La fessée appliquée

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La culotte tyrolienne : pas une protection contre le martinet

La culotte tyrolienne : pas une protection contre le martinet Bend-of-the-chair-whipped-213x300

Par Dominique

Chers amis lecteurs, je voudrais vous raconter de quelle manière Mlle V…, Préfète de Discipline de mon collège, me prouva qu’il était futile de croire que le cuir de ma culotte tyrolienne protègerait mes fesses du cuir des lanières de son martinet.

Comme Jamie “L’Autrichien” j’ai continué à porter, ado, des culottes tyroliennes en cuir et, comme lui, j’ai été éduqué dans une école privée réputée pour sa sévérité. Maman avait même volontiers signé une décharge autorisant l’usage des châtiments corporels en cas d’indiscipline et de mauvaise tenue.

Outre nos professeurs qui usaient largement de ce droit chacun à sa manière pour nous punir, il y avait surtout une jeune femme d’apparence stricte, son visage affichant en permanence une expression revêche et dont avions tous la frousse sans exception. Et pour cause… Mademoiselle V…. était en effet Préfète de Discipline. C’est elle qui avait la charge d’administrer les châtiments corporels les plus sévères, à savoir les fessées ou le martinet, culotte baissée évidemment.

Elle surveillait l’ensemble des mouvements de l’école comme les arrivées et les sorties des élèves et parfois les fins de récréation. Il fallait voir comme son autorité s’imposait aux élèves petits et grands dans ces moments propices au laisser-aller quand l’attention se relâche. A son coup de sifflet avant chaque reprise de cours, nous devions nous mettre rapidement en rang. Elle passait alors dans les rangs, son martinet à la main, distribuant quelques cinglées sur les cuisses nues des élèves bavards ou mal alignés, ce qui lui était facile puisque nous étions tous en culottes courtes.

A la fin de chaque mois, toutes les classes avaient rendez-vous avec Mlle V… et le professeur principal pour la sacro-sainte et rituelle lecture et remise du carnet de notes. Les bons élèves avaient droit aux félicitations et à des livres comme cadeaux, les plus mauvais avaient droit à une séance de piquet avec le bonnet d’âne et quelques cinglées de martinet sur le haut des cuisses nues en cas de mauvaise note en discipline.

En 4ème, dès le premier mois, mes mauvais résultats me valurent le fameux bonnet d’âne et, en prime, une correction au martinet pour mauvaise tenue répétée, et ce non pas en privé, mais devant toute la classe ! A 14 ans, bonjour la honte ! Mlle V… me convoqua près du bureau de notre professeur sur lequel trônaient le fameux bonnet d’âne et le sinistre martinet.

Je m’avançai vers elle tout en essayant de me rassurer : l’épaisseur du cuir de ma culotte tyrolienne fournissait un remarquable bouclier contre les coups de martinet, une sorte de para fouet comme j’avais lu dans « un bon petit diable » de la Comtesse de Ségur. Cette culotte tyrolienne, Maman (d’origine alsacienne) me l’avait offerte pour mes 12 ans ; en grandissant, elle était devenue une sorte de mini short qui épousait parfaitement le galbe généreux de mes fesses.

Comme elle me plaisait cette culotte tyrolienne ! D’un cuir vert olive avec ses lacets décoratifs sur les côtés, ses bretelles en cuir assorties et son plastron décoré, elle était à la fois, belle,  inusable et, je l’avoue,  d’un contact doux et très sensuel sur la peau nue.  Certains camarades de classe se moquaient de moi en disant que c’était « un short de nana ». A l’inverse, mes copines et ma cheftaine me l’enviaient et me trouvaient « très chou » ou « très mignon » dans cette tenue. J’aimais caresser son cuir si doux et je me sentais si à l’aise que je voulais la porter même en hiver avec des chaussettes montant jusqu’au dessous des genoux.

