La fessée appliquée

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Julie fouettée pour un gros mensonge

Patty

par Julie

La dernière fessée que j’ai reçue date de mes 15 ans, et elle fut particulièrement sévère.

Durant mes vacances, j’avais été embauchée pour un mois par un couple d’amis de la famille, Gaston et Virginie, qui tenaient une exploitation maraîchère. Ce travail saisonnier était très dur car il fallait se plier en deux pour ramasser et à la fin de la journée, j’étais éreintée et j’avais mal au dos.

Je devais me lever aux aurores et toutes mes soirées étaient gâchées car je n’avais plus la force de sortir et tout ça pour un salaire de misère ! Aussi n’en pouvant plus, à la fin de la deuxième semaine, j’ai annoncé à la patronne lorsqu’elle me remit mon enveloppe que je ne reviendrais plus car le travail était vraiment trop dur pour moi.

Mes parents s’étant plus ou moins engagés, je leur ai prétendu que leur ami avait eu un souci avec la récolte et avait dû licencier une partie de son personnel, dont je faisais partie. Mon travail s’arrêtait ainsi au bout de quinze jours. Idiote que j’étais de mentir !

Le samedi après-midi, j’étais en train de lire sur la terrasse au premier étage de la maison quand j’entendis le téléphone sonner. Mes parents eurent avec leur interlocuteur une longue conversation à la fin de laquelle mon père rugit un tonitruant :

« Julie, descends tout de suite ! On a à te parler ! ».

Je les retrouvai dans le jardin, derrière la maison. Il avait l’air furieux, me traita d’irresponsable et m’apprit que Gaston s’était plaint à lui. Comme j’étais partie, il avait du mal à retrouver quelqu’un pour me remplacer en pleine saison. Le pot-aux-roses était découvert ! Mes parents se sont trouvés en porte-à-faux devant leurs amis et ont découvert, de ce fait, mon gros mensonge. Je pressentis que cela allait chauffer pour mes fesses !

Mes parents me demandèrent des explications et mes maigres motifs n’ont convaincu personne. Mon père m’a passé un « savon », m’a dit que ce que j’avais fait était inqualifiable, car j’avais mis leur ami dans une situation difficile et que je méritais une sévère punition.

Il m’a ordonné de retirer mon short et ma culotte car j’allais recevoir une tannée que je ne serais pas près d’oublier. Bien sûr, j’obtempérai. Là où nous étions, personne ne pouvait nous voir, mais nous étions dehors quand même.

Flyboy

Mes larmes et mes supplications ne purent le faire changer d’avis. Quand on a les fesses nues, et qu’on voit son père retirer sa ceinture, on se doute de ce qui va se passer, d’autant plus que j’avais déjà « goûté » à cette fameuse ceinture.

Je jetai un regard implorant à ma mère sans plus de réussite. Sa seule réponse fut que j’avais bien cherché ce qui allait m’arriver.

C’est très humiliant pour une ado d’être à l’extérieur et de se retrouver le sexe nu devant ses parents, d’autant plus que comme beaucoup de jeunes de cet âge, j’étais très pudique. Mon père m’a ordonné de me pencher en avant pour recevoir ma fessée…

Je ne sais plus combien j’ai reçu de coups de cette satanée ceinture (trente ou quarante peut-être, mon père m’ayant cinglé un sacré moment). Je l’ai senti passer, ça a été la plus grosse fessée que j’ai reçue et la dernière. La douleur était intense, parfois sur les fesses, parfois sur les cuisses. Je sautillais d’une jambe sur l’autre et je m’agitais en criant et en pleurant, ne sachant plus dans quelle position me mettre pour mieux endurer la douleur lorsque la ceinture de cuir me cinglait.

Fritz

Lorsque je mettais mes mains en protection sur mes fesses, mon père m’ordonnait de les retirer, sinon, il me donnerait plus de coups. Menace dissuasive s’il en est, aussi je retirais mes mains aussitôt. Je ne pensais même plus à mettre mes mains devant mon sexe lorsque, n’en pouvant plus, je me retournai, pour l’implorer d’arrêter, car j’avais trop mal. J’étais totalement concentrée sur le feu de mes fesses et de mes cuisses, plus rien d’autre n’avait d’importance. Ma pudeur était le dernier de mes soucis. Je demandais de l’aide à ma mère, sans réponse de sa part.

Tout à coup, je me suis laissée aller à uriner sans pouvoir me retenir (la douleur et la peur, je pense) ce qui n’a pas empêché mon père de continuer de me cingler. C’était la première fois que ça m’arrivait durant une fessée. On se sent idiote et stupide quand ça arrive. Moi, qui me pensais forte et courageuse…

P.M. Davies

Après la fessée, mon père m’a envoyée me rincer les cuisses de l’urine qui avait coulé (j’en avais partout), puis d’aller dans ma chambre et de ne plus en bouger. Il a ajouté que si ça devait se reproduire, je serais fessée, nue, et que je recevrais aussi des coups de ceinture sur le dos. Ca n’a jamais été le cas… Mais je ne pense pas qu’il l’aurait fait, il m’en a menacé dans un moment de grosse colère.

Toute tremblante et en pleurs, je n’ai pas demandé mon reste et je suis montée dans ma chambre, les mains sur les fesses après avoir ramassé mon short et ma culotte. Je suis restée l’après-midi dans ma chambre, consignée. J’avais les fesses et les cuisses en feu. Dans la glace, j’ai constaté les traces laissées par la ceinture. Le short court me serait interdit durant un moment, car je ne me voyais pas aller dans la rue, exhibant ces stigmates…

Thorn ou Hobbs

C’est ma mère qui est venue la première prendre de mes nouvelles. Elle a vu les traces sur mes fesses et sur mes cuisses et m’a demandé comment je me sentais. J’ai eu du mal à la regarder en face. Elle a mouillé une serviette avec de l’eau fraîche, qu’elle m’a posée sur les fesses, pour calmer la douleur. La peau était boursoufflée par endroits et le bout de la ceinture avait laissé des traces un peu plus marquées. Elles sont restées visibles deux ou trois jours.

