La fessée appliquée

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Jeux de fessées à la montagne

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Par Edmée 

1ère partie – L’arrivée au « Perce-Neige » 

On était au tout début des années 50 lorsque ma famille s’installa dans une autre région de France. Je venais de passer quelques-unes de mes jeunes années comme élève d’une institution privée qui privilégiait un mode d’éducation stricte reposant notamment sur la pratique des châtiments corporels.

Ce changement de région et l’inscription dans une nouvelle école allaient-ils changer ma vie de jeune garçon ou devrais-je encore continuer, à 12 ans passés, à grandir sous la menace constante de la fessée ?

La délivrance se présenta d’une façon inattendue sous les auspices d’un petit problème pulmonaire comme il s’en déclarait tant à l’époque. Et la façon de s’en remettre était un séjour de quelques mois dans une maison de cure spécialisée à la montagne. Certes, je n’envisageai pas cette perspective de gaieté de cœur, mais la chance d’échapper à la discipline (supposée de fer) de ma nouvelle école vint au secours de mon moral défaillant.

On était au cœur de l’hiver, et à la fin du voyage qui m’amenait à cette mystérieuse maison de cure, je fis la découverte impressionnante d’un paysage de montagnes enneigées. Et ma surprise fut à son comble lorsque, au lieu du bâtiment austère que j’avais imaginé pour cette cure, se présenta à ma vue un superbe et grand chalet blotti sous un épais manteau de neige d’un blanc éblouissant. Malgré mon appréhension, la beauté et le calme des lieux me persuadèrent que c’en était fini de la discipline qui, jusque là, avait régenté mon éducation.

Mais j’étais loin d’être au bout de mes surprises !

Nous fûmes accueillis par l’infirmière-chef, une femme de 30-35 ans environ d’un abord enjoué et sympathique qui nous guida pour la visite des lieux. Cette célibataire endurcie au timbre de voix un peu grave et à l’allure plutôt virile gouvernait le personnel soignant exclusivement féminin : un essaim de quatre infirmières-monitrices dont la plus âgée ne devait pas excéder les 22-23 ans. J’apprendrai vite que son autorité faisait merveille auprès des garçons de 9-10 ans jusqu’à 16 ans qui lui obéissaient au doigt et à l’œil.

Mais revenons à ce mois de janvier 195…

Mes parents repartis, l’infirmière-chef me conduit aussitôt dans un autre chalet à l’écart et bien plus petit, appelé le « Perce-Neige ». Bien que surélevé d’un étage, il est si petit que, posé dans son écrin de neige, l’on dirait une véritable maison de poupées ou de Lilliputiens. Dans cette annexe, comme tous les nouveaux arrivants âgés de 9 à 13 ans, je vais prendre pension durant une quinzaine de jours d’observation avant d’accéder au grand chalet, d’autres dispositions étant prévues pour les pensionnaires plus âgés.

Une nouvelle surprise m’y attend ! Soudain, là devant moi, belle et pulpeuse, blonde et capiteuse… Martine Carol en personne ! La vedette de cinéma – ou du moins son sosie à part entière – dont la plupart des garçons de mon âge tombent amoureux. Et quelle ressemblance ! Je suis littéralement frappé d’étonnement…

A vingt-deux ans, « Martine » est une femme faite. Sa chevelure mi-longue et ses bouclettes de blonde décolorée en accroche-cœur sur le front, ses lèvres charnues fardées de rouge et la sensualité de son doux sourire lui donnent ce chien qui en a fait sa célébrité. Sa blouse blanche d’infirmière entrebâillée dessine les contours d’une superbe paire de seins.

C’est elle qui assure la responsabilité du Perce-Neige pour quelques jours et j’en suis ravi. Cela me rassure et va me changer des harpies de mon ancienne institution. Dans les minutes qui suivent, je vais faire face à de nouvelles surprises… aussi surprenantes les unes que les autres ! Et il en sera de même les jours suivants.

Mais pour l’heure, il est encore désert. Mes futurs compagnons sont dehors en train de s’amuser à glisser sur des luges dans les champs de neige en contrebas. Avant leur retour, je demeure seul avec cette demoiselle si intimidante, rougissant à ses questions tandis qu’elle m’aide à m’installer.

