La fessée appliquée

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La fessée comme mode de prévention

Franco 186

par Marco

Dès que je fus un peu autonome, mes parents m’envoyaient régulièrement passer une partie des grandes vacances à la campagne chez Léa, la sœur de Maman. Je vous ai déjà présenté la maisonnée dans « Pas de mais chez ma Tantine ».

Les deux femmes de la maison, ma tantine Léa et sa belle-mère Suzanne étaient de fortes femmes qui menaient leur petit monde à la baguette. Ce qui ne nous empêchait pas de faire les quatre cents coups mais gare à nous si nous étions pris sur le fait !

L’aventure que je raconte aujourd’hui, remonte à l’un de mes premiers séjours lorsque j’avais 7 ou 8 ans.

A l’entrée de la cour, le long d’un muret, étaient entassées de longues planches de bois empilées les unes sur les autres un peu à la façon d’une pyramide. Nous avions l’interdiction formelle de l’escalader et si nous étions pris à braver l’interdit ? Nous étions sûrs d’avoir une bonne fessée… à condition que Suzanne ou Léa arrive à nous rattraper, car dès que nous les apercevions, on détalait !

Mes cousins et cousines appliquant à la lettre l’adage « pas vu, pas pris », enfreignaient ainsi bon nombre d’interdictions et c’était comme un concours entre eux, à celui ou à celle qui désobéirait le plus sans s’attirer le moindre ennui.

Un jour, mon cousin Michel m’imposa un test de bravoure en me mettant au défi d’escalader la « pyramide interdite ». Pour me prouver que c’était possible, après avoir jeté un coup d’œil circulaire pour s’assurer que les maîtresses femmes ne pourraient pas le voir, il monta jusqu’au milieu et en redescendit plus vite qu’il l’avait montée.

« A toi ! » me dit-il.

Je dois avouer que je n’étais pas chaud pour accomplir cet « exploit » et comme j’hésitais trop longtemps à son gré, il me piqua au vif.

« Ce n’est pas étonnant pour un parigot ! Tu as la pétoche et j’vais le dire aux frangines. »

Ne voulant pas passer pour un froussard, je dépassai ma peur et grimpai sur le tas de planches.

« Jusqu’en haut ! » m’ordonna-t-il, alors que lui n’en avait gravi que la moitié !

Je m’exécutai… mais catastrophe ! Arrivé au sommet, j’entendis derrière moi une porte grincer et un tonitruant « oh là là ! » de la voix de Tantine ! J’étais pris sur le fait et je n’avais plus qu’à détaler. Je ne fis ni une ni deux et, malgré la hauteur, je sautai à pieds joints et me mis à courir.

Michel n’avait pas attendu pour prendre ses jambes à son cou et me devancer. Notre but était d’atteindre au plus vite le fond de la cour pour aller dans les champs où on ne nous rattraperait plus.

A peine avais-je fait quelques mètres que je me suis senti stoppé dans mon élan. Tantine venait de me rattraper et de me saisir, non par la « peau des fesses », mais par l’élastique de mon short. Alertée par le cri de sa belle-fille, Mamie était sortie elle aussi dans la cour et coursait Michel.

C’était foutu pour moi ! La Tantine me retenait prisonnier et je pensai déjà à la bonne fessée qui m’attendait. Michel avait eu plus de chance et je le voyais filer vers la liberté car Mamie qui le poursuivait était loin derrière. C’était bon pour lui !

Je m’en voulais d’être monté jusqu’en haut du tas de bois. Si je ne l’avais pas écouté, je serais peut-être à son niveau.

Mais qu’est ce qui lui prend ? Il s’arrête et se retourne pour voir où j’en suis. A-t-il été ébranlé de me voir en si fâcheuse posture ? A coup sûr, car en reprenant sa course il trébuche. Il a à peine le temps de se relever que Mamie est sur lui et le « cueille » par un bras.

C’est fichu pour nous deux ! Qu’est-ce qu’on va déguster ! Dommage pour Michel qui n’était pas loin du but : un peu plus il atteignait le bout du potager et le portillon donnant sur les champs et aussi… l’impunité.

