La fessée appliquée

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Hé, les louveteaux, gaffe aux cheftaines ! – 2ème part.

Hé, les louveteaux, gaffe aux cheftaines ! - 2ème part. spankart-11-297x300

Par Damien

Voici donc, comme promis, le récit de ma seconde fessée reçue aux louveteaux.

Le soir de la première, lors de cette fameuse sortie, les fesses en feu, Emile et moi n’avons pas tardé à nous endormir. De fait, après toutes ces émotions, nous étions littéralement terrassés par la fatigue. Nous n’avions même pas pris le temps d’enfiler nos pyjamas. Juste avant de plonger dans un sommeil réparateur, j’ai entendu mon ami pleurer à gros sanglots dans son sac de couchage. Je lui ai demandé s’il avait mal et il m’a répondu « non… pas trop », mais qu’il s’en voulait parce qu’il s’était moqué de moi. Je n’ai rien dit et me suis tourné de l’autre côté. Moi aussi, je lui en voulais. Pas tellement d’avoir rigolé, mais surtout d’avoir été le seul enfant présent lors de ma déculottée publique. J’aurais de beaucoup préféré qu’il n’y ait que des adultes.

Le lendemain matin, nous ne savions pas trop ce qu’avaient bien pu raconter nos cheftaines des événements de la nuit, et n’avions aucune envie ni de nous lever ni d’affronter le regard des autres. Je ne sais pas trop ce que pensait Emile : pour lui, de toute façon, les louveteaux, c’était fini. Et, moi, encore révolté, je me jurais bien de ne plus jamais y remettre les pieds.

On nous laissa tranquilles tandis que les autres louveteaux, tirés de leur « lit moelleux », avaient droit au décrassage (sorte de gymnastique du matin) et à la toilette à l’eau glacée. Cette mise en train fut suivie du rangement des tentes et de l’inspection, dans laquelle le moindre bouton mal attaché à une chemisette d’uniforme pouvait valoir un retrait de point immédiat à la sizaine.

Exempts de corvées, il n’était cependant pas question d’être privés de petit déjeuner. Après avoir rejoint nos camarades autour d’un bon bol de chocolat brûlant, nous apprîmes que les cheftaines avaient raconté aux garçons notre mésaventure de la  nuit. Nos camarades savaient qu’on avait continué à faire les imbéciles et qu’on avait été punis. Bien sûr, ils ignoraient de quelle façon, si ce n’est qu’on avait passé un mauvais quart d’heure. Leur imagination fertile avait fait le reste et c’était désormais en pauvres victimes courageuses, pour ne pas dire en héros, qu’ils nous regardaient. Il avait suffi qu’un des petits raconte le raid punitif nocturne qu’on avait infligé jadis à ses grands frères, leur sac à dos rempli de cailloux, pour que tous se persuadent qu’on avait passé la nuit à affronter mille dangers dans la sombre forêt.

Cette nouvelle auréole nous convenait à merveille. Elle était à cent lieues de la triste réalité, mais, au moins, elle nous épargnait de douloureuses confidences.

Le week-end s’acheva sans que quiconque, louveteau ou cheftaine, ne fasse d’allusion à ce qui nous était arrivé. Emile s’efforça de bouder jusqu’au bout, je dois avouer qu’au cours de l’après-midi, alors que mon ami était resté au camp, Quant à moi, je participai au grand jeu et m’y amusai comme un vrai bébé, incapable encore de renoncer à un petit plaisir pour marquer ma désapprobation !

Je rentrai chez moi en évitant de saluer Emile de peur qu’on ne reparle de nos châtiments presque identiques. D’instinct, j’avais décidé de ne rien dire à mes parents. Je comprendrai plus tard que j’avais eu tort : suivant l’adage « qui ne dit mot consent », signifiait que, si quelqu’un voulait encore me fesser à cul nu, aucun pas d’avoir mes parents sur son dos.

Sitôt rentré à la maison, comme à chaque fin de sortie, direction la salle de bains. Toutes mes affaires dans le panier à linge sale, moi dans la baignoire à me décrasser et le pyjama prêt à être enfilé posé sur la table.

Je ne dérogeais pas aux habitudes, et c’était la première fois depuis la veille que je pouvais regarder l’état de mes pauvres fesses. Ça me faisait encore mal, mais déjà beaucoup moins. Aïe, aïe : comme je m’en doutais, elles n’étaient plus rouges, mais n’en avaient pas pour autant retrouvé leur blancheur originelle. La fessée d’Akela m’avait laissé des bleus au derrière.

