qu’avait tenu cet instrument éducatif au long de ma scolarité de la 6e à la 3e, l’association punition – culottes courtes, le barème d’utilisation. Elle précisa qu’elle me l’appliquait exclusivement sur mes cuisses nues, d’où le choix des culottes très courtes. 

 « Je vous en félicite ! Il est tout à fait normal de corriger son fils quand il n’a pas de bonnes notes en classe. Le martinet est une punition assez courante pour les enfants, surtout les garçons. Quand ma fille était plus jeune, il m’est arrivé de lui administrer des fessées mais nous n’avons jamais eu besoin d’un martinet. Par contre mon frère a deux garçons de 18 et 16 ans, et il a dû rapidement recourir au martinet pour les discipliner. Quand je les prenais en vacances, on me confiait aussi le martinet et je n’hésitais pas à m’en servir. » 

« Le martinet a toujours été efficace avec Eric. Il l’a obligé à progresser et à atteindre un bon niveau scolaire, sauf en maths. Il a toujours accepté cette punition jusqu’à la fin de la 3e ; c’est sans doute pour ça qu’il m’a demandé de continuer en Seconde. » 

Je pris alors la parole pour justifier ma volonté d’être encadré par ce strict mode de discipline. En aucun cas ma professeur ne devait avoir le moindre scrupule ni la moindre faiblesse à mon égard.  

« J’ai toujours trouvé normal d’être sanctionné pour mes mauvaises notes. Du reste, la plupart de mes copains reçoivent le martinet et je n’étais pas choqué que Maman en achète un pour moi. Il fait bien mal et m’a vraiment incité à travailler de mon mieux. A partir de la 4e, j’ai réclamé à Maman qu’elle continue à me punir sévèrement au martinet. J’ai donc trouvé tout naturel de ne plus porter que des culottes très courtes et d’offrir mes cuisses au martinet chaque fois que je le méritais. » 

Mme Nicole paraissait impressionnée.  

« Depuis que j’enseigne, je sais que certains de mes élèves reçoivent le martinet chez eux. Il y a une dizaine d’années, le père d’un élève de 4e reconnaissait le punir au martinet quand il avait de mauvaises notes. « Discipliner le corps pour discipliner l’esprit » disait-il. Finalement tu raisonnes de la même manière, à part que c’est toi qui réclames le martinet et qui le reçois, ce qui est quand même assez rare. » 

Mme Nicole parut réfléchir un court instant puis me lança : 

« Es-tu prêt à assumer tes choix avec moi en cas d’insuffisance ? » 

« Mais Madame, je les ai toujours assumés jusqu’à maintenant avec Maman. Je n’ai pas l’intention d’en changer ! » 

« Donc tu acceptes que je te punisse au martinet si tu ne travailles pas bien ? »

« Bien sûr, Madame ! Fixez vos exigences et je m’y soumettrai sans discuter comme avec Maman. » 

Ma mère approuva cette sorte de contrat entre ma professeur et moi. Elle se doutait bien évidemment que je demanderais à être aussi puni au martinet. 

Puis nous passâmes à table. Les règles éducatives seraient discutées après le repas. 

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3e épisode : Mme Nicole fixe ses règles 

Le repas se déroula dans une ambiance détendue. Il fut question de voyages, de musées, de peinture, d’art… Ma mère et Mme Nicole avaient les mêmes goûts. Pour moi, ce ne fut qu’une parenthèse. Dès le café pris au salon, la conversation retourna au seul sujet qui nous réunissait : mon éducation. 

Mme Nicole attaqua la première sur un point qui ne me semblait pas faire débat : les culottes courtes. 

« Il est bien entendu que tu seras toujours en culottes courtes lors des cours particuliers. »

Ce n’était pas une question mais une affirmation claire et nette de la part de la professeur.

« Bien sûr, Madame ! Je suis toujours en culottes courtes ! » 

« Mais pas pour aller en classe ! Pourquoi, Eric ? » 

« En Seconde, plus aucun élève ne porte de culotte courte, Madame ; je risquerais d’être le seul. » 

«  En 3e, cela devait t’arriver aussi, non ? » 

« D’autres élèves en mettaient encore, mais pas tout le temps. En hiver je restais le seul, c’est vrai. » 

« Tu te sentais ridicule seul en culottes courtes ? » insista-t-elle. 

