La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

La dame en noir

La dame en noir lafnet-baron10-182x300

Par Edmée

 Il montait en silence derrière elle dans l’escalier étroit du petit hôtel, le cœur oppressé. Ses yeux happaient la croupe qui ondulait sous le fourreau étroit de la jupe, lui révélant l’arrondi des formes, l’amorce du profond sillon. Il suivait la belle inconnue comme un automate, s’étonnant d’être là, l’esprit tourbillonnant dans le vide, tout à la fois inquiet et ravi de sa décision.

Comme il l’avait remué dans sa tête ce projet ! Des soirées durant, il en avait mesuré la difficulté insondable, arpentant les rues où des essaims de filles agglutinées devant des portes d’hôtels ou des entrées d’immeubles l’aguichaient, l’interpellaient sans qu’il n’ose formuler sa demande.

A 18 ans, son désir longuement couvé dans le secret de sa solitude lui apparaissait soudain comme une épreuve insurmontable. Jamais il ne trouverait l’audace de se lancer dans cette singulière aventure. Jamais personne du reste ne lui en avait indiqué le chemin.

D’année en année ses rêveries avaient pris corps, puisant inlassablement dans ses souvenirs de jeunesse. Lui, l’orgueilleux jeune homme si fier de sa séduisante virilité, il aimait en secret les femmes à poigne, regrettant l’autorité de celles qui l’avaient pourtant si sévèrement puni dans des temps encore bien proches.

Mais il fallait se rendre à l’évidence, le courage lui manquait de peur de passer pour un maniaque aux extravagantes bizarreries ou de se faire rire au nez et rabrouer comme un malappris. De chacune de ses virées nocturnes il rentrait bredouille, épuisé, honteux. Les soirées suivantes, il recommençait, chargé d’émotions. Et chaque fois, il reculait.

Il avait exploré toutes les rues et il finit par la trouver. Il l’avait repérée depuis quelques soirs. Contrairement à ses compagnes, elle était seule à l’écart, chaque nuit fidèle au poste devant la porte d’un petit hôtel. C’était une brune d’une bonne trentaine d’années, maquillée sans excès et vêtue d’une sorte de robe fourreau noire. Seule sa robe moulant de trop près la féminité de son corps mince laissait deviner la professionnelle.

Même sans sourire, son visage était avenant, mais c’était surtout la parure sombre et les bas noirs à couture qui l’avaient séduit. L’apparence de sévérité correspondait pleinement à ses vœux. C’est cela même qui le décida.

Quand il l’aborda, il avait depuis longtemps préparé sa requête pour surmonter son malaise. Il avait même appris par cœur la phrase de repli au cas où le refus aurait été par trop insupportable. La formule était sortie comme un murmure entre ses lèvres bloquées, malgré lui. « Combien l’éducation anglaise ? ». Ah ! le ridicule de la formule ! N’avait-elle pas alors tendu l’oreille, méfiante, et fait répéter ? D’un souffle, il avait donc répété.

« Quoi ? ». Elle l’avait regardé d’un air incrédule sans comprendre. Et il s’était alors embrouillé dans ses mots de chapelle érotique bien trop sophistiqués pour l’endroit. « Châtiment corporel… ». Et soudain elle l’avait tiré d’embarras, prononçant en toute simplicité de sa voix féminine, comme en écho à sa demande, ces mots-chocs et secrets qui lui fouettaient les sangs. « Oui, je fais tout… la fessée déculottée, le martinet… ».

Aussitôt, son cœur s’était emballé. Le charme opérait. Nullement exorbitante la prestation convenait à ses jeunes et maigres économies. Il s’était dépêché de suivre la « maîtresse », rasant les murs, s’engouffrant vite dans le couloir, sûr que tout le monde l’observait alentour.

