La fessée appliquée

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Fessée campagnarde

20140801-31r-c -

Par Edmée

Rentrant au village pieds nus et en slip imbibé d’eau, je pleurais de rage et de honte, ruminant ma vengeance pour cette humiliante punition. A 11 ans passés, un garçon a sa fierté. Elle allait me le payer !

Ma petite sœur et moi passions une partie de nos vacances d’été à la montagne dans une ferme, sous la garde particulière de Marie-Thérèse, une grande et robuste jeune fille de 18 ans. Tout était nouveau pour moi dans ce petit village, et chaque jour une merveilleuse découverte piquait ma curiosité : le boulanger à l’œuvre avec son pétrin et son four à bois, la traite des vaches, les promenades dans les bois, la cueillette des airelles… mais je raffolais surtout d’un ruisseau qui dévalait dans un pré avant de terminer sa course dans un étang.

Ce jour-là, j’avais décidé d’expérimenter le fonctionnement du moulin de ma fabrication dans ses eaux rapides tandis que ma sœurette, peu attirée par ces jeux, cueillait des fleurs des champs avec Marie-Thérèse.

Pour ne pas risquer de mouiller et salir mes vêtements, je m’étais dévêtu ne gardant sur moi que mon petit slip d’une taille un peu trop grande pour moi. J’avais si peu envie de lâcher mon moulin que je fis la sourde oreille aux injonctions répétées de Marie-Thérèse de rentrer à la ferme. Quand je relevai la tête, je m’aperçus que toutes deux étaient parties. Bah ! Autant prolonger mon jeu. Mais quand je voulus me mettre en route… plus de vêtements ! Sandales, chemisette, short… elles avaient tout emporté !

Que le retour me parut long ! Marcher pieds nus sur un chemin caillouteux pour parcourir les centaines de mètres ramenant à la ferme était, plus qu’une punition, un véritable supplice. Je m’épuisais à choisir où poser mes délicates plantes de pieds, ce qui ralentissait ma progression. Avançant pas à pas, j’aggravais mon retard.

Cela me faisait drôle de marcher seul, retenant d’une main mon slip rendu plus lâche par le poids de l’eau et qui risquait à tout instant de glisser et me laisser à demi nu. Et si quelqu’un me voyait ? J’étais devenu très pudique en quittant la petite enfance. Des larmes de désespoir, de colère, de fatigue, de soif brouillaient mes yeux…

Arrivé enfin à la ferme, j’aperçus Marie-Thérèse qui faisait goûter ma petite sœur. Je laissai éclater ma colère, criant à tue-tête des insanités.

Dans les secondes qui suivirent , je me sentis brusquement soulevé de terre par deux bras vigoureux, transporté dans la cour, puis plongé dans le grand baquet cerclé de métal et empli d’eau tiède où nous prenions notre bain, ma sœur et moi.

Je n’eus pas le temps de revenir de ma surprise que Marie-Thérèse arrachait mon slip sans entendre mes cris outragés quand mes petits bijoux de famille apparurent en pleine lumière, puis calait mes hanches sous son bras.

Horreur ! J’étais en train de vivre un cauchemar ! J’étais là, tout nu au milieu de cette cour, mes deux pieds dans l’eau tiède, maintenu courbé et sous une poigne de fer, mes fesses honteusement offertes… Impossible de me leurrer sur les intentions de Marie-Thérèse ! Impossible de me libérer de l’étreinte musclée de la jeune fille lorsque retentirent les premières claques. Impossible aussi de me souvenir combien de temps dura cette fessée tant elle me fit souffrir. Ce n’était pas la première de ma jeune vie, mais elle fut mémorable !

Moi, grand garçon de 11 ans, comment pouvais-je me laisser traiter de la sorte ?

Les claques tombaient à toute allure et de façon désordonnée. Marie-Thérèse me fessait par salves de claques qui, sur la peau mouillée retentissaient avec des sonorités extraordinaires. Mes fesses, mes cuisses, rien n’échappait à ces avalanches furieuses. C’étaient des claques vengeresses bien destinées à laver l’affront.

