La fessée appliquée

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La colonie… des fessées

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Par Jean-Jacques

C’est après la 6ème. Une colo de garçons, en Alsace. J’ai 12 ans. Dès le premier jour, l’un des moniteurs, Jean-Pierre, nous fait laver nos fesses en rangs d’oignons devant les lavabos des couloirs et nous prévient que nous devrons le faire tous les matins. Après quelques jours viennent les fessées. C’est presque toujours Jean-Pierre qui fesse, après avoir déculotté, au réfectoire, au dortoir, dans la cour, plusieurs fois par jour. Nous avons tous peur d’y passer. En fait, il ne déculotte pas, à proprement parler : il demande au garçon de le faire, en ces termes : 

- Tu t’fous du monde ? Allez, baisse ta culotte !  Alors, le puni (je pense que les plus jeunes doivent avoir 6 ans, les plus grands 14 ans), honteux, mortifié même, baisse son short, puis son slip, quelquefois les deux ensemble. Le moniteur le prend sous son bras gauche, le courbe, le fesse devant tous ses camarades et les autres moniteurs, la monitrice, la femme du directeur, ou parfois, les cuisinières et femmes de ménage alsaciennes. Ces dernières affichent de bons sourires approbateurs. Quand Jean-Pierre interpelle un colon, tout le monde sait que celui-ci va être déculotté et fessé. Peu d’enfants pleurent, aucun ne se rebelle. La fessée est une correction redoutée, obsédante, presque, et ce n’est pas la douleur physique qui effraie le plus, c’est l’humiliation de se retrouver déculotté, dans une position ridicule, coincé sous le bras du moniteur, devant tout le monde, et de recevoir sur ses fesses une correction que l’on croyait à tort réservée aux tout petits, et en tous cas aux autres…  On a la trouille que ça nous arrive, mais on regarde intensément les fessées qui tombent sur les copains. Je me souviens de ce gros garçon, nommé Fourcade, qui était au dortoir des grands (13-14 ans, moniteur : François, celui qui m’a déculotté quelques jours plus tard. J’étais dans les 11-12 ans.) Fourcade s’est fait surprendre par Jean-Pierre dans notre dortoir, où il n’avait rien à faire.

 - Tu t’fous du monde ? Allez, baisse ta culotte ! 

Alors, l’adolescent, un garçon gras, roux, crâneur et désagréable, baisse son pyjama, et reçoit, l’air contrarié, une bonne fessée sur ses grosses fesses blanches que nous regardons rougir, sans nous retenir, tout contents. Moi aussi, appuyé sur mes coudes, je regarde, l’expression du visage de Fourcade, la descente du pyjama, et la façon dont le garçon s’incline docilement sous le bras gauche du moniteur, qui est juste devant mon lit, de profil gauche. Fourcade ne regarde pas le sol pendant qu’on le fesse, mais devant lui, sans doute en direction de Logne, un enfant de mon dortoir, dont je reparlerai. La main du moniteur fait un bruit mat à chaque claque sur les fesses exposées. Et là, je n’ai occulté ni les sons ni les images, ils sont précis et détaillés.

Nous avons la conscience très nette que ces châtiments sont arbitraires, au bon plaisir de Jean-Pierre, et que nous sommes victimes de quelqu’un qui aime fesser. Pourtant, les autres moniteurs, le directeur même, laissent faire ce type de 18 ans qui nous domine de sa force.

Il y a 4 moniteurs, celui des plus grands, François, à qui j’aurai affaire, puis, en descendant en âge, Roland, le mien (que je ne verrai fesser qu’une seule fois, sans se lever de son lit, un gamin à qui il a fait baisser le short mais laissé le slip), Hugues, au fort accent alsacien (qui donne quelques fessées déculottées, de temps en temps), et le fameux Jean-Pierre.

J’assiste aussi à une fessée donnée par l’unique monitrice à un petit, couché sur ses genoux. Elle tire un côté du short vers le haut, pour découvrir une fesse, qu’elle frappe sèchement en sermonnant le gamin. Je regarde sans déguiser ma curiosité. Une autre fois, la monitrice, très jeune, 18 ans, pas plus, (mais je la ressens comme beaucoup plus jeune que Jean-Pierre) se justifie alors qu’un enfant boude :

- Je lui ai donné une correction. Mais voilà, monsieur a son petit orgueil !

