La fessée appliquée

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Festival de fessées estivales

… et que de fessées perdues !

 BakShad

Anecdotes de Chris

On répète que la fessée c’est bien fini. Ce n’est pas ce que mes oreilles ni mes yeux ont entendu et vu cet été en vacances. Voici quelques anecdotes pour en témoigner qui pourraient faire suite au récit « Fessées vues et entendues ».

Au mois de juillet, à la caisse d’une supérette de ma commune de villégiature, une fillette d’une dizaine d’années accompagnée de son père et d’un homme aux cheveux blancs, sans doute son grand-père, attira mon attention. Elle avait une expression chiffonnée comme si elle venait de pleurer. Attendant mon tour dans la file d’attente, je n’y prêtais plus attention quand arriva une vendeuse qui demanda au père si sa fille avait retrouvé ce qu’elle avait perdu dans le magasin. Le père haussa les épaules en signe de dénégation. La jeune femme se dit désolée à quoi le père fit une réponse qui, inattendue pour moi, ne sembla pas faire réagir les autres clients.

« Tant pis ! Ce n’est pas trop grave, mais cette demoiselle écopera d’une bonne fessée à la maison. Je lui ai plusieurs fois dit de faire attention à ses affaires. »

Je pensais que l’évocation de cette punition, qui n’a plus bonne presse dans les hautes sphères, allait susciter l’indignation générale, mais il n’y eut aucune réaction perceptible, excepté la gamine qui s’est retournée faisant une drôle de tête, visiblement pas ravie de la menace. Sans doute était-elle sûre que son papa tenait ses promesses quand il la menaçait de la fesser. Manque de chance pour elle, aussitôt rentrés chez eux, elle devrait y avoir droit. La vendeuse opina de la tête, marquant nettement son approbation avant de repartir.

Palcomix

Toujours en juillet, entre midi et 14 heures, je me rendais à l’Office de tourisme quand, près d’un manège installé sur une placette, j’aperçus une fillette de 5 ou 6 ans qui courait en direction d’une autre gamine légèrement plus âgée. Passant près d’elles, je l’entendis râler et piquer une légère colère. La grande lui recommanda de se calmer sinon cela allait barder. Juste derrière arrivait une femme qui était sans doute leur grand-mère. Elle arborait un air hautain, et regardait d’un air peu commode la petite fille en colère. Peu après être entré dans l’Office de tourisme, j’entendis de gros sanglots et une petite voix qui se plaignait. Jetant un coup d’œil par la fenêtre, je compris la cause de ces lamentations. Des deux gamines qui passaient devant moi, la plus jeune donnait la main à la dame, l’autre main étant occupée à frotter son popotin. Aucune confusion possible sur l’origine de la douleur !

Unkn

J’étais en train de lire assis sur un banc de l’allée allant au front de mer quand j’entendis un gosse qui poussait des cris sans raison, peut-être pour le plaisir de s’entendre. Je vis passer une petite famille composée d’une grand-mère et ses petits-fils dont un garçon âgé d’une dizaine d’années qui s’amusait à crier. Quand il poussa un énième cri pour embêter le monde, la grand-mère leva soudain sa main. Aussitôt, le gamin leva son bras droit pour protéger son visage et simultanément abaissa l’autre à travers le fond de son petit short. Force du réflexe : esquiver une éventuelle gifle ou une fessée ?… Apparemment, au vu de ses gestes il devait avoir l’habitude d’en recevoir de sa grand-mère. Cela dit, je pense que ce jeune casse-pieds ne l’aurait pas volé !…

 

Un après-midi d’août, ma mère et moi nous promenions tranquillement sur le front de mer à Lacanau. Non loin de nous, des cris de dispute troublèrent l’ambiance paisible à ce moment-là. C’était un jeune garçon et sa mère visiblement très contrariée. Le gamin de 6-7 ans criait fort à qui voulait l’entendre qu’il ne voulait pas « recevoir une fessée déculottée à la maison ! ».

