La fessée appliquée

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En Seconde, le martinet reprend du service – 2e partie

Waldo 3-1

Par Cambaceres

5e épisode : « Sois sage Ô ma douleur ! » 

J’avais de nouveau reçu le martinet ! Cela ne m’était plus arrivé depuis cinq mois. La dernière fois, je ne m’étais même pas dit « c’est fini ; ça n’arrivera plus ». Ni ma mère ni moi n’avions abordé le sujet. Le martinet restait à sa place et l’on ne faisait plus attention à lui. J’avais compris que ma mère ne comptait plus l’employer. Il avait fallu mon imbécile orgueil blessé par mes résultats insuffisants en français pour me rappeler que le martinet avait été spécialement acheté pour me punir de mes mauvaises notes. 

J’avais remis des culottes courtes ; je m’étais senti redevenir un petit garçon ; ma volonté de punition avait été la plus forte. Il en avait toujours été ainsi. Cette solution s’était naturellement imposée à moi. Bien que réticente au départ, ma mère s’était finalement laissée convaincre de recourir à nouveau au martinet. 

J’avais oublié qu’entretemps, ma mère avait fait appel à Madame Nicole, professeur de grec, pour des cours particuliers en grec et de soutien en français. Je subodorais immédiatement qu’avec cette femme d’âge mûr d’allure respectable, les leçons seraient données dans une atmosphère particulière de sévérité. 

Après avoir réclamé moi-même le retour du martinet, ça me paraissait évident, de même pour ma mère bien qu’elle n’en eût fait aucune allusion. Mme Nicole avait fixé le barème de l’usage du martinet. Elle n’avait pas hésité à le manier une première fois pour une faute d’orthographe de trop. 

Mme Nicole m’avait sévèrement fouetté et cette première correction avait été plutôt douloureuse. J’avais serré les dents pour ne pas trop le lui montrer. Cependant mes cuisses gardaient l’empreinte des lanières de cuir en rouge vif. Le lendemain matin, comme je devais faire des courses, bien que les stries s’estompent graduellement, elles n’en étaient pas moins encore visibles.

 Faisant fi de ma honte, je sortis en culotte courte. Nos commerçants habituels n’y prêtèrent aucune attention. Mais en quittant la boulangerie, je croisai une dame et ses deux filles. L’une d’elles attira l’attention de sa sœur : 

« Oh regarde ! On dirait que le petit garçon a reçu le martinet ! » 

« Petit garçon »… l’expression dans la bouche de ces filles me fit sourire. J’étais plutôt petit, en effet, et en dépit de mes quinze ans, il était normal qu’avec ma culotte courte je passe pour un petit garçon en âge de recevoir le martinet. Mais n’était-ce pas précisément l’état d’esprit qui m’habitait. 

En fin de compte, c’était une position confortable. Un « petit garçon » n’a qu’à se laisser vivre ; il n’a pas à se soucier de grand-chose. Certes il doit obéir à ses parents, aux adultes, faire ce qu’on lui demande ; mais c’est dans la nature des choses. À l’époque, continuer à vivre comme un enfant, ne m’occuper que de mon travail scolaire, rester en culottes courtes, ça me convenait tout à fait et ça me rassurait. Quant aux punitions au martinet, je les considérais comme un moindre mal nécessaire. 

À mon arrivée, Mme Nicole ne manqua pas de vérifier l’état de mes cuisses. 

« C’est bien ! On voit moins les marques qu’hier soir. Espérons pour toi que je n’aie pas à utiliser le martinet aujourd’hui. À toi de te montrer assidu au travail »

Le cours de grec se passa sans incident, quant au latin, ce fut une autre affaire ! 

Mme Nicole me posa des questions de grammaire et de vocabulaire à partir d’un texte. Certaines de mes réponses la déçurent. Elle me fit réviser déclinaisons et conjugaisons d’un air réellement agacé. Puis elle donna une version à réaliser tout de suite. 