Mis en confiance, j’en profite pour visiter les lieux. Le rez-de-chaussée héberge quatre garçons de 9-10 ans, les « poussins ». Chacun occupe l’un des quatre minuscules boxes mitoyens de la petite salle à manger et de la chambrette de l’infirmière de garde. A l’étage, les « grands » jusqu’à 13 ans se partagent deux chambrettes de deux lits chacune, un cinquième supplémentaire étant disposé dans la petite galerie vitrée attenante. Ce sera le mien. Une petite salle de bains équipée d’une baignoire-sabot complète l’installation.

A peine ai-je pris possession de mon coin que Martine réapparaît brandissant un thermomètre. « Mon » thermomètre ! Je ne me sens pourtant pas fiévreux ! Alors, pourquoi donc ce thermomètre ? Elle m’explique que je dois d’abord m’aliter pour deux journées, puis passer une première semaine à l’intérieur de ce petit chalet avant de pouvoir en sortir. Avec un naturel confondant, elle m’ordonne de me mettre en pyjama. Bien entendu, j’attends qu’elle s’en aille pour commencer à me déshabiller. Mais elle ne bouge pas. Qu’attend-elle pour me laisser seul ? Apparemment, elle est bien décidée à rester là, un gracieux sourire sur le visage. Et cela ne me convient pas du tout. Me mettre tout nu devant cette jeune femme ? Impensable ! Je me rebiffe contre cette éventualité; j’aurais bien trop honte ! Soudain, la panique me saisit, l’envie de fuir à toutes jambes !

Je veux protester avec la dernière énergie, lui dire que je suis assez grand pour… mais le bleu glacier de son regard sous ses sourcils froncés fait fondre ma résistance. Pas d’échappatoire, mon grand garçon ! Tu ne lui échapperas pas !

Éperdu, je lui obéis à contrecœur, lui tournant pudiquement le dos, le temps de troquer en vitesse mes vêtements contre le pyjama. Qu’elle en voie le moins possible…

Précautions superflues. L’ultime outrage brille entre ses doigts sous la forme de cette mince tige de verre qu’elle secoue avec ardeur en me demandant de me retourner. Quoi ? Que me veut-elle encore ? Non, impossible ! Je ne veux pas comprendre. Je lui répète avec une évidente mauvaise humeur que je suis en âge de prendre ma température tout seul ! Peine perdue. Elle est catégorique : elle doit contrôler…

Elle m’ordonne de nouveau de me coucher sur le ventre… Ses mains sur la ceinture de ma culotte de pyjama… rabattue sans plus de façon. Cette indiscrétion me relie instantanément à mon ancienne institution à la discipline stricte et que je viens à peine de quitter avec soulagement. Elle ravive ce trouble familier qui, malgré mes efforts pour me maîtriser, me paralysait d’angoisse et de honte à l’imminence d’une sévère correction. Le silence ouaté de la petite pièce… les battements de mon cœur… ma culotte que des mains déboutonnent… le glissement feutré du court vêtement le long de mes cuisses… la caresse soudaine de l’air frais sur ma peau tiède… Il en était ainsi chaque fois que l’on déculottait un élève indiscipliné pour lui administrer la fameuse et redoutable « fessée déculottée » !

Dureté des doigts qui m’écartèlent. Je me crispe, mes muscles fessiers se contractent. Puis réagissent et se relâchent soudain sous le choc de deux claques rapides. Une par fesse. Des claques ? Pas vraiment. Ce sont plutôt deux gifles rapides appliquées d’une main leste et qu’accompagne un bref rappel à l’ordre émis d’une voix flûtée.

Et de nouveau, la précision médicale du toucher. Une douce et tiède pression entre les joues fessières. La faille s’entrouvre, débusque l’étroit pertuis… une touche de vaseline… Une poussée lente, irrésistible… Cela pique un peu en surface, puis glisse et s’engloutit d’un coup jusqu’aux tréfonds. Trop tard ! L’envahisseur est en place… Le visage enfoui dans l’oreiller, je fuis le regard de la belle demoiselle… Je viens à mon insu de sacrifier à ce qui va devenir durant des mois le rite quotidien de la prise collective de température.

De nouveau des mains m’écartèlent. Le retrait est aussi rapide que lente fut l’intromission…  

Resté seul dans ma chambrette, je sombre dans une petite crise de nostalgie… Je m’en consolerai bien vite car à notre étage, le soir même au coucher, ce sont cette fois cinq joufflus tout nus qui vont s’offrir sans rechigner aux bons offices de notre infirmière. C’est ici même, au contact de cette nudité si naturelle dans sa spontanéité, que j’apprends à faire la différence entre pudeur et pudibonderie.