Mamie le traîne vers un gros billot à côté de la resserre à bois de chauffage et s’y assied. Elle attire Michel face à elle et le tient maintenant par sa culotte qu’elle commence à déboutonner.

Je ne suis pas en reste car je sens que derrière moi, Tantine retrousse ma chemisette et la roule dans mon dos tout en me forçant à me plier en avant. Son autre main rentre sous l’élastique de mon short et plonge dans mon slip. D’un coup sec, elle les descend ensemble aux chevilles puis me prend par la taille pour me soulever du sol.

J’ai juste le temps de voir tomber la culotte courte et le slip blanc de Michel avant que sa fesseuse ne l’empoigne pour le coucher sur ses genoux.Franco 211

En deux points opposés de la cour, commencent alors deux fessées magistrales à la hauteur de notre désobéissance. Deux fessées claquantes et crépitantes qui se font écho, parfois simultanées, parfois décalées.

Suspendu sous le bras gauche de Tantine, je subis ma correction pieds et bras ballants en me balançant sous ses claquées. Un instant je relève la tête et vois le bras haut levé de Mamie s’abattre sur le derrière de Michel qui sursaute et ses pieds en chaussettes qui s’agitent. Il a perdu sa culotte dans la bataille… ou plutôt dans la fessée !

Ma fessée s’arrête mais Tantine ne me repose pas et se dirige vers le mur traditionnel des « mises au coin » proche du portail afin que tous les passants puissent nous voir. La honte !

Mamie nous rejoint avec Michel sous son bras et sa culotte dans l’autre main. Je me rends compte que j’ai aussi perdu la mienne quand Tantine me repose face au mur.

Cette double fessée a attiré les voisins qui nous observent du portail et discutent avec nos deux fesseuses.UnkC 146

Nous devons être mignons tous les deux ! Demi nus, mains sur la tête et reniflant face au mur avec nos fesses flamboyantes que nous offrons à la vue de la communauté.

Papy et Tonton qui assistaient au spectacle du seuil de la maison sont venus nous retrouver et nous disent :

« Voilà ce qui arrive aux garnements qui osent grimper sur le tas de planches. On vous a dit cent fois que c’est très dangereux. Vous pouvez certes tomber mais c’est surtout à cause des clous rouillés qui risquent de vous blesser et vous pouvez attraper le tétanos ! »

Tétanos, tétanos ? Je ne savais pas alors ce que c’était, mais cela devrait être très grave car il provoquait une peur bleue aux adultes rien qu’en prononçant son nom.

Bien des années plus tard lorsque j’ai lu le descriptif de cette maladie j’ai compris que notre sévère fessée n’avait été qu’un moindre mal.

Illustr. : 1&2 ) Franco – 2) Uknw

33 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Marco. Votre « humilité « vous honore. Oui, Lucie a raison. Vous aviez stupidement frôlé un danger mortel: le tétanos! Et cela pourquoi ? Par orgueil et immaturité ! Oui, c’est le martinet qui aurait dû cingler au moins 50 fois vos fesses nues et 2 fois 20 coups sur chacune de vos cuisses nues ! 90 coups de martinet voilà ce que vous méritiez !Je crois qu’une telle correction vous aurait fait comprendre qu’il faut obéir aux adultes et non pas les défier. Amicalement quand même ! CLAUDE.

    • Marco dit :