Je grimaçai en m’asseyant sur le fond dur de la baignoire. Il allait falloir prendre garde à ne pas attirer l’attention, sinon mes parents auraient vite fait de tout me faire raconter. Et, ça, je ne le voulais en aucun cas. Sans me l’avouer, je crois que ça aurait pu donner des idées à ma mère qui se plaignait souvent de ne plus savoir comment s’y prendre avec moi.

Les choses se passèrent sans anicroche et, le samedi suivant, lorsqu’il fallut aller à la réunion des louveteaux, je tentai de refuser de m’y rendre sous un prétexte futile. Maman pesta contre ce qu’elle appelait mes caprices et je dus m’incliner.

Emile m’invita pour fêter son déménagement. Afin de ne pas susciter de questions indiscrètes, j’acceptai, sans enthousiasme. On causa peu, mais mon ami me confia, sans doute pour me consoler, qu’il avait tout raconté sa mère et qu’elle avait sorti son martinet. D’habitude, elle se contentait d’en donner quelques coups sur les cuisses de son fils laissées nues par sa culotte courte. Mais cette fois-là, trouvant que son rejeton commençait vraiment à dépasser les bornes, elle l’avait traîné dans la buanderie, l’avait déculotté, culotte et slip, l’avait courbé sur la lessiveuse et l’avait gratifié d’une raclée en bonne et due forme sur ses fesses nues.

Sans Emile, c’est donc seul que je continuais ma carrière de scout. On n’aura pas de mal à comprendre que, désormais, je me tienne à carreau. Je devins un louveteau modèle. Ni Bagheera, ni Baloo, ne firent jamais aucune allusion à cette soirée mémorable. Seule Akela, de temps en temps, lorsque je commettais quelque bêtise, me tançait d’un tonitruant « gare à tes fesses ! » qui me faisait rougir comme une pivoine. Ce que ne comprenaient pas mes camarades. Pourquoi je rougissais lorsqu’on me menaçait d’un coup de pied au derrière ?

Tout se passa donc bien jusqu’au grand camp d’été. Nous partions deux semaines complètes en juillet, loin de nos parents et de tout le confort moderne. J’étais enchanté, ayant depuis complètement oublié cette histoire de fessée. D’ailleurs, maintenant que j’étais devenu sage, je pensais ne plus rien risquer.

Deux petits nouveaux, des jumeaux, étaient arrivés dans notre sizaine, ce qui fait que c’était maintenant une septaine. Eric et Simon étaient d’adorables petits blonds que tout le monde aimait. Ils avaient juste huit ans et étaient les plus petits de la meute. Moi, désormais, j’avais dix ans. Et je me suis tout de suite établi comme leur protecteur. Je les surveillais et les empêchais de faire trop de bêtises, vu qu’ils avaient un tempérament plutôt espiègle. J’avais du mal à me lier et, avec eux, je retrouvais non pas un ami, mais deux.

Ces gamins s’amusaient d’un rien. Pas méchants pour un sou, ils ne montraient en particulier aucun respect pour ce qui était censé en susciter chez les scouts. Souvent en uniforme débraillé, ils nous faisaient perdre des points aux inspections. Ils chahutaient lors des rassemblements, discutaient entre eux durant les levers (ou les descentes) de drapeaux qui rythmaient nos journées. Bref, ils ne tardèrent pas à attirer l’attention de nos cheftaines qui trouvaient qu’ils en faisaient un peu trop. C’étaient pourtant de bons louveteaux, ne rechignant pas face aux corvées malgré leur jeune âge et leur constitution un peu frêle. Mais ils ne prenaient rien au sérieux : c’était plus fort qu’eux. C’est ainsi que, au bout d’à peine une semaine de camp, ils m’avaient déjà poussé, moi, le louveteau modèle, à accomplir quelques bêtises plus idiotes les unes que les autres. De vraies gamineries, moi qui me prétendais grand !