La fin d’après-midi met fin à mon appréhension et à ma solitude. Mes quatre nouveaux compagnons d’étage de 11 à 13 ans se montrent tous très gentils, ma présence était attendue. Nous sympathisons très vite et je me lie surtout avec le plus âgé d’entre eux, Didier, plus proche de moi avec ses 13 ans.

Mon séjour se poursuit dans l’ambiance douillette et protégée d’une réclusion confortable et hors du temps au cœur d’un paysage féérique au rythme des longues siestes obligatoires, des tournées de prises de température et… des fessées improvisées. Je n’en suis qu’au début de mes surprises…

Le soir après l’extinction des feux, nous restons seuls. Faute d’espace et de distraction, les lumières éteintes et le silence établi, notre infirmière file rejoindre ses compagnes au grand chalet, comme elles le feront toutes chaque soir après dîner.

La porte d’entrée se referme. C’est le signal du chahut, en haut comme en bas. Le chat parti, les souris… On saute à bas des lits, une vraie sarabande. Une insouciance folle. Quelle imprudence ! Personne n’entend les bruits de pas qu’amortit la neige. La porte claque. Sauve-qui-peut… Trop tard !

En bas, une voix fait savoir son mécontentement d’un alto courroucé. La belle Martine est de retour. Ses remontrances sont à hauteur de ses inquiétudes, mais aussi de son dépit vraisemblablement. Et soudain… Déchirant le silence… Je crois entendre, venu d’en bas… Quoi ?… Ce crépitement aux sonorités claires et cadencées ? Qui résonne sèchement dans le silence ambiant ? Mes oreilles exercées ne s’y trompent pas. La force de l’habitude ! C’est bien le bruit absolument reconnaissable entre tous de claquées de la main… et de claques à même la peau nue… le bruit d’une vraie fessée claquée à nu ! Dressé sur mon séant, j’écoute tout ouïe, tremblant presque de frayeur mais aussi d’excitation.

Est-ce Dieu possible ? Même ici ?… En une fraction de seconde, je suis de nouveau transporté des mois et des années en arrière… De fait, le rez-de-chaussée du Perce-Neige se met à retentir des claques vibrantes qu’une main lance en rafales sur la chair nue. J’imagine notre belle Martine, penchée sur la paire de fesses qu’elle vient de dénuder, sa main longue et fine transformée en battoir… Puis c’est le silence juste troublé par de petits sanglots. Et de nouveau le crépitement qui reprend. Quatre fessées se succèdent dans les hoquets de sanglots…

Oh, bien sûr, cela n’a rien à voir avec les formidables fessées déculottées que nous recevions, mais tout de même… En haut, l’avertissement est entendu. Des pas dans l’escalier. Comme mes compagnons je m’ensevelis sous mes draps… Faire semblant de dormir, paupières closes… La leçon a-t-elle porté ? La jeune fille semble se satisfaire de notre silence et redescend. Ouf !

Le lendemain matin nous trouve tous réunis autour de la table commune pour le petit déjeuner. Je suis plus tranquille, car au réveil j’ai obtenu de Martine la permission de prendre ma température tout seul. Elle s’est simplement assurée que je ne trichais pas d’un rapide coup d’œil. Elle me sert avec son sourire toujours gracieux. Je la trouve infiniment jolie, mais en repensant à ma prise de température de la veille ainsi qu’aux fessées et je n’ose pas trop la regarder. Je ressens la même gêne, la même timidité qu’avec la directrice de l’institution au lendemain d’une fessée.

A peine l’épreuve du « thermomètre » surmontée, s’en présente une autre au 2ème jour de mon admission. 

Ce matin-là, c’est jour de bains. Or dans la petite salle de bains il n’y a qu’une baignoire-sabot pour neuf garçons. Comment faire ? A ma grande stupeur, la solution se déroule sous mes yeux : pour motif de commodité, les bains se prennent à la chaîne, notre infirmière se chargeant elle-même de laver chacun des pensionnaires. Et cela va très vite. A l’appel de Martine, chaque candidat se débarrasse de son pyjama et se dirige tout nu vers la petite salle de bains avant que son prédécesseur n’en soit sorti.

Par la porte entrouverte me parviennent des rires, de joyeux éclats de voix et des bruits d’eau. Mais pas de quoi me rassurer. La gorge serrée j’appréhende le moment où Martine m’appellera. Elle a commencé à baigner les plus petits du rez-de-chaussée, puis elle a continué avec ceux de l’étage. Il ne reste plus que Didier et moi à passer, les deux plus grands.