Cette fois-ci, je ne suis pas choqué. L’âge de l’enfant fessé, l’expression fâchée de la monitrice, (et non ironique comme celle de Jean-Pierre), tout cela me semble rester dans les normes. Certes, c’est une sanction sévère, et le ton même de la monitrice me suggère qu’elle trouverait peut-être justifié de me traiter de la même façon si j’étais insolent. Elle est énergique et décidée, sûre de son bon droit, et de la nécessité de ces corrections.

Je n’ai pas assisté à la fessée, mais l’expression « petit orgueil » m’indique que la jeune fille a déculotté l’enfant qui boude. Et je ne fais pas trop le malin. Mais je ne porte aucun jugement négatif sur cette fessée, pas plus que je n’en porterai, ni sur le moment ni jamais, sur la fessée que je vais recevoir peu après. Je ne conteste pas le bien-fondé de ces déculottées. Malgré mes douze ans, si je dois un jour être déculotté devant tout le monde et recevoir la fessée, j’accepterai mon sort sans haine ni rancune pour la personne qui me corrigera. En outre, je ne peux étendre aux autres moniteurs le soupçon de vice que j’ai envers Jean-Pierre. Ces moniteurs, ainsi que la monitrice, usent d’un droit de correction un peu désuet, fâcheusement remis au goût du jour par Jean-Pierre, mais d’un droit de correction tout à fait légitime.

Malgré tout, si j’aime bien l’ensemble des moniteurs, je n’aime pas Jean-Pierre. Mais heureusement je n’aurai pas affaire à lui. En effet, c’est un autre moniteur, un gentil, François, qui va me fesser, un soir, au dortoir. Je vais recevoir la fessée déshonorante, je vais être déculotté devant tout le monde !

La lumière a été éteinte. Sous mes draps, je heurte des morceaux de silex, pour faire des étincelles. Les chuchotements avec mon voisin alertent le moniteur qui allume et enquête. Mon voisin, un nommé Lhomme, me dénonce. Ce garçon, au crâne rasé, avait pleuré le premier soir et je l’avais consolé. Mais cette fois-ci, je suis sûr, je le lis dans ses yeux brillants, qu’il veut que le moniteur me déculotte. De fait, celui-ci vient vers moi, et je ne cherche pas à nier. Je sais ce qui m’attend, mon cœur bat à toute vitesse. François tire les draps pour me découvrir. Il me demande , sans colère, l’air plutôt amusé, comme si j’avais perdu à un jeu :

- Allez, mets-toi sur le dos !

- Mais j’y suis, sur le dos !

- Sur le dos, j’ai dit !

- Mais j’y suis !

- Sur le ventre ! 

Je m’exécute. Alors, il baisse mon pantalon de pyjama jusqu’aux genoux et me fesse méthodiquement, en prenant son temps, claquant alternativement chaque côté de mon postérieur. L’émotion doit être intense, car je ne ressens pas de douleur, du moins l’ai-je oubliée, de même que les paroles qu’il disait en appliquant la fessée : entre chaque claque, il prononce quelques mots, dont je n’ai pas gardé souvenance. La main qui claque mes fesses fait un bruit mat, bien rendu par l’onomatopée « pif, paf ! ». Chaque coup me donne instantanément une sensation de chaleur, et non de douleur, c’est beaucoup moins douloureux qu’une gifle sur la joue. Puis je me retourne pour remonter ma culotte de pyjama et mes draps, croisant les regards de mes voisins de dortoir, assis sur leur lit pour mieux voir. Ce n’est pas un mauvais souvenir, mystérieusement. Je pense que plusieurs raisons expliquent que l’acte ne me parut pas odieux : tout d’abord, j’avais la conscience d’avoir fait une bêtise méritant sanction. Ensuite, le moniteur n’avait pas l’attitude qui me déplaisait chez Jean-Pierre. Je l’ai dit, cela tenait de la loi, de la règle. J’avais mérité la fessée, point.

Le moment où je me suis retrouvé déculotté, sentant pour ainsi dire que mes condisciples regardaient la peau blanche et tendre de mes fesses nues, avant que ne s’y abatte la main de François, ce moment, j’ai l’impression étrange que je l’attendais depuis longtemps !