Quand elle me vit ainsi vêtu, Mlle V… fit une moue de mauvais augure puis me dit d’un ton légèrement sarcastique :

« Désolé, jeune homme, mais à cause de votre culotte tyrolienne en cuir, la correction que je voulais vous donner n’aurait aucun effet sur vous. Autant battre un tapis ! Par conséquent, je vais être obligée de vous demander de baisser cette culotte pour que je puisse vous fouetter comme il se doit. Enfin, répondez-moi, votre mère a-t-elle l’habitude de vous punir quand elle découvre un carnet de notes aussi désastreux ? » 

Espérant échapper à la terrible punition, je balbutiai en rougissant et sans prendre garde que je livrais mon secret à mes camarades :

« Euh… Oh oui, Mademoiselle !… Euh… Avec ma mère… euh… c’est toujours la fessée déculottée au martinet quand je le mérite, Euh… et là je sais qu’en rentrant à la maison… euh… euh… j’aurai droit au martinet ! »

« C’est bien de reconnaître que votre maman fait preuve d’autorité, mais ne croyez pas que cette culotte courte vous dispensera d’un juste châtiment. Du reste, je suis bien certaine que vos camarades trouveraient cela profondément injuste, n’est-ce pas ? » questionna-t-elle toute la classe qui, n’osant pas se dérober à une telle question, fit entendre un lâche bourdonnement.

« Oui, Mademoiselle ! »

La mort dans l’âme, je dus dégrafer les bretelles et, faute d’être retenue, ma culotte de cuir glissa lourdement le long de mes jambes nues pour s’effondrer avec un bruit mat sur mes souliers. J’attendis alors, debout et en slip, passablement inquiet et confus de me retrouver ainsi devant tous mes camarades. Puis, Mlle V… me donne l’ordre de me mettre en position pour recevoir le martinet. Sans me laisser une seule chance de réagir, elle se pencha vers ma taille et, d’un coup sec abaissa mon slip.

L’impensable s’était produit ! Elle allait me donner une fessée déculottée, non plus en privé dans son bureau, mais devant tous mes camarades ! J’en étais si bouleversé que, tremblant et rouge de honte, je lui obéis comme un automate en m’agenouillant sur le bord de l’estrade, exposant mes fesses nues à toute la classe.

C’est dans cette posture qu’elle commença à me fouetter d’une bonne trentaine de coups de martinet qui me mirent en larmes. La correction terminée, elle m’autorisa à remonter ma culotte tyrolienne puis me coiffa du bonnet d’âne. Là encore je croyais pouvoir regagner ma place, mais, malgré mes supplications, elle voulut prolonger ma punition. Me tenant par une oreille, elle me traîna sans ménagement jusque dans la classe des 6èmes. Cette forme de pénitence particulièrement mortifiante était très prisée. Elle consistait à envoyer un puni dans une classe supérieure ou inférieure à son âge selon le cas, un petit chez les grands ou un grand chez les petits. A coup sûr : humiliation pour un grand, frayeur pour un petit !

A notre entrée dans la classe, les jeunes élèves nous regardèrent bouche bée, les yeux écarquillés. C’était l’heure d’anglais avec Miss S… une jolie rousse au visage constellé de taches de rousseur qui était également notre professeur. Et malgré sa jeunesse, elle avait également la réputation d’être très sévère. Ce qui n’était guère étonnant, car elle venait tout droit d’outre-Manche, emportant dans son cartable, non pas la traditionnelle « cane » anglaise, mais une longue et robuste règle plate qu’elle maniait sans complexe avec une habileté terrifiante, soit pour en frapper violemment le dessus de son bureau, nous tirant de notre torpeur ou de bavardages incongrus, soit en cinglant nos mollets ou nos cuisses après nous avoir fait mettre à genoux sur une chaise sur le devant de la classe, nos mains sur la tête.

 « Miss…, je vous confie ce grand garçon pour la fin de l’heure, dit Mlle V… d’une voix claire afin que tout le monde entende. Ce grand dadais s’est conduit comme un gamin très indiscipliné et vient juste de recevoir une fessée déculottée, je dis bien, déculottée, avec le martinet que vous voyez dans ma main ! »

L’autorité changea de main et c’est sous ses ordres que je dus m’agenouiller sur le bord de l’estrade, le buste droit et mes mains derrière la nuque. La leçon reprit et, au bout d’un temps qui me parut une éternité et, recru de fatigue, je m’accroupis sur mes talons. Elle s’en aperçut très vite.

« Monsieur est sans doute fatigué ? Mais, j’ai ici un bon remède pour remédier à la fatigue du Monsieur ! »

Sur l’instant, à cause des paroles prononcées d’une voix féminine avec un accent pointu qui en dissimulait la colère mais non point l’ironie mordante, je ne pris pas garde qu’il s’agissait de moi. Je le compris lorsque, s’étant s’approchée de moi, elle commença à rabaisser mes chaussettes jusqu’aux chevilles. Je ne connaissais que trop bien sa méthode !