« Sans dictionnaire ni grammaire ! » exigea-t-elle. 

Je peinais à avancer trébuchant sur la traduction. Je sentais la menace se préciser. Au retour de ma mère, j’étais loin d’avoir terminé. Mme Nicole m’accorda un quart d’heure supplémentaire tandis qu’elle se plaignait de mon faible niveau en latin. 

« Huit ! » clama-t-elle en brandissant mon devoir. Cela équivalait à la sanction. 

« Vous aviez malheureusement raison, soupira ma mère en me jetant un regard navré. Nicole, punissez Eric sans attendre. » 

Mme Nicole prit le martinet et m’ordonna de me pencher en avant comme la veille, jusqu’à ce que l’arrière de mes cuisses s’offre à elle de façon satisfaisante. Ma mère s’installa dans le canapé pour assister à ma correction.

« Je suppose que tu as fait le calcul, Eric. Douze coups de martinet comme hier. » 

Le premier coup me surprit, m’arrachant un cri. La douleur avait été fulgurante. Mais je me repris vite et serrai les dents pour éviter de geindre à chaque coup. Il était évident que ma professeur me fouettait plus sévèrement que la veille. Voulait-elle sans doute se montrer convaincante devant ma mère ? Cependant, la brûlure des lanières était telle que je remuais quand même les jambes, mes yeux s’embuant de larmes. 

Les douze cous appliqués, je me mis à frictionner vivement mes cuisses endolories tandis que ma mère commentait le déroulement de la correction. 

« Nicole, votre façon de mettre mon garçon en position pour le corriger est très intéressante ! Il devient impossible d’échapper au martinet. J’ai aussi remarqué que vous appuyez chaque coup mais en l’espaçant nettement du suivant. Dans l’intervalle, la douleur a le temps de se dissiper laissant au puni le temps de comprendre la raison pour laquelle on le corrige. » 

« Sincèrement, je ne pensais pas avoir punir Eric aujourd’hui. D’après son premier devoir en classe, il me paraissait avoir un meilleur niveau en latin. » 

Tout en écoutant, je m’essuyais les yeux et reniflais. 

« Eric, va dans la salle de bain te passer de l’eau sur les cuisses ; ça les rafraîchira » me dit ma mère. 

Quand je revins, Mme Nicole saisit mon menton pour relever ma tête. 

« Je sais, tu as mal aux cuisses, mais ça va passer. Même sans grammaire ni dictionnaire il y a des fautes que tu aurais pu éviter… Demain nous ferons du grec, un peu de latin et de la poésie. » 

« Et tu auras intérêt à t’appliquer, mon garçon ! ajouta ma mère. Tu as pu sentir que Nicole sait fort bien manier le martinet. Et je l’encourage à ne pas s’en priver. Tu as réclamé son retour ; tu l’as ; tu le recevras chaque fois que tu le mériteras. » 

Visiblement ma mère considérait de nouveau que le martinet m’était indispensable ; d’autant plus qu’elle laissait à quelqu’un d’autre le soin de s’en servir.

 


Damian -interpret.

6e épisode – Encore le martinet et… une surprise

Déjà deux après-midi de cours particuliers et le martinet a été activé deux fois sur mes cuisses. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Mme Nicole elle-même s’interrogeait.

« Deux séances de martinet en deux jours, tu fais fort, Eric ! Moi, je me contente de l’administrer, mais c’est toi qui le reçois. Je comprends ton besoin de discipline mais j’espère que tu ne le fais pas exprès. »

« Madame, avais-je l’air de m’amuser quand vous me corrigiez au martinet ?  »

« Non, pas vraiment ! Mais fais des efforts alors ! Obtenir douze, ce n’est pas si difficile ; tu avais de bons résultats en 3e. Tu as entendu ta mère hier soir ? Je ne dois pas te ménager et je ne te ferai pas de cadeau ! C’est clair ! J’attends du travail et des résultats comme je l’exige de tous mes élèves ! »

Le ton était impératif et n’attendait aucune réplique. J’acquiesçai de la tête.