Sans doute les spectateurs éprouvaient-ils la même excitation, le même plaisir que moi, lorsque je dévorais de yeux la correction infligée à un autre. C’est moi qui étais au centre de la scène, ce n’était ni une torture ni une agression sexuelle humiliante, mais, pour moi, pas un plaisir non plus. C’était autre chose : cette fessée était un soulagement, une délivrance, par rapport à une terreur ancienne. Elle était une façon de retrouver l’amour, l’affection, du moniteur, et peut-être du groupe qui la contemplait. A côté de mon lit était installé un jeune garçon nommé Logne, qui avait été déculotté 3 fois dans la même journée, dont une fois dans la cour. Son regard croisa le mien quand je remontai mes draps sur moi, après avoir été fessé. Je devais avoir sur la peau blanche de mes fesses les marques rouges des mains de François, témoignant de façon indéniable que j’avais reçu la fessée devant tout le monde, comme naguère à l’école, mais j’en étais moins mortifié, peut-être parce que ces camarades de vacances, je les quitterais à jamais à la fin de la colo. Le regard de Logne me disait bien des choses, que nous partagions une expérience qui nous rendait solidaires, qu’aucun de nous deux n’était irrémédiablement déshonoré ni souillé, que, peut-être, nous attendions la prochaine fessée avec une soumission impatiente. Mais évidemment sans être capable de le dire.

Quand mon regard croisa celui de Logne, seuls mes yeux dépassaient du drap. Je crois qu’on aurait pu lire un certain sourire, du moins une expression de satisfaction, de bonheur, peut-être, de paix sûrement, si je ne l’avais pas masqué.

Manquaient, ces jours de la colo, les mots qui me font battre le cœur si fort : mots prononcés jadis par mon maître, monsieur Mercier :
- Tu veux que je te fesse ?
- Si tu continues, tu vas recevoir une fessée, hein, sur les fesses, hein !
- Amène-toi ici que je te déculotte !- Tu veux que je fasse venir l’autre classe et que je te déculotte ?
Mais aussi par ma maman :
- Regarde cet article de journal, François (l’article, sur France-Dimanche, s’intitulait : Bravo les Toulousains ! ON LES FESSE ! et relatait des fessées administrées par des gendarmes à des blousons noirs, concluant par cette phrase : les noms et adresses des fessés ont paru dans la presse.), dis-moi ce que tu en penses ?
Par Radio Suisse-Romande, à propos de Jules Verne fuguant à 12 ans :
- Déshabillez-vous, monsieur. La dunette de ce bateau est le meilleur endroit pour vous fesser devant tout l’équipage.

Par la bonne fermière de Boëge, en Haute-Savoie, m’informant ce qu’elle m’aurait fait si je n’avais pas voulu manger mon bifteck :
- Eh ben, je te déculotterais sur le trottoir et je te donnerais une bonne fessée !

Ces mots me frappaient comme la foudre lorsque je les entendais, puis, indéfiniment, je me les répétais dans le noir, au lit, avant de m’endormir.

Pour ce qui est de cette colo, ces mots ne furent pas prononcés. Mais moi je peux le faire, et il m’est arrivé de raconter, gardant une apparence calme et naturelle, dissimulant les battements de mon cœur et l’excitation qui montait en moi :- J’ai été déculotté, une fois, à 12 ans. Un moniteur m’a fait mettre à plat-ventre sur mon lit, puis il a baissé mon pyjama. J’ai reçu une fessée, devant tous les autres gosses du dortoir.Le lendemain, aux lavabos, je me lavai comme d’habitude en compagnie de mes camarades de dortoir. Lhomme se moqua de moi :

- Hein, moi, j’ai tout vu ! t’as reçu une fessée, hier soir !

- J’m’en fous, moi, j’aime bien les fessées, ai-je eu l’imprudence de répondre, par bravade.
Je n’avais pas vu Jean-Pierre arriver, derrière moi.

- Hé, m’sieur ! y dit qu’il aime bien les fessées !

- C’est vrai, ça, Jean-Jacques ?

-     …

- Tu l’as dit, ou pas ?

- Oui, je l’ai dit.