« Pas vraiment. A la longue, les autres ne faisaient plus attention. » 

« Alors je ne te comprends pas ! Tu te sens bien en culottes courtes, tu en as remis de toi-même et tu les portes tout le temps sauf à l’école. Tu n’es pas cohérent avec toi-même ; tu devrais assumer ! »

J’avais répondu un peu naïvement et Mme Nicole m’avait placé face à mes contradictions. Elle poursuivit : 

« Tu as peur du regard des autres élèves mais à l’extérieur, quand tu sors en culottes courtes, le regard des gens ne te dérange pas ? » 

« C’est moins gênant… plus anonyme. » 

 « Non ! Tu rencontres des personnes que tu connais et là, ça ne te dérange pas. Ils ont toujours eu l’habitude de te voir en culottes courtes, tes camarades aussi ! Il n’y a donc aucune différence. »

Et elle ajouta d’une voix ferme : 

« Que tu le veuilles ou non, tu retourneras en classe en culottes courtes. Cela fera partie des sanctions en cas de résultats insuffisants. » 

Ma mère acquiesça aussitôt. Et Mme Nicole reprit : 

«  Quelle note minimale exigiez-vous de votre fils ? » 

« Au moins douze. En 3e, j’avais placé la barre à treize, mais c’était excessif surtout avec sa faiblesse en maths. » 

« Alors je fixe à douze la note à obtenir ; en-dessous, tu seras puni au martinet. Trois coups par point manquant. »

Mme Nicole nous regarda à tour de rôle. Maman approuva de la tête. Comme je demeurais silencieux, elle me fit signe de parler. 

« Je vous l’ai dit, Madame, fixez vos règles, je m’y plierai. » 

« A la bonne heure ! Mais ce n’est pas tout. Ton orthographe est loin d’être parfaite ! Je ne tolérerai pas plus de cinq fautes dans tout travail écrit quelle que soit la note. Au-delà, ce sera deux coups de martinet par faute. »

Là, je fus surpris. Je faisais peu de fautes, mais c’était surtout de l’inattention en voulant aller trop vite. Je devrai me concentrer davantage sur mes écrits sinon ça chauffera pour moi. 

« Outre le martinet, toute note insuffisante entraînera un travail supplémentaire lui-même noté. De même que chaque punition pour l’orthographe sera suivie d’une dictée notée. » 

Mme Nicole avait énoncé toutes ces règles strictes d’un ton sec et la mine grave. Son visage afficha soudain un sourire. 

« Enfin pour toute note insuffisante, tu passeras une journée de classe en culottes courtes la semaine suivante. » 

Ce fut à mon tour de sourire ; cette sanction était dans la logique des propos de Mme Nicole. 

« As-tu quelque chose à ajouter par rapport à ces règles ? me demanda Mme Nicole. Ou tu les acceptes et elles seront dûment appliquées, ou tu les refuses et nous en resterons-en là. » 

Ma mère intervint : 

« Pour moi, cela me convient tout à fait. Tu réclamais le retour de la sévérité et du martinet, tu es servi ! Même si je dois encore te corriger pour tes notes en classe, je ne suis pas mécontente de laisser quelqu’un d’autre manier aussi le martinet. » 

Ma mère étant d’accord, avais-je le choix ? J’avais promis de me soumettre aux règles de Mme Nicole ; je ne pouvais plus me dérober. 

« Non, j’accepte ces règles ; je m’y étais engagé à l’avance. Je dois apprendre le grec et m’améliorer en français, c’est une nécessité. La discipline et la sévérité ont toujours bien fonctionné avec moi ; j’en ai sans doute encore besoin. » 

« Et bien nous sommes d’accord ! Tu as l’air d’un petit garçon mais tu raisonnes avec bon sens et une certaine maturité. Ta mère me l’avait dit mais je ne croyais pas que c’était à ce point. »

« Nicole, vous a-t-on déjà demandé une certaine sévérité dans vos cours particuliers ? » interrogea Maman. 

