La fessée appliquée

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Fessés dans la cour de récré… pour cause de bagarre

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Par Henma

Dans les années 60, j’avais neuf ans. Ce jour-là, la cour de l’école était pleine d’enfants, de cris et de jeux. Je m’en souviens encore comme si c’était hier…

Au milieu de la cour, les maîtresses en cercle nous surveillaient tout en parlant entre elles. Un jeu qui tourne mal, des chamailleries avec un garçon de la classe voisine, plus âgé et plus grand que moi… L’inévitable bagarre !

Lui comme moi, nous nous battions comme des chiffonniers, lançant maladroitement des coups de pieds et des coups de poings, souvent dans le vide par bonheur, qui n’atteignaient donc que rarement leur cible.

Nous étions tellement occupés à nous bagarrer que nous n’avions pas remarqué que nous le faisions à côté des maîtresses qui surveillaient la cour. Bien entendu, elles eurent tôt fait de nous repérer en train de nous rouler par terre en criant. Deux d’entre elles se précipitèrent.

Soudain, une douleur vive à l’oreille me fit lâcher prise en poussant un cri. L’insupportable traction infligée à ma pauvre petite oreille me força à me relever sans demander mon reste.

C’était ma maîtresse qui, sans ménagement, venait de me séparer de mon adversaire. Entendant des gémissements, je tournai à demi la tête pour m’apercevoir que la sienne l’avait agrippé par les cheveux et l’éloignait de moi à toute force. Puis toutes deux placèrent les valeureux mais piteux combattants l’un face à l’autre. Aux grimaces du garçon comme à ses petits cris, je compris qu’il devait souffrir plus que moi. Commença alors la litanie des reproches et des sermons.

« Qu’est ce que ça veut dire ?… C’est quoi cette bagarre ? Vous n’avez pas honte tous les deux ? Vous battre comme des chiffonniers ! Et toi, tu n’as pas honte de frapper un plus petit que toi ? Et toi, c’est du propre ! Regardez vos vêtements ! Que vont dire vos mamans ? Vous ne savez pas qu’il est interdit de se battre ?… On va vous apprendre à vous en souvenir !… »

Evidemment, il fallait ajouter d’autre voix au chorus.

« C’est lui qui a commencé !… Non ! c’est toi !… Menteur ! C’est toi qui m’as tapé en premier !… Menteur !… Moi, menteur ?… »

« Taisez-vous ! Vous serez punis tous les deux ! Cela vous passera l’envie de recommencer ! »

Cette menace mit aussitôt fin à nos récriminations.

Pour les deux maîtresses peu importait qui était le fautif. Un tel comportement était inadmissible dans cette école. Elles étaient bien décidées à nous remettre dans le droit chemin de gré ou de force ! De toute façon notre sort était scellé, sans illusion.

La menace d’une punition nous figea de crainte. On se regarda tous les deux, penauds et apeurés, car nous savions bien ce qu’impliquait une pareille bêtise dans notre école. Ici, on ne badinait pas avec la discipline. Et ici, ce mot de punition avait un sens des plus précis.

Je ne m’étais pas trompé. Il me suffit alors de voir avec horreur la maîtresse des grands s’accroupir devant le garçon pour n’avoir plus aucun doute sur la suite des événements. Ses mains farfouillaient rapidement sous la blouse puis le pull. La mienne suivit aussitôt son exemple en s’accroupissant. En un tournemain, elle fit sauter les bretelles par devant et par derrière. Je n’osai pas protester sentant que je rougissais.

Je levai la tête. Non loin, d’autres maîtresses nous observaient. Certaines avec un demi-sourire, d’autres avec un air pincé de désapprobation. Pour elles toutes, comme pour moi et mon alter ego, l’évidence s’imposait sans autre choix possible que nous le voulions ou non : c’était la fessée déculottée, et pas seulement ! La fessée déculottée en public, devant toute l’école rassemblée !

A mon époque, nombre d’entre nous ont certainement connu cela. Qu’un enfant commette une bêtise, on le déculottait et on le fessait, qu’il y ait du monde ou non.

Je reportai mon attention sur mon adversaire. Il avait pris de l’avance sur moi. Sa maîtresse avait déjà écarté les côtés de la braguette de sa culotte courte et la lui baissait jusqu’aux chevilles. Il se retrouvait en slip devant un groupe d’enfants qui, curieux du spectacle, s’étaient arrêtés pour assister à nos fessées.

