La fessée appliquée

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Fessée d’un autre temps

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Par Robert

Je ne vais pas vous conter ici une de mes fessées reçues de mes parents ou de mes tantes, et encore moins celles de ma chère marraine. Je vais plutôt évoquer la fessée du garçonnet de la carte postale, ce petit garnement que j’aurais pu être, transposée au début du XXème siècle. 

Je vivais avec Brigitte, ma sœur jumelle, dans le quartier chic du Paris de la Belle Époque. Père, important négociant international, était souvent retenu en voyage à New York. Tout en étant aisés, nous ne faisions pas partie du « gratin ». Comme nous ne possédions pas d’automobile, Père devait prendre un fiacre pour se rendre à la Gare St.Lazare où le train-transatlantique l’emmènerait à Cherbourg où il devait s’embarquer.

Nos parents ne montraient que rarement leur affection à notre égard et notre éducation était confiée à une « nurse » et à un précepteur. C’est ainsi que nous prenions la « nurse » pour notre deuxième maman. Quand nos parents recevaient des convives, nous devions rester discrets et ne pas nous montrer sauf pour souhaiter bonne nuit. Et naturellement, il nous était fortement défendu de courir dans les escaliers ou de faire du bruit. Lors de l’absence de Père, c’est Mère qui dirigeait notre maison telle une petite entreprise.

Nos parents ne nous déculottaient que pour châtier les fautes graves. Nous n’étions pas plus sages pour autant. Le personnel de maison n’avait pas le droit de porter la main sur nous, seule la nurse avait l’autorisation de nous fesser, mais seulement par-dessus nos vêtements. Toutefois, si elle se sentait impuissante à nous discipliner, elle devait simplement  rendre compte de nos écarts de conduite. Bien entendu, si nous outrepassions nos droits en poussant à bout cette pauvre nurse, nous étions alors passibles d’un déculottage en règle pour une bonne fessée.

Il faut dire aussi que Brigitte et moi-même avions usé deux « nurses » ! Naturellement, en tant que garçon, j’étais sujet aux fessées déculottées plus fréquemment que ma sœur jumelle; cela ne voulant pas dire qu’elle n’en recevait point quand elle le méritait. Le châtiment s’entourait d’un véritable cérémonial. Le personnel de la maison ainsi que le jumeau étaient conviés au grand salon où attendait Mère. Une fois le ou la puni(e) arrivé(e),  il ou elle devait, tête baissée, écouter une sévère réprimande. Puis Mère procédait au déculottage, dénudant un postérieur d’une blancheur virginale qu’elle faisait immédiatement rougir sous une avalanche de claques.

A cette époque, la braguette n’existait pas encore, et lorsque Mère me fessait, elle déboutonnait d’abord tous les boutons de mon pantalon de velours pour me déculotter. Une fois mon pantalon et mon sous-vêtement abaissés au-dessous des genoux, elle pouvait alors corriger mes fesses nues.

Ma sœur Brigitte connaissait le même sort que le mien. Pour lui administrer la fessée, Mère commençait par lui retrousser le bas de la robe qu’elle boutonnait haut dans le dos pour l’empêcher de retomber avant de lui baisser sa petite culotte de dentelle.

Après avoir été ainsi châtiés en public, nous devions présenter nos excuses à toute l’assemblée présente, puis nous étions confinés à la nurserie pour compléter notre pénitence.

Comme nous grandissions, nos parents décidèrent un jour de sévir, non pas avec l’achat d’un martinet comme il y en avait chez la plupart de nos amis, mais en sollicitant les services d’une gouvernante anglaise. Sur les conseils d’un ami, Père écrivit à une célèbre école de Londres pour s’enquérir de l’une de leurs diplômées.

Lors du retour d’un de ses voyages, et sur une réponse positive de la direction de cette école,  Père reçut une jeune Anglaise. Ses lettres de recommandation et ses références donnant pleinement satisfaction, la gouvernante fut engagée.

Arriva le moment des présentations. Ensuite, nos parents nous demandèrent de rejoindre la nurserie et de les y attendre tandis qu’ils donnaient leurs consignes à la « governess ». En les attendant, Brigitte et moi-même parlions de cette élégante jeune personne au fort accent anglais qui allait être notre gouvernante quand la porte s’ouvrit. Aussi belle fût-elle, je lui trouvai un air sévère.

Très rapidement, elle voulut nous faire comprendre qu’elle ne tolérerait aucun écart de conduite et elle nous fit ingurgiter une cuillérée d’huile de foie de morue en stipulant que toute grossièreté serait punie d’une double ration. Je tentais de protester, mais aussitôt elle me servit une deuxième.

Aussi jeune fût-elle, elle réussissait à deviner à l’avance les bêtises que nous allions commettre. La punition suivait : ingurgiter de l’huile de foie de morue. Je la soupçonnais d’utiliser une cuillère anormalement grande. Puis elle nous faisait mettre à genoux sur une règle en pénitence dans un coin tout en nous faisant réciter nos leçons. Ses punitions pouvaient sembler barbares à nos yeux, mais cela parut fonctionner pour un temps. 

Nous savions que ce serait  la dernière année où nous aurions une gouvernante. A l’automne suivant,  ma sœur et moi serions mis dans des pensionnats privés où l’éducation y était fort stricte. Cet été-là, nous passions nos vacances en Angleterre. Je commis l’une des pires bêtises de ma jeune existence qui me valut d’être déculotté et fessé en public, non pas à la maison, mais à l’extérieur, ce qui était exceptionnel aussi bien pour moi que pour Brigitte.

Cela se passa sur la plage près de notre hôtel. Père, excédé par nos bêtises, avait fait l’acquisition d’un instrument de correction très étrange; une espèce de martinet fait de deux lanières tout en cuir d’un seul tenant appelé « tawse » afin de nous éduquer « à l’anglaise ». Je fus contraint d’ôter moi-même mon costume de bain, et, tout nu, je fus prestement fouetté avec cette terrible chose.

Père m’informa que ce serait désormais de cette manière qu’il me punirait si je manquais au règlement de l’internat. Une fois la punition terminée, je fus envoyé dans la chambre où je dormais pour y faire mes devoirs de vacances. J’eus un mal fou à me concentrer et à m’assoir tant mon fessier me brûlait ! J’espérais ne plus avoir affaire à ce fameux « tawse». J’ignorais à quel point j’étais dans l’erreur !

La honte que mes cousines aient pu ainsi voir mon séant tout nu et pareillement outragé fut immense, mais qu’en plus des étrangers aient pu me voir recevoir la fessée en plein jour, ce fut des instants abominables. Je courus me cacher dans ma chambre, évitant les rencontres pendant quelques jours. Et à partir de ce jour-là, je me mis  à piquer des fards chaque fois que quelqu’un me regardait avec, semblait-t-il, un sourire entendu.

 

3 commentaires »

  1. nat dit :

    Magnifique! récit.

    Quel beau voyage par cette carte postale.

    Merci! Robert.

    Bisous à Toutes et à Tous de ma vlle rose,
    Nat

  2. Robert dit :

    Merci Nat.

    je te souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.
    En espérant visiter ta ville un jour.
    XXX

  3. nat dit :

    Et pourquoi pas?

    bisous,
    Nat

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