« Oui ! Il y a sept ou huit ans avec un petit de 6e… pour le français et le latin. Il était peu attentif et dissipé ; ses parents m’avaient donné l’autorisation de le corriger à la main. J’ai parfois dû lui claquer les cuisses. Ses parents possédaient un martinet et je sais qu’ils s’en servaient de temps en temps. Mais aujourd’hui, c’est la première fois qu’il m’est demandé de punir au martinet, et non seulement par la maman mais aussi par le garçon concerné. Je ne m’en priverai donc pas ! » 

Tout était dit. Je savais à quoi m’en tenir. Une nouvelle page de ma vie allait s’ouvrir devant moi. Il m’appartiendrait par mon travail d’en écrire les péripéties. 

Mme Nicole ne voulait pas perdre de temps. Elle sortit de sa serviette un livre de grec et me le présenta. 

« En grec il faut d’abord assimiler l’alphabet, assez différent du nôtre. » 

Pendant une demi-heure, elle me lut à haute voix les différentes lettres en me les faisant prononcer à mon tour. Puis elle me donna un exercice d’écriture. Tandis que je m’appliquais à les reproduire, elle discuta à voix basse avec ma mère. Puis elle revint à moi et se montra satisfaite de ce premier travail. 

« Nous poursuivrons mardi après-midi. D’ici là, mémorise bien les lettres et entraîne-toi à les écrire ; ce sera ta première leçon notée. » 

« La semaine prochaine, ce sont les vacances de la Toussaint. Nicole se propose de te faire travailler les après-midis pour avancer » indiqua ma mère. 

Une proposition ? En fait on disposait d’une partie de mes vacances. Je n’avais pas à discuter. 

« Et il y aura des leçons à apprendre et des devoirs à faire ? » osais-je timidement. 

« Bien sûr ! enchaîna Mme Nicole. Alors oui ! cours de grec, exercices devoirs en français, et peut-être un peu de latin… Et aussi le martinet si tu n’y mets pas de la bonne volonté. » 

La détermination de Mme Nicole était totale ! J’étais prévenu. 

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4e épisode – Mme Nicole manie le martinet. 

Les premiers cours de grec se déroulèrent dans un climat serein. Je découvrais cette langue, je m’accoutumais à son alphabet et à sa graphie. Mes premiers résultats furent très satisfaisants. 

Mme Nicole mettait de la distance avec moi ; aucune familiarité même si elle me tutoyait. Aucune ambiguïté : elle était le professeur et moi l’élève. Elle parlait avec autorité d’une voix sûre. Je m’appliquais aux travaux écrits qu’elle me donnait. Elle vérifiait si j’avais bien compris et répondait à mes éventuelles questions. 

Si le travail en grec restait forcément léger, ce n’était pas le cas du français. Voyant que nous étudions Corneille en classe, elle me fit travailler « Le Cid » et surtout les « stances de Don Diègue ». Puis elle passa à un gros travail de vocabulaire sur des synonymes dont je devais rechercher les nuances. Ensuite elle me donna une rédaction : je devais replacer ces synonymes, une vingtaine, dans un sujet d’imagination pour le lundi suivant. C’était un travail un peu long et fastidieux mais elle voulait tester ma capacité d’écriture. 

Ce lundi après-midi de « vacances » ne l’était pas moi. Mme Nicole le consacrait entièrement au français. Elle me fit d’abord réciter « Don Diègue ». J’hésitai deux ou trois fois mais elle jugea ma prestation acceptable. Cependant Mme Nicole était pressée de lire ma rédaction. Elle la lut attentivement d’un trait d’abord, puis en l’annotant au rouge. Bientôt son regard se fit plus sombre. 

« Eric, regarde mes corrections ! » 

Mes fautes d’orthographe étaient signalées en rouge. Au fur et à mesure je compris mes étourderies; j’avais mal relu mon devoir. 

« Ton devoir vaut bien douze… Mais combien as-tu fait de fautes ? » 

«  Six, Madame. » 

Un silence plana. Je savais ce que cela signifiait mais n’en laissais rien paraître. 

Mme Nicole ne disait rien non plus. J’eus du mal à soutenir son regard. Puis elle se leva, parcourut les quelques pas qui séparaient la salle à manger du salon et revint vers moi, le martinet dans une main. 

« Six fautes en tout. Tu connais le tarif, Eric ?  » 

« Oui, Madame. Douze coups de martinet » dis-je calmement. 