On enchaînait punition sur punition. Les cheftaines avaient tendance à me tenir responsable de nos facéties communes. Pour ma part, les « gare à tes fesses » se succédaient à une vitesse vertigineuse. J’aurais dû me méfier. Il devenait de plus en plus clair que ça allait me tomber dessus un jour ou l’autre. J’étais sans cesse convoqué au coin des chefs pour répondre des débordements de mes protégés. Elles n’étaient pas dupes du jeu que les jumeaux menaient avec moi, mais trouvaient sans doute plus confortable de tout me mettre sur le dos. D’ailleurs, une fois, excédé par ces menaces incessantes de fessées, j’ai rétorqué qu’elles feraient sans doute mieux de la leur donner à eux, la fessée. Après tout, c’est eux qui la méritaient. J’étais sûr qu’une bonne fessée les calmeraient tous les deux pour la fin du camp. Un éclat de rire tonitruant fut la seule réponse à ma proposition pourtant censée. Je fus très surpris quand on daigna m’expliquer :

« Ça ne va pas ? C’est des « gens bien » ! On ne peut pas leur faire ça. »

Parce que, moi, je ne faisais pas partie pas des « gens bien » ? Enfin, j’avais compris qu’il n’était pas question de fessée pour ces deux gaillards. Leur mère les couvait comme s’ils étaient encore des bébés et en aurait fait une histoire pas possible. La fessée déculottée, ça m’était réservé à moi. D’ailleurs, par la suite, les choses sont devenues plus claires. Si les charmants jumeaux dépassaient les bornes, c’est moi qui paierais les pots cassés.

Et le drame arriva. Enfin, c’en fut un chez les scouts, alors que ça n’aurait été qu’un jeu stupide si ça avait été dans une colo. Ça s’est passé durant la sieste. On n’était pas obligés de rester couchés sous nos tentes, mais on devait rester calmes et on n’était pas censés aller se balader hors de nos coins de sizaine. Mais, ce jour-là, Eric et Simon en décidèrent autrement. Ils me mirent dans la confidence. Ils projetaient, tout simplement, de baisser le drapeau de la meute en pleine journée, histoire de voir ce qui se passerait le soir quand on se réunirait pour la cérémonie de descente des couleurs. Je fis tout ce que je pouvais pour les en dissuader. J’étais bien placé pour savoir qu’il ne fallait pas trop chatouiller l’amour-propre des cheftaines, sinon, c’était celui des contrevenants qui risquait d’en prendre un coup.

Mais, pas moyen ! Ces messieurs étaient décidés et ne se laissèrent pas ébranler dans leur détermination par mes augures de châtiments exemplaires. Ils rétorquèrent qu’on ne se ferait pas prendre, vu que c’était la sieste. Personne ne saurait jamais que c’était nous. Ils finirent par déclarer haut et fort que, si je voulais me dégonfler, eux iraient tout seuls. Ils savaient, bien-sûr, que je ne les abandonnerais pas. Bon, en avant, donc, pour « profaner le drapeau de la meute ».

Au début, tout se passa bien. Les gosses avaient prévu de passer par les taillis qui bordaient notre terrain de camp pour qu’on ne nous voit pas approcher du lieu sacré. Comme l’avait dit les jumeaux, on ne vit pas un chat lors de notre périple. On n’avait presque fini de descendre l’étendard quand on s’est soudain aperçus qu’on n’était pas seuls au lieu de rassemblement.

Nos compagnons d’escapade nous découvrirent en même temps que nous nous rendîmes compte de leur présence. C’étaient des grands, des douze ans, qui venaient à cet endroit pendant la sieste pour essayer de griller une cigarette, ce qui était évidemment interdit, même chez les scouts plus âgés.

Chaque groupe avait compris la bêtise de l’autre. Restait à négocier, ce dont je me chargeais pour le nôtre. L’issue me semblait évidente : personne ne disait rien et on repartait chacun de son côté. Mais les grands ont commencé à faire les difficiles. Eux, ce n’était pas si grave. Les cheftaines allaient râler, c’est sûr, mais ça s’arrêterait là. D’ailleurs elles fumaient aussi, alors elles ne pouvaient pas dire grand-chose. Tandis que, nous, on avait vraiment fait quelque chose d’impardonnable.

J’eus beau essayer d’argumenter, rien n’y fit. Pour eux, j’étais doublement responsable. D’avoir manqué de respect au drapeau et d’avoir entraîné des petits à le faire avec moi.

