La fessée appliquée

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Fessé mais fier de l’avoir été !

Andy (cf Fair Phylis) 2-1 - Col

par Maurice

Madame C…, notre maîtresse de CM1, était une jeune et jolie femme, très gentille… quand tout allait comme elle le souhaitait. Mais elle ne laissait rien passer : bavardages, étourderies, oublis ou distractions étaient punis, et la punition, c’était la fessée.

Elle appelait alors l’élève fautif à son bureau et, devant toute la classe, baissait son pantalon ou remontait sa jupe avant de lui donner une fessée pas trop sévère mais un peu cuisante quand même car elle n’épargnait pas les cuisses. En général, lorsque la faute n’était pas trop grave, elle ne baissait pas la petite culotte, ce qui permettait au puni de garder un semblant de dignité.

Bien que bon élève qu’elle félicitait souvent, j’y avais déjà eu droit : une fois pour n’avoir pas suivi la lecture et m’être trouvé incapable de prendre la suite d’un autre élève et, à une autre occasion, pour avoir fait un croche-pied à un camarade.

C’est une matinée de printemps, à quelques jours des vacances de Pâques que je devais recevoir une des rares fessées déculottées de notre maîtresse.

A l’approche des vacances, nous étions tous énervés et la classe était plus bruyante que d’ordinaire. A plusieurs reprises, Madame C… nous avait demandé de nous calmer… en vain.

La petite Annie, une véritable chipie, casse-pieds, espiègle et chahuteuse qui était de tous les mauvais coups se devait de se faire remarquer. Elle savait aussi être gentille et enjôleuse et je l’aimais beaucoup.

Dans cette atmosphère électrique, elle n’avait rien trouvé de mieux que de lancer une craie sur le tableau pendant que la maîtresse écrivait. Là, c’en était trop ! Notre maîtresse se retourna en nous lançant un regard noir qui eut pour résultat d’imposer le silence. Après quinze longues secondes, elle s’est assise, a croisé les bras sur son bureau et a demandé :

« Qui a lancé cette craie ? »

Bien entendu, le silence persista et personne n’osait regarder la maîtresse ; certains baissaient la tête tandis que d’autres regardaient autour d’eux pour se donner une contenance. Quant à moi, j’étais l’un de ceux qui savaient que c’était Annie la coupable, aussi je la regardais discrètement pour ne pas attirer l’attention sur elle et je pus deviner son malaise.

Madame C… réitéra la question assortie de quelques commentaires pas trop rassurants.

« On a assez perdu de temps, j’attends de savoir qui a fait ça ! »

Le silence persistant, elle fit un commentaire un peu attendu :

« Le coupable ferait bien de se dénoncer afin de ne pas aggraver son cas. »

Comme tout le monde connaissait l’issue tant de l’aveu que de la dénonciation, personne n’osait remuer ni même regarder la maîtresse en face. Voyant alors qu’Annie était au bord des larmes, car il y a fort à penser qu’elle ne voyait plus d’issue, j’en avais mal pour elle et craignais qu’elle ait droit à la fessée déculottée des cas graves.

Madame C… qui ne cachait plus son énervement, nous fit la morale eu égard à la reconnaissance de ses fautes, le courage de l’avouer, et déclara que nous la décevions beaucoup. Elle réitéra sa demande en parlant encore plus fermement.

« Qui a fait ça ? Ça prendra le temps qu’il faudra mais je le saurais et il vaut mieux pour le coupable que ce soit maintenant. »

Me rendant compte qu’Annie était de plus en plus inquiète et que son cas empirait, je fus pris d’une grosse inquiétude pour elle. Tout se passa très vite et je levai le doigt en regardant Madame C…

« Maurice, qu’as-tu à me dire ? »

« Madame, c’est moi qui ai lancé la craie » ai-je réussi à dire d’une toute petite voix mal assurée.

Voilà, je me dénonçai pour éviter de gros ennuis à une petite copine. L’espace d’un instant, j’ai pu lire étonnement et incompréhension sur tous les visages, car pratiquement toute la classe savait ce qu’il en était.