Entre la fessée reçue et la chaleur de ma chambre (sous les toits, avec juste un Velux), le fait d’être enfermée m’a été particulièrement pénible. J’étais toute moite. Je suis restée en soutien-gorge et cul nu durant tout l’après-midi, sur mon lit, avec le linge mouillé sur mes fesses et mes cuisses endolories. Même après toutes ces années, cette fessée est restée gravée dans ma mémoire. Je m’en voulais d’avoir menti à mes parents, mais il était trop tard, le mal était fait…

Un peu plus tard dans l’après-midi, ma mère m’a monté un verre d’eau, car elle avait bien vu que j’avais très chaud. Elle m’a dit de retirer mon soutien-gorge, car il était humide de transpiration et m’a donné une serviette pour me sécher (être sèche, ça fait du bien !). Elle m’a dit que j’avais mérité la punition et que ça devra me servir de leçon à l’avenir. Il fallait que je devienne mature, car j’en avais largement l’âge. Je lui ai promis d’être une bonne fille et de ne plus mentir, toujours la tête basse, n’osant presque pas la regarder.

Endart

Avant le repas, ma mère m’a demandé de passer à la douche pour me laver. Je devais être propre et présentable pour passer à table. J’ai pris une douche tiède, presque froide. L’eau froide m’a fait le plus grand bien sur mes fesses et mes cuisses. En me regardant dans un miroir, j’avais une mine affreuse, tant j’avais pleuré. J’ai tenté d’être la plus présentable possible pour descendre. J’ai enfilé un short ample, sans rien en dessous, car le tissu serré me faisait mal, ainsi qu’un soutien-gorge et un chemisier. J’ai fait une jolie queue de cheval sur mes cheveux bien propres pour être présentable comme me l’avait demandé ma mère

Dave Wolfe

Lorsque je suis descendue pour le souper, ma mère a posé un coussin sur ma chaise pour que ce soit plus confortable. Elle devait se douter que mes fesses me brûleraient. M’assoir et me relever fut pénible, j’ai passé le repas à gigoter d’une fesse sur l’autre. Il n’y a pas eu trop de conversations, moi qui suis bavarde, je n’ai pas ouvert la bouche, me contentant de manger, la tête sur mon assiette. D’ailleurs, je n’avais pas trop faim. Mon père ne m’a pas regardée du repas. J’aurais préféré être ailleurs… L’atmosphère était pesante, pour moi.

Lorsque j’ai fini mon repas, le temps de débarrasser la table avec ma mère, je suis remontée dans ma chambre pour me faire oublier. J’étais toujours honteuse que mon mensonge ait été découvert et de m’être fait punir de la sorte. Ma chambre était toujours aussi chaude, malgré le Velux ouvert, et il n’y avait pas de vent frais pour rafraîchir la température.

Andrew Wolkoff

Je me suis couchée, nue, sur le ventre, au-dessus du drap. J’ai eu du mal à trouver le sommeil, toujours mes pensées focalisées sur la fessée reçue l’après-midi, les reproches et en sentant toujours le feu aux fesses et aux cuisses.

Mon père m’a fait la tête durant plusieurs jours, furieux d’avoir mis son ami dans l’embarras.

Il m’a obligée à reprendre le travail à l’exploitation dès le lundi suivant. Je n’étais pas fière de me présenter devant Gaston. Je n’ai jamais su s’il avait été au courant de la correction que j’avais reçue, d’ailleurs je ne voulais pas le savoir, car si d’aventure la réponse était oui, je n’aurais plus osé le regarder en face.

Par contre, je pense que les voisins les plus proches ont dû entendre les coups de ceinture ainsi que mes cris et mes pleurs, car ensuite ils me regardaient en biais et de façon insistante. Ils ont déménagé quelque temps après. Je me souviens que je n’étais pas fière lorsque je leur disais « bonjour ! », préférant partir au plus vite et éviter leurs regards. Mais je n’ai jamais su non plus s’ils avaient réellement entendu. J’ai pu me faire des idées, aussi.

 

Que s’est-il passé ensuite entre mes parents et moi ?

Plusieurs jours après, lorsque mon père a été calmé, nous nous sommes expliqués, lui et moi. Il m’a exposé son point de vue sur mon attitude qui me mettait en porte-à-faux avec leurs amis. (Lorsque l’on est recommandé, on doit fait honneur à celui qui s’est engagé et a donné sa parole pour vous, qui plus est lorsque ce sont des amis proches de la famille.) De mon côté,  je lui fis part de ma  situation à l’exploitation (mon mal de dos continuel et la fatigue). J’ai alors compris la sévérité exceptionnelle de cette punition.

A la fin de notre discussion, il m’a prise dans ses bras et m’a dit à quel point il m’aimait et que je resterais sa petite fille chérie quoi qu’il arrive. Je me suis sentie une toute petite fille dans les bras de mon papa à ce moment-là, et les larmes qui ont coulé. C’étaient des larmes de joie.

Je voudrais dire haut et clair afin de lever toute ambiguïté qu’induirait mon récit, que j’adore mes parents et que, étant adulte aujourd’hui, mon amour pour eux n’a pas varié d’un iota. Ce sont eux qui m’ont élevée et transmis tout ce que je sais, tout ce que je suis.

