La fessée appliquée

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La cravache paternelle

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Par Arnaud

Depuis plusieurs jours, je guette avec angoisse le passage du facteur. Je sais qu’aujourd’hui ou demain, il déposera, estampillée du cachet du collège, l’une des trois enveloppes libellées par mes soins en septembre à l’attention de mes parents. Rituel du trimestre qui s’achève, bilan chiffré et noté de ma scolarité porté à l’examen de mon père, particulièrement strict et vigilant sur mes résultats en cette année où je redouble ma troisième.

Je le sais, il m’a prévenu, mis en garde, il sévira si je me suis mal comporté, si je n’ai pas fourni d’efforts. Et si le bulletin de décembre, moyen mais à peu près passable, m’avait valu des encouragements assortis d’un avertissement, je sais que ce deuxième trimestre est lourd de menaces et que je ne vais pas vivre aussi légèrement les fêtes de Pâques que le Noël dernier.

J’ai des notes en baisse dans toutes les matières, deux zéros de conduite en latin et en sciences naturelles, et Papa va découvrir que j’ai séché à plusieurs reprises les séances d’éducation physique et de piscine. Je vais devoir m’expliquer avec lui, avant d’être puni. J’espère seulement qu’à près de 15 ans j’échapperai au châtiment corporel que notre père pratique volontiers.

Ca y est, l’enveloppe, la terrible enveloppe est là ! Je viens de la voir sur le plateau où tous les jours Lucette dépose le courrier. Mon ventre se tord quand je reconnais mon écriture et l’encre bleue de mon stylo. Papa va en prendre connaissance lorsqu’il rentrera ce soir et va m’appeler dans son bureau et me soumettre à la question.

J’ai beau essayé de ne rien montrer de ma crainte, Maman et ma sœur Clotilde, alors que nous goûtions au retour du collège, m’ont demandé si je me sentais malade. Je suis remonté dans ma chambre pour guetter la voiture de Papa qui est rentré tôt ce jour-là. Je tremble à l’idée qu’il est en train de lire le mauvais bulletin et que je vais être appelé avant le dîner.

Lucette frappe à la porte de ma chambre.

« Monsieur vous demande dans son bureau, tout de suite ! »

Elle a cet air désolé que je lui connais, cette bonne Lucette qui nous a vu naître.

« Monsieur a l’air colère, je crois bien que vous allez être encore puni, mon pauvre petit. »

Je descends vers le bureau, comme un condamné à l’échafaud. Je croise ma petite sœur qui se met à pleurer en me voyant frapper à la porte de notre père.

« Entre et ferme la porte ! » me dit Papa.

Maman est là, et se tient à ses côtés, la mine grave. Elle aussi redoute la punition probable. Le bulletin est posé sur le bureau, je me tiens debout, la tête baissée.

« Tu imagines que ce bulletin me fait plaisir, que je vais tolérer qu’un garçon de 15 ans qui redouble sa troisième me rapporte un pareil torchon ? »

« Non Papa. »

« Qu’est ce que c’est que zéro de conduite en latin » ?

« J’ai été insolent envers Monsieur Simon. »

« Et ce zéro en sciences naturelles ?» 

« C‘est pareil, j’ai mal répondu à mon professeur.»

« Tu mens ! Il est écrit « Bertrand a été surpris en train de tricher ». »

Papa me tend mon bulletin et m’oblige, matière après matière à le lire à haute voix, à m’expliquer sur tous les points. J’en arrive à l’éducation physique et sportive « Bertrand a été absent une partie du trimestre ».

Les questions redoublent, et je vais finir par avouer que j’ai fourni un faux certificat pour éviter la piscine, où les autres se moquent de moi quand je sors des vestiaires en slip de bain, et les séances de gymnastique au sol quand, sous les quolibets des autres, je ne parviens pas à faire ma roulade ou à me hisser à la corde. Le calvaire du gros de la classe…

Appréciation générale du proviseur « 23è sur 29 : Bertrand doit absolument se ressaisir s’il veut éviter un nouveau redoublement qui ne sera pas accepté dans ce collège ».