Sous les rires cruels de la petite classe, je dus me soumettre à une nouvelle correction. Mes mollets et mes cuisses tâtèrent d’une dizaine de cinglées claquantes de cette règle plate dont les marques rouges subsistèrent suffisamment longtemps pour que je subisse des questions embarrassantes à mon retour en classe. Je reconnais avoir crié et sangloté comme un bambin tellement ça faisait mal ; j’ai même regretté la fouettée au martinet qui, sur l’instant, ma paraissait  moins douloureuse !

Les châtiments corporels étaient à la mode à l’époque et il ne me venait même pas à l’idée de les contester; si j’étais puni et corrigé ainsi, c’était ma faute et je n’vais qu’à m’en prendre à moi-même ! Du reste, Maman se vantait de sa méthode éducative auprès de ses amies et de nos professeurs sans que cela choque le moins du monde, bien au contraire.

 « Pour moi, le martinet n’est rien d’autre qu’un outil éducatif indispensable pour punir mes enfants, leur apprendre la discipline et l’obéissance. Au fond, c’est le symbole visible de mon autorité de mère. Son emploi est sans danger, d’ailleurs n’est-il pas fabriqué et proposé à la vente spécialement pour corriger les garnements ?… Alors pourquoi s’en priver ! Rien de tel qu’une bonne déculottée pour leur apprendre à filer droit ! »

Lorsque, à la fin de l’heure, j’arrivai dans la cour de récréation, bien qu’elle vît à mes yeux gonflés de larmes et aux rougeurs de mes cuisses et de mes mollets que Miss S… avait sévi, Mlle V… ne me lâcha pas pour autant en me prenant à témoin.

 « On dirait qu’en plus de votre fessée au martinet devant vos camarades de classe, la règle de Miss S… vous a été également très profitable. A votre avis, pensez-vous l’avoir méritée ? » me questionna-t-elle perfidement. Que pouvais-je faire sinon l’approuver :

« Oui, Mademoiselle, je l’ai vraiment mérité, mais la règle plate, ça fait vraiment trop mal ! »

« Vous êtes prévenu. Alors gare à tes fesses si vous vous entêtez ! »

De fait, la leçon fut profitable d’autant plus que je n’échappais pas à une nouvelle déculottée au martinet à la maison. Le mois suivant, mon carnet scolaire s’honorait d’un 10/10 en discipline.

Malheureusement, la fatalité vint perturber mes bonnes dispositions. Et cette fois-ci, cela se passa dans le bureau de Mlle V…. Encore une fois, sans ma culotte tyrolienne qui demeura longtemps bloquée autour de mes chevilles tandis que Mlle V… m’obligeait une nouvelle fois à danser…

Illustr. partielle :Max Raute ?

23 commentaires »

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  1. Benedicte dit :

    Bonjour Dominique, que de souvenirs ! Mon frère de deux ans mon cadet portait très souvent une telle culotte tyrolienne très en vogue a cette époque. La sienne aussi était assez courte et dégageait bien ses cuisses. Notre mère, elle aussi adepte du martinet, ne s’embêtait pas à nous déculotter : les lanières de son martinet tombaient directement sur la peau de nos cuisses et laissaient le ou la punie avec des cuisses bien cuisantes et surtout bien zébrées ! Elle aimait a dire : « Avec moi, c’est sur les cuisses ! C’est plus facile et plus rapide, et en plus on peut voir que tu as été fouetté ou fouettée  » Cela augmentait la punition et c’était plus cuisant que sur les fesses!
    J’aurais de loin préféré une bonne déculottée, au moins cela aurait épargné les remarques ironiques du genre « Tiens tu as encore reçu le martinet? » Et mon frère a eu très souvent les cuisses bien marquées.
    Merci de m’avoir fait repenser a tout cela. Bénédicte

    • Ludo dit :

      Bonjour Bénédicte,
      ça devait faire très mal sur les sur les cuisses nues !
      Comment était ce martinet? N’étiez-vous pas tenter de lui couper quelques lanières ? Tentiez-vous de vous protèger les cuisses avec les mains ? Je suppose que ta maman avait acheté une culotte courte tyrolienne à ton frère, car ça devait être plus solide, surtout s’il ne prenait pas soin de ses affaires.

  2. patrick dit :

    j’aurais adoré porter des culottes tyroliennes étant enfant. Quand mes enfants sont nés dans les années 80-90 je savais que l’on en trouvait sur Internet et maintenant je peux en offrir à mes petits-enfants.