Lorsque je faisais une bêtise, j’étais plus honteuse que revancharde. À la maison, j’ai toujours eu tout ce dont j’avais besoin. Mon adolescence a été quelque peu perturbée et j’ai pris quelques fessées à la ceinture et d’autres à main nue. Celle décrite a été très sévère, il est vrai. Sur le moment, j’en ai  voulu à la terre entière, mais au fond de moi, je savais que j’avais fauté et que je méritais d’être punie. Si la punition avait été plus souple, ça aurait été mieux, je vous l’accorde…

Julie

Illustr. : 1) Patty – 2) Flyboy – 3) Fritz – 4) P.M. Davies – 5) Thorn ou Hobbs – 6) Endart – 7) Dave Wolfe – 8) Andrew Wolkoff

64 commentaires »

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  1. Julie dit :

    Je voudrais dire haut et clair, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, que j’adore mes parents. En ce temps-là, je n’aurais même pas eu l’idée de porter plainte. Lorsque je faisais une bêtise, j’étais plus honteuse que revancharde à vouloir partir de chez moi.
    J’ai toujours eu, à la maison, tout ce dont j’avais besoin. Mon adolescence a été quelque peu perturbée et c’est vrai, j’ai pris quelques fessées à la ceinture et le reste à la main nue. Celle décrite a été très sévère, il est vrai. Sur le moment, j’en voulais à la terre entière, mais au fond de moi, je savais que j’avais fauté. Nul ne peut le nier. Si la sentence avait été plus souple, ça aurait été mieux, je vous l’accorde.
    Lorsque mon père a été calmé (plusieurs jours après), nous nous sommes expliqués, lui et moi. Il m’a exposé son point de vue sur ma faute, et moi le mien sur ma situation à l’exploitation. J’ai compris la sévérité de la punition. A la fin de notre mise au point, il m’a prise dans ses bras et m’a dit à quel point il m’aimait. Je me suis sentie une toute petite fille dans les bras de son père, à ce moment-là et mes larmes qui ont coulé étaient des larmes de joie.
    Voilà la suite. J’aurais peut-être pu le rajouter au texte, ça aurait évité les polémiques !
    Julie.

    • Jean Philippe dit :

      Bonjour Julie ,

      Mes fessées les plus sévères me furent administrées suite à mes mensonges et de ce coté là j’en ai fait voir des vertes et des pas mures à ma mère
      Mon premier mensonge arriva à 9 ans . Et ce jour là je reçus ma première fessée . Cela ne m’a pas empéché de récidiver jusqu’à l’age de 15 ans
      Ma mère acceptait certaines de mes bétises mais pas le mensonge . Lui mentir , c’était la peiner au plus haut point et la mettre dans une colère noire
      Du coup , ma mère fondait sur moi , me déculottait et me fessait sévèrement
      c’est après ma correction que maman me faisait la morale .
      De ces fessées magistrales , j’en garde encore le regret d’avoir pu peiner ma maman
      Mais je ne pouvais m’empécher d’inventer des scénarios abracabrantesques que ma mère évidemment ne prenait jamais pour argent comptant
      Amitiés
      Jean Philippe

  2. Bonjour Julie, ajouter cette mise au point pour éviter le tour polémique et intrusif que suscite votre récit est tout à fait faisable et même nécessaire. Simple rappel que ce blog n’est pas un forum de débats ouvert à tous les vents et à qui le désire. J’attends votre signal pour ce faire.
    Très cordialement, Alain

  3. Stephanie dit :

    Tout à fait d’accord avec Julie et Alain car pour moi c’était la même chose, surtout pour l’épisode de la supérette. Ma honte méritée n’empêchait pas mes parents de m’aimer et m’avait remise dans le droit chemin. Idem pour le nouveau récit dans le square à paraître.

  4. henri dit :

    Bonjour Alain
    Je constate (avec regret…) que vous êtes toujours obligé de jouer les médiateurs entre celles qui écrivent des récits et ceux qui ne comprennent pas que punir ses enfants ne veut pas dire qu’on ne les aime pas…
    Au contraire le proverbe dit «Qui aime bien châtie bien» et c’est on ne peut plus vrai !
    Ceux qui n’aiment pas leurs enfants ne les punissent pas, ils s’en désintéressent et les délaissent ;)

  5. Herbert dit :

    Bonjour à tous,

    Ce que démontre à l’évidence, selon moi, le récit de Julie, c’est qu’une fessée – ou, dans le cas présent, une fouettée à la ceinture – n’est pas refermée sur elle-même, mais continue à « habiter » bien longtemps après qu’elle a été donnée.
    Il y a d’abord la douleur physique installée là plusieurs jours : endolorissement qui ne s’estompe que peu à peu, difficulté à s’asseoir, à supporter quelque tissu que ce soit – drap ou vêtement – sur la zone meurtrie. Voudrait-on penser à autre chose qu’on ne le pourrait pas tant les rappels à l’ordre se font fréquents et insistants. La fessée dure et vous vous attardez à juste titre, Julie, avec beaucoup de réalisme, sur ces moments cruciaux de l’après que, bien souvent, les récits de fessées tendent à occulter.

