La fessée appliquée

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Il n’y a pas deux fessées pareilles

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par Jérôme

C’est une banalité que de rappeler cette évidence, mais qui a été éduqué de cette manière peut dire qu’aucune de ses fessées ne ressemble à une autre. On peut même généraliser sans risque de se tromper : les fessées sont vécues différemment selon le contexte, familial, scolaire ou extrascolaire, mais aussi selon l’âge, le lieu, ou données en privé ou en public, et là encore, en la présence ou non de membres de l’autre sexe.

Pour ma part, j’ai connu différents types de fessées aussi bien en tant qu’acteur que spectateur.

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Pour notre mère, une fessée pouvait aller de quelques claques sur nos postérieurs couverts à une correction à nu, longue et sévère.

Elle commençait par rappeler le puni à l’ordre, seul ou devant ses frères et sœurs, avant de le fesser. Quand ces mêmes frères et sœurs la recevaient dans la foulée, la fessée était généralement plus brève mais tout aussi intense et se terminait par la mise au coin des punis.

Mon souvenir des fessées que j’ai reçues seul et dans l’intimité demeure très vif. C’étaient les fessées parmi les plus sévères. Maman s’installait généralement sur la chaise de mon bureau et me faisait tenir debout face à elle. Puis elle me regardait longuement droit dans les yeux en m’expliquant en détail les raisons de la fessée. Après avoir entendu que j’avais compris, elle me déculottait, pyjama, culotte, short, pantalon… et slip. Ensuite tout allait très vite, allongé en travers de ses genoux étant enfant, puis prenant de l’âge (et du poids !), ou courbé, mon ventre en appui sur une seule cuisse.

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Commençait alors une longue et retentissante fessée que ni mes pleurs ni mes supplications n’avaient la chance d’écourter. Je craignais ces fessées interminables qui me coupaient l’envie de rééditer l’expérience… jusqu’à la prochaine.

Je n’ai vécu les fessées en famille qu’en spectateur, notamment celles que donnait ma tante à ses enfants. Elle aussi procédait à un déculottage en règle mais cette fessée avait l’avantage d’être plus brève. Cousine ou cousin s’en tirait après quelques minutes seulement, mais pour sa plus grande honte puisque appliquée à derrière nu à la vue de toute la famille.

Je n’ai pas connu de fessée à l’école, en revanche, les fessées subies en colo, bien que peu sévères étaient toujours très marquantes.

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Avec le recul, il me semble qu’il s’agissait plus d’une activité ludique des monitrices qui se retrouvaient en petit groupe à garder de jeunes adolescents turbulents. Longtemps je m’étais demandé ce qu’il advenait aux jeunes insolents qu’emmenait une monitrice pour avoir rompu le couvre-feu et qui revenaient tête basse sans moufter. J’en eus la révélation le jour où à mon tour je me fis attraper.

Je me suis alors retrouvé devant un tribunal de trois jeunes filles qui alternaient entre sévérité et rigolade pour me demander pourquoi j’avais chahuté à ce point. La plus téméraire s’accroupit devant moi, saisit l’élastique de mon pyjama, le fit tomber à mes chevilles alors que je n’arrivais pas à retenir mes larmes. Elle me fit ensuite lever les pieds l’un après l’autre pour m’ôter le pantalon.

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« Il est confisqué un moment pour te faire réfléchir, me dit-elle alors que les deux autres monitrices pouffaient. Mets-toi à genoux face au mur le temps de te calmer ! »

Après un quart d’heure à exposer mes fesses sous le regard ironique de ces trois demoiselles qui ne manquaient pas de commenter tout cela, la même qui m’avait déculotté vint me chercher par le bras pour m’amener devant elles.

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« Jérôme, as-tu déjà reçu des fessées ? »

« Oui par Maman souvent ! »

Ce qui ne manqua pas de les faire rire toutes les trois.

« Tu la reçois comment ? Dis-nous ! »

« Ben sur ses genoux… »

« Ta maman te déculotte avant ? »

« Euh… oui ! »

« Eh bien avec nous ce sera tout nu » me dit-elle en enlevant mon haut de pyjama.

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Je fus alors fessé par ces trois jeunes filles qui, l’une après l’autre, me firent m’allonger sur leurs genoux. Leurs mains douces se posaient sur mes fesses puis claquaient alternativement à gauche et à droite, mes fesses vibraient sous leur main sans que cela ne soit réellement douloureux. Autant les fessées de Maman étaient sévères, autant cet épisode fut humiliant pour un garçon de mon âge.

Il y eut aussi ces autres fessées reçues dans un contexte familial mais de la main de jeunes filles étrangères qui m’ont beaucoup marqué car elles furent très honteuses pour moi. Vous pouvez les découvrir ou les redécouvrir dans mon autre récit « Les fessées de mes baby-sitters ».

Illustr. : Eingyeo

2 commentaires »

  1. Emilie dit :

    Merci pour ce beau récit et ces impressions sincères !…
    Bisous d’Emilie.

  2. Jean Philippe dit :

    Bonjour Jérôme,
    Merci pour ce florilège.
    Ce que vous avez vécu étant enfant puis adolescent, je l’ai vécu aussi. Vous le dites si bien. Il n’y a pas deux fessées pareilles. Chaque correction est appliquée différemment selon la gravité de la faute. Celles qui m’ont le plus marqué, c’est lorsque je mentais à ma mère et m’obstinais malgré ses avertissements :  » Ne me mens pas Jean Philippe, tu sais que je déteste ça , si tu continues je te déculotte et te fesse ! »
    Contrairement à vous, j’ai reçu des fessées à l’école, car dans les années 60 , la fessée était de rigueur. En colo, une monitrice me donna une fessée pour avoir volé dans un magasin de souvenirs. Vous pouvez découvrir mes récits dans  » Souvenirs et autres anecdotes de fessées »
    Cordialement
    Jean Philippe

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