  3. dominique dit :

    Bonjour Bénédicte,
    Je partage totalement ton avis : le martinet est bien plus douloureux lorsqu’il est donné sur les cuisses. De plus, lorsqu’il me laissait quelques zébrures visibles, il fallait supporter les moqueries des copains ou des copines. Ma soeur aînée Micheline, me gardait tous les Jeudis et je la craignais plus que maman car elle était beaucoup plus sévère. A la moindre incartade, j’avais droit au martinet sur les cuisses ce qui était bien plus douloureux et cuisant qu’une déculottée de maman ! Avec maman,à l’annonce d’une fessée, je baissais ma culotte tyrolienne et mon slip sans attendre qu’elle me l’ordonne sauf lorsque c’était en public ou devant des invités. Je dois dire qu’une fessée en public ou en classe, on s’en souvient longtemps car c’est très vexant !

    • sophiekm dit :

      Il n’était pas rare que les filles aînées à l’époque suivent l’exemple de leur mère et corrigent leurs petits frères au martinet quand elles en avaient la garde. Je sais que c’était le cas pour mon beau-frère ainsi que chez une amie à qui, d’ailleurs, j’avais prêté mon martinet pour son dernier car elle ne l’utilisait plus pour ses 3 filles plus âgées. En fait, quand elles gardaient le petit frére, il avait intérêt à être sage car le martinet tombait.

  4. Laurent dit :

    Et oui, c’est comme mon copain Emmanuel (cf « une reprise en main musclée »), mis en short court et ne pouvant masquer les marques du martinet sur ses cuisses. Ceci associé à ses épais cheveux tondus presque à ras, la honte qu’il a eue devant les copains !

  5. Benedicte dit :

    Bonjour a vous,
    Pour Ludo, Oh oui cela faisait très mal sur les cuisses nues ! Etant en vacances chez ma tante, elle aussi utilisatrice du martinet, elle m’a déculottée pour me fouetter les fesses nues avec son martinet : certes c’était cuisant, mais moins douloureux que sur les cuisses et de plus, une fois reculottée, cela ne se voyait pas. J’ai donc essayé de dire à ma mère que c’etait mieux, mais en vain, car elle a continué à nous zébrer les cuisses pour notre plus grande honte. Pour le martinet, c’était un modèle bien « familial » et traditionnel : un manche et douze bonnes lanières de cuir de cuir carrées et bien cinglantes, et il n’était pas question d’y toucher, sinon lui nous touchait pour de bon !Donc pas question de couper les lanières.
    Pour Dominique, tu avais une soeur trés sévère. Dis-moi, quel âge avait-elle ? Et avait-elle aussi goûté aux lanières maternelles? A-t-elle acheté un martinet pour ses enfants ? Cela devait être dur de se faire fouetter par sa soeur ?
    A bientôt à tous

    • Dominique dit :

      Ma soeur aînée Micheline a 3 ans de plus que moi. Plus sage et obéissante que moi et souvent 1ère de sa classe, elle a goûté plus rarement du martinet maternel. Vers l’âge de 12 ans, elle a remplacé ma nounou pour me garder tous les Jeudis ou lorsque maman n’était pas là. Elle prenait son rôle de maman très au sérieux. J’avais plutôt intérêt à bien faire mes devoirs, à savoir mes leçons, à bien faire les tâches ménagères, à lui obéir au doigt et à l’oeil… Adolescent et bien plus grand qu’elle, elle me traitait toujours comme un gamin. Bonjour la honte lorsqu’elle me corrigeait devant ses copines qui se moquaient de moi ! Maman lui avait accordé toute sa confiance et la couvrait d’éloges pour les résultats obtenus.
      Micheline a eu 4 garçons qu’elle a dressé comme moi !

  6. Ludo dit :

    Autrefois les mères étaient souvent séduites par ces culottes courtes tyroliennes autant par leur côté seyant que par leur solidité. Et même si le fils n’était pas d’accord, il y avait droit. J ‘ai connu un élève dans ma classe qui en a porté jusqu’à son entrée en 5ème, ce qui est inenvisageable de nos jours.

  7. Alain dit :

    « Inenvisageable » ? remarque Ludo. Il est vrai que ce style de culottes, déjà assez rare chez nous à l’époque, est passé de mode. (Qui dit que cela ne reviendra pas suivant l’exemple des bermudas ?) N’empêche que j’ai eu deux copains qui en portaient en classe de 4ème et que pour l’un d’eux, comme dans le récit de Dominique, le martinet était toujours actif chez lui. Et il était facile de se rendre compte en leçon de gym que ce n’était pas seulement ses cuisses qui en faisaient les frais !