A 12 et 13 ans forcément, il est impossible que nous… C’est Didier l’élu. A l’appel de son nom, mon inquiétude redouble. Incrédule, je le vois se mettre tout nu sans broncher et, sans le moindre embarras, se diriger vers la salle de bains en véritable habitué des lieux.

Quelques minutes plus tard, c’est mon tour. Affolement. Que faire ? Je sens revenir cette espèce d’état fébrile qui précédait les fessées magistrales… Je ne me résous pas à ôter mon pyjama. Lorsque je pénètre dans la salle de bains, stupeur ! Je n’en crois pas mes yeux.

Dans la buée chaude de la petite pièce, j’aperçois mon camarade debout dans la baignoire, nu comme un ver, son corps mince et nerveux luisant de mousse que Martine s’affaire de rincer à l’aide d’un broc. Il me regarde en riant, frétillant de bonheur, nullement gêné par l’appendice déjà bien formé qui se détache nettement de son ventre plat et totalement imberbe ! Son impudeur est sidérante ! Je suis mortifié pour lui…

Mais son sourire s’élargit et ses yeux se mettent à pétiller lorsque Martine déverse son broc sur cette partie de son intimité. Puis elle le fait pivoter et cette fois l’eau claire ruisselle le long du dos nu, chassant des petites fesses masculines les flocons mousseux qui s’y étaient accrochés. C’est fini.

A cet instant, Martine se retourne et, me voyant encore en pyjama, me commande de me dévêtir. La mort dans l’âme, tandis que mon camarade sort de la baignoire et entortille son corps nu dégoulinant dans son drap de bain en s’ébrouant avec la totale insouciance d’un jeune chiot, je commence à me déshabiller. Lorsqu’il me faut baisser ma culotte de pyjama, je ferme les paupières. Je suis nu. Définitivement nu.

Ma gêne est d’autant plus pénible que Martine n’a ni l’allure ni l’âge de mon ancienne directrice. Et dans cette pièce exiguë et saturée d’humidité, mes deux mains chastement croisées sur la protubérance de mon bas-ventre, ma nudité me semble soudain abominablement insupportable. Quand la jeune femme m’invite à enjamber le haut rebord de la baignoire-sabot ma maladresse atteint un sommet. Non sans répugnance, et sans la regarder, je lève une jambe, essayant de ne lui présenter que mon flanc. Peine perdue… Il suffit de cet écart forcé pour dévoiler ma jeune virilité.

A côté de moi, je crois percevoir une hésitation. D’un froncement des arcs épais de ses sourcils, Martine marque brièvement son étonnement ou ses doutes. Et soudain, à mon grand soulagement, je m’entends dire :

« Tu m’as l’air capable de te débrouiller tout seul. Mais fais vite ! »

Martine a-t-elle perçu ma gêne ou la petite touffe de poils follets qui ombre déjà mon pubis ? Elle me tend mon propre gant de toilette et sort.

Ma pudeur est sauve ! Mais pas pour longtemps. Faute d’habitude, je m’éternise et les rappels pressants de la jeune fille ne font qu’accentuer ma maladresse. Et quand elle vient s’enquérir, c’est pour trouver un petit garçon tout nu barbotant dans son jus et empêtré avec son broc qu’elle aidera à se rincer. C’est ainsi que Martine achèvera le tour complet de mon anatomie un jour après seulement avoir fait connaissance de son arrière.

L’épreuve du bain digérée, voici le tour venu d’une vraie fessée.

Les premiers jours passent et je prends progressivement mes habitudes. Un soir, je ne sais qui de moi ou de Didier, inaugure une nouvelle distraction en persuadant les plus jeunes de l’étage de « jouer » à l’école. Les élèves indisciplinés sont promis aux punitions les plus sévères. Didier et moi, qui avons tous deux les mêmes références en matière de discipline pour avoir fréquenté le même genre d’établissement, nous tenons avantageusement les rôles de professeurs, bien entendu.