Toujours est-il que ce discours sembla porter ses fruits. Ce jour-là, tout se passa sans anicroche. Je puis dire une journée sans martinet ! Ma mère en fut ravie.

Le lendemain, le grec ne me posa aucun problème. En revanche, ce fut plus laborieux en latin. Mme Nicole s’agaçait de mes hésitations et de mes erreurs. Sa réaction fut aussi rapide qu’énergique. Elle se leva, décrocha le martinet, m’attrapa fermement par le bras et m’appliqua vivement quelques volées cuisantes sur le haut de mes cuisses qui m’extirpèrent de petits cris. Ce changement de tactique m’avait pris au dépourvu.

« Ceci n’est qu’un avertissement, Eric ! Désormais je te punirai de cette façon ! Ce sera un simple avant-goût de la sévère correction que tu recevras en cas de mauvaise note. Et maintenant au travail ! »

Ma professeur exprima sa colère en me donnant un thème latin à exécuter immédiatement avec l’aide d’une grammaire et d’un dictionnaire.

Le texte était dense et assez difficile. Je me perdis dans les méandres grammaticaux. Mme Nicole me signifia qu’il ne valait pas plus de neuf.

De retour, ma mère fut informée de la punition d’avertissement.

« Vous avez bien fait, Nicole ! Moi-même il m’est arrivé d’utiliser le martinet à titre préventif lorsque je vérifiais son travail ou lui faisais réciter ses leçons. »

A nouveau, je dus me soumettre au martinet, buste ployé et mains sur les genoux, bas de culotte retroussé, mes cuisses nues bien offertes aux lanières. Mme Nicole ne m’administra que neuf coups, certes, mais elle les asséna à toute volée sur mes cuisses déjà brûlantes. Cette seconde fouettée n’en fut que plus cuisante ; le pourtour de mes cuisses étaient en feu.

Cette fois, j’appréhendais le vendredi. Je devais rendre un devoir sur Corneille et deux devoirs supplémentaires de latin, une version et un thème.

Le cours de grec ne fut qu’une formalité. La suite m’inquiétait davantage. J’avais trouvé les devoirs assez ardus et je soupçonnais Mme Nicole de me donner des travaux d’un niveau supérieur au mien. En outre, elle s’était révélée rigoureuse dans ses corrections.

Ma version latine, qualifiée « d’honorable », me valut un treize. Le thème ne fut gratifié que d’un petit onze. A la mine sévère qu’arbora le visage de ma professeur en me remettant ma dissertation sur Corneille sanctionnée d’un dix, je sus instantanément ce que ça signifiait pour moi.

« Mon garçon, ta version latine ne sauve pas le reste, malheureusement pour toi. Nous allons d’abord passer à la correction des devoirs avant de nous occuper de tes cuisses. »

Elle me montra les erreurs que j’avais faites et m’expliqua patiemment ce qui n’allait pas. Je comprenais mieux.

Au ton de sa voix, je compris qu’il était inutile de récriminer. Elle prit son temps pour m’expliquer patiemment mes erreurs tandis que la sensation d’un fourmillement sous ma culotte courte gagnait le haut de mes cuisses.

« Bien ! Eric, maintenant nous allons passer au martinet. Neuf coups comme hier» annonça Mme Nicole le visage impassible.

La posture de punition à prendre m’était désormais familière. Mme Nicole mania le martinet vigoureusement. Ses coups étaient bien espacés, s’abattant alternativement sur l’une et l’autre cuisse avec un claquement sec. Je tressautais à chaque morsure des lanières tout en serrant les dents et en m’efforçant de ne pas me redresser pour garder les jambes les plus droites possibles sans les écarter.

Quand ma mère arriva, j’étais encore en train de frictionner mes cuisses. Ma professeur l’informa du nouvel usage du martinet.