Madame C… parut aussi étonnée en me demandant :

« Qu’est ce qui t’a pris ? Tu te rends compte de ce que tu as fait ? »

Reproche après reproche, je commençais à espérer, en tant que bon élève que cela allait se solder par de la morale mais la phrase fatidique tomba alors qu’elle reculait sa chaise.

« Viens ici ! »

Là plus aucun doute sur mon futur proche ! Les jambes tremblantes, je me levai pour me rendre doucement vers son bureau sous les regards ébahis de tous les élèves. Enfin j’arrivai auprès de Madame C… qui me saisit par le bras et me fit tenir à sa droite.

Buster Beane

Me regardant dans les yeux d’un air sévère, elle dégrafa lentement le bouton de mon pantalon qui s’ouvrit et le tira vers le bas jusqu’à mes mollets. Après tout, j’étais là de mon plein gré et je n’avais plus qu’à assumer, alors courage ! Malgré tout j’étais content d’éviter la fessée à Annie et c’est perdu dans mes pensées que je réalisai que ma petite culotte rejoignait mon pantalon.

La faute était donc jugée grave ! Alors ce fut la honte d’être tout nu, et aussi l’angoisse d’une fessée sévère. Tout se bouscula en moi et je me sentis tiré en avant jusqu’à être étalé sur les genoux de la maîtresse. Sans attendre une claque tomba, puis une autre…, une avalanche rapide et cuisante sur mes fesses et mes cuisses ; une véritable horreur, un supplice, comme je n’en aurais jamais cru possible de la part d’une si jolie femme.

C’était une bagarre en moi pour ne pas pleurer, pas craquer. Pour m’aider à tenir, je me concentrais sur ce que j’avais évité à Annie et étais fier de moi. Enfin ça s’arrêta quand même et Madame C… me releva et remonta elle-même culotte et pantalon. Bien que je n’aie pas pleuré ouvertement, elle essuya une larme sous mes yeux et me dit d’une voix très douce :

« Que cela te serve de leçon ! Ça ne me fait pas plaisir de te punir. »

Je retournai à ma place et me tins tranquille jusqu’à la fin de l’après-midi.

Kelslk

A l’heure de la sortie, tout le monde se leva et quand je passai devant le bureau de la maîtresse, elle m’appela et là je m’attendais à une nouvelle catastrophe comme un mot sur le cahier de liaison, ou bien de lignes, des conjugaisons ou je ne sais quoi. Alors en tremblant je m’approchai et elle me dit sur un ton très doux qu’elle souhaitait que je redevienne comme avant et me caressa la joue tendrement.

Enfin sorti, j’avais un peu peur du regard des autres, mais non : ce fut plutôt sympathie et admiration, plainte même de certains de mes amis, puis Annie vint me prendre la main et sans rien dire déposa un baiser sur ma joue. Ça me consola mais je lui dis que si elle recommençait, je ne serais plus là pour elle. Sa réponse me laissa sans voix :

« Mais si, pour moi tu seras là ! »

Illustr. : 1) Andy (cf Fair Phylis) – col  – 2) Buster Beane – 3) Kelslk

13 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Beau récit Maurice !
    Quel courage pour épargner Annie de sa fessée méritée ! Je t’admire. BRAVO !
    Cela s’est-il reproduit une autre fois ? As-tu vu Annie recevoir une fessée déculottée ?
    Êtes-vous restés en relation Annie et toi ?
    Bisous d’Emilie.

  2. Maurice dit :

    Merci Emilie, je n’ai jamais eu connaissance qu’ Annie ait été fessée en public, hélas ! Elle a dû avoir peur et je l’avais prévenue que je ne l’aiderais pas une autre fois, bien que sûre d’elle, elle pensait que je l’aurais fait. En fait, je ne le sais pas moi-même. Nous nous sommes perdus de vue en passant en sixième puis revus rapidement lorsque j’étais en fac, le temps d’une sortie restaurant et c’est tout. Bisous

  3. Julie dit :

    Bonjour Maurice,
    Très chevaleresque, votre attitude ! Félicitations. Je doute qu’aujourd’hui un tel acte se reproduise… A la place d’Annie, je serais tombée éperdument amoureuse de vous !
    Amitiés.
    Julie.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Julie. A mon avis, cet acte « chevaleresque » n’était peut être pas dénué d’arrière-pensées! Votre commentaire en dit long: » à la place d’Annie je serais tombée amoureuse de vous » (Maurice) le héros est bien un héros, mais, et ce n’est pas une critique, cet héroïsme n’était peut-être pas « gratuit »? CLAUDE.