    Il y a ensuite, moment essentiel, la remise en ordre intérieure, la « pacification » qui passe, par la reconnaissance de la faute et l’acceptation du châtiment reçu. Il faut, me semble-t-il, qu’il soit clairement énoncé, sous une forme ou sous une autre, par le fautif ou la fautive que : « Oui, j’ai mérité cette fessée et vous avez eu raison de me la donner. » Une fois ces mises au point faites, de part et d’autre, se retrouve une forme d’harmonie souvent bien supérieure à ce qu’elle était auparavant. Cela s’est fait rapidement avec votre mère. Beaucoup plus lentement avec votre père dont la confiance avait été doublement trahie. Peut-être, me trompé-je, mais je suppose que son attitude distanciée, de longs jours durant, a dû vous être extrêmement pénible. Sans doute avez-vous redouté que ça ne redevienne jamais « comme avant » et sans doute cette idée vous a-t-elle été profondément insupportable. Non ?

    La fessée n’en continue pas moins, par la suite, son cheminement. Parce qu’il y a toutes les questions collatérales qu’on ne peut pas manquer de se poser et qui nous « remettent en permanence le nez dedans ». Vous aviez repris votre travail. Vous ne pouviez pas ne pas vous demander qui savait quoi au juste. Ce qui se disait derrière votre dos. Ce qui se pensait. Idem pour vos voisins. Leurs réactions vous ont paru très explicites : ils savaient. Quelque chose s’est déclenché sur quoi l’on n’a pas la moindre prise. Devant quoi on est totalement impuissant. Il suffit d’un mot à double sens, d’un sourire un peu narquois pour que tout se resurgisse. C’est à tout instant que ça peut vous tomber dessus. C’est à tout instant que peut revenir la honte.

    Une fessée habite longtemps. Très longtemps. Bien des années après. Toujours ? Sans doute. La preuve ! Treize ans après la vôtre est toujours là. Bien présente. Bien vivace. Elle le sera sans doute encore longtemps. Les miennes remontent à des dizaines d’années. Elles n’ont pas disparu. Elles ne se sont pas estompées le moins du monde. Bien au contraire. Mais le temps les a patinées, leur a donné une coloration différente et conféré une certaine… douceur.

    • Julie dit :

      Bonjour Herbert.
      Superbe dissection de mon récit tout en finesse, digne d’un grand chirurgien. Vous êtes en adéquation complète avec mon ressenti. C’est le premier texte que j’ai écrit, car il y avait longtemps que j’en avais envie, sans trouver le support pour le diffuser. Cette écriture fut un exutoire pour moi. Toute cette expérience m’a permis de recadrer les événements et d’exprimer ce que j’avais enfoui en moi durant toutes ces années. Bien sûr que les fessées que j’ai reçues ont eu un impact dans ma vie. Bénéfique, de surcroît, je pense, à posteriori. Mes parents ne m’auraient pas corrigée sans raisons valables. Mes parents ont toujours veillé à ce que j’ai le meilleur et que je devienne une adulte responsable. Leur éducation a toujours été réalisé dans ce sens. Lorsque je déviais d’une façon significative aux règles établies et connues, alors il y avait sanctions, voire corrections. Ça a toujours été ainsi.
      Vous avez raison, ces corrections m’ont façonnée et ont fait de moi ce que je suis.
      Julie.

      • Herbert dit :

        À vous lire et relire, vous savez ce que je me suis demandé, Julie ? C’est ce qui se serait passé si vos parents n’avaient pas eu vent de votre démission dès le jour où vous l’avez donnée. Vous auriez malgré tout dû vous lever aux aurores pour donner le change et faire croire que vous alliez travailler. Votre journée se serait étirée en longueur jusqu’à ce qu’il soit l’heure de rentrer. Et, de toute façon, à un moment ou un autre, la vérité aurait éclaté : vous vous seriez coupée ou une « âme charitable » serait venue rapporter à vos parents que vous traîniez dans les rues, ou sur la plage, des journées entières. Et la correction à laquelle vous auriez alors eu droit aurait certainement été plus sévère encore que celle que vous avez effectivement reçue.

        Cela étant, je crois que nous avons en effet des ressentis assez proches. Comme vous, Julie, j’estime que les fessées qui m’ont été infligées, enfant et ado, étaient entièrement justifiées, qu’elles l’ont été pour mon bien (je n’étais pas, moi non plus, un ado facile) et qu’au bout du compte je n’ai aujourd’hui qu’à me féliciter de les avoir reçues. D’ailleurs, avec le recul, je suis convaincu que la honte (celle de DEVOIR recevoir cette « punition-là », surtout quand elle avait lieu à un âge assez avancé, celle de devoir reconnaître qu’elle était méritée, celle du déculottage, de la nudité exposée (parfois devant des tiers), celle de voir quelquefois évoqué devant d’autres parents le traitement auquel on était obligé de me soumettre pour me remettre dans le droit chemin), toutes ces hontes-là ont été beaucoup plus efficaces pour m’amener à changer de comportement et d’attitude que les corrections proprement dites.

        Je suis également entièrement d’accord avec vous, Julie, en ce qui concerne la valeur cathartique de l’écriture. Même si, jusqu’à présent, je me suis contenté d’emprunter des chemins de traverse, si je n’ai affronté les choses que par le biais de fictions. Je me sens désormais prêt, grâce, entre autres, à l’exemple que vous donnez, à les affronter et à me lancer dans le récit de ce qui s’est effectivement passé. Que je mettrai bien sûr, si c’est possible, en ligne ici. Merci d’avoir contribué à m’ouvrir la voie.