Et il continua à brailler à la grande joie de ses deux frères aînés (10 et 12 ans peut-être) qui échangeaient des sourires de connivence. Leur joie de voir leur frère cadet se faire fesser allait être de courte durée car leur mère, lassée d’entendre des cris (qui commençaient à attirer l’attention sur eux) finit par céder aux jérémiades du petit. Apparemment, cette décision n’eut pas l’air de ravir les deux grands. Je me suis permis d’en déduire que lorsque la mère les menaçait d’une fessée, elle devait tenir bon ! Quant au gamin, sa crainte farouche d’une déculottée à la maison me fait penser qu’il avait trop énervé sa mère pour qu’elle oublie sa promesse de lui rougir le postérieur une fois à la maison.

Toshi

Un samedi de septembre j’accompagnais ma mère faire des courses dans un supermarché. Tandis que je sortais le caddie du coffre de la voiture, une famille passa à côté de nous. Vraisemblablement les parents et deux frères comme je l’appris un peu plus tard : un jeune homme d’une vingtaine d’années et un garçon de plus ou moins 11 ans. Soudain, le gamin se planta devant nous et nous lorgna comme si nous étions des bêtes de foire. Bizarre et un peu gênant… Un peu plus tard, nous les avons croisés au rayon quincaillerie-droguerie. Je vis l’adulte se saisir d’une tapette et la mettant sous le nez du gamin lui dire :

« Regarde ! Presque la même que celle que tes fesses connaissent bien ! »

La boutade fit rire le grand, mais pas du tout son frérot qui, pris de honte, se mit à rougir d’autant plus que son aîné faisait mine de lui en donner un coup sur les fesses.

 

Comme j’ai pu le constater cet été, la fessée n’a pas tout à fait cessé d’être un remède usuel pour remettre les idées en place et calmer les esprits. En revanche, j’ai vu d’autres cas qui méritaient une fessée sur-le-champ mais où le laisser-faire jusqu’à empoisonner la tranquillité des autres a eu la préférence.

Ainsi deux jeunes filles agacées par le comportement insupportable d’un garçon de 10 ans qui n’arrêtait pas de soulever un charriot de courses, puis de le projeter violemment au sol au risque de le casser. L’une des jeunes filles le suppliait d’arrêter mais le gamin n’en faisait qu’à sa tête. Qu’aurait-elle dû faire ?…

Ainsi une maman lassée de l’attitude infernale de sa fille d’une dizaine d’années dans un magasin semblait désolée, mais était incapable de faire preuve d’autorité. Je pense que beaucoup d’entre nous se seraient pris une volée pour moins que ça !

Ainsi dans un train, un gosse grimpait sur les sièges, puis – invraisemblable ! – se mit à donner des coups de pied aux voyageurs pour étudier leurs réactions sous le regard attendri de son grand-père. Et de réactions, aucune de la part des gens très gênés si ce n’est de se lever et de faire quelques pas dans le couloir pour fuir le morpion. Il est vrai que ce n’était pas à eux de se substituer à l’heureux grand-père.

 

Malajuven

Anecdote d’Edmée

Sur une plage de Bretagne qui a conservé ses tentes et ses cabines de bain, le temps n’est pas à la baignade et, sur la portion de sable humide et durci de la plage à marée basse, une bande de filles et de garçons de 8/9 ans s’amusent à se lancer des boules de sable rapidement pétries entre leurs mains et enrobées de sable sec. Le jeu attire trois garçons plus âgés qui s’y invitent d’autorité. Clairement, ils ont plus envie de démontrer leur force et d’en découdre avec les plus jeunes. Leurs boules sont confectionnées avec soin, plus grosses et plus dures, pour faire mal. Les visées sont plus méchantes, les impacts et les dégâts évidents. Des enfants commencent à protester, puis l’un d’eux hurle, mains plaquées sur son visage. La boule a frappé en plein dans un œil.

Il y eut aussitôt un grand chambardement sur la page. On se précipite. Les parents affolés accourent, aussi bien ceux des petits que des trois assaillants.