  8. domie dit :

    Oui Henri, maman avait rédigé un règlement intérieur avec un barème de punitions correspondant à chaque faute ou péché qu’elle avait affiché à côté du martinet de la cuisine. Au bas de la page, il y avait nos signatures avec la mention « lu et approuvé » ! Nous savions à quoi nous en tenir si nous enfreignons le règlement ! Pour les notes scolaires c’était simple, c’était autant de coups de martinet qu’il manquait au dessous de 12/20 ! Lorsque j’ai eu 12 ans et que je commençais ma crise d’adolescence, elle a dû renforcer la discipline. Elle a rajouté au règlement intérieur qu’au-dessus de 12 ans la punition sera automatiquement doublée. Les fautes les plus graves et les plus sévèrement punies étaient le vol, la tricherie en classe, les actes de violence ou la détérioration du martinet. Cela pouvait nous valoir plusieurs fessées de 20 coups de martinet (comme je le raconte dans le texte) sans parler des interminables séances de piquet à genoux, mains sur la tête. Pour qu’on ait bien la honte, il y avait même l’écriteau dans le dos, le bonnet d’âne et la déculottée publique ! Quant au cahier de punitions où tout était écrit, nous devions rajouter notre confession, reconnaître que le châtiment était mérité et demander pardon à maman et au bon Dieu ! Chaque mois maman faisait le bilan et s’il n’y avait pas de progrès, gare à notre popotin ! Je dois dire que cette éducation sévère portait ses fruits puisqu’on nous considérait dans le quartier ou à l’école comme des enfants modèles (excepté moi durant mon adolescence) !

  9. Ludo dit :

    Dans les années 60, imposer aux garçons une culotte courte tyrolienne en cuir semblait être la meilleure des solutions, surtout lorsque ceux-ci se montraient particulièrement turbulents. Pratiquement inusables et d’entretien facile, elles étaient très appréciées des mamans de l’époque. Le seul inconvénient : pas facile d’en trouver en France. Mais les mamans les plus débrouillardes réussissaient toujours à en trouver. Si bien que pas mal de gamins en portaient en France, pour la plus grande joie de leurs mamans.
    Mais qui dit garçons turbulents, et surtout dans ces années là, signifiaient pour ces garçons la possibilité d’être corrigés par de bonnes fessées. Une bonne raison sans doute pour les fabricants d’en mettre de bien courtes sur le marché. De cette façon, les parents pouvaient claquer à tout moment des cuisses parfaitement dénudées.
    Ceci me rappelle, qu’une fois dans la rue, j’ai vu un garçon de 8-9 ans qui portait une culotte courte tyrolienne à bretelles. Je le vois d’un coup se mettre à taper du pied par terre, suite à une réprimande de sa maman. La maman sans doute vexée par la réaction de son fils lui administre alors une bonne claque par dessus sa culotte en cuir. Même pas mal ! dit la gamin ( très probablement vexé lui aussi de se prendre une tape sur les fesses devant tout le monde).
    Mais il est des choses que l’on ne dit pas à une mère en colère. Alors la maman saisit son fils par le bras gauche et lui flanque une série de 5 ou 6 bonnes claques qui claquent très fort sur ses cuisses nues. le garçon se met alors à hurler et réussit à s’accroupir, ce qui a pour effet d’interrompre la punition . Hélas pour lui, ce répit n’est de courte durée, sa mère le remettant aussitôt debout. Et on entend de nouveau de forts claquements sur ses cuisses dénudées. Un peu plus tard, je croisais le même gamin qui donnait sagement la main à sa mère. Avec une culotte en cuir la maman avait vite compris qu’il était inutile de claquer les fesses ( Même pas mal!) et qu’il fallait plutôt à viser les cuisses. De nombreux garçons dans les années 60, avec leurs culottes courtes ,ont connu ce genre de situations où il leur fallait marcher dans la rue avec des cuisses rougies de claques à la vue de tous les passants.

  10. Ludo dit :

    La culotte courte tyrolienne, n’était pas une protection contre le martinet, pas plus que contre les claques, car elles laissaient en contrepartie des cuisses bien dénudées. Ces culottes, très en vogues dans l’Autriche et l’Allemagne, on dû valoir de nombreuses cuisses rouges aux garçons qui les portaient. Car il y avait beaucoup mieux à faire que de viser les fesses trop protéger, mais plutôt viser les cuisses en permanence bien dénudées.