Au 1er étage se tenait la réception. Derrière son guichet, une grosse femme entre deux âges à l’air revêche encaissa le prix de la chambre. La maîtresse eût un seul mot pour toute demande « Le martinet ! » qui le glaça de honte. Et la réceptionniste lui avait passé l’instrument de correction par-dessus la banque. Elle avait repris l’escalier vers le second étage. Et cette fois, elle lui parut définitivement redoutable. Cette femme, cette inconnue de la rue avait sur lui, elle aussi, le pouvoir exorbitant de le punir. De plus en plus nerveux et troublé, il la suivit de nouveau, sans lâcher des yeux son martinet qu’elle laissait pendre maintenant au bout de son bras. Les lanières qui se balançaient librement au gré de ses pas semblaient l’avertir de leurs menaces imminentes. D’un moment à l’autre, c’est lui et non un autre qu’elles feraient souffrir.

Du bas de ses reins un frisson grimpait le long de son épine dorsale tandis que des souvenirs affluaient pleins des sensations qui l’étreignaient quand, le ventre noué, il attendait à genoux en pénitence le moment où on viendrait le chercher pour lui infliger l’humiliante punition ou qu’on le traînerait jusqu’à la petite salle spécialement destinée aux corrections corporelles.

Ce n’était pas le martinet d’autrefois avec lequel on le punissait voilà quelques années à peine ni l’un de ces pitoyables martinets de bazar comme il s’en trouvait désormais. Celui-ci semblait à la fois grossier et robuste avec son manche court et sa longue touffe de lanières de cuir. Assurément un martinet de confection artisanale mais qui devait faire très mal.

Dans la chambre chichement meublée, elle avait pris les choses en main, et comme par enchantement tout s’était déroulé sans qu’il ait eu à intervenir. Elle lui avait simplement lu à haute voix le bulletin de punition qui imitait celui de la surveillante principale, ce fameux bulletin rose où elle consignait les désobéissances, exposait ses doléances qui, chaque fois, le condamnait inexorablement au châtiment.

Elle ne l’avait jamais ménagé. Jamais ! Elle le déclarait incorrigible. Toujours ! Pour la seconde fois, ce garçon s’était très mal tenu pendant le concert. Pour avoir voulu faire le malin devant les filles, elle l’avait réprimandé. Il lui avait répondu et tenu tête. Elle avait dû alors lui administrer une fessée d’avertissement en public. Il avait recommencé. Cela n’avait donc pas suffi. Cette fois, elle exigeait une correction sévère qui lui serve de leçon…

Dans la petite chambre de cet hôtel, ces menaces avaient pris des résonances inquiétantes. La bouche sèche, des picotements dans le cœur, il avait écouté la maîtresse révéler le mauvais sujet qu’il était, la punition mortifiante que cela lui avait valu. Elle avait changé de ton. Une voix froide, tranchante. Puis elle avait jeté le billet à terre et, d’une main résolue, reprit le martinet pour le brandir et l’agiter sous son nez.

Le regardant droit dans les yeux, elle avait brutalement haussé le ton à presque crier sa question, ne lui laissant aucune échappatoire.

« Alors, tu as fait le méchant, dis ? Tu n’as pas honte de désobéir à tes maîtresses, dis ? Qu’est-ce que tu as fait pour mériter cette correction, hein ? Dis-le vite ! »

Du seul ton, la voix et les mots avaient opéré leur magie. Soudain, tout avait basculé. Ne pouvant plus soutenir son regard, il avait baissé les yeux, revenant brusquement des années en arrière, transporté au cœur des souvenirs de sa proche jeunesse dans ces moments ardents qui l’avaient tout d’abord terrorisé puis qui l’avaient peu à peu attiré dans le mystère du gouffre sans fond des hontes et des plaisirs insolites où il finissait par s’abîmer.

Et il s’entendit balbutier comme autrefois, jeune garçon transi de frayeur devant ces femmes intraitables, femmes qui savaient si bien le réduire, lui faire avouer ses fautes.