        • Julie dit :

          Bonjour et merci Herbert pour ce beau commentaire, qui me va droit au cœur. Votre compréhension me touche énormément.
          Ecrire m’a fait un bien fou, bien que j’aie mis un peu de temps à le faire, je suis assez récente sur ce Blog. Je n’évoque mes déboires d’adolescente qu’avec mon ami, ma meilleure amie et les gens de ce Blog. Ecrire est un peu comme une thérapie, car en parler n’est pas toujours facile à faire. Avec l’écriture, on peut décrire ce qui s’est vraiment passé, en paroles, c’est très compliqué à se lâcher, en tout cas, pour moi.
          Je remercie encore mille fois notre webmestre Alain pour avoir ouvert et fait vivre de très belle façon cet espace de discussions et d’échanges.
          Je reviendrai sur le fait qu’en aucune façon, je n’ai eu besoin de me cacher, puisque j’ai annoncé un licenciement pour un souci de récolte (Je le décris dans le quatrième paragraphe).
          Lors de mes punitions, j’ai toujours été préservée du regard d’autrui. Ca s’est toujours passé dans le cadre familial, à part une fois, où je me trouvais chez ma tante (voir  » Un jeu qui finit mal « ), où j’ai été fessée devant mes cousines, plus jeunes que moi. Mais je dois reconnaître que vous avez raison, recevoir la fessée en public calme un grand coup et marque d’autant plus les esprits que bien longtemps après, en croisant ceux ou celles qui ont assistés à votre fessée, son souvenir reste vivace autant pour ceux et celles qui subissent que ceux et celles qui assistent à ce spectacle un peu particulier et je dois dire assez excitant…
          Pour ma part, la seule suspicion que mes cris et les claquements de la ceinture sur ma peau aient été entendus par mes voisins me plongeait dans l’humiliation lorsque je les croisais. J’ai dû passer pour la vilaine fille qui a été corrigée, dans la mesure où ma punition a duré un sacré moment, ils ont sûrement tout entendu ou du moins une partie. Je n’ose même pas imaginer mon état si j’avais été corrigée en public, surtout qu’avec la douleur et la peur, je me serais fait sur moi! Croiser à nouveau les spectateurs et leurs sourires narquois… Pour une adolescente de 15 ans, ça peut être traumatisant.
          Mais comme vous le dites, les punitions que j’ai reçues ont aidé à remettre les sales gamins que nous étions sur le droit chemin. Je suis assez fière de ce que je suis devenue. Vilain petit caneton changée en cygne…
          Julie.

          • Julie dit :

            Bonjour Herbert.
            Un petit complément de mon commentaire précédent. Tout d’abord, je voulais vous féliciter pour la justesse en ce qui concerne votre analyse qui, en fait, est toujours pleine d’à-propos. Dans votre réponse, si le scénario que vous avez décrit avait été celui-là, je doute fort que ma punition ait pu être plus sévère, à la vue du nombre de coups que j’ai dû endurer, j’en ai vraiment vu de toutes les couleurs, ce jour-là (vous auriez vu l’état de mes fesses et de mes cuisses ! et entre nous, le fait que durant les cinglées, en larmes, je me retournais pour implorer leur arrêt et que je me sois fait dessus démontre bien que ma douleur et ma peur étaient très intenses)…
            Je pense que plus sévère aurait été la même punition, mais nue et devant les gens de l’exploitation (patrons, employés et saisonniers), pour me repentir de leur avoir fait défaut lorsqu’ils avaient tant besoin de personnel. Oui, dans ces conditions-là, ça aurait été plus sévère. Mais mes parents ne sont pas comme ça ! Ils ne l’auraient jamais fait, j’en suis sûre. Leur amour pour moi était et est encore sans faille, même si je leur en ai fait voir durant mon adolescence. Les différents témoignages que j’ai écrits sur ce Blog le démontrent.
            Dans tous ces récits, je tente d’expliquer les conditions qui ont fait que j’ai été punie, la punition par elle-même et l’après fessée, les enseignements que j’en ai tiré pour grandir. D’autres récits arrivent, au fur et à mesure de mes souvenirs. Il faut que je me les remémore, avec les enchaînements. Certains datent un peu.
            Je ne raconterai pas toutes mes frasques, car certaines n’ont donné lieu qu’à des remontrances ou que quelques claques. Je m’attache à témoigner des grosses bêtises et des faits qui ont marqué ma jeunesse.
            La multiplicité des écarts de conduite ont poussé mes parents à employer la manière forte au lieu des punitions classiques et des explications verbales. Celles-ci ne suffisaient plus. Aujourd’hui, à aucun moment je n’en veux à qui que ce soit, bien que sur le moment, j’en voulais à toute la terre. Cette éducation à la dure m’a été profitable, car je suis une personne équilibrée avec une vie tout à fait normale. Les dérives m’ont été évitées. Si j’avais été dans une famille moins exigeante, oui, j’aurais pu devenir, comme beaucoup de jeunes, une paumée, et peut-être une délinquante. Comprenez que je tente d’être lucide sur ma personne et mon passé.
            Julie

  6. Herbert 01 dit :

    Bonjour, Julie.
    Effectivement, vous écrivez noir sur blanc qu’il s’agissait d’une compression de personnel. J’avais relu quatre ou cinq fois votre texte et, contre toute vraisemblance, je voulais y voir une démission. Comme quoi, quand on est persuadé de quelque chose… Désolé.

    Je suis entièrement d’accord avec vous en ce qui concerne la difficulté d’exprimer de vive voix ce qu’on a vécu et ressenti. D’autant plus que s’agissant d’un sujet comme celui-là, les interlocuteurs ont souvent des idées préconçues dans lesquelles ils veulent absolument vous faire rentrer. L’écriture ne présente pas les mêmes inconvénients. On n’est pas interrompu. On est à sa main. On peut revenir en arrière pour préciser ou modifier ce qui aurait pu rester confus. Et, à cet égard, il est vrai que ce site, sur lequel on peut relater ses expériences vécues, est une véritable bénédiction.

