La fessée appliquée

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Fessées d’outre-Quiévrain – 13 Pommes rouges, fesses rouges et le martinet sauveur

UnkE

par Pierrot

Pommes rouges, fesses rouges et le martinet sauveur

Lorsque j’avais 8 ans, nous habitions le rez-de-chaussée d’une maison avec un grand jardin appartenant à une ancienne soliste de l’Opéra devenue veuve, Mme Alice qui occupait le premier étage. Il lui arrivait de me garder et comme elle n’avait jamais eu d’enfants, elle s’occupait de moi comme si j’étais son petit-fils, et moi, j’avais gagné une mamie de plus !

Nous avions des poules dont je m’occupais et dans le jardin que mon père cultivait. Il y avait aussi quelques arbres fruitiers dont un grand pommier et deux petits poiriers.

Nous étions fin septembre et, sur le pommier, il y avait de belles pommes rouges. Mon père avait commencé à les cueillir et avait laissé l’échelle qu’il avait utilisée.

Je décidais de monter sur l’échelle pour cueillir des pommes (les fruits que l’on cueille soi-même sont tellement meilleurs !). Je cueillis deux ou trois pommes, mais comme les plus belles et les plus rouges étaient sur la branche supérieure, je grimpai sur une branche pour accéder aux fruits écarlates. Mme Alice me vit et me cria de sa fenêtre :

« Pierrot redescends tout de suite ! Les branches sont fragiles et elles risquent de se casser sous ton poids. »

Je fis comme si je n’avais pas entendu et continuais de cueillir les belles pommes que je convoitais. Ma mère sortit de la maison en rugissant :

« Descends ! Tu vas tomber ! »

Je redescendis tout penaud tandis qu’elle m’ordonnait :

« Montre ton pète ! »

« Pardon Maman ! Mais je voulais attraper les belles pommes rouges. »

« Baisse ton short et ton slip ! Ça va chauffer et tes fesses vont aussi être rouges ! »

« Pardon Maman ! Pas sur mon pète tout nu, ça fait trop mal ! »

Mame (Þ¦å) det

Comme je ne m’exécutais pas, Maman baissa elle-même mon short et mon slip et commença à frapper mes fesses blanches. Sous ses claques sonores et douloureuses, mon pauvre pète changea rapidement de couleur. Je la suppliai :

« Ah ah mon pète ! Arrête Maman s’il te plaît ! »

Mais elle ne s’arrêta qu’après huit bonnes claques qui m’arrachèrent des larmes et me dit : 

« Voilà tes fesses sont aussi rouges que les pommes. Que cela te serve de leçon ! »

Elle remonta mon slip et mon short sur mes fesses endolories. C’est pleurant toujours que je me suis mis à genoux sous l’arbre en frottant mes pauvres petites fesses. Mme Alice, me voyant pleurer, descendit et me dit :

« Tu ne m’as pas écoutée et ta maman t’a donné une belle fessée. »

« Oui Mme Alice, j’ai très mal ! Mon pète me brûle et pourtant j’ai juste cueilli quelques pommes. »

« Tu sais bien que les branches du pommier sont très fragiles et peuvent casser comme du verre. Tu pouvais tomber et te blesser. C’est pour cela que ta maman t’a donné cette fessée.

patineurs UnkE

« Je vais te raconter un aventure qui m’est arrivée lorsque j’avais un peu plus que ton âge pendant nos vacances de Noël. Ma sœur Joséphine et moi adorions aller patiner sur l’étang gelé mais nos parents nous l’avaient interdit car il ne faisait pas encore assez froid pour que la glace soit assez épaisse et puisse supporter à coup sûr le poids des patineurs. Il nous fallait encore attendre bien que certains de nos copains y aillent déjà.

 « Un jour après déjeuner, Maman nous annonça qu’elle partait visiter une vieille cousine et qu’elle risquait de revenir tard. Après avoir fait la vaisselle qu’elle nous avait laissée, le chemin étant libre, nous avons pris nos patins et avons été à l’étang, nous promettant bien de ne pas rester trop longtemps pour être rentrées à la maison avant Maman.

« Nous avons retrouvé trois copains et une copine et nous nous sommes amusés comme des fous. Mais tout a une fin et nous avons dû les quitter pour ne pas rentrer trop tard à la maison. Là, catastrophe ! La porte n’était plus fermée à clef, preuve que notre mère était déjà de retour. Ça risquait de barder et nous pouvions préparer nos fesses !

