La fessée appliquée

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Gare à la Mamma !

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par Thibault

Lisant les textes de ce blog si captivant, l’idée m’est venue de partager cette petite histoire avec ses lecteurs. Il s’agit d’une petite scène qui se déroula il y a deux ans en Italie et dont le pouvoir suggestif a gravé ma mémoire comme par magie. Vous allez voir, c’est assez drôle, même si cela n’a absolument rien de scabreux !

J’avais 22 ans et j’étais parti en vacances avec ma cousine Agathe et un de ses amis, Nicolas, que je ne connaissais pas depuis très longtemps. Etudiant, j’étais toujours fauché, mais ma cousine m’offrait le voyage.

On s’est toujours très bien entendus, et même si « Madame » a son petit caractère, je crois que c’est la fille la plus drôle, la plus gentille que je connaisse et je l’adore autant que ma sœur.

Nous logions chez des amis à elle, Elio et Sabrina, un couple d’une trentaine d’années avec un petit garçon et des jumelles trop craquantes. Cet été-là, c’était farniente et bonheur à tout prix. Il faisait une chaleur à damner le soleil !

Un après midi, nous étions tous assis en terrasse sur la place centrale d’une petite ville lombarde. Des amis de nos hôtes nous avaient rejoints et on peut dire qu’il y avait de l’ambiance à notre table. On parlait un peu français, un peu anglais, surtout avec les mains, et on riait beaucoup. Et puis Agathe décida de se balader dans les petites rues ombragées de la vieille ville.

Au début, cela ne me tentait pas trop. Puis finalement, j’avalai ma bière en vitesse et me levai, prêt à la suivre. Nicolas et Elio se joignirent à nous, tandis que Sabrina restait à la terrasse avec les amis et les enfants.

Nous nous enfonçâmes dans les ruelles. D’abord, Agathe était extatique. Elle adore tout ce qui est vieilles villes, vieilles rues et vieilles pierres. Après avoir poussé des Oh ! et des Ah ! d’émerveillement devant trois ou quatre façades prêtes à s’effondrer, nous suivîmes une ruelle commerçante. Enfin… Quand je dis « commerçante », je veux dire qu’il y avait trois ou quatre petits commerces typiques qui avançaient leurs devantures jusque sur le trottoir. Parmi eux se trouvait un marchand de fruits et légumes, avec un étal en bois et un petit parasol. J’avoue qu’avec cette chaleur, il était difficile de résister aux pastèques, melons, fraises, cerises… Enfin, c’était comme si nous avions trouvé une petite corne d’abondance au milieu de la rue.

Agathe qui n’était pas non plus du genre à résister, s’empara d’une fraise énorme. C’était juste pour goûter… rien qu’une fraise ! On ne va tout de même pas en faire toute une histoire ! Elle est vraiment comme ça, Agathe. Cela fit rire, Elio et moi, mais pas Nicolas, qui est un peu long à la détente question humour.

C’est là que la situation prit une tournure que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Une vieille Mama italienne qui nous avait vus depuis l’intérieur sombre de son petit magasin sortit en râlant. Agathe, Nicolas et moi, nous retournâmes tous spontanément vers Elio qui riait tout en essayant de calmer la marchande. On ne parlait pas italien, mais elle s’en fichait pas mal. Elle rouspétait sans discontinuer et se tourna vers Agathe qui commençait à chercher son porte-monnaie en se disant qu’elle s’en sortirait à bon compte si elle lui remboursait sa fraise, puisque c’était visiblement le sujet de la querelle !

Elle s’en prit directement à Agathe et la sermonna en italien, agitant son doigt menaçant vers elle. Agathe sourit, désemparée, ne comprenant vraiment rien de ce qu’elle lui disait ! Nous suivîmes l’exemple d’Elio en riant franchement devant son air mi-amusé mi-paniqué quand la marchande, petite et rondouillarde, les joues burinées par le soleil, se mit à agiter ses mains boudinées sous le nez de ma cousine et à vociférer encore plus fort chaque fois qu’elle regardait de notre côté, pliés de rire.

Un peu impressionnée, Agathe tenta de se rapprocher de nous, manœuvre audacieuse mais ô combien inutile ! Aussitôt, la marchande furibonde la saisit par un poignet et la tira brusquement sur le seuil de son magasin. Ni une ni deux sa jupette fut relevée et, avant qu’Agathe ne puisse réagir, elle lui flanqua sur les belels fesses à demi nues une claque sonore, en plein milieu de la rue ! Et une deuxième au cas où… et quelques autres aussi rapides que retentissantes pour terminer !