    J’ai quatre ou cinq fois été corrigé en public. Ce qui, rapporté au nombre global de fessées reçues, constitue un très faible pourcentage. Ce sont pourtant ces corrections-là dont je garde le souvenir le plus précis et le plus marquant. L’une d’entre elles notamment. En raison des conditions dans lesquelles elle a eu lieu. Et surtout parce que j’ai dû ensuite côtoyer quasi au quotidien celles devant lesquelles j’avais été puni. Mais cela fera l’objet d’un récit détaillé mis en ligne puisque – c’est décidé – je me lance dans la rédaction de mes « souvenirs. »

    En ce qui concerne les voisins, il est vrai, comme vous le dites, qu’on ne peut pas avoir de véritable certitude. On reste dans la suspicion. Et c’est une véritable épreuve que de les croiser en se demandant s’ils savent ou pas. Ce qu’ils en pensent. S’ils compatissent. Ou s’ils se moquent et rigolent. Il y a des jours où on se dit qu’on s’en fiche, mais ce n’est pas vrai. Ça peut pas être vrai. On fait semblant. Et d’autres, au contraire, où ça occupe toute la place, où on ne peut penser à rien d’autre, où on se dit que, forcément, tout le quartier doit être au courant. Et on rase les murs. Je me souviens que parfois, après une fessée particulièrement sonore (tant par la claquée que par les cris que je pouvais pousser) j’essayais de voir, discrètement, si les voisins étaient dans leur jardin, si leurs fenêtres étaient ouvertes, etc.
    Mais je suis bavard, hein ! Trop ? C’est votre faute aussi ! Vous me donnez envie de m’épancher. ;)
    Excellente journée…

    • Julie dit :

      Bonjour Herbert.
      Je vois que nous sommes en phase au l’écriture vis-à-vis de la parole. C’est l’avantage de ce Blog. On peut se confier et faire partager ses expériences (cuisantes), pour que, peut-être, d’autres puissent ne pas prendre les mêmes chemins tortueux que nous. Dans ces conditions on se sent utile à autrui.
      Pour votre cas, vous êtes plus à plaindre que moi, car vous me dites que vous avez été fessé en public, quatre ou cinq fois. C’est énorme. Il faut vivre avec, après ça et s’arranger pour croiser les spectateurs/spectatrices le moins souvent possible. Vous avez magnifiquement retranscrit l’état d’esprit dans lequel on se trouve en présence des spectateurs ou supposés. C’est en effet extrêmement humiliant. Toute notre intimité mise à nue, toute notre fierté réduite à néant, pour toujours… Car comme vous dites, on n’oublie jamais un tel spectacle ou le souvenir du claquement du fouet sur la peau et des cris et pleurs qui l’accompagnent. Quelle réputation avons-nous après ça ? Le vilain ou la vilaine ado qui a fauté et qui s’est fait punir de fort belle manière.
      Lors d’une fessée chez ma tante, j’ai clairement vu mes cousines qui se moquaient de nous, pendant que nous recevions la fessée. Il n’y a pas plus avilissant que ça, car au lieu de compassion et de réconfort, les moqueries se rajoutent à notre souffrance.
      Dans votre cas, ce fut des spectatrices, bien plus insupportable encore d’avoir quelqu’un du sexe opposé, car de surcroît, ça fait voyeur, et ça…
      Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas bavard, je suis heureuse de pouvoir échanger avec des gens qui ont eu les mêmes mésaventures que moi. C’est assez rare. Je suis bavarde également (comme toute femme qui se respecte !…), surtout sur des sujets qui me tiennent à cœur. Epanchez-vous, ça fait énormément de bien de se libérer, de ne pas se sentir seul au monde.
      Julie

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Julie Oui cela fait du bien de pouvoir se libérer par la parole; c’est votre cas et le mien. Remercions chaleureusement la « modérateur » de ce Blog. CLAUDE.

    • sophiekm dit :

      Trop bavard ? Sûrement pas ! Ce blog est fait pour cela pour le plaisir de tous et tant pis pour les esprits chagrins !

      • Herbert1 dit :

        Merci, Sophie. il y a tellement longtemps que j’avais besoin d’évoquer ces souvenirs…

        • Julie dit :

          Bonjour Herbert1,
          L’écriture est un bon exutoire aux tourments que l’on a pu connaître dans le passé. Je l’ai apprécié en écrivant mes corrections. Se confier, partager, il n’y a pas mieux pour se libérer d’un poids trop lourd à porter. Ce Blog est une bénédiction.
          Amitiés.
          Julie.

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Julie. Merci de le rappeler: »ce blog est une bénédiction »! Tout comme pour vous, il est pour moi un exutoire propre à évacuer des souvenirs douloureux. Tel fut le cas pour vous avec cette sévère fouettée, que vous aviez d’ailleurs bien méritée ! Tel est aussi pour moi le cas souvent. Merci Alain! CLAUDE.

  7. Herbert1 dit :

    Bonjour, Julie.
    Nos commentaires se sont croisés. Effectivement, au vu de vos récits et de l’atmosphère qu’ils traduisent, il semble évident que vos parents n’auraient jamais adopté ce type de comportement qui, pour toutes sortes de raisons, n’aurait pas été approprié.
    Vous avez raison d’insister, je crois, sur le fait que vos parents n’étaient pas des tortionnaires, qu’ils agissaient pour votre bien, en « désespoir de cause », et qu’aujourd’hui, avec le recul, vous vous rendez compte qu’ils avaient entièrement raison et que cela a contribué à faire de vous ce que vous êtes.
    C’est un discours qui ne correspond pas à l’idéologie dominante du moment qui nie farouchement les vertus éducatives de la fessée. Et pourtant, je n’ai, moi aussi, qu’à me louer de l’éducation que j’ai reçue. Il y avait, chez moi, bien des choses à redresser. Elles ne l’auraient certainement jamais été de façon efficace si l’on s’était contenté de m’abreuver de bonnes paroles.
    Sur ce, je vais vous souhaiter une bonne journée et aller vous laisser un petit commentaire sur « mimétisme ».