      Hum Hum ! Quand le censeur ou moralisateur Claude se mue en juge, ses sentences sont implacables ! Quelle volée de bois vert ! (au moins c’est écolo !)
      J’ai l’impression qu’au fil des ans en lisant et relisant mon récit vous êtes de plus en plus dur envers moi. Certes j’avais fait quelque-chose d’impardonnable, mais j’estime avoir payé le dû décidé sur l’instant à l’époque.
      Aujourd’hui y a prescription !
      Heureusement que je n’ai pas séjourné dans votre contrée si vous ou vos proches m’aviez surpris au sommet de ce tas de planches, en voyant vos mines féroces et le menaçant martinet brandi, sûr que j’aurais détalé en 4ème vitesse et vous auriez eu du mal à me rattraper. NA !
      Mais si j’avais trébuché et m’étais retrouvé empoigné dans vos serres : ce que vous me promettez rétrospectivement aurait été un vrai déluge ! Après un tel acharnement sur mes pauvres fesses suivi d’une cuissée sans concession je n’ose m’imaginer l’état de l’épiderme de mon verso.
      Vous auriez eu du mal à me déculotter et à me maintenir tout le long de votre correction, foi de Marco !
      (Heureusement, c’est de la rétro fiction, mais en restant dans cette thématique, à tout prendre, j’aurais préféré être surpris puis puni par Lucie ! Au change, j’ai l’impression qu’une fessée de la main de Lucie serait plus douce.)
      Cependant, je me suis dit : Y’a quelque-chose qui colle pas !
      Je sais, Claude, vous aviez une telle envie de me donner du martinet que vous vous êtes « lâché » dans cette réponse datée du 7 mai, mais cette dose « astronomique » de coups de martinet m’apparaît disproportionnée.
      Lisant vos précédents commentaires j’ai réalisé que vous m’aviez « grandi ». Pensez qu’ à l’époque où ces faits se passaient je n’avais que 7-8 ans ….relisez-moi !
      Et même, en admettant que je fusse l’adolescent dont vous rêviez, que vous me martinettassiez d’importance m’eût-il changé en agneau ? Qu’il soit permis d’en douter.
      Une telle inattention persistante en lecture mériterait…. que ce fût vous, le bénéficiaire de tels égards martinettants !
      Sans rancune , mon cher Claude ?

      Marco

      • Lucie dit :

        Assurément, il valait mieux pour vous être surpris par moi que par Claude ! En revanche, ma main n’aurait certainement pas été plus douce que celle de votre tante… Une vérité tétanisante venant d’une adulte tétanisée par le tétanos ;) Je pense aussi que mon fils aurait préféré mon autorité à la vôtre, mon cher Claude. Parce que si cette bêtise d’un d’enfant de 7-8 ans vous évoque ce type de corrections, je n’ose imaginer ce qui aurait pu arriver au garçon de 14 ans qui passait d’un balcon à l’autre d’un immeuble au cinquième étage…

        • Marco dit :

          Bonjour Lucie,
          Vous me voyez figé (pour ne pas réemployer le terme) d’admiration par votre figure de style.
          Mais je ne serais pas resté longtemps immobile si je vous avais croisée après mon forfait.
          Nul doute que votre main m’aurait rapidement ébroué, chauffé et coloré !
          Je vous fais confiance vu vos « états de service ».
          clin d’oeil de Marco

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Marco. Eh oui, les temps ont changé ! Hélas! Car si votre commentaire est parfaitement respectable, il ne coïncide pas avec mes « principes » dans le domaine de l’éducation. Autres temps, autres mœurs! Soit! Cela dit, ne prenez pas pour de la cruauté le châtiment que j’ai eu l’audace de vous « infliger »! Bien sûr, vous étiez bien jeune pour supporter une telle sévérité. J’ai simplement voulu vous donner une idée des comportements éducatifs il y a environ un demi siècle ! Amicalement. CLAUDE.

    • Marco dit :

      Quant à vous Claude,
      Les temps ont changé, heureusement pour moi !
      J’en conçois votre profond désappointement à mon égard. Mon attitude ne cadre pas avec vos principes éducatifs, c’est entendu. Je réalise la « chance » que j’ai d’y avoir échappé.
      Pas besoin non plus de vous expliquer pour votre audace car elle est justifiée. Ne dit-on pas « quand on aime on ne compte pas ? » pourtant vous vous êtes bien modéré en ne dépassant pas le 90 !

      Ce récit a au moins un grand mérite : c’est d’entretenir une petite joute verbale entre nous. Mais quelle impudence ! Oser se confronter au Grand Claude ! Quelle inconscience, d’autant que mes derniers commentaires ont encore rajouté de l’huile sur le feu en le provoquant ! Et summum, l’outrage suprême : avoir transformé son « instrument chéri » en verbe !

      Avec ces derniers défis je pèse fort peu. Son courroux sera terrible.
      Je finirai comme il le souhaite : cinglé, fouetté , échauffé , marqué de la taille aux pieds !

      Excuses dépassées de marco

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