« Ne perdons pas de temps. Comment ta Maman te corrige-t-elle ? » 

« Je dois me tenir debout sans bouger, mains sur ma tête. » 

« Quand je punissais mes neveux au martinet, je les attrapais par le bras gauche et leur fouettais les cuisses de la main droite ; comme ça ils ne pouvaient m’échapper. Mais toi ce n’est pas pareil puisque tu acceptes cette punition. 

Elle me fit mettre bien droit et me demanda de me pencher en avant jusqu’à ce que mes mains atteignent mes genoux. 

En me courbant je sentis les lisières de ma culotte courte remonter légèrement vers le haut de mes cuisses dénudant une large portion de chair à corriger. 

« J’espère bien que tu ne bougeras pas » lança Mme Nicole. 

J’entendis les lanières du martinet fendre l’air et une douleur subite barra l’arrière de mes cuisses. Je grimaçai m’efforçant de ne pas crier. Les coups se succédèrent espacés de quelques secondes. Bientôt, ma bouche émit de petits « aïe ! » plaintifs même si je demeurais le plus stoïque possible. Près des derniers coups, je me mis à trépigner sous la cuisante morsure des lanières. Mes cuisses brûlaient. 

« Voilà ! Ta punition est finie, Eric. Tu peux te relever. » 

Mme Nicole s’était approchée et, se penchant, elle passa doucement un doigt le long de mes cuisses comme pour apprécier le « résultat ». 

« Ta Maman me l’avait dit ; quand tu reçois le martinet, tu restes assez sage et obéissant. Tu as un peu bougé, mais c’est normal ; ça prouve que le martinet produit son effet. C’est tout ce qu’on lui demande. » 

Nous nous regardâmes dans les yeux; les miens restaient secs. Je m’étais vite ressaisi. 

« Tu n’as pas pleuré. J’ai bien vu que tu prenais sur toi. C’est toute la différence avec un garçon plus jeune qui aurait probablement pleuré, gesticulé, tenté d’échapper au martinet. Toi, tu as intégré cette punition dans ton éducation, tu as même réclamé sa poursuite et tu t’efforces de la subir sans broncher… Jusqu’ici, je me demandais comment tu réagirais. Je te complimente pour ta tenue. » 

« Madame, je vous remercie de m’avoir puni. Nous nous sommes mis d’accord sur des règles et des sanctions ; vous n’avez fait que les appliquer. Je savais à quoi m’en tenir. J’aurais dû mieux relire ma rédaction et vérifier certaines orthographes. Je méritais la punition. » 

Nous nous remîmes au travail comme si de rien n’était. Mme Nicole n’avait pas raccroché le martinet et l’avait simplement posé sur la table. Nous nous replongeâmes dans Corneille et la compréhension de ses pièces. 

Quand ma mère rentra, elle trouva le martinet décroché et comprit tout de suite. 

« Six fautes d’orthographe dans sa rédaction, expliqua Mme Nicole. Vous aviez raison : ce ne fut qu’une formalité. » 

En m’embrassant, ma mère jeta un coup d’œil à mes cuisses. 

« On voit bien que mon garçon a été corrigé au martinet. Vous avez fait la dictée de rattrapage ? » 

« Non ! J’attendais votre retour. » 

Mme Nicole avait tiré un texte d’un livre de Marcel Pagnol. Je suivis sa lecture avec concentration et je notais soigneusement les phrases au fur et à mesure. Heureusement j’avais déjà lu Pagnol et vu certains de ses films au « Ciné-club » avec ma mère, très cinéphile. 

À la fin, Mme Nicole me laissa du temps pour relire. J’étais assez confiant. Avec raison car je n’avais que quatre fautes d’usage, ce qui me valut un seize. 

Cette fois, le martinet resta au repos. 

« Suite à ta punition, tu devras passer un jour de classe en culotte courte après les vacances » rappela ma mère. 

« Demain, ce sera la journée des langues mortes, grec et latin, précisa Mme Nicole. Nous continuerons la découverte du grec et je verrai ce que tu vaux en latin. »  

Ce sera une autre péripétie, me dis-je.