Ce qui me revient de cet épisode c’est la bizarrerie des comportements des élèves. Je l’avais observé chaque fois qu’une fessée avait lieu en public dans la cour en présence d’élèves de tous âges.

La plupart jetèrent un coup d’œil un instant puis s’empressèrent de repartir jouer, quelques-uns firent cercle, sans doute ravis de voir deux paires de fesses mises à l’air ensemble, ce qui était peu habituel dans le courant d’une année.

Mais pour l’instant, je sentais mon cœur s’affoler alors que ma maîtresse était en train de déboutonner rapidement la braguette de ma culotte après avoir défait le gros bouton de la taille. A mon tour de me retrouver en slip, l’air aussi ridicule que l’autre garçon, au beau milieu de la cour. J’avais rattrapé mon retard sur lui !

Les prières et supplications des « non, non, pardon, pardon, on le fera plus, pas le slip, non, non » furent absolument superflues, aggravant même notre ridicule.

Presque en même temps, d’un même mouvement, nos maîtresses se relevèrent et, en totale harmonie, se placèrent côte à côte. Puis, avec une adresse consommée, elles enroulèrent un bras autour de notre taille et, nous ployant le dos avec force, nous obligèrent à tendre les fesses.

Ainsi fermement maintenu, je sentis une main glisser par-dessous l’élastique de mon slip, et en un clin d’œil, mes fesses furent mises à nu, leur bancheur frissonnant sous le soleil printanier.

Il y eut quelques rires qui cessèrent aux premiers crépitements caractéristiques des claques sur des fesses dénudées. C’était une vraie fessée et je me mis à gigoter et à ruer en tentant d’atténuer la cuisson qui se propageait dans mes fesses. Mais ma fesseuse me tenait fermement par la taille et sa main ouverte maintenait la même cadence soutenue, échauffant tour à tour chacune de mes rondeurs avec une louable équité.

En même temps, comme en écho aux miennes, j’entendais retentir les claques sur les fesses voisines. C’étaient des claques d’une vigueur nettement supérieure à celles que je recevais et, sans en être vraiment conscient, je savourais ma chance car la maîtresse des grands, une jeune femme sans complexe, avait la réputation d’une sévérité implacable quand elle fessait ses élèves.

Les cris, puis les braillements, puis les premiers sanglots de mon voisin relayèrent bientôt les miens. Sa résistance, plus volontaire que la mienne, avait fini par céder sous les cuisantes volées. De mon côté, mes sanglots se mêlaient à mes hoquets. Je savais que mes fesses avaient depuis longtemps pris la couleur de mes joues : un rouge du plus bel écarlate sous les déferlantes de claques. D’instinct, il y eut de nouvelles ruades de mes jambes, et de nouveaux cris et braillements quand sa main s’abattit sur le haut de mes cuisses. Imitant sa collègue, l’autre n’y alla pas de main morte sur les cuisses charnues de son élève. Là aussi, ses cris s’assortirent au bruit formidable des claques qui brûlaient ses cuisses nues.

Nous étions fessés comme nous le méritions à la hauteur de notre faute. Puis la fessée cessa enfin. Je ne sais pas combien de claques nous reçûmes en tout. Une cinquantaine pour le moins. Tout ce que je ressentais, la tête vide, après cette correction, c’était l’affreuse brûlure qui s’étendait à présent de mes cuisses à mes fesses tout entières tant j’avais été fessé avec une extrême sévérité.

Avec le même ensemble qu’au début, elles nous relâchèrent à quelques mètres de leurs collègues dont les commentaires allaient bon train au sujet de nos fessées et louaient nos deux fesseuses pour leur maîtrise de la situation.

Les curieux s’éparpillèrent reprenant leurs jeux. Je me retrouvais comme mon camarade de punition, les joues mouillées de larmes, en sueur, nos cuisses et nos fesses d’un même rouge uni, tremblant, trépignant et braillant l’un en face de l’autre sans retenue.

Je n’avais plus honte de ma nudité ni de la perte de ma fierté face aux autres élèves. Je ne pensais qu’à une chose : c’était de calmer la cuisson qui s’était installée dans cette portion intime de mon corps en frictionnant désespérément mes fesses à deux mains tout en continuant à brailler.