  8. Herbert1 dit :

    Bonsoir, Julie,
    Effectivement, les corrections données devant des tiers ne sont pas vraiment faciles à vivre. Pour toutes les raisons que l’on sait. Et, en particulier, parce que ces fessées-là, comme vous le dites si bien, sont appelées à durer dans l’esprit des divers protagonistes. Et que chaque rencontre, fortuite ou pas, les réactive. En même temps, je dois bien reconnaître que la présence de ces spectatrices – et vous pourrez en juger quand j’aurai mis en ligne les récits correspondants – avaient, la plupart du temps, sa raison d’être. Elles avaient eu à souffrir, d’une façon ou d’une autre, de mes bévues (appelons ça comme ça). Elles étaient donc les premières intéressées à ce que je sois puni. Pour moi, l’être devant elles, en raison de la culpabilité que je ressentais à leur égard, était dix fois plus humiliant que s’il s’était agi de spectatrices non directement concernées. Cela étant, je n’ai jamais eu à subir de correction devant un vaste public (classe, centre de vacances, jardin public, etc.) ce qui, j’en ai parfaitement conscience, faisait de moi un privilégié. C’était en effet monnaie courante à l’époque.

    Je n’ai jamais surpris, lors de ces punitions qui m’étaient infligées devant elles, de regards moqueurs (peut-être toutefois y en avait-il : dans la stuation où j’étais, j’avais plutôt tendance à tout faire pour éviter de croiser leurs regards). Par contre, une fois la punition terminée, des sourires de jubilation triomphante, ça, oui. En fin de fessée. À deux reprises. Ce qui n’est guère mieux. Quant au voyeurisme que vous évoquez, il était sans doute inéluctable. Même s’il s’efforçait de se faire discret. En être l’objet, dans des circonstances comme celles-là, amplifie encore la mortification.

    Et il y a, comme nous le disions, l’après. Quelqu’un devant qui on a été puni a définitivement barre sur nous. Pas seulement parce qu’il ou elle nous a vus dans cette situation peu glorieuse, ce qui lui donne sur nous une certaine forme de supériorité, mais aussi parce que nous lui adressons en permanence une supplication muette : « N’en parle pas ! N’ébruite pas ! S’il te plaît, tais-toi ! » Et il peut faire ce qu’il veut. C’est lui qui décide. On est entre ses mains.

    Bonne nuit, Julie. À bientôt.

    • Julie dit :

      Bonjour Herbert.
      Vous décrivez merveilleusement bien l’état d’esprit dans lequel on se trouve lorsque l’on a été corrigé devant autrui. L’état d’infériorité dans lequel on se trouve devant ceux et celles qui ont été spectateurs. Même aujourd’hui, lorsque je rencontre mes 2 cousines, je ne peux m’empêcher d’y repenser !
      C’est sûrement pour que subsiste cet état d’humiliation permanente que les condamnés au moyen âge (hommes et femmes) étaient fouettés, nus, devant tout le village réunis. Comment jouer les fiers après avoir été donné en spectacle de cette façon ? Les suppliciés n’avaient qu’à bien se tenir.
      Ceci dit, si les filles qui ont été spectatrices de vos fessées ont été victimes de vos actes, alors ça a dû être un réel régal pour elles que d’assister à votre correction.
      Je pense que dans un cas pareil, je me serais délectée de regarder quelqu’un qui s’est rendu coupable d’un acte désagréable sur ma personne recevoir la fessée…
      Julie

      • Herbert1 dit :

        Bonjour, Julie,
        Oui. Je crois que le mot infériorité est exactement celui qui convient quand on a subi ce type de châtiment devant autrui. Avoir assisté lui confère une incontestable supériorité (ce qui est également le cas du voisinage qui, s’il n’a pas été témoin direct, l’a été « acoustiquement ». Et cette supériorité, il est totalement libre d’en user comme il veut. Il peut n’en rien faire (mais la menace planera toujours), il peut venir évoquer devant nous ce qui s’est passé (et réactiver ainsi la honte). Il peut raconter tous azimuts. Il peut tout ce qu’il veut en fait et on ne peut rien. On est réduit à l’impuissance. Et à macérer dans un état d’humiliation permanente que devaient également éprouver ces condamnés que vous évoquez. C’était dissuasif pour eux. Pas forcément toujours. Et pour nous ?

        S’agissant des filles qui ont été spectatrices de mes fessées, il ne s’agissait pas d’agressions physiques sur leurs personnes. Dans un cas, j’avais, pris d’un accès de rage folle, détruit des affaires qui leur appartenaient. Vous pensez bien qu’elles se sont délectées à me voir puni. J’ai même su, beaucoup plus tard, qu’elles s’étaient vantées de s’être régalées. Dans une autre circonstance, j’en avais poussé d’autres (mes cousines au demeurant) à désobéir. Elles s’y étaient refusées. J’avais agi seul. Les choses avaient mal tourné. Elles ont bu du petit lait à me voir corrigé. J’ai même eu droit à un commentaire, aussitôt après, quand je me suis retrouvé seul avec elles « C’est bien fait pour toi ! On t’avait dit de pas le faire. »
        Qu’aurais-je éprouvé à leur place ? La même chose qu’elles, évidemment…
        Bonne journée, Julie.