Nos « écoliers » de circonstance miment toutes sortes d’espiègleries, prétextes à nombre de fessées pour rire. Il y a comme une espèce de petite folie dans l’air qui échauffe les connivences et attisent la curiosité des petits d’en bas. C’est le plaisir d’abaisser les pyjamas ou celui de se laisser docilement dénuder et claquer gentiment – et parfois assez fort – son postérieur. Un passe-temps inépuisable dans des éclats de rires…

Puis un soir, c’est mon tour de jouer à l’écolier indocile. J’ai envie de retrouver le goût amer des châtiments redoutés, comme je le faisais auparavant au cours de jeux de fessées. Une façon de conjurer nos peurs ?…

Pour désobéissance et paresse, Didier m’annonce que j’ai mérité une double correction, à coups de règle sur les mains puis une fessée. Mon alter ego campe les professeurs mécontents et exhibe une longue règle en bois avec une expression feinte de grande sévérité. Les trois autres garçons nous entourent et regardent avec curiosité. La règle provient du cartable de Didier qui contient quelques livres et cahiers scolaires censés l’aider à ne rien perdre de ses acquis.

De bonne grâce, je tends docilement mes paumes ouvertes à ses coups. Surprise ! Les toutes premières cinglées sont plus douloureuses que je ne m’y attendais. C’est une vraie correction ! Didier sait bien qu’il s’agit d’un jeu. Qu’est-ce qui lui prend ? Je suis perplexe. Je le regarde. Il semble se prendre au sérieux et mes paumes commencent vraiment à brûler. Retirer mes mains ou les tendre ? Dilemme embarrassant. Je fais partie des aînés. La vanité l’emporte. Impossible de déchoir devant les plus jeunes qui me regardent. Je m’entends le supplier d’arrêter ce qu’il finit par faire, et à contrecœur semble-t-il. Mais je n’ai encore rien vu ! Vient la fessée déculottée. Il me fait allonger sur le ventre et je lui obéis, me persuadant en bon imbécile que je dois montrer aux autres le bon exemple d’un élève obéissant, alors qu’en réalité Didier me subjugue de sa seule volonté.

Il abaisse d’un coup ma culotte de pyjama et c’est la plongée dans des réminiscences de fraîche date : honte d’exposer mes fesses nues à tout ce public, appréhension de la correction imminente. Au début, les claques de Didier sont bénignes, puis la cadence forcissant, elles me font de plus en plus mal. Horrifié, je me rends compte que mon camarade ne joue plus et qu’il prend plaisir à me flanquer une fessée en règle !

Je me rends également compte que les autres garçons semblent ravis d’assister à la déconfiture d’un aîné. La vive cuisson qui se répand dans mes fesses devient insupportable. Affolé, je supplie Didier d’arrêter, mais en guise de réponse ses claques se font encore plus vigoureuses. Alertés par le tintamarre, les petits montent à l’étage. J’essaie alors de me débattre, de me délivrer, mais Didier s’assied sur mon dos et m’immobilise de tout son poids. Il ne plaisante plus. Et quand la règle entre en scène pour cingler durement mes fesses, le même phénomène qui se produisait lors des fessées à l’institution se répète. La douleur me paralyse, me laisse inerte. Je subis la correction infernale dans l’incapacité de me défendre. Je me mets alors à sangloter de douleur et de peur. Je vis un cauchemar…

C’est alors que je ressens l’effet salvateur de ce j’appelle le « mécanisme antidouleur » qui me réussissait si bien avec la directrice. La chaleur brûlante qui irradie mes fesses se transmue peu à peu en plaisir. Est-ce le fait de mon abandon, de mon renoncement à me débattre et à le supplier ? La frénésie de mon fesseur improvisé se calme et la fessée prend fin.

Il me faut un certain temps pour me remettre et j’en veux à mon camarade de sa trahison. Mais l’exercice a eu du bon : dans les jours qui suivent, reprenant mon rôle de professeur, j’aurai moins de crainte à claquer les paires de fesses qui s’offrent à moi.

De Mlle Martine à Mlle Odile, les choses se suivent et se ressemblent 

Je suis assez curieux de faire la connaissance de Mlle Odile, la « consœur » de Mlle Martine qui doit la relayer au Perce-Neige. Elle apparaît un beau matin juste après le petit-déjeuner… A peu près du même âge, elle a un tempérament énergique et plutôt expansif et son contact est d’emblée chaleureux. Elle semble même dotée d’une autorité naturelle qui la distingue de la personnalité plus feutrée de la douce Martine. A dire vrai, elle me met rapidement en confiance.