Nous reçûmes alors l’ordre de nous reculotter. J’essayais, mais j’avais trop mal pour le faire avec adresse comme d’habitude. Et puis j’avais trop envie de continuer à frictionner mes fesses. Enfin, tant bien que mal ma culotte couvrit de nouveau ma nudité et c’est les yeux rouges, et reniflant, que je regagnai les rangs la tête basse.

Une fois en classe, la maîtresse me fit mettre au coin, les bras le long du corps et la tête dans les épaules, où elle me laissa jusqu’à la fin de la leçon. De temps à autre des sanglots secouaient ma poitrine, pris de honte d’être mis au coin en pénitence et d’être une nouvelle fois la cible des regards de mes camarades qui m’avaient vu recevoir cette fessée déculottée.

Ma punition n’était pas tout à fait terminée car la maîtresse, après avoir mentionné la fessée donnée, inscrivit une nouvelle punition pour le lendemain avec cent lignes à recopier « je ne dois plus me battre en récréation avec mes camarades » à faire signer par les parents. Lignes qui me vaudraient certainement une autre fessée à la maison. De toute façon, il était impossible de cacher à ma mère le châtiment reçu à l’école, car de bonnes langues l’en avaient informée à la sortie. Je dus donc lui avouer ma stupidité espérant obtenir un peu de mansuétude de sa part.

Elle me posa juste une question.

« Tu as donc reçu une fessée culotte baissée dans la cour pendant la récréation ainsi que le garçon avec qui tu t’es battu. La maîtresse a-t-elle aussi baissé vos slips ? »

« Oui, maman. »

« Et bien ta maîtresse a eu tout à fait raison. Et ce soir, moi aussi, je baisserai ta culotte de pyjama quand tu iras au lit. »

Elle me prit par la main et je rentrai en pleurnichant à la maison, pensant à la nouvelle fessée qui m’attendrait ce soir après avoir copié cent fois les lignes.

Ce n’est que le surlendemain que, réconciliés par notre malheur commun, j’appris en confidence de mon camarade qu’il avait lui aussi reçu une nouvelle fessée en rentrant. Mais chez lui, ce n’était pas une simple fessée à la main, mais une correction au martinet et à derrière nu.

 

10 commentaires »

  1. Jean-Jacques dit :

    Quelle belle histoire, et bien contée !
    Merci, Henma. Nous partageons les mêmes valeurs. Et je pressens que, vous et moi, savons très bien de quoi nous parlons !

    • lucky dit :

      Que de bons souvenirs cuisants qui hélas ! ne se font plus aujourd’hui où l’on parle d’interdire les fessées !

  2. benjamin dit :

    Oui, Henma, un récit d’une rare qualité ! D’une qualité telle que, même dans un blog de haute tenue comme celui-ci, on n’en rencontre pas tous les jours. Vous nous gratifiez d’un luxe de détails qui prouvent la véracité de votre histoire. Un grand merci ! Elle m’en a rappelé d’autres que j’ai de nouveau, grâce à vous, envie de confier à ce blog. Ce qui ne saurait tarder. J’ai moi-aussi reçu une fessée – nous, on disait une « fessée culotte baissée », alors que vous parlez de « fessée déculottée » – à l’école élémentaire.

  3. benjamin dit :

    J’étais en 7ème, comme on appelait jadis le CM2 et j’avais 10 ans. Mais, j’ai honte à le dire, j’ai reçu cette fessée pour un motif beaucoup plus futile que vous. Nous étions dans une école de garçons, heureusement – je pense que, vu l’année que vous mentionnez, c’était aussi votre cas -

  4. benjamin dit :

    D’après mes souvenirs, nous étions bien 25 ou 30 gamins dans cette classe. Nos pupitres de deux places et leurs bancs solidaires étaient disposés sur une sorte de gradin. Comme dans un théâtre où le tableau et le bureau du maître occuperait la scène…/…
    « Martin, je vais te donner une fessée ! »…
    A bientôt sur ce blog la suite de mes souvenirs.
    B.