La mère de la victime, aidée d’une autre, tente de nettoyer l’œil de l’enfant que blessent des grains de sable malgré ses cris de douleur de son enfant.

De leur côté, les mères des trois perturbateurs essaient tout d’abord de minimiser les actes de leur fils mais la désapprobation générale les contraint à faire profil bas et à s’excuser. L’attitude de la mère du vrai fautif change radicalement, à la fois gênée et furieuse contre lui. Le gaillard de 12-13 ans, tout fier de son jeune corps musclé, le front barré d’une grande mèche de cheveux décolorés par le soleil breton, comprend que le vent tourne. Son regard narquois et comme désabusé s’inverse en yeux de chien battu.

Sa mère vient de le prendre par le bras et le tire de force jusqu’à leur cabine dont la porte claque. On entend des éclats de voix, une protestation geignarde… puis des bruits de claques. Des claques retentissantes sur la peau nue qui ne semblent plus finir. En dehors des rumeurs du ressac, la plage ne résonne plus que des échos de cette longue et formidable fessée à derrière nu.

La porte de la cabine qui s’ouvre nous livre un ado dont le visage mouillé de larmes est aussi rouge que son étroit maillot de nylon d’où débordent les mêmes rougeurs jusque sur le haut de ses cuisses.

On le voit alors courir vers son drap de bain et s’en couvrir, puis se retirer dans un coin cacher sa honte. Il y restera longtemps avant de rejoindre les deux autres, à l’écart des autres enfants.

Les vacanciers de cette station balnéaire formaient une petite colonie dont les membres faisaient rapidement connaissance. On sut que le garçon du nom de Xavier étant entré dans la phase pénible de l’adolescence, fessée et martinet faisaient également partie de ses devoirs de vacances.

 

Illustr. : 1) BakShad – 2)Palcomix – 3) Unkn – 4) Toshi – 5) Malajuven

12 commentaires »

  1. MARCO dit :

    Un p’tit tour sur notre site préféré avant de se coucher. Oh le charmant récit qui prend la « température » des faits disciplinaires d’aujourd’hui !
    D’où il semblerait qu’à travers ces faits la fessée a encore bonne presse et ne serait pas décriée. La « France d’en bas » aurait gardé le bon sens qui la caractérise et les bonnes méthodes qui vont avec ?
    Celle d’en haut aura encore « pondu » une loi aussi inutile qu’inapplicable. Le fossé n’est, hélas ! pas prêt de se combler entre ces deux mondes.
    Heureusement discrètement, des envers rougiront toujours, pour la bonne cause, appliquée avec modération, pour le bien des récipiendaires.

    sourire de Marco

  2. CLAUDE dit :

    Bonsoir à tous « amis » de ma fessée. Quelle belle surprise !La fessée n’est donc pas morte et enterrée ! Contrairement à ce que certains politiciens en panne de dossiers plus urgents voudraient nous faire croire ! Qu’en pensez vous « amis de la fessée » ? Amicalement et solidairement. CLAUDE.

    • Chris B dit :

      Bonjour Claude,
      La fessée n’est pas morte comme en témoignent mes anecdotes. Néanmoins, certains parents peuvent en brandir la menace en certaines occasions sans pour autant l’appliquer. Au vu des nombreux faits de délinquance juvénile et autres, les parents n’ont certainement pas envie que leur progéniture en fasse partie.
      Chris B

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Chris B. Je partage votre avis sur la croissance continue des incivilités. J’ajouterais même des agressions contre bien des représentants de l’autorité : policiers, enseignants… Certes la fessée n’est pas une panacée, nous le savons tous. Mais si le règne de « L’enfant Roi » finissait, je pense que ce serait un grand progrès. Qu’en pensez-vous ? Amicalement. CLAUDE.