Au léger changement qui s’opère dès son arrivée, je sens que les choses vont changer. C’est perceptible à quelques petits signes comme l’empressement des pensionnaires à lui obéir instantanément sans qu’elle n’ait besoin de forcer la voix, ou encore à leur façon de se tenir à table au repas, à une certaine retenue dans les gestes et les propos, presque de la déférence en somme…

Bref toutes choses qui devraient me mettre en alerte avant de vérifier de mes yeux, dans un premier temps, et à mon corps défendant dans un deuxième, que Mlle Odile est, plus que Mlle Martine, une adepte inconditionnelle de la fessée.

Je m’endors avec quelque crainte : demain matin, lors de la tournée des températures, va-t-elle exiger de me la prendre… Martine a dû l’informer car le lendemain elle se contente de me tendre la fine tige de verre avant de soumettre les autres garçons au rituel matinal du « planter » de thermomètre, pantalon bas, lune à l’air.

Mes camarades sortent tous les après-midi pour des parties de luge et je reste seul au Perce-Neige en leur absence. Que le temps paraît long alors à les attendre, surtout après la longue sieste obligatoire qui suit le déjeuner ! Je languis de me joindre à eux. J’envie de les voir si heureux à leur retour à l’heure du goûter, secouant la neige collée à leurs après-skis, les visages rosis par le grand air…

Le surlendemain, le soleil est de la partie, pourtant deux des garçons de mon étage semblent avoir perdu le sourire. Ils ont l’air de mauvaise humeur. Ce qui devient patent quand Odile en les houspillant d’un ton péremptoire, les envoie dans leur chambre pour se mettre immédiatement en pyjama.

Je les vois filer dans l’escalier l’air de plus en plus contrariés. Après nous avoir installés dans le recoin de la petite salle à manger, Mlle Odile grimpe à son tour à l’étage. Autour de la tablée tous les garçons attendent en silence. J’interroge Didier du regard qui me retourne un curieux sourire accompagné d’un haussement d’épaules.

« Ils se sont bagarrés comme des chiffonniers… au sujet d’une luge… »

De l’étage proviennent des protestations. Et l’instant d’après, c’est le bruit net de la peau nue vigoureusement claquée. Et cela claque. Une fois… deux fois… trois fois… et pas des claques pour rire, c’est l’évidence pure. Nous nous regardons tous, écoutant religieusement les bruits retentissants d’une vraie fessée, claquée d’une main vigoureuse, puis les premiers sanglots. Je suis sans doute le plus ému de tous. Mille souvenirs m’assaillent. Il me semble que mon corps sursaute à chaque claque.

La fessée s’arrête. Je n’entends plus que des sanglots de gorge. Puis les claques reprennent, toutes aussi fortes, toutes aussi bruyantes. Mais les petits cris plaintifs, les gémissements ne proviennent plus des mêmes cordes vocales. Et puis cette fessée me semble durer plus longtemps que d’ordinaire, et au bruit des claquées se superpose la voix courroucée de Mlle Odile ponctuant des claques de plus en plus appuyées.

« A ton âge !… Te battre avec un plus petit que toi !… Tu n’as pas honte ?… Tu sens comme ça fait mal, quand on frappe quelqu’un ?… Non ? Tes fesses vont le sentir !… Parce que je n’ai pas encore fini de les claquer… comme elles le méritent… jusqu’à ce que tu me demandes… pardon !… pardon de m’avoir répondu !… pardon pour avoir frappé ton camarade !… »

Mlle Odile fesse sans relâche comme encouragée par ses reproches. Lorsque l’on entend les supplications mêlées de sanglots, la fessée prend brusquement fin.

« Maintenant, tu vas te mettre à genoux, mon garçon, et me demander pardon en me promettant de ne plus recommencer ! »

Je tends l’oreille car les pauvres mots bredouillés dans des hoquets deviennent inaudibles. Mais il n’est pas difficile d’imaginer le garçon puni à genoux, sa culotte de pyjama sur les talons en train d’implorer son pardon.

« Fais bien attention ! La prochaine fois, je n’attendrai pas d’être au Perce-Neige pour te punir. Ce sera sur place, pantalon bas, et devant tout le monde. Tu es prévenu ! » 

Mes camarades sont toujours figés en attente dans le silence, les plus jeunes arborant des mines apeurées. Moi-même je ne sais quelle contenance prendre lorsque j’entends des pas dans l’escalier. Les visages des deux punis ont perdu leur expression de contrariété au profit de mines peinées. Les joues brillent d’humidité et le plus grand a du mal à réprimer quelques hoquets. Derrière eux, Odile a son visage habituel, ni rieur ni fâché. Et c’est avec naturel qu’elle sert le goûter, refermant cette dramatique et émouvante parenthèse.