(A suivre)

Illustrat. : 1) Unkb – 2) Alan Lawrence

 

 

 

9 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Cambaceres. D’abord je m’incline bien bas devant vous pour 2 raisons, l’impressionnante culture qui est la vôtre et votre stoïcisme : réclamer le martinet, ce n’est pas donné à tout le monde et surtout pas à moi. « Discipliner le corps pour discipliner l’esprit » :quel courage ! Il est vrai que « effrayé par un futur incertain », ces châtiments vous permettaient sans doute de vous croire encore jeune adolescent. L’autorité, sévère mais mesurée de votre répétitrice, l’affection de votre mère qui ne vous a jamais manqué, expliquent peut-être ce courage : »je voulais absolument être puni: expier mon travail insuffisant ». Comme nous sommes loin des méthodes contemporaines ! Attention, rigueur réflexion, sérieux, obéissance, pas de nonchalance ni de devoir bâclé, voilà vos valeurs auxquelles je souscris entièrement. Mais vous avez recueilli les fruits de cette discipline que vous avez réclamée. Votre prise en main par Mme Nicole D, votre préceptrice, par ailleurs exigeante et se gardant de toute familiarité, n’y sont certes pas pour rien, mais si de votre côté vous n’aviez pas accepté cette éducation »spartiate », vous ne montreriez pas aujourd’hui, avec une étonnante modestie, l’ampleur de votre culture. Je suis confondu par autant de courage et votre témoignage devrait ouvrir les yeux à ceux qui prétendent que les châtiments corporels dans l’éducation, y compris le martinet, donnés avec tact et mesure dans un climat d’affection, sont « traumatisants »! Au lieu de cela, c’est le laxisme qui prévaut dans tous les domaines. Inutile de les citer, il suffit de suivre l’actualité. Encore merci pour ce talentueux récit et félicitations pour votre exemplaire courage. Cordialement. CLAUDE.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Vous évoquez mon « courage ». Certes ! Mais était-ce courageux de demander à sa mère de continuer à être puni au martinet pour ses mauvais résultats scolaires en lettres alors qu’ils auraient dû être bien meilleurs ? A l’époque, avec mon état d’esprit, habitué à ce type de sanction qui avait fort bien fonctionné jusque-là, cela ne m’a pas paru courageux mais naturel ! C’était à moi de m’excuser pour ces notes calamiteuses surtout dans une de mes matières de prédilection ; et j’étais très orgueilleux, c’était mon principal défaut (qui s’est arrangé avec l’âge !). Et puis je baignais dans une éducation catholique très traditionnelle aux valeurs bien affirmées (mais pas aussi puritaine que dans les pays anglo-saxons ou scandinaves). De plus, le collège que je fréquentais accueillait des fils de familles « bourgeoises », de commerçants, de cadres, de professions libérales et d’employés. Venant de ce dernier milieu, ma mère voulait que je me hisse au niveau des autres, d’où aussi ses exigences.
      Assurément, les temps ont changé, le mythe de « l’enfant roi » est passé par là. Il faut un minimum de discipline qui n’existe plus pour pas grand monde. Pourquoi les enfants seraient-ils disciplinés quand les adultes ne le sont pas eux-mêmes ? Les dites « incivilités » (bel euphémisme !) ne sont pas que le fait des jeunes. L’Etat de droit, qui m’est si cher, a hélas reculé dans la société. On réclame l’application de la loi… pour les autres, mais pas pour soi. L’école, elle-même, n’est pas exempte de critiques ; elle édicte des règles mais n’aime guère qu’on lui rappelle que celles-ci doivent se conformer à l’Etat de droit et à la hiérarchie des normes. Et voilà ! Le juriste a encore pris le dessus sur l’enseignant ! C’est ce qui arrive quand on a connu et accepté une éducation rigoureuse et stricte, et qu’on se retrouve dans une société quelque peu « chaotique ».
      Amicalement. Cambaceres.