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Julie. Vous n’êtes pas « tendre », c’est le moins qu’on puisse dire! Mais votre franchise vous sauve d’un jugement que nul n’a le droit de porter sur vous. Cela dit, « se délecter de regarder quelqu’un coupable d’un acte désagréable sur (votre) personne recevoir la fessée  » n’est-ce pas un peu « exagéré » ? Certes comme vous le dites, au Moyen Age on donnait le fouet aux femmes comme aux hommes nus devant tout le village. Et au 19° siècle, le redoutable « chat à neuf queux » faisait régner l’ordre par la terreur dans les prisons du Royaume Uni. Mais nous sommes au 21° siécle;et de tels comportements me choquent. Et vous ? Amitiés. CLAUDE.

        • Julie dit :

          Bonjour Claude.
          Certes, nous sommes au 21° siècle, mais ce n’est pas pour ça que je ne serais pas heureuse de regarder quelqu’un se faire punir d’un acte désagréable sur moi.
          Je n’ai jamais dit qu’il fallait revenir aux méthodes anciennes… Serait-ce ça que vous avez compris ?
          Amitiés.
          Julie

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Julie. Merci de votre réponse. Je respecte toutes les opinions même quand je ne les partage pas. Je n’avais pas l’intention de dire que vous vouliez revenir aux méthodes anciennes. Si vous l’avez compris ainsi excusez moi d’avoir mal formulé ma pensée. Amicalement. CLAUDE.

          • Julie dit :

            Pas de souci, Claude.
            Par analogie, si quelqu’un venait à cambrioler votre maison, je comprends que vous ne seriez pas heureux qu’il soit puni pour ça ? Ca vous choquerait ?
            Pour ma part, j’en serais heureuse. C’est de ça dont je parlais.
            C’est la même chose pour la fessée, pour une faute moins lourde, mais sanctionnable. J’en serais heureuse. Mais je respecte votre pensée.
            Amitiés.
            Julie

  9. Marco dit :

    Bonjour à tous, notamment aux deux derniers contributeurs, Julie et Herbert1.
    Grâce à vos entretiens en prolongement de ce récit, vous le développez et exposez les facettes de vos personnalités qui permettent de vous mieux connaître.
    Où l’on constate que nous sommes tous ambivalents et partagés devant des choix cornéliens.
    Quoi faire pour bien agir et éviter les sanctions ?
    Ado, l’on entend moins le grillon qui susurrait à l’oreille de certains enfants les bonnes directions à prendre. On se croit grand et libre mais on n’en fait qu’à sa tête.
    Résultat : nos fesses en pâtissaient.
    Et je suis bien placé pour confirmer le caractère marquant permanent, sinon indélébile psychologiquement (ceci en fonction de nos sensibilités) de fessées reçues bien des années avant.
    Le temps n’efface pas. Il transforme ce que nous mettons de côté, mais la honte subsiste. Un rien peut la faire revenir à la surface.
    Qu’une personne témoin de notre infortune l’évoque directement ou par allusions et tous les souvenirs rejaillissent jusqu’à faire rougir, baisser le regard, bafouiller, dévisager ou quitter les lieux.
    Ce sont les aspects négatifs de cette punition, et positifs également, puisqu’elle permet peut-être aux « grands » de ne plus faire de grosses bêtises.
    Cordialement.

    marco

    • Herbert1 dit :

      Bonjour, Marco.

      Effectivement la honte subsiste. Un rien peut la faire ressurgir, aussi vivace qu’au premier jour. Honte d’avoir dû se plier à ce châtiment éprouvant pour les fesses et pour l’amour-propre. Mais peut-être surtout honte de l’avoir mérité. Et honte d’avoir accompli l’acte qui l’a justifié. On peut se trouver seul à seul avec elle au gré des souvenirs qui remontent, d’un lieu, d’un objet, d’une circonstance qui la ramènent inexorablement. Mais on peut aussi se trouver brusquement confronté à elle à l’occasion d’une rencontre fortuite. Ou devoir la revivre au quotidien parce que la vie nous contraint à rester en contact avec ceux qui en ont été les témoins. Et c’est une redoutable épreuve. Amicalement.

    • CLAUDE dit :

      Bonjour Marco.
      J’apprécie particulièrement la finesse de votre analyse. D’autre part, bien que cela puisse paraître étrange que le Martinet soit encore : »un compagnon de route » pour moi. C’est un choix personnel pleinement assumé et qui ne se prétend pas « exemplaire »! Exemplaire, NON, surtout pas; mais nécessaire pour moi OUI ! Vous comprendrez qu’il m’est difficile d’en dire plus; mais nul besoin d’être un fin psychologue pour comprendre qu’un tel choix est très intime et dans mon cas indispensable. S’il m’est permis d’aller un peu plus loin, je dirai que le Martinet est le moyen auquel je recours pour assumer certains choix de vie, notamment dans la sphère la plus privée que je vous laisse le soin de deviner!. N’allez pas croire que je suis « masochiste » et adepte de « l’autoflagellation »! Car je reçois le fouet d’une main étrangère. Il ne s’agit donc pas d’un jeu, mais d’un exercice à caractère « pénitentiel ». J’espère n’avoir blessé ou choqué personne par cet aveu personnel. Je ne me pose pas non plus comme un exemple, et encore moins un héros! Un « original » ? Peu importe ! Que chacun vive comme il lui plaît, qu’il suive ses penchants sans complexe ni tourment et en parfaite cohérence avec lui-même. Mon message est un message de tolérance. Merci à tous d’avoir pris le temps de me lire. CLAUDE.

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