Je suis là, rouge de honte, incapable de me justifier encore moins de demander pardon à mes parents.

« Tout ceci est inadmissible, mon garçon. Si tu redoubles encore une fois, je t’enverrai en Irlande dans un pensionnat extrêmement strict, une ancienne maison de correction, où on t’apprendra la discipline. C’est compris ? Tu as un trimestre pour te reprendre. Je ne sais pas si tu te rends compte de la peine que tu nous causes à ta maman et à moi. »

« Oui, Papa, je ne sais pas ce qui m’a pris, je me suis laissé aller. »

« En attendant, tu vas être puni comme il se doit, et de la bonne manière ! »

« Oh non, Papa, je vous en supplie, pas comme ça ! »

Car il vient d’ouvrir le tiroir central de son bureau; il en sort la cravache tant redoutée dont il use à chaque fois que nous le méritons; une longue cravache de cuir marron qu’employait déjà notre grand-père.

« Papa, je vous demande pardon, je ne le referai plus, je vous le promets, ne me fouettez pas, ça fait si mal. »

« C’est inutile d’essayer de m’apitoyer. Ta mère va nous laisser entre hommes, et je vais t’apprendre à ne plus tricher. Tu vas être puni comme tu le mérites, et tu vas t’en souvenir ! »

Maman quitte le bureau et referme la porte. Elle a dû prier Papa de ne pas être trop dur car il lui dit :

« Vous êtes ridicule, Chérie, je vous ai dit que j’allais mater ce garçon, ça va lui faire le plus grand bien. »

On n’entend plus que le tic tac de la pendule, le crépitement du feu dans la cheminée. Je transpire et les battements de mon cœur se sont accélérés.

« Déshabille-toi ! »

Je reste pétrifié, une boule dans la gorge.

« Qu’est ce que je viens de te dire ? Déshabille-toi immédiatement ! »

Je sais qu’hélas, je ne vais pas résister à Papa et encore moins lui désobéir. J’ôte en tremblant mon pull et ma chemise, et m’avance torse nu. Moi qui suis si complexé par mes bourrelets de graisse et mon embonpoint, je suis rouge de honte, plus encore quand Papa me dit :

« C’est ça que tu appelles te déshabiller ? Enlève ton pantalon aussi ! »

Je m’exécute en silence, car je le sais, Papa sera intraitable. Je suis maintenant en slip dans le bureau, et il s’est emparé de la cravache. Je me jette à genoux en sanglotant quand je l’entends me dire :

« Déculotte-toi ! » 

« Papa, j’ai bientôt 15 ans, ça me fait trop honte !, s’il vous plaît fouettez moi au dessus du slip. »

« Je t’ai dit de te déculotter, plus tu tarderas à baisser ton slip, plus tu seras fouetté fort, tu m’as compris ! Obéis immédiatement ou c’est moi qui m’en charge. »

Je pleure de rage et d’humiliation, je manque de défaillir quand je me mets fesses nues, ce gros derrière qui me fait honte et dont se moquent tant mes camarades, je me tourne pour que Papa ne voie pas la touffe de poils de plus en plus drus qui garnissent désormais mon pubis.

 « Tu compteras trois séries de 10, mon garçon, 10 coups sur les reins pour te faire passer ta paresse, 10 coups en travers des cuisses pour punir ton insolence, et 10 coups sur les fesses pour t’apprendre à ne plus tricher. Baisse-toi ! » (Je l’entends encore me le dire)

Je prends la position, penché à l’équerre contre le bureau. Je tremble comme une feuille, les secondes me semblent une éternité en attendant le premier coup. Puis, la cravache siffle dans l’air et le cuir vient claquer la peau, une fois, puis deux, puis trois… Le cri de douleur qui m’échappe n’arrête pas Papa, qui de droite à gauche, de haut en bas, cingle l’espace de chair qui bondit sous la morsure de la cravache. Je me débats, mes pauvres fesses striées de rouge et mes cuisses en feu s’agitent dans tous les sens.