  2. Laurent dit :

    Bonjour Cambacéres,
    Merci pour cet intéressant récit.
    Je dois cependant avouer qu’il me trouble beaucoup. Non pas sur le plan des coups de martinet eux-mêmes, mais plutôt sur les autres obligations : les culottes courtes et les leçons particulières. Mon frère et moi en avons porté en classe jusqu’à la 3è quand le temps le permettait, et nous passions l’intégralité des 2 mois et 1/2 des grandes vacances en short et nu-pieds dans des tongs. Cela ne nous plaisait guère, surtout vis-à-vis des copains qui restaient en pantalon dès la 6è et en été, mais nous n’avions pas le choix ! Et si nous devions faire nos devoirs avec sérieux et application, nous devions aussi être autonomes; j’aurais mal supporté d’avoir quelqu’un sur le dos quand je les faisais. Le souvenir de mon copains Emmanuel assujetti à un minimum de 2 heures de devoirs de vacances par jour m’avait frappé. Et à partir de la 2nde, nous avons été internes (car nous habitions à la campagne et le lycée était loin en ville), et là plus de short et autonomie totale pour le travail.
    Je suis donc fort surpris que vous ayez aimé être en short et recevoir des leçons particulières. Cela ne m’aurait pas plu du tout. Mais je respecte vos goûts!
    Une question: à quelle époque remonte votre histoire ?
    Bien cordialement. Laurent

    • cambaceres dit :

      Bonjour Laurent,
      Mes récits se situent entre 1966 et 1971, de mes onze ans à mes seize ans. La culotte courte était alors assez courante même si de la 6e à la 3e le nombre de garçons en portant allait en diminuant. Mon collège n’était pas encore mixte et n’accueillait que des garçons, ce qui, je pense, encourageait les parents à maintenir les culottes courtes. Lorsque j’étais en 3e, trois ou quatre élèves de seconde en portaient encore, mais pas en permanence.
      Ma mère aimait beaucoup m’habiller en culottes courtes et ça ne me gênait pas ; cependant, certains camarades étaient pressés de les délaisser. En 3e j’ai connu un redoublant qui mettait encore des culottes courtes ; il avait passé son B.E.P.C. dans cette tenue et n’avait que rarement porté un pantalon. Il m’a avoué qu’il aimait avoir les cuisses nues et cela l’arrangeait de voir d’autres élèves dans la même tenue.
      Quant aux particuliers, ce n’était pas inhabituel à cette époque-là. Mais ce fut exceptionnel pour moi. D’une famille plutôt littéraire, mon oncle m’avait conseillé d’apprendre le grec. C’était impossible en classe car je faisais déjà de l’allemand, du latin et de l’anglais. Il ne restait que les cours particuliers. Malheureusement, ceux-ci arrivèrent en même temps que mes débuts médiocres en seconde littéraire. J’avais été habitué à une certaine sévérité ; elle s’est simplement prolongée y compris pour ces cours. Je me sentais encore enfant et petit de taille, aussi la culotte courte n’était pas un problème ; c’était le regard que les autres élèves porteraient sur moi qui pouvait l’être. Mais j’étais prêt à l’assumer sachant qu’au bout de quelques jours on oublierait.
      Je comprends tout à fait qu’un garçon n’aime pas cela et je n’en voulais pas à mes copains qui cessaient d’en mettre.
      Amicalement. Cambaceres.

      • Laurent dit :

        Bonjour Cambaceres,
        Merci pour ces précisions. Vos souvenirs remontent aux années 60, les miens aux années 70 où une permissivité s’était introduite, qui faisait que la sévérité pouvait paraître plus pesante à ceux qui y étaient soumis par rapport à leurs copains plus libres.
        Donc, ceux qui étaient en short comme mon frère et moi l’étaient généralement par obligation parentale, et pouvaient se sentir gênés par rapport à ceux qui n’y étaient pas obligés. De même pour les traces rouges qui restaient visibles à l’arrière des cuisses qui renseignaient tout de suite !
        Je vois par ailleurs que les cours que vous suiviez correspondaient au souci d’apprendre une matière non enseignée au lycée. Il ne s’agissait donc pas de vous imposer une préceptrice pour vous mettre la pression. Ce système peut convenir à certains, mais pour d’autres, il peut soit les braquer, soit les installer dans un environnement trop protégé qui leur fait perdre leur autonomie (cas d’un copain très encadré jusqu’à la 3e et qui en 2nde, à l’internat, s’est laissé vivre et a redoublé 3 fois !).
        En tout cas, merci de partager vos souvenirs de jeunesse, dont nous gardons tous la nostalgie, même quand ils consistent en des fessées ou des coups de martinet !