Maintenu sous l’étreinte musclée de son bras, je n’avais d’autre ressource que de trépigner dans le baquet et de crier en suffoquant de douleur. Mes cris affolés s’étranglaient dans ma gorge prise de sanglots.

Alertée par le vacarme, la fermière accourut rejoindre ma sœurette qui, plantée sur le seuil, regardait de ses yeux écarquillés son diablotin de « grand » frère tout nu recevoir la fessée de sa vie avec des manières de petit garçon. Je crois que cette fessée  se termina lorsque la chaleur qui avait pris possession de mes cuisses et de mes fesses eut totalement asséché la peau mouillée.

Figé de honte et de douleur, je restai debout dans le baquet à frotter mes yeux larmoyants et mes fesses rouges et brûlantes sans songer à m’enfuir ni à préserver ma pudeur. C’est alors que je sentis l’éponge du bain savonner mes épaules, mon dos… Marie-Thérèse me lavait comme elle le faisait avec ma petite sœur et c’était bien la première fois !

J’eus un bref recul face à cette nouvelle humiliation, mais lorsque je sentis l’éponge bienfaisante apaiser le feu de mes fesses, j’oubliais ma pudeur, laissant Marie-Thérèse visiter les recoins les plus intimes de ma jeune personne comme si j’étais encore un petit enfant.

Et naturellement, quand elle m’eut enveloppé dans un drap de bain pour me sécher, j’étais bel et bien redevenu un garçonnet trop heureux de se faire dorloter après sa fessée.

Il suffit de cette rébellion quelques jours à peine après notre arrivée, pour marquer un changement définitif dans nos relations entre Marie-Thérèse et moi. Je devins très attentif à ne pas lui désobéir de peur d’une nouvelle fessée.

Elle continua à me baigner elle-même sans me demander mon avis, que ma sœur fût ou non présente dans la cour, apparemment indifférente à mes réactions comme à celle de mon pénis quand son tour était venu de goûter aux caressantes visites de l’éponge gorgée de savon.

Mais n’étais-je pas entre les mains de la belle et forte Marie-Thérèse un gentil et docile garçonnet de 11 ans ?

Illustr. : ???

13 commentaires »

  1. blisiere dit :

    Désobéissance plus insanités dans la bouche de ce jeune insolent, Marie-Thérèse ne l’a pas loupé : il a reçu une cuisante fessée inoubliable ! Belle illustration.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Edmée. Quel magnifique récit vous nous livrez là ,plein de fraîcheur et d’humour! Votre tutrice fut fort habile en subtilisant en douce vos vêtement, ce qui vous conduisit à une retraite aussi impudique que délicate et piteuse. Evidemment, vous n’avez pas coupé à la fessée, largement méritée en raison de votre indiscipline. Mais ce fut une « gentille » (?) fessée, qui se termina dans les bras affectueux de Marie-Thérèse. On vous envierait presque ! En tout cas, vous n’avez pas été traumatisé par cet événement qui a mis à l’épreuve, non seulement vos fesses, mais aussi et surtout votre amour-propre. Et le tout sans humiliation ni violence, mais bien au contraire dans un indéniable climat affectif. Encore merci pour ce plaisant récit. Amicalement. CLAUDE.