Je sais que ma pauvre Maman, Lucette et mes sœurs se sont réfugiées à l’autre bout de la maison pour ne pas entendre les claquements de la cravache auxquels répondent mes cris de cochon qu’on égorge, tant je suis enroué à force de crier.

« Tu as compris la leçon, Bertrand, me dit Papa en rangeant la cravache dans le tiroir. Rhabille-toi et ne pleure pas comme un poltron. Montre que tu es un homme et demande moi pardon de m’avoir contraint à te fouetter aussi fort. »

« Pardon, Papa, Pardon ! »

« File dans ta chambre, sans dîner; si tu n’étais pas si grand, je te ferais mettre au coin fesses nues dans la salle à manger, pour que tout le monde voie de quelle cuisante manière tu as été fessé. »

Je gravis les escaliers quatre à quatre et cours m’enfermer dans ma chambre. Maman et Clotilde veulent me consoler, mais je n’ouvre pas ma porte. Je sanglote longuement sur mon lit. Tout l’arrière-train me brûle. Papa n’a pas fait semblant : du haut du dos au bas des cuisses, je ne suis que rayures rouges qui s’entrecroisent, et mes pauvres fesses écorchées ça et là, sont cramoisies. Je sautille dans ma chambre avant de les humecter d’ un peu d’eau froide qui atténue l’impression de brûlure.

Le lendemain matin, Papa est venu m’embrasser.

« Tu me remercieras un jour, c’était pour ton bien que je t’ai ainsi cravaché. »

Je porterai quelques jours encore les marques de cette correction.

Et au mois de juin, je passais brillamment en seconde.

 

Illust. unknown

7 commentaires »

  1. lepicurien64 dit :

    Très beau récit. Une telle correction fait réfléchir à 2 fois, car elle est souvent salutaire.

  2. yvan125 dit :

    Votre récit est très bien construit, bien mené, naturel, vraisemblable et surtout écrit dans un style naturel et coulant qui convient bien au sujet. Je ne crois que l’usage de la cravache dans le cadre de la punition imposée à cet élève de 3e qui redouble et qui est sur le point de tripler son année, soit abusif ou contre-indiqué. Il est temps, me semble-t-il de sonner les cloches à ce grand adolescent de 15 ans, assez irresponsable, qui accumule en un rien de temps une somme assez considérable de conneries, dont une seule aurait pu me valoir une bonne fessée du paternel. Je n’ai jamais été corrigé avec une cravache, je ne peux donc pas vous dire quelles sensations l’on éprouve à la recevoir. Je peux seulement m’imaginer que trente coups de cette cravache distribués sur le bas des reins, les fesses et les cuisses, ça doit constituer une punition très sévère et particulièrement douloureuse. Je ne crois pas cependant, pour rigoureuse qu’elle soit, qu’elle confine à la maltraitance. On remarque beaucoup de compassion de la mère et de la sœur et une bonne dose d’affection virile de la part du père. Ce me semble à moi, qui ai été corrigé assez tard durant mon adolescence, non pas à la cravache mais au cuir à rasoir sur les fesses, l’expression du «durus amor», du dur amour (hard love) dont parle les mystiques et les auteurs spirituels. Je souhaiterais que plus d’adolescents arrogants, insolents et imbus d’eux-mêmes reçoivent un tel traitement de choc sur les fesses, histoire de leur calmer un peu le pompon.