« C’est insuffisant mais ses notes semblent s’améliorer, constata ma mère. Il a atteint la moyenne ; le martinet remplit donc son office. »

Et se tournant vers moi elle ajouta :

« Tu avais raison, Eric. Tu as vraiment besoin du martinet pour te stimuler. Tu es en progrès ; mais il te faudra persévérer. Nicole et moi n’allons pas nous priver de ce précieux instrument d’éducation. »

« En tout cas, intervint Mme Nicole, il a tenu parole. Il a promis qu’il respecterait les règles fixées et chaque fois qu’il a mérité le martinet, il s’est docilement laissé corriger. »

« Le point positif est qu’il s’en sort assez bien en grec, apprécia Maman. C’était l’objectif de départ. »

« C’est normal ; il découvre la langue et son écriture. Toutefois, attendons le moment d’aborder la complexité grammaticale » nuança Mme Nicole.

« Demain, c’est la Toussaint ! Nicole, si vous veniez dimanche à la maison pour déjeuner ? proposa Maman. Il faut fêter cette semaine de travail. Vous avez su prendre en main mon garçon. Eric a gagné un peu de martinet, certes, mais aussi et le droit de passer une semaine de classe en culotte courte. »

Mme Nicole nous retrouva à l’église pour la messe du dimanche. J’avais bien sûr revêtu mon costume de flanelle gris clair. Elle déclara que je faisais ainsi un garçon « superbe » !

« Sa culotte courte dépasse à peine de la veste. C’est un garçon très mignon ! »

Je dois dire qu’avec mes chaussures basses et mes socquettes blanches, mes jambes étaient presqu’entièrement nues des chevilles aux cuisses en passant par mes mollets. On pouvait même deviner quelques stries fines de ma dernière correction au martinet.

A la maison, Mme Nicole sortit un paquet d’un sac et me le tendit.

«  Un petit cadeau pour toi, Eric ! »

Impatient, j’enlevai le papier cadeau et… surprise, ce n’était pas un livre mais… deux culottes courtes ! Une grise à fines rayures en flanelle et une autre bleu marine en velours côtelé.

« Je les avais achetées il y a deux ans en Angleterre pour le plus jeune de mes neveux, mais elles ne lui allaient pas ; il avait grandi. »

« Elles m’ont l’air parfaites ! dit ma mère. Et à sa taille ! »

En voyant votre garçon, j’ai su tout de suite qu’elles lui iraient. Je les ai simplement ajustées à la bonne longueur.

Je ne perdis pas de temps à essayer ces deux culottes. Me regardant dans un miroir je me dis que le mot « longueur » n’était pas approprié tant elles étaient courtes, autant que celle de mon costume. Les lisières couvraient à peine le haut de mes cuisses. Autant dire qu’elles étaient nues à partir  de l’aine ! Cependant, je ne me fis pas faute de remercier ma professeur.

Ma mère me complimenta pour ces nouvelles tenues.

« Toi qui apprécies les culottes courtes, te voilà gâté ! Je te trouve splendide. Tu pourras mettre la grise pour retourner en classe. »

A 15 ans, vêtu d’une culotte aussi courte, j’étais certain de me tailler un franc succès auprès de mes camarades !

 Janus.4,X 1-17e  épisode : retour en classe en culotte courte

A la fin des vacances de la Toussaint, je retournais en classe vêtu de la culotte courte grise à fines rayures que Mme Nicole m’avait offerte. Mes cuisses nues ressentaient la fraîcheur automnale, mais je n’étais guère frileux. Je n’avais même pas mis de chaussettes hautes comme en hiver mais de simples socquettes.

Bien que ses lisières ultra courtes laissaient la presque totalité de mes jambes à nu, cette culotte m’allait comme un gant et je m’y sentais à l’aise. Mais la porter au lycée était tout de même moins réjouissant.