Moi, je revois cette jeune femme avec des yeux nouveaux. Ainsi auréolée de son autorité, je la trouve transformée. Ai-je vraiment conscience que, dorénavant, je ne vais plus la regarder qu’avec crainte et admiration comme je l’ai toujours fait envers celles qui ont su me faire ployer ?

Le soir venu, au moment des ablutions dans la petite salle de bains, les deux punis auront quelques réticences à nous dévoiler leurs rondeurs. S’il fallait une raison de plus de se méfier d’Odile, elle s’étalait sous nos yeux avec des allures de deux superbes lunes rousses. Bien entendu, ce soir-là, tout le monde fait l’impasse sur les jeux de fessée.

En quelques jours de cette coexistence, et au contact quotidien de la nudité, le garçon pudique que j’étais en arrivant s’est vite affranchi de sa timidité. Néanmoins, le jour du bain sous la surveillance d’Odile titille de nouveau mon incorrigible sentiment de pudeur. Va-t-elle, comme Martine, me laisser me laver seul ? Tous les candidats ont déjà défilé dans la salle de bains et Didier est sur le point d’en sortir. La question me taraude encore quand Odile me hèle, m’enjoignant à ôter mon pyjama et de la rejoindre.

Je me fais violence pour ôter le haut, puis le bas. Enfin, je me raisonne pour dominer ma honte et avancer tout nu, croisant au passage Didier qui, aussi nu que moi, finit de se sécher avec sa serviette de bain. Il me lance un petit clin d’œil d’encouragement complice. J’en ai besoin pour affronter le regard de notre jeune infirmière. Je m’efforce d’avoir l’air dégagé, comme mes camarades, les bras ballants le long de mes jambes, apparemment peu soucieux de mon ventre nu ni d’en cacher l’appendice en suspension. C’est précisément là que les yeux d’Odile se braquent. Me semble-t-il du moins.

Rien ne vient modifier son expression. Elle me fait signe de grimper dans la baignoire qu’elle a fini de rincer et, sans paraître s’occuper davantage de ma nudité toute proche, elle règle la température de l’eau tout en m’enjoignant de commencer à me laver. Et moi, debout, nu dans la baignoire-sabot, je me mets à frissonner alors qu’il fait une chaleur d’étuve dans la petite pièce.

Va-t-elle sortir et me laisser enfin seul ? Mais non ! Elle reste là, m’obligeant à savonner mon corps tandis qu’elle s’affaire à mettre de l’ordre et à éponger le sol trempé. Lorsqu’arrive le moment de laver mon intimité, je jette un coup d’œil dans sa direction et lui tourne le dos. Elle a la gentillesse de ne pas faire attention à moi. J’ignore encore qu’au grand chalet je n’aurai pas cette chance là.

La dernière semaine de mon séjour au Perce-Neige arrive et avec elle la joie longtemps attendue de ma première sortie à la neige. De ma vie je n’en avais vu une pareille quantité. Les glissades en luge m’épatent, davantage que les quelques fessées de ces derniers jours, et plus particulièrement les fessées coutumières qui émaillent nos siestes.

Ces fessées punissent tous les pensionnaires qui se dissipent durant la grande sieste d’après déjeuner. Et combien facile : juste un slip à baisser ! Je me demande, avec le recul, si ces intermèdes particulièrement bruyants – l’irruption soudaine d’une infirmière et le fracas de fesses nues claquées à la volée étant certainement plus perturbants que quelques chuchotis entre deux lits – n’étaient pas pour ces demoiselles une façon à elles de se distraire d’un long ennui. Au grand chalet, j’apprendrai que ces punitions sont la norme chez les plus jeunes.

Véritables fessées punitives ou simples fessées dissuasives, quelles qu’elles soient, Mesdemoiselles Martine et Odile y démontrent une égale maîtrise et une habileté consommée pour se faire obéir de cette bande de garçons. J’ajouterais un point de plus en faveur d’Odile pour son intransigeance et sa sévérité.

Cette même dernière semaine est agitée. Au fur et à mesure que les places se libèrent au grand chalet la plupart des anciens du Perce-Neige s’en vont aussitôt remplacés par de nouveaux arrivants. Me voilà paré du titre d’ancien et grand initiateur des mœurs du Perce-Neige, ce qui me confère une certaine importance. Je me suis attaché aux partants, et je m’en console les quelques soirées restantes en intronisant les nouveaux venus aux jeux de la fessée. Jeux auxquels ils participent sans rechigner et avec un plaisir évident, notamment un certain Maurice, un garçon de mon âge. Soirée après soirée, mes connaissances en géomorphologie toute en relief de monts, creux et vallons ne cessent de s’enrichir.