        • cambaceres dit :

          Bonjour Laurent,
          Votre remarque sur les années « soixante-dix » est très juste ; on sentait cette évolution. Effet de « mai 1968″ oblige ?
          Cependant durant l’année 1972/73 lorsque j’étais en 1re , j’ai le souvenir du petit frère d’un camarade de classe, élève de 5e, qui a porté toute l’année, même en hiver, des culottes courtes.
          J’ai commencé à enseigner en février 1980 et, dès le printemps, des élèves de 4e ont troqué leurs pantalons pour des bermudas et, pour au moins trois d’entre-eux, de vraies culottes courtes mi-cuisses. En 2e à l’automne, un de mes élèves venait parfois encore en bermuda.
          Bien plus tard, en 1998, plusieurs élèves ont mis des bermudas au printemps, et un élève de parents portugais est même venu avec une culotte courte en velours mi-cuisses.
          Cette année à la rentrée, l’établissement privé a imposé un nouveau règlement interdisant à mots couverts, sans les désigner, shorts, bermudas, et même survêtements. De nombreux élèves en étaient mécontents. Ils s’en sont ouverts auprès de moi. J’ai bien précisé que ces dispositions réglementaires étaient évidemment illégales au regard du droit pour défaut de base légale, violation des articles 4 et 5 de la « Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen » qui a valeur constitutionnelle, et infraction à l’article L.132-1 du Code de la Consommation en tant que clauses abusives. Si chacun établit ses petites lois dans son coin, où va-t-on ?

  3. claude dit :

    Bonjour Cambaceres. Le martinet contibue à discipline le corps en disciplinant l’esprit dite vous. O combien je vous approuve! J’ajouterai même que le martinet peut pour ceux qui en font volontairement le choix: il peut élever l’âme au-dessus des pulsions charnelles que certains, comme c’est mon cas considèrent comme une souillure de l’âme. Je suis sans doute un cas d’espèce ! Mais,après tout, ce n’est pas plus contestable, dès lors que c’est consenti que de discipliner l’esprit par le corps. Amicalement. CLAUDE.

    • cambaceres dit :

      Bonjour Claude,
      Je vois que mes récits vous font toujours réagir. Ce lien entre discipline du corps et discipline de l’esprit, je ne l’ai vraiment réalisé qu’en 4e quand ma mère dépressive semblait prête à renoncer à sa sévérité. Avant le martinet, de simples claques sur les cuisses lui suffisaient pour me punir. Avec le redoublement de ma 6e, elle voulut une punition plus persuasive et le martinet d’usage tellement courant à l’époque lui parut s’imposer. Plus tard, elle m’avoua qu’elle avait remarqué mon trouble dès que je voyais un martinet et elle savait que la plupart de mes copains le recevait depuis longtemps ; elle me rappela qu’une fois dans un magasin de jouets, les voyant se balancer au plafond, j’avais dit : « pour les enfants qui le reçoivent, ça n’a rien d’un jouet ; ce sont les parents qui jouent avec ».
      J’avais trouvé normal et logique d’être puni au martinet par ma mère. Comme prévu, il s’avéra plus mordant que les claques et finalement efficace.
      C’est vrai que voyant que je travaillais moins bien durant sa dépression et que je n’arrivais pas à lui faire plaisir, je lui réclamais le maintien de sa sévérité. Elle n’accepta qu’après réflexion et parce que, comme vous le faites remarquer, c’était devenu mon choix. Et je l’ai assumé ! A commencer par ma décision de rester en culottes courtes en permanence. En 6e, au début du martinet, ma mère m’avait dit qu’avoir les cuisses nues me rappellerait ce qui les attendait, ce qui était vrai. Et tant que ma mère et moi avons jugé que le martinet avait toujours sa place dans mon éducation, les culottes courtes restèrent d’actualité, ce que ma petite taille facilitait.
      C’est vrai qu’à partir de cette décision, mûrement réfléchie de ma part, ma mère revint à sa sévérité initiale et qu’elle l’appliqua fermement sans hésitation, mais puisque je l’avais réclamé sans aucune colère ni même remontrances, une sorte de justice entre nous d’un commun accord.
      Amicalement
      Cambaceres

  4. labradorinfo dit :

    Pour moi la fessée tout nu au martinet est la punition la plus sévère . En général elle est suivie d’une mise au coin tout nu avec les mains sur la tête.

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