« Enlève ta veste et baisse ton pantalon ! »

L’ordre le submergea. Aussitôt, une vague de honte et de crainte déferla en lui, le laissant tout étourdi, fiévreux, sans ressort. Il sentait les pulsations de son cœur battre jusque dans les veines de son front en même temps que ses mains se glaçaient d’une moiteur froide.

Se déculotter ! L’ordre innommable qui lui faisait instantanément perdre le sens des choses, du temps et des lieux. La toute puissance de l’inexorable lui courbait les épaules comme chaque fois qu’elles exigeaient qu’il se déshabille ainsi devant elles, punissant d’abord le garçon dans la pudeur de son sexe avant de le fesser.

Ses mains avaient obéi, malgré lui. Il en avait été toujours ainsi.

Se doigts tremblants fouillent maladroitement les boutons, dégrafent la ceinture… Le pantalon glisse sans fin le long de ses cuisses pour chuter lourdement à ses pieds. Le voilà planté debout en slip, son pantalon aux chevilles, devant cette professionnelle qui en a vu d’autres. Les oreilles bourdonnantes, il se sent ému, intimidé, comme le jeune garçon qu’il est censé être, privé de volonté, prêt à passer de l’autre côté du miroir.

Il aurait pu encore s’enfuir, rompre le contrat, mais son sort est scellé dans l’abandon de sa fierté, sa docilité à obéir et à souffrir le châtiment imminent. Comme autrefois.

« Tu recevras cent coups de martinet ! Et sur tes fesses nues ! » avait-elle crié en brandissant le martinet.

Et comme il s’était contracté :

« Tes fesses ? Oui ! Elles vont la sentir passer, cette correction, tes fesses ! Cent coups, tu entends ? Tu l’as bien cherché, non ?… »

Ses menaces achevèrent de le transporter. Il lui sembla sentir ses bourses s’échauffer, se déployer. Et il s’était entendu répondre, la voix nouée d’émotion et de crainte. « Oui, maîtresse ! ».

Puis tout s’était enchaîné dans une espèce de flou. L’instant d’après, il s’était traîné piteusement vers une chaise qu’elle désignait du doigt, conscient de son ridicule avec son pantalon autour des chevilles et, sur son ordre, il avait pris la posture, penché au-dessus de la chaise, les mains en appui sur le siège, les jambes légèrement écartées vers l’arrière.

Puis il avait senti les mains chaudes sur ses hanches, le glissement du slip le long de ses cuisses, l’air frais courir sur ses flancs, se faufiler dans l’entrejambe. Elle venait de lui dénuder les fesses. C’était sans retour.

Il se resserra sur lui-même, les reins à peine cambrés, la croupe offerte dans l’attente du premier coup. Une seconde il eut peur d’avoir mal, qu’elle ne le fouettât trop durement, trop vite, peur de sa maladresse. Le premier coup le saisit. La morsure des lanières lui parut insupportable. Elles avaient fauché le dessous sensible des fesses, incrustant la douleur cuisante dans la peau fraîche.

Il savait que le cap des premiers coups passé, la douleur croissante envahissant sa croupe entière, il apprendrait à la domestiquer. Le deuxième coup le cingla par le travers, juste un peu au-dessus. Le choc cisaillant ses deux fesses le fit sursauter. En une vingtaine de coups elle avait atteint toutes les moindres parties des rondeurs jumelles.

Elle maniait le martinet avec régularité, habile à placer ses coups, le fouettant au même rythme. Poursuivant la correction, elle se déplaça de quelques pas sur le côté, visant le haut des cuisses. Elle les cinglait en alternance, d’un coup droit pour la droite, d’un revers pour la gauche. La brassée des longues lanières enlaçaient de leurs baisers le pourtour des cuisses et parfois il ne pouvait s’empêcher de sursauter, serrant les dents sous la vive douleur de piqûres de l’extrémité des lanières fouillant l’intérieur des cuisses.