Cette fessée me parut particulièrement  bruyantes dans cette ruelle étroite et je l’entends encore résonner en écrivant ces lignes !

Un moment stupéfaits et pris au dépourvus par un tel geste, Elio, Nicolas et moi restâmes bouche bée et yeux ronds devant la culotte style « Hello Kitty » de ma cousine. Deux badauds qui passaient à ce moment-là applaudirent mais la Mamma était déjà rentrée dans sa boutique tout en rouspétant, laissant Agathe complètement mortifiée sur le trottoir, les joues rouges et les yeux humides.

Sa respiration rapide trahissait sa profonde humiliation et nous nous gardâmes bien de nous moquer d’elle devant elle en tout cas. Ma cousine a beaucoup d’humour, mais là, ce fut un peu trop pour elle. En rabaissant sa jupe, je crus qu’elle allait tomber dans les pommes tellement elle tremblait de rage.

Aujourd’hui encore, je ne peux pas m’empêcher de sourire en me remémorant cette drôle d’histoire et à la honte que cette vieille Italienne lui infligea en pleine rue.

6 commentaires »

  1. Maurice dit :

    Franchement, Thibault et Nicolas, s’il y avait une justice ……. devraient bien passer sur les genoux d’Agathe (cette dernière aurait pu se faire aider de Sabrina) pour prendre la bonne fessée qu’ils méritent pour ne pas avoir défendu celle qui devait leur inspirer toute la galanterie masculine qui doit être inhérente à leur tempérament.
    La prochaine fois, on s’explique avec la Mamma et on calme je jeu

  2. Nat dit :

    Vraiment très joli souvenir et fort bien raconté.
    Merci! Thibault.
    Nat

  3. Thibault dit :

    Merci beaucoup Nat et Maurice d’avoir lu mon texte !

    Et bien, Maurice, j’avoue que c’était bien trop drôle pour intervenir ! Et puis, voyons le bon côté des choses, je ne lui ai pas demandé mais je suis sûr qu’Agathe n’a plus jamais volé de fraise après ça ! Mais je vais lui demander de lire votre commentaire, et si jamais elle veut « se venger », je vous promets de vous raconter ça en détails ! Ha ha !

  4. Jean-Jacques dit :

    Comment ne pas penser à l’histoire si bien racontée par Francesco, dans »les mains chéries » de Jacques d’Icy :

    « Je suis un étudiant à l’Université. J’ai vingt-quatre ans. J’ai ju toutes vos œuvres. Même avant cette lecture, je désirais ardemment être fouetté. À nu. De force.
    En un mot, être déculotté, excusez la trivialité du terme qui, je l’espère, ne choquera pas trop votre atticisme, par une belle femme, aux bras vigoureux et plutôt de forte complexion.
    Mais après la lecture de vos romans, je meurs d’envie de connaître une femme semblable à votre Paulette ou à Rosa.
    Pourtant, je n’ai jamais été fouetté à la façon que je viens de préciser, c’est-à-dire bien déculotté ; sinon dans ma petite enfance.
    C’est pourquoi je ne sais vraiment à quoi attribuer ma manie obsédante, qui pourtant n’et autre que celle-ci.
    Dans une chambre, étendu sur les fortes cuisses d’une matrone aux proportions imposantes, être déculotté par elles devant d’autres dames…
    Et ensuite, être copieusement et vigoureusement fessé.

    Pourtant, je ne me rappelle pas, en fait de fessées, autre chose que d’avoir vu quelquefois des mamans fouettant leur enfant, garçon ou fille, toujours recouvert encore…
    Jamais, jamais, sur son derrière nu, grâce à la descente, effectuée par elle, de son pantalon.
    Pourquoi alors, de cela surtout, être déculotté, contractai-je et conservai-je l’étrange obsession ?
    Est-ce parce que je garde pour toujours dans ma mémoire – dans ma mémoire auriculaire plutôt qu’oculaire – le souvenir impérissable d’une évocation qui fut uniquement verbale ?
    Voici en quoi elle consiste :
    J’avais tout près de dix-sept ans. Un après-midi, le dernier d’un court séjouir que je fis à Naples avec mes parents, je passai seul dans une rue populeuse.
    Une belle et grande gaillarde, la patrone d’une « trattoria », était plantée sur la porte de sa boutique.
    Voyant un garçon d’au moins treize ans, un beau brun aux membres et au corps bien formé, manifester une irrespectueuse mauvais humeur, de la colère même, en répondant à sa mère, elle invita véhémentement celle-ci à le punir, comme il le méritait, en des termes que je ne pourrai oublier :
    – Comment ?… Vous ne lui donnez pas la fessée ?
    « Mais, avec moi, il serait déjà déculotté ! Et il serait déjà en train de la recevoir, et je vous réponds que c’en serait une bonne ! »
    « Car ce n’est pas autre chose qu’il leur faut à ces messieurs ! Des fessées ! Et des bonnes, devant tout le monde ! Bien déculottés ! qu’on voie bien leurs fesses ! »