    • Jean-Yves dit :

      Je suis né en 1954. J’ai porté des culottes tyroliennes en cuir, pendant toute mon enfance; j’en ai eu trois ; deux à l’âge du primaire, que j’ai effectivement portées à l’école jusqu’à la fin de l’école primaire. Bien évidemment, je les mettais également en dehors de l’école.
      La première de ces culottes était marron, à bavette, avec des bretelles. Les deux suivantes étaient vert foncé, avec deux fermetures éclair devant, et une ceinture. En fait, dés que le temps était acceptable, j’étais en culotte courte, comme cela se faisait dans les années soixante ; donc la plupart du temps en shorts en cuir, mais j’avais également des culottes (longues et courtes), plus habillées, que je n’appréciais pas plus que ça, parce qu’il fallait faire attention tout le temps. En culottes longues, pour les périodes de froid, j’avais des pantalons en velours.
      Au lycée (à l’époque à l’entrée en sixième), je n’ai plus porté de culotte tyrolienne.
      La troisième de ces culottes en cuir, je l’ai eue parce que j’étais demandeur, pour la maison et les vacances, la précédente étant devenu trop petite ; mes parents étaient d’accord parce qu’ils savaient d’expérience que j’en ferai un bon usage ; je l’ai effectivement beaucoup portée, jusque vers 15 ans.
      Dessous, j’avais bien sûr un slip blanc, mais en dehors de l’école, cela m’arrivait de ne rien avoir dessous, dès qu’il faisait un peu chaud. Il m’est arrivé de retirer mon slip en rentrant de l’école, et souvent de ne pas en mettre du tout le jeudi ou pendant les vacances, chez mes grands parents à la campagne.
      Par contre, pour aller à l’école, il n’y avait pas de discussion possible, contrairement au jeudi où il m’est arrivé plus d’une fois d’aller au catéchisme, sans rien dessous.
      En fait, mes parents n’étaient pas contre cette pratique, cela venait d’eux, eux mêmes étant comme ça l’été lorsqu’ils étaient en vacances. Mon troisième short tyrolien, j’ai plus souvent rien mis dessous que quelque chose. Le cuir à même la peau, c’est agréable, et en été on ne transpire pas dessous, comme avec du synthétique. Maman les lavait de temps à autre, au savon et à l’eau froide ; il suffisait de remettre un peu de graisse dessus lorsque c’était sec, et ça repartait pour un tour ; une impression d’un peu rétréci quelques minutes, puis cela reprenait rapidement sa forme initiale.
      Mes culottes venaient de Suisse, car ma mère était originaire du Jura voisin, et connaissait de longue date les avantages pratiques de cette tenue . . Même si ces culottes n’étaient pas très répandues, on en voyait quand même quelques unes sur les gosses. A l’école, à l’époque dans la banlieue lyonnaise, je me souviens que l’on était deux en CM2 à en avoir dans la classe.
      Ces shorts tyroliens, courts et larges, étaient confortables, inusables et pas salissants ; la nourriture, la terre ou l’herbe ne laissaient pas de taches sur le cuir brillant, contrairement aux autres vêtements. On frottait un coup avec la main, au mieux un coup d’éponge, et c’était propre. C’était là certainement la meilleure des protections contre les remontrances sur l’état des habits ou même les corrections. A la maison, les corrections, c’était des gifles, sur la figure ou sur les cuisses, en étant tenu par un bras vers le haut. Il n’y avait pas de martinet, mais les baffes étaient fréquentes, y compris en public. Je n’ai jamais été déculotté pour être corrigé.

      En haut, nous portions des chemises en coton et si nécessaire des pulls par dessus ; une blouse bleue pour l’école ; l’été une chemisette en nylon. Des chaussures assez grosses ou des sandales en cuir, ou en plastique blanc, pour aller dans l’eau. L’été sans chaussettes.

      Un peu plus vieux, j’ai eu des shorts en jeans, avant de revenir plus tard aux shorts en cuir, mais de coupe jeans ; on en trouvait dans les années soixante dix. je ne suis revenu au vrai tyrolien que vers 30 ans, lors d’un voyage en Allemagne, et j’en ai toujours un depuis. Ma femme m’a toujours connu ainsi, même si elle pense que maintenant, ça fait hors du temps.
      Et en plus, elle trouve que je vieillis et que ça n’est plus de mon âge, idée avec laquelle je ne suis bien évidemment pas d’accord..
      Je le porte toujours l’été au jardin et même pour aller faire quelques courses.
      Je trouve dommage que les enfants n’en portent plus, c’était vraiment pratique pour eux et pour leur mamans.

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