Derrière lui, elle s’appliquait sans parler. Dans la petite chambre on n’entendait plus que le bruit monotone et régulier du chuintement des lanières lancées à toute allure et les claquements secs du cuir sur la chair nue et, parfois, ses gémissements sous une cinglée plus appuyée ou une autre qui venait se superposer à la précédente aggravant la douleur.

Une chaleur intense irradiait progressivement sa croupe, le pénétrant jusqu’à la moelle. Et c’est alors qu’il s’abandonna aux coups, comme si la douleur faisait enfin partie intégrante de lui-même. Il se cambra davantage, s’ouvrit sans pudeur, offert tout frissonnant aux coups. Et les prémices tant attendus se manifestèrent enfin. Son pénis connut de nouveau les bienfaits de l’érection.

Elle le fouettait durement, multipliant les stries. Et soudain il s’entendit appeler. « Plus fort, maîtresse ! Plus fort ! S’il vous plaît ! ».

Il désirait intensément être fouetté plus sévèrement comme la directrice qui le tenait sous son martinet en salle de corrections.

La dame en noir avait deviné ses intentions, lui tendant un mouchoir en papier.

La correction reprit à une cadence plus soutenue. Elle y mit toute sa force, fouettant à coups redoublés la chair déjà si meurtrie. Et il reconnut aussitôt la cuisante douleur des corrections d’autrefois, douleur redoutable parce qu’on ne la choisit pas, douleur de fessées interminables qui l’atteignait au tréfonds de lui-même dans les larmes et les cris.

Cette première fois, il n’alla pas au bout des cents coups promis.

Une cinglée plus forte que les autres venait de le combler de bonheur.

Illust : Lafnet Baron (In Les confidences d’un baronnet)

6 commentaires »

  1. GobertJ dit :

    Je salue le courage du jeune home.
    Moi qui n’aime pratiquement que les fessées otk à mains nues.

  2. Fred dit :

    Oui, assurément un grand courage pour un jeune ado ! Malgré l’intensité des besoins, jamais je ne serais ainsi passé à l’acte même si l’intention m’en avait chatouillé l’esprit.
    De plus la peinture est réaliste et c’est fort agréablement conté. Merci

  3. Justin dit :

    Très joli récit et poignant d’émotion. Le martinet est un maître et je le connais bien…

  4. Nelly dit :

    Bonsoir,
    Très beau récit. Le jeune me paraît déterminé et courageux. Surtout pour une première si j’ai bien compris, personnellement le martinet je ne suis pas contre, mais en ayant une préférence pour la main pour les fessées longues. Cent coups de martinet, je n’aurais pas tenté la chose. Bises Nelly

  5. CLAUDE dit :

    C’est exactement comme cela que j’ai été dépucelè! Après avoir connu les règles rigides d’une éducation chrétienne;à la fac j’ai craqué! Mais je garde un goût amer de cette expérience car je me reproche, non seulement la faute grave commise au regard de ladite morale, mais surtout parce que l’amour était absent de cette passagère et unique.

  6. claude dit :

    BBonjour Edmée. Avec quel talent vous nous faites revivre les émotions de l’adolescent que vous étiez en quête « d’éducation anglaise »! De plus la « dame en noir » ne vous a pas déçu: 100 coups de martinet sur vos fesses nues ! Vous en avez eu pour votre argent ! Combien d’adolescents comme vous, en quête de la réalisation d’un fantasme pressant n’ont pas vécu les mêmes émotions : la honte d’aborder la « dame en noir », la difficulté de se faire comprendre ! Puis le frisson quand elle demande à la tenancière le martinet ! Et quelle expérience démontra-t-elle avait cette fameuse « dame en noir »: réprimandes, paroles humiliantes, puis verdict : 100 coups de martinet fesses nues! Voilà vraiment un magnifique récit que beaucoup d’entre nous, pris par le même et non répréhensible désir feraient bien de relire. C’est un grand service que vous leur rendriez ! Cordialement. CLAUDE.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775