La veille de mon départ pour le grand chalet, une surprise m’attend. Au dessert, Martine apporte un grand gâteau surmonté de 13 bougies. Mes parents ont pensé à tout. C’est un cadeau inestimable qui fête mon treizième anniversaire : une luge. Je n’aurai donc plus besoin de quémander une place aux propriétaires de cet article indispensable. Oui, quel beau cadeau !

5 commentaires »

  1. nat dit :

    Magnifique récit, Edmée et qui m’a beaucoup troublé, je dois l’avouer, Merci!

    Hummm! Il m’est doux d’imaginer d’être à la place de MlleMartine ou Mlle Odile (rire)

    Nat

  2. Gobert J dit :

    J’adore ce récit
    Avec aussi jolies fesseuses que Martine et Odile j’aurais vraiment aimé être leur victime consentante
    Très consentante!

  3. Justin dit :

    Bonsoir,
    Très beau récit, les mots de celui-ci sont d’un charme émotionnel qui me replonge dans des souvenirs brûlants.
    En classe de cm1, j’ai reçu ma première fessée déculottée.
    Devant celle-ci et après cette douloureuse séance, un des spectateurs, qui était aussi mon camarade, s’est véritablement lié d’amitié avec moi. Chaque fois qu’un élève était puni devant tout les autres, on se retrouvait pour en parler et échanger nos points de vue. Avec le temps, nous sommes devenus très proches, peut-être trop, et peu à peu des jeux de rôles, comme jouer au docteur ou à l’école prirent naissance. Quels bon moments passés avec lui, entre les vraies fessées qui nous faisaient pleurer et celles de nos jeux.
    Continuez dans vos écrits car ils me font revivre des épisodes forts de mon enfance et adolescence.
    Merci.

  4. Edmée dit :

    Bonjour Justin, et merci pour votre compliment. J’y suis d’autant plus sensible que mon témoignage de ces « jeux de fessées à la montage » n’attirent que peu de commentaires. Mais vous, mon cher Justin, vous avez bien lu : sortant à peine moi-même de ces vraies fessées éducatives qui, des fesses en feu vous mènent aux larmes du repentir, je me retrouvais dans une ambiance nouvelle et ouatée où la fessée n’était plus qu’un bref et simple signal sonore sans réelle portée, mais entendu de tous. Néanmoins, c’est cette même ambiance qui inspirait l’attraction et la pratique de jeux, sensuels certes mais inoffensifs, entre garçons où, comme dans votre jeunesse, l’on interchangeait aisément les rôles : tantôt maître et tantôt élève, tantôt docteur…, tantôt Père Fouettard… Peut-être faudrait-il un 3ème volet à ces « Jeux de montagne » pour recueillir les nombreuses anecdotes de fessées qui émaillèrent mon long séjour de cure ?
    Bien à vous et merci encore.
    Edmée

  5. Justin dit :

    Bonjour Edmée,

    Un troisième volet,pourquoi pas !
    J’admire votre style, une plume adroite et douce qui nous replonge dans un passé hésitant à la manière d’un puzzle. Mais peu importe, laissons la mémoire nous conter un de ses plus beaux souvenirs.

    Je sais qu’à une époque de nos jeux, on avait mis en place des règles ou l’on se disait tout, y compris nos bêtises. On devait avoir entre 13 et 14 ans et nos punitions étaient un peu plus sévères; il est même arrivé que l’un d’entre nous soit en larmes,voire les deux.Tout ça se limitait rapidement,après quelques consolations nous faisions en sorte qu’il n’y ait pas de marques évidentes,que nos mères auraient probablement remarquées. Un jour on a voulu faire une expérience en se fouettant les fesses avec des orties et rapidement on s’est retrouvés d’un grand ridicule avec le derrière en feu et plein de boutons. Nous nous sommes juré de ne plus jamais recommencer, d’autant plus que les rougeurs ont mis du temps à disparaître.

    Cette proximité fiévreuse avec mon camarade m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur nos corps et principalement par rapport à des sujets qu’on n’abordait jamais à la maison. Comme quoi les expériences de jeunesse apportent beaucoup.
    Bonne soirée à vous.
    Cordialement.
    Justin

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