  3. Lisa Lion dit :

    Voilà une fessée qui me rappelle un souvenir récent de l’été dernier. Cette anecdote est un peu différente mais la fessée décrite est identique J’avais 19 ans et, tante d’un neveu de 10 ans qui passait ses vacances dans notre ferme, je devais veiller sur lui. Un jour, il perdit le contrôle pour ue vétille et m’insulta. Ma mère me dit de lui coller une fessée. Comme il faisait très chaud, il était torse nu et seulement vêtu d’un petit short. Je pris rapidement mon neveu par un bras et le bascula dans u grand bac à eau près de l’étable pour lui rafraîchir ses idées. Puis je profitai de l’effet de surprise pour enlever complètement le short du gamin puis le coincer tout nu sous mon bras, son postérieur joufflu à portée de ma main. Sans m’occuper de ses cris, je lui ai administré une bonne fessée, lui claquant ses fesses et ses cuisses nues jusqu’à ce que la peau soit complétement sèche grâce à la chaleur de la correction. La fessée avait été sévère, mais il s’en est vite remis et sans rancune. Du reste, après qu’il m’a demandé pardon je l’ai réconforté en lui frictionnant les fesses.
    Il avait fallu que ce gamin provoque cette tension pour que j’agisse de la sorte. Je suis certaine qu’il a bien compris la leçon et que cela l’a mûri d’une certaine façon. Autour de moi je constate qu’il y a malheureusement des fessées qui se perdent. Mais ce n’est pas au goût du jour puisqu’il vaut mieux subir les provocations, les agressions et plier l’échine plutôt que sanctionner. On aura beau dire, il n’en reste pas moins que la fessée peut avoir sa raison d’être pour discipliner un enfant.

    • Emilie dit :

      Bonsoir Lisa !
      Je suis bien d’accord avec toi, la fessée peut arranger beaucoup de choses ! Moi qui suis jeune, j’ai malgré tout reçu beaucoup de fessées déculottées, jusque tard en âge, et je ne m’en plains nullement ! Je remercie même vivement mes parents.
      Bisous,
      Emilie.

      • lisa lion dit :

        Bonsoir Emilie,
        J’approuve cette reconnaissance envers tes parents.Tu es jeune comme moi. Tu dis tard en âge… Je pense pour ma part que, jusqu’à l’adolescence, la fessée était un rappel quand je franchissais la ligne rouge. Et mes parents ont eu raison. Ils ne toléraient aucun comportement irrespectueux… désobéissance et indiscipline à l’école… La fessée aussi honteuse que’elle fût me protégeait des écarts de conduite.
        Bisous
        Lisa

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        • Julie dit :

          Bonjour Lisa et Emilie,
          Dans l’éducation, le principal est de bien doser les punitions, d’abord poser les limites et lorsque celles-ci ne sont pas respectées, alors, il faut passer à autre chose. Les fessées sont de bons moyens pour remettre les ados rebelles dans le droit chemin et leur faire comprendre que la limite a été dépassée et qu’en plus ils le savaient, donc ils méritent ce qui leur arrive.
          Ce que dit Lisa est vrai, les punitions protègent des écarts trop importants / règles établies. Les enfants et les ados doivent s’y conformer.
          Julie.

          • lisa lion dit :

            Bonjour Julie

            J’aime la fin de ce commentaire belle conclusion !!!
            Lisa

            Dernière publication sur LisaLune : Fessée

          • Julie dit :

            Salut Lisa.
            En fait, à cette conclusion, j’y ai été confrontée. Etant une ado rebelle, mes parents ont dû batailler ferme avec moi pour me faire rentrer dans le rang. J’en ai reçu des fessées et à tout âge. Cette éducation m’a permis de ne pas m’enfoncer sur un chemin de travers. J’aurais pu prendre un chemin bien tortueux, vers quelle destination…
            Bises.
            Julie

          • Emilie dit :

            Un peu comme moi Julie !!
            Moi aussi, j’en ai reçu des fessées déculottées, à mains nues, au martinet, à la badine…
            Mais je ne regrette pas non plus, que serais-je devenue sans cela ???
            Bisous à toi Julie et à Lisa.

