La fessée appliquée

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En souvenir du Chalet Le Praz Fleuri

Barry Blair

Par Jean de Paris

Avant-propos du blog

Ce témoignage est pénible, le directeur de cet établissement étant véritablement une « brute » qui abuse cruellement de sa position. A l’évidence on est aux antipodes d’une méthode d’éducation. Alors, publier ou non ce douloureux témoignage ? Soit  le censurer ou non ? Telle n’était pas la question posée par son auteur en le rédigeant pour le blog. Dont acte. En le publiant, il ne s’agit nullement de faire l’apologie de la violence, mais de permettre à son auteur de partager un vécu douloureux.

* * * * * *

Nous étions en 1955 et j’avais 12 ans.  Cet été-là, revenant de vacances sur la Côte d’Azur, ma mère avait fait venir notre médecin de famille car elle me trouvait fatigué malgré le beau bronzage obtenu au soleil d’été, ma cuti était positive. Notre médecin avait prescrit une cure de quelques mois au grand air à la montagne. Le Chalet Le Praz Fleuri, une maison d’enfants pour garçons en Haute Savoie, pouvait m’accueillir.

C’était une belle propriété qui consistait en deux bâtiments proches l’un de l’autre. L’un était la maison du directeur et l’autre réservé aux enfants et qui comprenait les dortoirs, la salle à manger, la salle de douches, les sanitaires et l’infirmerie. Les dortoirs des enfants occupaient le deuxième étage mais les troisième et quatrième étage restaient inoccupés en hiver en attendant l’arrivée de pensionnaires durant la période estivale.

Dès mon arrivée, l’endroit m’avait paru charmant dans cet environnement alpestre, mais à peine m’étais-je installé que quelques voisins de dortoir m’avaient prévenu que les « infirmières » et les professeurs qui venaient nous donner des cours maintenaient une discipline de fer et que ces femmes donnaient volontiers la fessée culotte baissée.

Le directeur lui-même, qui résidait avec sa femme et son fils dans la maison voisine, était une sorte de « brute » et qu’il fallait faire très attention à lui. Le premier mois se passa sans incident notable qui ait pu me surprendre. Bien entendu, j’avais pu voir quelques garçons se faire punir de fessées à derrière nu que ce fût en classe, en promenade, ou dans les dortoirs et les douches, mais rien de nouveau pour moi car à mon école primaire à Paris, les fessées déculottées étaient assez communes. Étant un bon élève et assez sage, je n’en avais reçu que quelques-unes au cours des années.

Les choses changèrent au cours de mon deuxième mois de pension. En croisant le directeur qu’accompagnaient son épouse et son fils, je commis une grosse erreur. J’oubliais de les saluer. La réaction du directeur fut immédiate. Il s’arrêta, se retourna, m’empoigna par une oreille et la tira durement au point que, pris de frayeur, je me demandai s’il allait l’arracher. Une fois qu’il l’eut relâchée après m’avoir menacé d’une fessée, je commis une seconde et fatale erreur. Je lui jetai au visage comme un défi :

 « D’abord ma mère m’a dit qu’on n’a pas le droit de me corriger que sur les fesses ! »

J’ignore encore ce qui me poussa à lui dire une telle chose ! Était-ce précisément de peur qu’il ne veuille me la donner réellement cette fessée ?   On ne saurait être plus maladroit !

Le directeur prit quelques secondes pour digérer la provocation, toisa le petit bonhomme en culotte courte de 12 ans, le regarda droit dans les yeux et lui dit :

 « Ah oui ?…  Très bien, je vais m’assurer que les consignes de ta maman seront bien respectées.  Alors ce soir, quand tu auras pris ta douche et mis en pyjama, tu monteras au 3e étage où je te rejoindrai. »

Bien que prononcées d’une voix calme et que ni sa femme ni son fils ne me parussent étonnés le moins du monde, ses instructions étaient assez mystérieuses pour m’inquiéter. Plein d’appréhension je n’osai pas ni lui demander des explications et encore moins le contredire. Le soir au moment du coucher, je fis comme il me l’avait ordonné. Une fois douché et en pyjama, la peur au ventre, je gagnais le troisième étage qui était désert ignorant ce qui m’y attendait.

Je l’aperçus dans la pénombre. Il se tenait dans le fond du dortoir. Dans sa main, pendait un martinet à lanières de cuir. Je connaissais cet instrument de correction qui très familier à l’époque, mais je n’avais jamais été corrigé de cette façon que par ma mère, et en plus extrêmement rarement.

Seul avec lui dans cet endroit désert, je commençai à prendre peur. Je sus, sans trop comprendre pourquoi, qu’il avait l’intention de me fouetter sans que je puise m’échapper. Il m’ordonna d’ôter mon pyjama complètement, et pas seulement le pantalon comme c’est le cas pour une fessée déculottée classique.

KingCrowley col

« Je te veux tout nu pour ta correction. »

Une fois que je fus compétemment nu, il me désigna un lit sur lequel je m’allongeai en tremblant et puis me fit placer deux oreillers sous mon ventre. Dès que je fus dans la position indiquée, mes fesses rehaussées à sa convenance, il commença à me fouetter sans ménagement à coups de martinet. Les lanières de cuir claquaient fort sur mes fesses et la cuisson devenant progressivement plus douloureuse, je commençai à crier.

« Tu peux brailler aussi fort que tu voudras, la porte est fermée et personne ne vas t’entendre. »

Et les coups de martinet continuèrent à me meurtrir le derrière que je remuais tant et plus, enfonçant tantôt mon ventre dans les oreillers ou faisant riper mes fesses de droite de de gauche sans pouvoir les esquiver. J’ignore combien de coups de martinet il m’avait donné, mais quand il eut fini de me fouetter, mes fesses étaient en feu comme si je m’étais assis sur des braises

Une fois ma correction terminée, il me fit mettre au coin, toujours tout nu et en sanglots. Lorsque je fus face au mur, il me lança une menace exorbitante.