Mes copains m’accueillirent avec des sourires. Certains avaient porté des culottes courtes jusqu’en 4e ou en 3e et connaissaient ma prédilection pour ce genre de vêtement.

J’eus droit à quantité de remarques, les unes amicales, comme «  Ah ! Eric, décidément ça te plaît les culottes courtes et tu ne peux pas t’en passer ! »…  « Comme tu n’es pas très grand il faut reconnaître que celle-ci te va bien »… Mais d’autres plus acides, comme « Hé, tu te trompes de classe, Eric, ici on est en Seconde pas en 6e ! »… « Tu n’as plus l’âge de porter ça, c’est ridicule ! »… « Ouais, les mini-jupes, c’est pour les filles ! »

Bref, comme en 3e, on finit par oublier ma tenue et on me laissa tranquille.

J’avouai à mes meilleurs copains que j’en portais en dehors de l’école mais comme mes résultats n’étaient pas fameux, ma mère avait décidé de me punir en m’envoyant en classe dans cette tenue. Ils comprirent. Ils savaient que je recevais encore le martinet mais n’en firent aucune allusion. L’un d’eux en avait fait aussi l’expérience. Je pris moi-même l’initiative.

« Je crains que d’ici peu vous puissiez encore admirer la décoration de mes cuisses. »

« Tu reçois encore le martinet à 15 ans ! » s’exclama l’un d’eux.

Devant leurs mines effarouchées, je le reconnus tout net.

« Vous le savez bien ! Quand je suis en culottes courtes, le martinet est ma seule punition. Allons ! ne faites pas cette tête-là ! Je n’en fais pas une maladie ; ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Et puis cette fois, ce n’est plus trop ma mère qui me punit mais l’enseignante qui me donne des cours particuliers de lettres. De toute façon, c’est une méthode qui a toujours bien fonctionné avec moi ; j’étais quand même dans les premiers en 3e rappelez-vous ! »

« Que ta mère te donne le martinet, passe encore, mais… une étrangère ? » s’étonna, Philippe, le plus jeune d’entre nous.

« Toi, tu nous as toujours affirmé que ta professeur de chant et de musique te menait à la baguette, répliquai-je à Philippe ; et ce n’était pas au sens figuré ! »

« Ouais ! c’est vrai… Juste quelques coups de règle sur l’arrière des cuisses. Mais ce n’est pas la même chose. Accepter des coups de martinet, ce n’est pas pareil » se défendit-il.

Je leur fis remarquer que tous étaient encore en culottes courtes en 4° et même, pour l’un d’eux, jusqu’à son B.E.P.C. Il en mettait encore mais pas en classe.

« Philippe, tu pourrais faire un effort et venir toi aussi en culotte courte d’autant que tu es le plus jeune de nous tous. Je t’ai déjà vu en porter vu à l’extérieur. »

Il nous regarda avec un sourire un peu gêné. Je n’insistai pas.

Les yeux de quelques-uns de mes professeurs accrochèrent bien mes cuisses nues, mais dans l’ensemble tous observèrent une grande discrétion à mon égard.

Dans la cour de récréation, je me sentis en compagnie car je n’étais pas seul en culottes courtes. Une bonne dizaine d’élèves de 3e montraient aussi leurs cuisses sans le moindre complexe.

Benoît, un de mes anciens camarades qui avait hélas redoublé sa 4e vint me voir. Il était accompagné d’un autre élève, encore un « Philippe », un petit blond châtain également en culotte courte.

« Encore en culotte courte ! Décidément tu y tiens ! »

Je lui expliquai la situation.