          • lisa lion dit :

            Bonjour Julie
            Moi et Emilie nous somme jeunes et sur le même pied d’égalité. A une époque récente, la méthode a changé, moins de fessées avec des instruments (martinet verge et autres). La ceinture peut être utilisée e effet parce qu’elle est à portée de main. J’ai pu en goûter, mais c’est la fessée à main nue qui est majoritaire selon le degré de mes bêtises. J’ai en ai reçu une bien méritée, et je dois dire que je suis heureuse maintenant d’être disciplinée !
            Bonne journée Julie et Emilie
            Lisa

            Dernière publication sur LisaLune : Fessée

  4. michelwebred dit :

    Bonjour Lisa,
    Evidemment, recevoir la fessée tout nu à 11 ans, ça laisse son petit effet! A cet âge, on se croit à l’abri de ce genre de punition, et quand ça vous tombe dessus, on se croit honteux comme jamais, surtout si c’est une belle jeune fille de 18 ans qui vous fesse ! Il faut reconnaître quand même que ce fut plutôt une fessée de grand dans la mesure où elle suivit un plongeon forcé dans un baquet d’eau tiède ! Et comme ça claque fort une main sur des fesses et des cuisses mouillées d’un grand garçon de 11 ans ! Grande fessée, grande cuisson, grands cris, grands trépignements, grands pleurs… Et puis, réconfort de l’éponge savonneuse sur le corps tout nu ! Oui, une vraie fessée de grand !
    Moi, j’ai reçu des fessées cul-nu jusqu’à 11 ans et plus. A cet âge, on est encore un enfant, bien sûr ! Et ceux qui sont fessés encore à 12-13-14 ans ? Auraient-ils eu moins ou plus honte de cette mémorable fessée de la part d’une jeune fille de 18 ans ?
    Amicalement
    Michel

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  5. Julie dit :

    Bonjour Edmée,
    C’est l’apprentissage de l’obéissance. Lorsque l’on est sous la responsabilité d’une personne plus âgée, et bien, on se conforme à ses ordres. C’est comme ça.
    Même un petit garçon ne déroge pas à cette règle, et un mineur de surcroît. C’est l’adulte qui est responsable des actes, quels qu’ils soient et de la sécurité des enfants, d’où la pleine et entière obéissance. Par contre, dans ce texte, il me semble que le petit garçon n’a pas fait une si grosse bêtise que ça, pour rentrer pieds nus. Il y avait des moyens plus doux pour le faire obéir. Les insanités hurlées ont certainement dû heurter la sensibilité de cette jeune adulte, d’où la fessée et là, c’était mérité.
    Pour les savonnages, nu en public ou pas, elle a fait payer cher cette faute.
    Bises.
    Julie.

    • Edmée dit :

      Merci Julie pour votre attention qui vient remuer ce vieux souvenir pas si déplaisant que ça… Quelles émotions ! Ah ! si je pouvais les revivre 
      Vous avez raison : en ces temps-là, l’obéissance, la subordination de l’enfant à l’adulte étaient des notions et des attitudes innées. Il ne serait venu à personne l’idée saugrenue de les contester ni de faire passer l’adulte pour un être potentiellement brutal et malfaisant. On ne faisait pas tout un plat pour une fessée ! Si je devais faire le tri de mes souvenirs, je crois que m’obliger à rentrer pieds-nus et en slip n’était pas une si grosse punition, mais plutôt une vexation. Il y a eu d’abord des effets en cacade : d’abord la surprise et la frayeur de ne plus retrouver mes vêtements comme si je les avais égarés, ensuite, la décision affolante du retour en croyant les abandonner quelque part (je ne pouvais pas soupçonner que la jeune fille m’eût fait ce tour-là tout en étant conscient que je lui avais volontairement désobéi!). Et pour finir, la découverte du pot-aux-roses et ma crise de rage vite calmée par le bain et la fessée (pas si cruelle que ça !).
      « Payer cher ma bêtise ? »…
      Marie-Thérèse était en réalité une jeune fille très douce et très affectueuse, et me laisser faire entre ses mains fut une sorte de récompense car, ce faisant, elle me mettait à égalité de traitement avec ma jeune sœur (la gâtée !). Merci encore pour vos observations, Julie.
      Courtoisement, Edmée

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