Et c’est ainsi qu’on s’est tous retrouvés dans la tente des cheftaines à interrompre leur sieste pour exposer nos griefs. Ce qu’avait prédit le grand se passa en effet. Elles reportèrent à plus tard les explications sur la cigarette prohibée et sur ses méfaits, renvoyèrent nos aînés et ne s’intéressèrent plus qu’au scandale du drapeau baissé en pleine journée. Bien sûr, devant l’air innocent que prirent les jumeaux, elles mirent encore une fois tout sur mon dos. Elles étaient furieuses et ça me rappelait de très… très mauvais souvenirs. Ça a dû rappeler les mêmes souvenirs à Akela, puisqu’elle m’a demandé comme ça :

« Alors, toi ! Une fois, ça ne t’a pas suffi ? »

J’ai tout de suite compris que, quoique je fasse et quoique je dise, j’allais encore avoir droit à la fessée. J’ai préféré épargner aux jumeaux une pareille honte – de toute façon, ils étaient interdits de fessée – et je n’ai pas dit que c’étaient eux qui m’avaient entraîné. D’ailleurs, qui aurait cru qu’un grand de dix ans se laisse entraîner par deux petits de huit ? Tout ce que j’y aurais gagné, c’est, en plus, d’être ridicule.

Mon sort était joué. Les cheftaines renvoyèrent les petits à leur tente avec interdiction formelle d’en sortir jusqu’à nouvel ordre et s’occupèrent de moi et de ma fessée encore une fois plus que méritée. Si ce n’est, me dit-on, que cette fois, ça allait être pire que la première fois. Parce que ça se passerait le soir, à la cérémonie de la descente des couleurs, devant toute la meute rassemblée. Et, ce n’était pas la peine que je me fatigue à poser la question, oui, ça serait encore tout déculotté, culotte et slip.

J’étais mort de honte à l’avance. La fessée cul nu devant tout le monde ! Ça allait être terriblement humiliant, surtout maintenant que j’avais grandi.

Mais ce n’était pas encore le moment de me préparer dans ma tête à subir l’outrage suprême. C’est Baloo qui, maternelle comme elle l’avait toujours été, s’est chargée de me le dire. J’avais juste le temps, avant la fin de la sieste, de faire en sorte d’être à peu près présentable si je ne voulais pas en plus me payer la honte. Ce qui signifiait aller à la rivière me décrasser les fesses et laver un de mes slips que je ferais ensuite sécher près du feu de mon coin de patrouille.

Nous voici en pleine action. C’est comme si c’était hier. Je me revois : me voilà donc en petit slip blanc, les pieds dans l’eau. Je serre les dents, savonne mon gant de toilette, jette un œil à droite et à gauche pour bien m’assurer qu’il n’y a personne dans les parages et baisse mon caleçon. Je frotte mon derrière et mon devant énergiquement, me rince, m’essuie et me reculotte. Ouf, c’est fait et je n’ai pas été dérangé. Ce genre de pudibonderie était bien-sûr totalement superflu, dans la mesure où, le soir même, toute la meute allait pouvoir me regarder prendre ma fessée cul nu.

J’enfile ma culotte et me dirige vers mon coin de sizaine pour faire sécher mon caleçon au feu. Je l’attache au bout d’une branche de bois et le tends vers les flammes comme si c’était une saucisse. C’est peu dire que je broie du noir. J’en viens même à penser avec nostalgie à ma maison et à mes parents. Je regrette amèrement de ne pas avoir eu le courage de leur avouer ce qui s’était passé cet automne. Maman aurait certainement réagi et ça en aurait été fini des fessées. Je suis perdu dans mes pensées.

L’après-midi s’écoule lentement. Moi et les jumeaux, on est punis et on n’a pas le droit de participer au grand jeu. Les petits sont gênés de la conséquence inattendue que leur comportement va avoir pour moi et, en silence, ils lisent sous la tente. Moi, je rumine à l’avance ma honte à venir. Je me jure que cette fois, c’est sûr, plus jamais je ne reviendrai aux scouts. A un moment, je suis tellement angoissé que, pour me calmer, je pique un cross autour des bois environnants. C’est ce que je fais quand je dois aller chez le dentiste. Je me dépense physiquement jusqu’au bout de mes forces juste avant. Comme ça, je ne suis plus du tout stressé. Et ça marche. Je reviens au camp tout essoufflé et j’ai juste le temps de retirer de dessus le feu mon slip qui est désormais non seulement sec, mais aussi légèrement roussi par la chaleur.

On entend les autres rentrer du jeu. Puis c’est le goûter – dont on est privés – et un petit moment de détente où chacun, dans son coin d’équipe, fait ce qu’il veut.