  3. jean marie dit :

    Dans certaines familles on utilise la cravache, mais ce n’est pas bon du tout pour discipliner un enfant. A la même époque, on préférait le martinet, instrument moins dangereux que la cravache. De plus, il était parfaitement adapté pour cingler les cuisses nues grâce au port des culotte et des jupes courtes. Chez vous, votre père aurait dû laisser à votre mère le pouvoir de s’occuper de votre éducation et de vous corriger si nécessaire. Une mère est en général plu proche de ses enfants. Elle aurait vu les changements et les troubles dans votre corps. Chez moi, c’était la fessée que me donnait ma mère, et de même en pension où des surveillantes m’en donnaient quand je le méritais. Toutes m’ont apporté beaucoup dans mon éducation et je ne regrette rien de cette époque.

    • Vintage dit :

      Ce récit de « La cravache paternelle » me rappelle un film des années 50 où l’on voit un père qui utilise une cravache pour corriger ces 2 fils jumeaux de 15 ans. En culottes courtes tous les deux, ils reçoivent la cravache l’un après l’autre sur leurs jambes dénudées. On entend le bout de cuir de la cravache claquer sur leurs jambes nues et les « Aïe ! » qui accompagnent chaque coup. (Film : Les Aristocrates.)
      Mais à cette époque, c’était surtout le martinet que les parents utilisaient pour punir leurs enfants lorsqu’ils avaient désobéi. Cet instrument, quoique sans danger comme vous le dites si bien, était parfaitement adapté pour venir cingler efficacement les cuisses grâce aux culottes courtes et jupes courtes. Ce qui ne manquait pas de provoquer pleurs et hurlements suivi s d’une superbe vexation toujours grâce aux culottes et jupes courtes qui laissaient le garçon ou la fille dans l’impossibilité de cacher les marques.
      Les martinets des années 50 n’avaient rien à voir avec ceux que l’on peut voir maintenant. Leurs lanières ,qui étaient souvent carrées et épaisses, étaient très cinglantes. Je me souviens que certaines mères prenaient même le soin de faire briller régulièrement avec du cirage. Et de voir ces lanières de cuir noires bien patinées pendre du manche avait un côté très dissuasif, surtout lorsque les intéressés savaient que les parents n’hésitaient pas à le décrocher au cas où…

      • Bernard dit :

        Bonjour,
        je me souviens d’une petite voisine de mon âge dont les parents n’ont jamais voulu acquérir un martinet du fait qu’ils utilisaient la laisse en cuir pour la corriger ; c’était une laisse fouet d’environ 1m40 comme il y en avait beaucoup à cette époque ; j’étais impressionné quand cette fille recevait le fouet, je me raisonnais en disant que même si la lanière était longue, elle était unique contrairement aux 10 lanières cinglantes de notre martinet familial ;
        certaines ou certains d’entre vous se souviennent-elles de ces laisses fouets et en ont-ils fait l’expérience au cours de fessées parentales ?
        à vous lire

  4. CLAUDE dit :

    Votre père a eu raison de vous fouetter sévèrement en raison de vos défaillances scolaires. Du moins celles relevant de l’indiscipline ou de la paresse.Pour les autres,il peut arriver qu’un enfant ait besoin d’un soutien scolaire,il faut alors le lui donner en veillant bien à ce que son tuteur puisse le cas échéant avoir recours au martinet en cas d’indolence, de paresse ou d’insolence.

  5. CLAUDE dit :

    Bonjour Arnaud. Je reviens sur votre récit que j’ai lu avec plaisir: vous décrivez parfaitement votre émotion, les réactions de votre père et des autres personnes tenues dans le « secret » de votre châtiment. Celui-ci, si sévère fût-il était largement mérité: école buissonnière, insolence ,tricherie! Voilà un « palmarès » qui méritait bien la cravache paternelle. Sans compter la menace d’ne sorte de « maison de correction » pour vous « dresser »! Apparemment vous y avez échappé. Tant mieux pour vous. D’autant plus que le lendemain, celui qui vous avait corrigé la veille vous a gratifié d’une marque d’affection. C’est ainsi que je conçois les châtiments corporels: sévérité et affection. Amicalement. CLAUDE.

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