Alan Lawrence

 « Quand elle nous vit avec nos patins sur l’épaule, elle devint furieuse et sans nous laisser le temps de nous déshabiller, elle nous prit chacune par une oreille et nous entraîna au salon tout en nous sermonnant et en nous promettant une bonne fessée qui l’espérait-elle nous mettrait un peu de plomb dans la tête. Elle nous ordonna de nous mettre « en position » (c’est-à-dire appuyées sur un meuble, jupe relevée et culotte baissée) pendant qu’elle allait chercher le martinet.

 « Elle nous administra à chacune une bonne vingtaine de coups de martinet en ne ménageant pas sa force. Entre deux sanglots, Joséphine et moi lui avons demandé grâce en assurant qu’on avait compris la leçon mais Maman fut imperturbable et ne mit fin à la fessée que lorsque nos pauvres fesses furent suffisamment zébrées à son goût et couvertes de marques violettes. Pour une bonne fessée, ce fut une bonne fessée et autant que je m’en souvienne, ce fut la plus sévère correction qu’elle me donna. Il nous fut en effet impossible de nous asseoir le reste de la journée et pendant trois jours, nous eûmes besoin d’un coussin pour poser nos fesses endolories. Tu penses bien que nous avons dû aussi dormir sur le ventre !

G. Levis

« Deux jours plus tard, nos amis vinrent nous chercher pour aller patiner, mais par peur d’une nouvelle fessée, nous refusâmes. Notre décision nous a peut-être porté chance car la glace se brisa. Une de nos amies tomba à l’eau et se noya malgré l’intervention d’un passant qui se jeta dans l’eau glacée et la ramena sur la glace mais elle déjà morte d’hydrocution.

« Nous comprîmes alors que la fessée aussi douloureuse qu’elle fût nous avait peut-être sauvé la vie. C’est pareil pour toi mon petit Pierrot si la branche s’était cassée, tu aurais pu te casser une jambe et si tu étais tombé sur la tête, tu aurais pu mourir. »

« C’est vrai Mme Alice ! La fessée de Maman m’a ôté l’envie de remonter sur le pommier et elle m’a peut-être aussi sauvé la vie. »

Illustr. : 1) UnkE – 2) Mame det – 3) patineurs UnkE – 4) Alan Lawrence – 5) G. Levis

 

Un commentaire »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Pierrot. D’abord permettez-moi de souligner la qualité de votre style et le réalisme des situations que vous décrivez. Bien sûr vous n’avez écopé que d’une simple fessé pour votre désobéissance. Pourtant, comme vous le dites votre imprudence aurait pu mettre votre santé, voire même votre vie en danger. C’est pourquoi vous avez eu la sublime idée de nous raconter la fouettée au martinet dont Mme Alice vous a fait une très vivante description. Oui Pierrot, le martinet peut être un sauveur. Même si pour moi il n’a jamais servi pour le même motif, je dois confesser qu’il a été indiscutablement un redoutable et très efficace moyen de me faire progresser. D’abord dans le domaine social: j’étais un adolescent désobéissant et souvent insolent et le martinet m’a permis de me corriger de ces défauts de caractère si répandus chez les adolescents, des deux sexes d’ailleurs. Ensuite, dans le domaine scolaire et même universitaire. Ayant vécu mon adolescence dans le années 50/60, la majorité n’était alors qu’à 21 ans. Ainsi j’ai été fouetté jusque à l’âge de 19 ans. Bien sûr, j’ai principalement été fouetté jusqu’à 15/16 ans : c’est-à-dire, en gros jusqu’au Bac, où je lui dois la mention « TRÈS BIEN » ! Mais, même étant étudiant, mes parents restaient vigilants dans deux domaines : d’abord celui des mœurs, conformément aux valeurs chrétiennes qu’ils m’ont inculquées et qui me valaient souvent le martinet. Valeurs que je partage toujours aujourd’hui. Ensuite, quoique plus rarement, en ayant l’œil rivé sur mes résultats universitaires. Là aussi je peux dire merci au martinet ! Évidemment de nos jours il ne peut plus en être ainsi : autres temps, autres mœurs. La société y a-t-elle gagné ? Pour ma part j’en doute, tout en respectant toutes les opinions, en vertu de la tolérance que je dois là encore à mon éducation… au martinet précisément. Voilà, cher Pierrot, les sentiments et même les émotions que m’inspirent votre très touchant récit. Amicalement. CLAUDE.

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