Et, enfin, sonne le rassemblement pour le baisser des couleurs. C’est Bagheera qui rameute tout son monde en soufflant dans la corne. Ce bruit ne me faisait aucun effet particulier d’habitude, mais, cette fois-ci, je l’attendais avec une telle appréhension depuis plusieurs heures qu’il me fait sursauter.

C’est l’heure. Je sors de ma rêverie. Je sais que je dois attendre qu’on vienne me chercher. Les jumeaux, punis, ne devraient pas venir avec nous. Du moins, je l’espère. Ils font partie des rares garçons de la troupe dont l’opinion me tient encore à cœur.

Voilà notre chef d’équipe. Vite, il faut y aller. On nous attend. Nous ? Oui, les petits doivent venir aussi. Manque de pot : ces messieurs, pensant être consignés pour la soirée, se sont mis à l’aise et il leur faut, en quatrième vitesse, enfiler chemisette et culotte d’uniforme. Ce qu’ils font, pressés par notre sizainier qui ne veut surtout pas qu’on prenne du retard. Il a l’air stressé et, mi-figue mi-raisin, je le rassure :

« Ne t’en fais-pas : ils ne vont pas commencer sans moi ! »

Ça ne fait évidemment rire personne d’autre que moi, intérieurement bien entendu. Ma mère dit toujours qu’il faut prendre les choses désagréables avec humour. Si ça vaut pour le dentiste, ça doit valoir aussi pour une fessée déculottée publique !

Les jumeaux sont prêts. Nous voilà donc en route pour le lieu de mon petit supplice d’enfant. On arrive. Comme à l’habitude, les trois sizaines alignées occupent chacune un des côtés du carré, laissant le dernier, sous le mât du drapeau, à la maîtrise. Tiens, à propos de drapeau, on l’a discrètement remonté depuis notre bêtise. De façon à pouvoir le baisser maintenant. Enfin, il n’y a pas que le drapeau qu’on va baisser !

Mes trois compagnons rejoignent leur rang, me laissant debout au centre de la place du rassemblement.

J’aperçois, devant les cheftaines, le fauteuil d’Akela. C’est l’espèce de trône qu’à chaque grand camp, on fabrique pour la chef des chefs avec des rondins de bois assemblés avec de la ficelle. D’ordinaire, ce siège d’apparat reste dans leur coin du camp, vu qu’il ne tient que si ses pieds sont fixés dans le sol. Mais, là, pour l’occasion, on l’a transporté et replanté. Tout un travail qui prouve bien l’importance, aux yeux de nos cheftaines, de ce qui va suivre. La chef des cheftaines est assise sur son trône.

Pas de grande déclaration, ni de sentence prononcée cérémonieusement. Visiblement, on a déjà expliqué aux louveteaux notre bêtise et la punition que je vais recevoir devant eux. J’arrive juste à temps pour qu’Akela passe à l’action. Elle me fait un petit signe et, docile, je traverse l’esplanade sous les regards curieux de l’ensemble de la meute, rarement aussi attentive. Il règne un silence total. On entendrait une mouche voler. Je me retrouve face à elle, debout, les bras le long du corps.

Il y a alors un petit moment de battement. Le temps pour Akela d’appeler et de faire venir près d’elle les plus petits des louveteaux qu’elle fait asseoir en tailleur à quelques mètres seulement derrière moi. Les jumeaux sont du nombre. De là où ils sont, devant, ils sont aux premières loges et aucun détail de mon anatomie et de ma fessée ne va leur échapper.

Tout est prêt. On peut commencer. Akela me prend par l’épaule et me positionne face à elle. Cette fois, on ne me demande pas de baisser ma culotte. C’est elle qui s’en charge, détail encore plus infantilisant si besoin est. Elle m’attire vers elle, me prenant par mon ceinturon dont elle fait sauter la boucle, défait les boutons de ma culotte et la laisse glisser entre mes jambes jusqu’à terre. Me voici en petit slip devant tout le monde. Je sens les regards des petits assis tout près derrière moi et ne peux réprimer un tremblement. De honte, d’humiliation, mais aussi de froid. Nous enfilons tous un pull pour ces débuts de soirée et, à moi, on me baisse la culotte !