        • Chris B dit :

          Bonjour Claude,
          De ma génération (né en 1975), il y avait peu d’enfants-rois, mais. De nos jours, la situation s’est presque inversée. Les règles de savoir-vivre, l’autorité, la discipline sont reléguées au grenier des vieilleries. Du coup, des parents cèdent aux caprices et passent à la fonction « crier sur eux » sans expliquer la raison du cri, comme on peut le voir dans « Supernanny » quand les mères sont énervées. Il y a crier et crier, tout comme fesser et fesser. Crier sans dire le motif, l’enfant ne saura pas sur quoi il a eu tort surtout s’il fait plusieurs bêtises. Et fesser, ce n’est pas seulement donner quelques légères tapes inoffensives en espérant que l’enfant comprendra. Souvent dans « Supernanny », les parents cèdent tout pour se faire passer pour des gentils parents. Or comme l’explique la nanny, un enfant doit avoir des limites sinon cela le desservira plus tard. Et quand les enfants subissent les règles de la nanny, les parents se rendent compte que leurs enfants les aiment tout autant ou plus même.
          Bref avec ces nouvelles lois intrusives dans la sphère parentale et familiale, l’enfant-roi a l’avenir devant lui. Sauf goutte faisant déborder le vase. Là est la question.
          Chris B

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Chris B; Je vous réponds un peu tard et m’en excuse. L’analyse que vous faites de l’évolution de l’éducation se passe de commentaire !Tout comme vous je suis indigné par l’intrusion de nos législateurs dans la sphère parentale et familiale. N’y a-t-il pas de dossier plus urgent ? Quant à la goutte pour faire déborder le vase, je crois que c’est un déluge qu’il nous faudrait ! Amicalement. CLAUDE.

  3. Stéphanie dit :

    Bonjour
    pour l’épisode de la plage, il est clair que ma mère n’aurait pas perdu de temps à aller dans la cabine de bains. Cela aurait la fessée déculottée devant tout le monde, même si j’avais porté un maillot une pièce.

    • Jerome dit :

      Bonjour Stéphanie,
      est-ce une expérience vécue ? As-tu, toi aussi, donné de telles fessées ?

      • Stéphanie dit :

        Bonjour Jérôme,
        oui, cela a été une expérience vécue, maillot une pièce sur les chevilles devant tout le monde sur le parking de la plage. Une très grande honte en plus des claques retentissantes sur mes fesses dénudées.

  4. Anne-Sophie dit :

    Bonjour à vous tous,
    Tout d’abord, Merci à Chris pour ses charmantes anecdotes, nous révélant qu’effectivement, la Fessée a encore de beaux jours devant elle… Merci à Edmée de ce joli récit claquant, fort bien mérité.
    Habitant en milieu rural, je peux vous dire que l’usage de la fessée est encore bien actuel, bien que celle-ci, pour certains parents se soit modernisée en quelques petites tapes sur le fond de culotte… Alors que petite, j’ai plutôt connu le genre de fessée magistrale, me laissant honteuse, vexée, en larmes, et surtout bien calmée, lorsque je redescendais des genoux de mon Papa…
    Étant Maman aujourd’hui, mon idéal d’éducation est un cadre aimant et ferme. Beaucoup d’amour et de tendresse envers mes deux enfants, par contre, s’il faut sévir, je le fais et mon petit bonhomme de bientôt 9 ans, sait très bien que s’il dépasse les limites fixées, il aura droit à une sévère fessée, et que c’est non négociable. C’est un petit bout qui est épanoui, ayant une énorme complicité avec sa grande sœur, qui l’adore et le chouchoute !

    • Emilie dit :

      Merci Anne-Sophie pour ton message…
      Tu parles des fessées que tu donnes à ton petit bonhomme… Et à sa soeur, tu lui en donnes aussi ?
      Moi, je reçois encore parfois la fessée de Maman…
      Bisous d’Emilie.

      • Anne-Sophie dit :

        Bonjour Émilie,
        Non, plus actuellement, la dernière devant s’élever à bientôt 1 an…. Pour le moment, elle est raisonnable et posée. Ce qui n’est pas toujours le cas de ma petite tornade de bientôt 9 ans !

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