    Je restai cloué au sol en entendant ces mots si vulgaires, prononcés avec une énergie extraordinaire et particulièrement expressive.
    Le garçon que je suppose âgé de treize ans oiu peut-être même de quatorze, était déjà grand et robuste, ce dont laissaient juger ses jambes aux gros mollets que montrait, nus, sa culotte courte.
    Il avait le derrière fortement accusé.
    Si c’était cette particularité, remarquée par moi aussitôt, qui suggérait à la vigoureuse matrone la menace d’une telle correction, le seul aspect de cette femme de trente-cinq ans, sa haute stature, sa large carrure, ses gros bras, la révélaient, en tout cas, capable de la lui infliger sans effort.
    Elle l’eût même infligée à un grand garçon sensiblement plus âgé, et l’idée me venait d’un trait qu’à moi-même, qui avais plus de seize ans et demi, s’il lui plaisait de me fesser, il me serait impossible de l’en empêcher.
    Aisément, elle me déculotterait de force, même résistant de mon mieux.
    Surtout à cette pensée, tout mon sang bouillonnait dans mes veines.
    Si la saillie des formes de mon jeune congénère râblé éveillait chez cette femme l’envie de le fouetter à nu, ne lui inspirerais-je pas une telle envie, plus furieuse encore, moi qui présentais plus accentuée une conformation de la sorte ?
    Quelle fessée recevrais-je alors d’elle ?
    Mon âge ne m’en mettait pas à l’abri, car l’emploi du pluriel, quand elle disait : « ce n’est pas autre chose qu’il leurs faut, des fessées ! » n’indiquait-il pas une volonté, ou peut-être même une habitude d’agir ainsi avec ceux de mon sexe ?
    Et si elle spécifiait que c’en devait être de bonnes, n’était-ce pas le fruit de ses expériences personnelles, et ne savait-elle pas pertinnement, comment se doivent claquer les fesses des garçons ?
    Avec la rapidité de l’éclair, toutes ces idées me venaient à l’esprit.
    Elles devaient y rester gravées, comme l’adjectif déculottés, que j’entendais pour la première fois prononcer par une femme, l’appliquant à des garçons.
    Oui, gravées, de même que le souvenir de sa main que, dans des gestes pleins d’expression, au cours de son ardente mimique, bien napolitaine, qui marquait en l’amplifiant le sens de chacune de ses paroles, elle agitait très explicitement, l’étendant grande ouverte comme déjà en action…
    Elle montrait ainsi quelle suprême qualité acquerrait la fessée qu’elle était prête à infliger.
    C’était la main charnue aux doigts forts et renflés de votre Rosa, cette main décrite avec tant d’intensité suggestive, cette main par excellence dispensatrice des bonnes fessées !
    Si, instantanément, je m’étais représenté la scène évoquée, depuis je ne cesse d’y penser fiévreusement.
    Je vois le grand garçon saisi par la maîtresse femme, qui lui crie, avec une joie cruelle, qu’elle va le fesser devant les commères accourues.
    Elle l’allonge sur ses cuisses opulentes, je la vois le déculotter, tandis que se resserre le cercle des voisines.
    Puis, je la vois, superbe de force et d’énergie, claquant furieusement ces fesses masculines, qu’elle a vouées aux pires cinglures…
    Le sang afflue sous la peau ; longuement, la main prédestinée fait à grand bruit son cruel office, tandis que les autres mégères s’esclaffent, trépignant d’une joie sadique.
    Mais ce n’est plus le grand garçon de treize ou quatorze ans, qu’à présent je m’imagine claqué avec tant d’entrain par la vigoureuse matrone, c’est moi qui en ai vingt-quatre, oui, c’est moi… »

  5. GobertJ dit :

    Ô oui Thibault, j’aimerais beaucoup qu’Agathe se venge et que vous nous le racontiez.
    Mais,j’en conviens ça devait être drôle sauf pour la « victime).

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