 « La prochaine fois que je te corrige, je t’attacherai car tu bouges beaucoup trop, et il me semble que tu as besoins d’être fouetté au moins une fois par semaine. Je suis sûr que ta mère serait d’accord avec moi. Alors jeudi soir prochain même chose.  Une fois douché et en pyjama tu me rejoins dans ce dortoir, et fais bien attention de ne pas oublier ! »

Et ces rendez-vous épouvantables durèrent dura plusieurs mois. Je suis sûr que mes camarades le savaient car j’appris que n’étais pas le seul à monter au 3e étage pour être fessé au martinet. De toute façon, les stries du martinet étaient bien visibles lorsque je prenais ma douche avec mes camarades. Quelques-uns même me suggèrent de le dire à ma mère, mais j’avais trop honte pour lui dire quoi que ce soit à ma maman si bien que j’avais décidé de laisser le directeur me donner le martinet chaque semaine. Je me souviens de tout ça comme si c’était hier.

 

* * * * * *

Note

Écrivant ce souvenir, je ne pense pas avoir exagéré, mais cela est bien possible après tant d’années. Je dois mentionner que le directeur, bien qu’il m’eût menacé, ne m’a jamais attaché. C’était certainement pour me faire peur. Cependant, les infirmières et les professeurs ne se gênaient pas pour distribuer de nombreuses fessées déculottées. Je me suis demandé, et je me demande toujours, si le directeur de leur n’avait pas parlé de moi.

Illustr. : 1) Barry Blair – 2) KingCrowley col

9 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Jean de PARIS. Celui qui vous a fouetté et humilié est un véritable sadique! Et pourtant je suis plutôt favorable aux châtiments corporels. Mais à condition qu’ils soient justes,proportionnés et expliqués au coupable avant de le corriger.J’ai été fouetté au martinet jusque à l’âge de 19 ans;c’était dans les années 50/60 et comme vous le notez justement,le martinet était l’instrument le plus « familier » pour éduquer les adolescents des deux sexes.Mais ce que vous avez subi n’est pas un châtiment;c’est du pur sadisme! Bien chaleureusement. CLAUDE.

    • Jean de Paris dit :

      Bonjour Claude, comme je l’ai expliqué, ce sont de bien vieux souvenirs, mais je ne suis pas sûr de ne pas avoir peut-être exagéré quant à la perception que le directeur était un « sadique », ce que la plupart des enfants qui résidaient là pensaient. Il est évident qu’il trouvait un certain plaisir à fesser, mais peut-être pas plus. De ce fait, nous pensions tous qu’il était une brute, mais qui sait ? Curieusement, je garde malgré tout un bon souvenir du Chalet Le Praz Fleuri. Je n’ai pas apprécié le directeur, mais une fois de plus, ça fait tellement longtemps. Je garde également un bon souvenir de mes camarades et des cours bien courts ainsi que des après-midis de ski et de jeux dans la neige.

  2. Amel dit :

    Bonjour Jean de Paris,

    ceci n’est pas de la discipline mais de la torture, sans autre but que de blesser voir briser une personne. C’est du sadisme tout à fait inacceptable et condamnable.

    Bien à vous,

    Amel

  3. Julie dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    Je suis d’accord avec Amel, cette procédure n’avait pour but que de briser l’élève.
    Je ne vois pas d’autres explications à tant d’acharnement.
    Amitiés.
    Julie

  4. Roger dit :

    A première lecture, on peut être choqué en effet. Mais là encore, Jean de Paris tente, comme bon nombre d’entre nous, de restituer les impressions ressenties en son temps et à cette époque – une sorte de cauchemar en somme. Le contexte… toujours le contexte, pas de jugement hors du contexte !

    • Amel dit :

      Bonjour Roger,

      Je précise que mon commentaire prenait en compte le contexte.

      Bien à vous,

      Amel

      • Roger dit :

        Bonsoir Amel, ma réflexion ne concernait nullement votre lecture du souvenir de Jean de Paris qui est tout à fait légitime. Elle s’appliquait plutôt à la subjectivité de toute personne en train de revivre un événement de sa vie passée au cours d’une plongée en immersion dans son souvenir. Dans sa note, l’auteur n’écarte pas l’idée d’un peu de dramatisation de sa mémoire sans pour autant revenir sur les faits : des punitions brutales répétitives sans justification ni proportion avec le motif.

  5. Chris B dit :

    Bonjour,
    Apparemment, votre fessée au martinet fut méritée car vous aviez mal parlé à un adulte, directeur de l’établissement de surcroît.
    Après dire que c’est un est sadique à cause de la douleur de la correction, je ne le pense pas. Chaque puni est plus ou moins sensible à des choses. Quelqu’un qui a mal aux dents supportera cela, d’autres pas et prendront des médocs. Comme pour une fessée, certains enfants pour une série de 5 claques auront mal et d’autres n’auront quasiment rien senti.
    En revanche, puisque la fessée était un mode de punition courant, il n’est nullement indiqué si les autres enfants fessés avaient ou non mérité leur punition.
    Je pense que ce directeur a voulu montrer son autorité et qu’un pensionnaire ne devait pas lui tenir tête.
    Cordialement,
    Chris B

    • Paladin dit :

      Puni une fois pour avoir manqué de respect à un adulte, soit. Mais les rendez-vous hebdomadaires… ? Là, on a clairement affaire à un personnage qui abuse de son autorité – et en tire plaisir.

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