« En somme ça ne te dérange pas trop même si ta mère t’oblige à en mettre aussi en classe. Et puis tu ne fais rien à moitié ; ta culotte est vraiment courte. »

« Tu m’as déjà vu avec une culotte courte longue ? Tu les as abandonnées trop vite Benoit ; tu étais très élégant. »

« J’étais devenu trop grand et ma petite sœur se moquait de moi. Et puis tu sais bien que les culottes courtes ont des avantages pour les parents. Pense à Pierre et à Olivier… et à toi aussi. »

Les camarades dont il parlait avaient, tout comme moi, subi des corrections au martinet et, vêtus de culottes bien courtes, ils avaient connu la honte d’exhiber leurs cuisses nues visiblement zébrées de rouge. Quant à Benoît, ce n’était pas le martinet qui lui avait rougi les cuisses, mais de bonnes claquées de la main. Depuis qu’il restait en pantalon, il prétendait ne plus en recevoir, mais j’en doutais.

« Les culottes courtes, ça ne m’ennuie pas trop. Mais tu as raison, elles facilitent les punitions, nous en savons quelque chose. Bientôt, vous pourrez en apercevoir les effets »

Benoît acquiesça puis il se tourna vers le « petit Philippe » et ajouta :

« Tu vois, tu n’as pas à rougir d’être en culotte courte. Eric, lui, ça ne le gêne pas. »

« Tes parents t’obligent à porter des culottes courtes ? » lui demandai-je.

« Ma mère trouve que j’en ai encore l’âge et la taille et que je suis bien mieux en culotte courte qu’en pantalon. Mon père en a mis jusqu’à quinze ans, alors ça ne le dérange pas. Il dit que le choix de mes vêtements, c’est l’affaire de ma mère. Et moi, je n’ose pas dire non à ma mère. »

« Je sais ce que c’est ; ma mère est pareille et j’aime bien lui faire plaisir. Au fond, pour ta maman, tu es encore son « petit garçon » et tu ne veux pas la décevoir, n’est-ce pas ? »

Philippe acquiesça.

« Tu sais, Philippe, tu n’as pas à rougir. La culotte courte te va très bien. On n’a qu’une enfance, il ne faut pas vouloir la quitter trop vite » dis-je, exprimant sincèrement mon sentiment.

Je vis une lueur briller dans les yeux de Philippe et un sourire fleurir sur son visage. Il était un peu plus petit que moi et faisait bien plus jeune que ses treize ans et demi. Il possédait encore une allure d’enfant et je comprenais sa mère.

« Moi, j’aime bien être en culottes courtes ; ça cultive ma différence, dis-je. Et je n’ai pas honte d’en porter encore. Et puis, si ça fait plaisir à ta maman, n’hésite pas ! Fais comme moi, ignore les moqueries des autres ; ils se lasseront vite. »

Durant la semaine de classe passée en culotte courte, je me rendis trois fois chez Mme Nicole. Par chance, il n’y eut pas de martinet cette semaine-là. Ma professeur semblait satisfaite de mes efforts. Mais elle m’avait laissé beaucoup de travail pour la semaine suivante. Ma mère et Mme Nicole s’enquirent des réactions de mes camarades par rapport à ma tenue.

« On s’est moqué de moi, bien sûr… au début. Mes copains m’ont bien défendu et on m’a laissé tranquille. D’ailleurs en récréation des élèves de 3e étaient aussi en culottes courtes. »

« Finalement ce n’était pas si terrible comme punition, estima ma mère. Et si tu passais aussi la semaine prochaine en culotte courte ? »

« Maman, ce n’est pas dans les règles qu’on a fixées. Je verrai moi-même. »

« Ne forçons pas. Avec moi, il sera de toute façon en culotte courte » intervint Mme Nicole avec ironie.

En vérité, cette semaine de classe en culotte courte ne m’avait pas déplu même si je l’appréhendais. J’en sortais rassuré, rasséréné. Cela m’était désormais égal d’en porter aussi au lycée. Mais je ne voulais pas l’avouer, par principe. Je préférais décider moi-même ou y être forcé par une punition selon les règles prévues.

(A suivre...)

Illustr. : 1) Waldo – 2) Damian – interpret. – 3) Janus

 

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