Puis Akela, comme prévu, glisse ses doigts sous l’élastique de la ceinture de mon slip et, tout doucement, comme pour souligner la solennité du moment, me le descend le long de mes cuisses nues jusqu’à hauteur de mes genoux. J’ai la chair de poule. J’ai grandi depuis ma dernière fessée, mais j’ai gardé le même uniforme qui est maintenant trop court pour moi. Le pull me descend à peine plus bas que le nombril et il en est de même pour ma chemisette. Ce qui fait que j’ai le bas-ventre à l’air. Et je devine que, de derrière, on voit très bien mon cul tout rond, tout nu et… plus pour longtemps, tout blanc.

Akela me fait faire un quart de tour sur moi-même pour me coucher à plat ventre en travers de ses cuisses et, ce faisant, elle dévoile mon intimité à toute la bande. Moi, je suis comme ailleurs et ne fais aucun geste pour me dissimuler. J’accepte pleinement ma punition et je sais que cette exhibition en fait partie. J’ai le temps, avant qu’on ne me bascule en avant, de constater que tous les garçons apprécient à sa juste valeur le spectacle auquel ils ont droit. De petits sourires de satisfaction et de curiosité se dessinent sur les visages.

Ça y est. Me voilà en position, la tête en bas, les bras ballants, les genoux pliés et le derrière pointé en l’air. Je me rends compte tout de suite que ça va être du sport. Le trône, promu chaise à fessées, se révèle des plus instables dans cet usage. Si je gigote trop, Akela et moi, on va se retrouver les quatre fers en l’air !

Je devine que la cheftaine lève haut la main, parce qu’elle l’abat avec force sur mon cul tout nu et m’arrache un petit cri d’étonnement. Ma dernière fessée remonte à plus de six mois et mes fesses n’en ont plus l’habitude. Ou peut-être qu’Akela tape plus fort que la dernière fois. Ou peut-être aussi que, sachant que tout le monde me regarde, je supporte moins. Maintenant, j’en suis sûr : je suis en train de prendre une fessée beaucoup plus sévère que celle que j’avais reçue cet automne. En fait, la même fessée qu’Emile, si ce n’est que, moi, je suis cul nu ! Du coup, je ne cherche même plus à la prendre dignement. Si Akela veut me tanner aussi fort les fesses, qu’elle se débrouille pour me maîtriser.

Elle a bien appris, Akela. Elle ne claque plus du plat de la main, elle épouse la forme du derrière à fesser. Ça fait un bruit plus mat, mais ça fait aussi plus mal. La claque suivante se fait attendre. Je comprends qu’elle va prendre son temps. La fessée de trente cliques de cet automne n’avait duré qu’une vingtaine de secondes : une rafale de tapes sur mon derrière dénudé. Là, le but était de faire mal. Ici, c’est certes de faire mal, mais aussi d’humilier. Je comprends que ça va durer longtemps, plusieurs minutes si ce n’est plus. Akela continue ma fessée, alternant une fesse et l’autre. Elle me laisse le temps de récupérer entre deux. C’est énervant, surtout parce que je ne sais pas quand ça va tomber. A chaque fois, je pousse un petit cri et j’ai un sursaut.

Au bout de cinq grosses claques, mon derrière me brûle tellement que j’éclate en sanglots. En même temps, je me tortille et remue dans tous les sens pour échapper aux vigoureuses claquées dont me gratifie ma cheftaine qui est obligée à la fois de me tenir et de se tenir elle-même comme la chaise donne déjà des signes de faiblesse à être ainsi malmenée.

Elle continue à ce rythme et, au bout d’une vingtaine de claques, elle s’arrête, essoufflée et épuisée par l’effort qu’elle a dû fournir. J’en profite pour mettre mes mains à mon derrière pour le frotter et apaiser la douleur. Que n’ai-je fait là : jusqu’alors, je m’équilibrais en tenant le sol. D’un seul coup, tout mon poids s’ajoute à celui de la cheftaine et repose sur la chaise bricolée. Elle vacille et nous sommes tous deux obligés de nous lever en catastrophe.

Pendant que deux chefs d’équipe accourent pour consolider ma chaise à fessée, je reste debout à côté, en pleurs, faisant face à tous les grands de la meute, debout en carré et aux petits assis par terre en tailleur. Passé l’étonnement de me retrouver si vite sur mes pieds, j’ai le réflexe de cacher mon bas-ventre avec mes mains en coquille. Une grosse claque sur le haut des cuisses me fait comprendre que, non, on ne fait pas ça !

Je les retire donc, en toute impudeur, mais heureusement, en même temps, Akela me laisse me retourner vers le mât des couleurs.