  5. Bertrand dit :

    Très joli récit Henma. Moi aussi ma mère redoublait la fessée reçue à l’école par une deuxième à la maison.
    Excepté l’année de la 9e (CE2 donc). Non pas que les fessées fussent moins nombreuses à la maison, mais cette année j’avais un instituteur plutôt « cool » comme on ne disait pas à l’époque, c’est-à-dire laxiste.
    Suite à une bêtise que j’avais faite (pris en flagrant délit de copiage sur mon voisin) et dont ma mère a eu vent, elle m’avait demandé comment l’instituteur m’avait puni, et à sa grande surprise je lui ai répondu que je n’avais eu qu’une petite remontrance.
    Plus tard et en ma présence, elle demanda au directeur que je sois corrigé comme il se doit. Le directeur lui dit un peu embarrassé que M. P, mon instituteur, était partisan d’une nouvelle forme d’éducation, plus moderne et que les châtiments corporels étaient pour lui dépassés. Ma mère fut scandalisée ! Elle proposa de venir à l’école pour me donner la fessée dans la classe ou mieux dans la cour de récréation. Finalement, ce fut à la sortie de l’école que je me suis pris la fessée devant tous mes copains. Et l’année suivante j’ai eu un nouvel instituteur qui, lui, approuvait les bonnes vieilles méthodes à la grande satisfaction de mes parents qui s’enquirent dès la rentrée pour le connaître. Il furent rassurés. Fini l’instituteur laxiste ! Nous étions 5 ans avant mai 68 (mais on a continué à fesser longtemps après).
    Bertrand

  6. Louis dit :

    Bonjour Henma.

    Bravo pour ton récit. Il me rappelle un fait vécu un peu similaire. Pour une bêtise collective avec ma cousine Annie, nous reçumes tous deux une fessée, ensemble et simutanément par nos mamans respectives. Ma tante avec ma cousine avait pris une petite avance, celle-ci étant en jupe : jupe soulevée, culotte blanche baissée, tata eut vite fait. La fessée d’Annie fut déjà bien entamée quand la mienne commença, maman ayant eu à surmonter ce petit « handicap » dû à ma tenue de garçon : bretelles, boutons, braguette à défaire. Mais je ne perdis rien pour attendre. Quand ma fessée fut terminée, c’était déjà fini pour ma cousine, qui était en pleurs (moi aussi), mais je ne l’avais pas vue remonter sa culotte ni rajuster sa jupe.

    Louis3901

  7. Labradorinfo dit :

    Oui, autrefois une punition à l’école entraînait une fessée déculottée à la maison. Pour les punitions importantes à l’école, c’était une fessée avec le martinet à la maison pour laquelle souvent le puni devait se mettre tout nu et ensuite aller au piquet les mains sur la tête.
    Les fessées dans la cour de récréation , au réfectoire, au dortoir devant tout le monde étaient fréquentes c’était des punitions sévères et redoutées.
    Souvent après la fessée, le puni était envoyé au piquet les fesses à l’air et les mains sur la tête.

  8. CLAUDE dit :

    Bonjour Henna. Qui ne s’est jamais bagarré dans une cour d’école, filles comme garçons ? En l’occurrence ce fut le sexe dit « fort » qui fut à l’ »honneur ». Evidemment la fessée bien méritée tomba et à juste titre. Ce que l’on peut contester, c’est que les maîtresses acceptèrent que quelques petits voyeurs viennent profiter du spectacle. Ensuite ce fut le bonnet d’âne et la mise au coin. Sérieuse correction ! Et pour corser le tout, 100 lignes à la maison dûment visées par les parents, donc, inévitablement: deuxième fessée! Vous avez quand même eu la chance qu’elle ne vous fut pas donnée avec le martinet, comme ce fut le cas pour votre copain. Et si j’avais été dans votre situation, cela aurait été non seulement une sévère fessée, mais aussi le martinet fesses et cuisses nues. Mes parents étaient très sévères pour toutes les questions se rapportant à mon comportement. Ce en quoi ils avaient parfaitement raison, je n’ai pas peur de le dire même si aujourd’hui cela serait considéré comme de la « maltraitance ». Autres temps, autres mœurs, certes. Mais quand on voit certains comportements, on peut se demander si ces préjugés sont bien fondés. Cordialement. CLAUDE.

  9. claude. dit :

    Bonjour Henna. D’abord merci pour ce palpittant récit. Si certains doutent encore de l’égaliité des sexes,je leur conseille la lecture de votre récit! Une fille se bagarre avec un garçon et pas à son désavantage! Hélas,la correction suivit: pour vous une « simple » fessée,+ quelques lignes à recopier et une 2°fessée à la maison. Pire pour votre agresseur qui a lui reçu le martinet,bien mérité, du moins à mes yeux. Cordialement. CLAUDE.

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