      • Julie dit :

        Bonjour Claude,
        Vous venez de me faire perdre mes dernières illusions en la grandeur d’âme de la gent masculine… ;-)
        Julie

        • CLAUDE dit :

          Bonjour Julie. Désolé de vous avoir fait perdre certaines « illusions sur la gent masculine », mais instruit par l’expérience, je n’y crois plus !
          Cordialement. CLAUDE.

          • Julie dit :

            Bonjour Claude,
            Ma remarque était très sarcastique, car je pense comme vous. Il y a toujours une arrière-pensée, lorsqu’un homme s’adresse ou fait une bonne action envers une femme…
            Même moi, qui suis fiancée, j’en suis persuadée.
            Amitiés.
            Julie

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Maurice. Une conduite aussi chevaleresque mérite d’être saluée. Mais je me demande si cet acte n’avait pas aussi pour but de vous acquérir la « bienveillance » de la coupable. Et à cet âge rien n’est trop cher pour s’attirer la « sympathie » d’une adolescente sans doute attentive à vos élans. CLAUDE.

  5. Maurice dit :

    Quelle divergence d’opinions entre Claude et Julie ! La réponse est que la sympathie peut faire faire des folies, mais aussi que je pensais éviter la fessée pour Annie et en être moi-même épargné vu ma condition de bon élève.

    • CLAUDE dit :

      Dont acte Maurice. Je ne vous accuse pas de « préméditation », mais mon expérience me porte à croire, que, inconsciemment, votre geste n’était pas « gratuit ». Amicalement. CLAUDE.

  6. Maurice dit :

    Bonjour Claude, Pour vous, la galanterie n’existe pas ! Tout n’est pas fait par intérêt, et de plus je tiens à préciser qu’en étant conscient d’éviter la fessée à Annie, je pensais que le bon élève que j’étais aurait la clémence de l’institutrice. Mon acte était réellement gratuit et résultait de la détresse de mon amie

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Maurice. Certes votre zèle est louable et je ne vois aucune « perversité » dans celui-ci. Mais, je reste convaincu, par mon expérience, que la « galanterie », comme vous dites, existe certes mais n’est pas dépourvue, même inconsciemment, du secret désir de s’attirer les faveurs de la « victime » pour laquelle on croit se « sacrifier »! Amicalement. CLAUDE.

  7. Jacky dit :

    Maurice,
    Tes camarades t’ont manifesté, eux, sympathie et admiration pour s’être laissé donner une fessée déculottée devant eux. Pourquoi lui prêter une intention ? Même si avait été « inconsciemment » dans l’espoir d’un bisou. Qu’y aurait-il eu de mauvais alors ? Cette histoire est belle et, adulte, vous pouvez être fier d’avoir été ce garçon-là.
    Quand on pose sur eux (garçons comme filles) un regard généreux, encourageant, confiant, sans préjugé, et qui n’est pas terni par la méfiance systématique et le péremptoire, on découvre des actes gratuits, généreux chez les enfants et les ados. D’autant plus que ce regard y encourage. Ça ne leur épargne pas pour autant la fessée quand elle est nécessaire.
    Mais ça en évite sans doute
    C’est en tout cas mon expérience. Et ma femme, heureusement pour moi, Julie, ne m’a jamais suspecté d’arrière-pensées lorsque je lui manifestais attention et affection. Et vice-versa. Et nous sommes nombreux ainsi. La confiance – associée à la vigilance – envers enfants et adultes rend à tous la vie tellement plus agréable !

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