Jean-Pierre s’éloigna en rigolant. Je le vis qui parlait de moi aux autres moniteurs en me regardant en coin, l’air ironique. Sans attendre longtemps, au petit déjeuner, il tapa dans ses mains pour attirer l’attention :

- Écoutez-moi ! Jean-Jacques a réveillé tout le monde, cette nuit, avec son chahut. Il a reçu une bonne fessée au dortoir, mais comme c’est toute la colo qui a été dérangée, il va en recevoir une autre tout de suite. Martine ? Tu veux bien t’occuper de ce jeune homme ?

Martine me déculotta elle-même, au lieu de me demander de le faire comme Jean-Pierre. Je fus fessé presque tous les jours jusqu’à la fin de la colo, mais, pas plus aujourd’hui qu’à l’époque où ces faits se sont passés, je n’en veux aux moniteurs et encore moins à la monitrice.

8 commentaires »

  1. vergani dit :

    Cher Jean Jacques,

    Je pense qu’il faut réfléchir à cette obsession de garçons fessés par des femmes…..

    Il est troublant d’imaginer un gros garçon aux grosses fesses déculotté et fessé par une femme ( Jacques d’icy a écrit beaucoup de recits autour de ce sujet)

    Qu’en pensez vous?

    Vergani

  2. jean-Jacques dit :

    Cher Vergani, oui, c’est troublant, comment pourrais-je prétendre le contraire…
    Quant à réfléchir, je me contente de ressasser des souvenirs délectables.

  3. Marie-Claire dit :

    Décidément, Jean-Jacques, cette colonie vous a laissé une forte impression. ça fait la deuxième fois que vous le racontez. Mais je ne vous en tiens pas rigueur, bien au contraire. L’histoire est assez plaisante, surtout la fin, au moment où le moniteur vous surprend à dire que vous aimez bien les fessées. L’auriez-vous dit, si vous aviez su qu’il vous écoutait ?
    Moi, je crois que les petits garçons n’ont pas du tout envie qu’on les déculotte. C’est quand ils sont grands, qu’ils aiment à se souvenir de l’époque où ils l’étaient…

  4. Jean-Jacques dit :

    Vous avez raison, Marie-Claire. Si j’avais su que le moniteur était derrière moi, je n’aurais jamais répondu que j’aimais les fessées…
    Je crois que le pire moment, c’est quand on m’appelait pour la recevoir. Les autres savaient évidemment qu’on allait me déculotter, et s’arrêtaient de jouer ou de parler pour regarder. Même les grandes personnes faisaient une pause !
    Après, vous savez, une fois qu’on y est déjà passé, ce n’est pas la fin du monde.
    Et vous avez deux fois raison : j’aime bien me souvenir de cette colo et des fessées, celles que j’ai vu donner, et, bizarrement, celles que j’ai reçues.

  5. fessesaclaques dit :

    Les récits de Jean Jacques sur la fessée sont toujours très bien écrits et rappellent bien des souvenirs.
    J’aurais adoré être à sa place quand c’est Martine qui a pris le relais!

  6. ELMARRE dit :

    Chère Vergani, Il est indéniable qu’au moins pour ma part, le fait d’être fessé par une femme est l’objet de tous mes fantasmes. Cependant, si un jour cela devait m’arriver devant des témoins surtout féminins, j’en serais malade de honte. Non pas qu’on puisse admirer mes fesses, mais de sentir devant ces jeunes ou moins jeunes femmes mon sexe à nu… Je suis d’un naturel assez pudibond…. Merci de vos commentaires.

  7. Labradorinfo dit :

    Une année en colonie j’avais 10 ans, les moniteurs voulaient qu’on enlève le slip pour mettre le pyjama.Si l’un d’entre nous avait gardait le slip sous son pyjama, les moniteurs le faisaient sortir de son lit et le faisaient mettre au milieu du dortoir collectif, lui faisaient enlever le pantalon de pyjama et le slip et lui donnaient la fessée devant tout le dortoir.

    • Chris B dit :

      Bonjour,
      Est-ce la seule fois qu’un garçon a gardé son slip sous son pyjama ou est-ce arrivé d’autres fois durant cette année où vous étiez en colonie ?
      Cordialement.

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