Je sais que ce n’est pas encore fini, mais j’ai le derrière en feu et j’en ai assez. Les garçons resserrent les nœuds, consolident les pieds avec des petits cailloux et, bientôt, le trône est de nouveau utilisable. Akela s’y assied et me reprend sur ses genoux pour continuer. Mais, cette fois, dès les premières claques, je me débats comme un beau diable. Ça suffit, maintenant ! Soudain, je replie mes jambes et plaque mes grosses chaussures de marche contre mes fesses écarlates. La cheftaine n’a plus que mes semelles à claquer. Qu’à cela ne tienne : elle ne trouve rien de mieux que d’appeler à l’aide deux des petits garçons assis par terre. Elle demande des volontaires et ce sont deux de mes pires ennemis qui sont choisis. A eux de me tenir les pieds pour m’empêcher de ruer dans les brancards. Je les sens s’agenouiller derrière moi et se saisir de mes chevilles qu’ils maintiennent fermement au sol.

Akela, prudente, demande aux jumeaux de venir eux aussi, et, devant, de me tenir les bras. Ce qu’ils sont bien obligés de faire. Je vais donc prendre la fin de ma fessée le visage touchant presque celui de mes petits protégés enserrant mes poignets. Amis côté face et ennemis côté fesses. Tant qu’à faire, je préfère ça !

Et c’est reparti pour un déluge de claques sur mes fesses nues. Je suis désormais solidement entravé par les quatre louveteaux et ne peux que crier, pleurer et baver. J’ai perdu toute dignité, non seulement parce que je n’ai plus de culotte, mais aussi parce que je me comporte comme un gosse.

Enfin, Akela met fin à mon supplice. Les petits garçons me lâchent, on me remet sur mes pieds, je tiens à peine debout et trépigne sur place. J’ai les fesses en feu, mais reste conscient des regards de tous les gamins sur ma nudité largement offerte et m’empresse en pleurant d’essayer de remonter mon slip. Une clique sur mes cuisses nues m’en dissuade. C’est culotte basse que je dois assister à la descente des couleurs.

Les petits se lèvent pour la cérémonie. Les grands, eux, étaient restés debout pour assister à ma fessée. Tous regardent le fait du mât. Plus personne ne fait plus attention à moi bien que je sois encore cul nu et que j’aie les fesses couleur pivoine.

On retourne dans nos coins de sizaine. Je me reculotte, me fagote comme je peux et suis le mouvement. Dans mon équipe, seuls les jumeaux et mon chef ne se moquent pas de moi. On prépare le repas et on soupe en silence, moi toujours pleurnichant, mais mangeant de bon appétit quand même. Puis les autres partent pour la veillée. Nous, les jumeaux et moi, notre punition dure toujours et on en est privés.

Je profite de notre solitude pour envoyer les petits se coucher avec interdiction formelle de sortir de la tente et vais à la rivière pour y tremper les fesses bouillantes. Ça me fait un bien fou. Et, calmé, je rentre rejoindre les jumeaux. Ils ont l’air de dormir. Tant mieux : je n’ai surtout pas envie de parler. Je m’endors presqu’aussitôt.

J’ai boudé en tout et pour tout trois journées entières. Notre punition levée, je suivis l’exemple de Mimile en refusant de participer à tout ce qu’on me proposait. J’ai tenu bon malgré les menaces : que pouvait-on me faire ? Me donner encore une fessée ?

 

Illustr. Spankart 11

3 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Très beau récit, merci !

  2. Chris B dit :

    Damien : est-ce que la mère des jumeaux leur donnait la fessée ?
    Les jumeaux ont-ils raconté des exemples, vu que tu étais proche d’eux au sujet de certaines de leur punition.

  3. Damien dit :

    Merci Émilie. Tu me fais plaisir car ces histoires vielles de plusieurs mois n’avaient pas encore été commentées.

    Oui, Chris, comme tu l’as deviné, les jumeaux ont évidemment tenté de relativiser les choses en affirmant avoir eux-aussi droit à la fessée déculottée à la maison. Je n’ai jamais pu vérifier de visu que c’était vrai. Cependant, certains détails dans leurs descriptions qu’ils firent des fessées maternelles ne laissent aucun doute sur ce point.

    Les jumeaux recevaient leurs fessées, la plupart du temps, à l’abri des regards, dans l’intimité de leur chambre. Mais, lorsqu’ils la méritaient tous les deux en même temps, ils l’avaient l’un devant l’autre, ce qu’ils détestaient.

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