La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

La fessée de Jean-Marie

Par Kristeen 

J’ai évoqué, dans « Une fessée pour rien », l’unique fessée que je reçus de mon instituteur alors que je ne parlais pas encore le français. Je me souviens, ô combien, comme cet instituteur était sévère. Il ne supportait pas que l’on n’apprenne pas ses leçons, que l’on bavarde ou que l’on fasse la moindre bêtise. Il n’y avait pas une seule journée sans qu’un ou plusieurs élèves soient punis : verbes à conjuguer, exercices supplémentaires, gifles ou pour les fautes graves : la FESSEE. Il la donnait très souvent de façon magistrale et culotte ou slip baissé. Nul élève ne devait se moquer ou rire s’il (ou elle) n’avait pas envie de passer aussi sur les genoux du maître… Je n’y suis passée qu’une fois mais la fréquence de ses fessées était tellement importante que j’en garde encore le souvenir. 

Dans ma classe de cours moyen, il y avait des élèves de CM1 et CM2. 

Je me souviens de la première fessée que l’instituteur administra à Jean-Marie. Cet élève de CM2 était un peu timide. Mais ce jour là, il ne devait point s’attendre à recevoir une telle correction. 

Il fut incapable de réciter la fable que l’on devait apprendre. Après trois essais infructueux, le maître le fit venir sur l’estrade. Jean-Marie se leva, alla se placer devant le tableau et essaya de réciter son texte. Il bredouilla des mots incompréhensibles, du moins pour moi, et fut incapable de prononcer la moindre phrase sans hésitation. L’instituteur le renvoya à sa place tout en faisant bien comprendre son mécontentement. 

Puis il passa vérifier si tout le monde avait fait bien ses devoirs, vérifiant calcul et orthographe. Trois élèves, dont Jean-Marie et son voisin Rémy, qui avaient omis de faire un exercice de maths, furent privés de récréation pour terminer leur devoir. A la reprise, il n’y eut aucun incident majeur et la classe se déroula normalement. 

Après la pause déjeuner, il y eut une bousculade en revenant en classe. L’instituteur nous demanda sur un ton très ferme de nous asseoir, de prendre nos cahiers et d’écrire le plus rapidement possible le résultat des opérations qu’il avait écrites au tableau. Pour la plupart des élèves, ce type d’exercice de calcul mental était facile pourtant il fut interrompu rapidement par une observation musclée du maître à Jean-Marie qu’il avait surpris à copier sur son voisin. Tous les yeux se tournèrent vers notre camarade qui venait de se faire prendre en faute pour la troisième fois de la journée. 

L’instituteur déclara qu’il voulait mettre fin à de tels agissements et qu’il se montrerait extrêmement sévère. Il le prit par l’oreille et l’entraîna sur l’estrade en le sermonnant royalement. De sa main libre, il plaça sa chaise au milieu de l’estrade, et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, notre camarade se retrouva allongé en travers de ses cuisses avec son pantalon aux chevilles. Une tornade de claques rageuses s’abattit sur ses fesses, encore protégées par son slip. Malgré cette protection, Jean-Marie se mit à supplier : 

« Non M’sieur, pas ça ! S’il vous plaît, pas ça… » 

Mais l’instituteur ne l’entendait pas de cette oreille et, d’un coup sec, lui baissa son slip et lui dit clairement : 

« Non seulement tu n’apprends pas tes leçons et tu ne fais pas tous tes devoirs mais en plus, tu fais du chahut et tu triches ! Ceci, je ne peux pas le tolérer ! Voilà comment je punis les élèves qui se tiennent mal en classe… » 

Et la première claque sur sa peau nue se fit entendre suivie d’un cri puis d’une nouvelle supplique. Une seconde claque et, en écho, un cri plus prononcé. L’instituteur fessait Jean-Marie très durement, tantôt fesse droite, tantôt fesse gauche, tantôt les deux à la fois, le haut, le bas, les cuisses. Sous les claques, on entendait des cris de plus en plus aigus. Mais Jean-Marie montrant encore de la résistance, l’instituteur déclara : 

« Voilà ce que l’on risque à tricher ! Sachez que cela ne vous mènera nulle part !… » 

A partir de cet instant où il avait déjà donné une dizaine de claques sur les fesses nues de Jean-Marie, la fessée devint un véritable châtiment corporel. Une avalanche de claques nettement plus sonores et sûrement nettement plus douloureuses martyrisa le derrière de notre pauvre camarade qui se mit à hurler et à pleurer très fort. Pendant cette « torture », le maître voulut savoir si Jean-Marie tricherait encore en lui posant en boucle toujours la même question : 

« Essayeras-tu encore de tricher ? » 

Mais Jean-Marie, qui pleurait à chaudes larmes et hoquetait de douleur, était incapable de lui répondre. L’instituteur mit fin à cette fessée en l’avertissant qu’il mettrait ses parents au courant de ses agissements. Il l’envoya au coin avec interdiction de se reculotter. La sévérité de cette fessée nous avait tous marqués et nous nous efforçâmes tous de calculer les résultats exacts des opérations. 

Jean-Marie pleura un long moment et l’instituteur s’expliqua en tête à tête avec lui, au calme, pendant la recréation. 

Ses parents, mis au courant estimèrent cette fessée pleinement justifiée et approuvèrent le maître. Ils la considérèrent aussi suffisamment sévère pour ne pas lui en donner une autre et le punirent autrement. 

La leçon avait porté et cette fessée lui fut sûrement salutaire car non seulement il ne tricha plus en classe mais  il devint plus attentif et fit régulièrement tous ses devoirs. Bien entendu il continua à commettre quelques petites bourdes comme tous les autres élèves, mais cette fessée calma ses démons pour le restant de l’année.

Qu’il est loin le temps où les parents acceptaient la sentence des enseignants face aux bêtises de leurs enfants !… 

 

10 commentaires »

  1. Christel dit :

    J’ai adoré ce récit. C’est narré comme si on était nous aussi dans la classe, témoins de cette grosse fessée déculottée. A la lecture de tous ces récits, je me demande quelle était la réaction des classes voisines en entendant les cris, les pleurs, le bruit de la fessée… Cela devait jeter un certain trouble.

  2. Alain dit :

    Bonjour Christel. Remarque très juste. De fait, ce trouble éprouvé par les élèves de classes mitoyennes, ou simplement témoins auditifs d’une fessée, et qui entendent un camarade se faire punir de la sorte est très bien évoqué dans quelques récits : Jamie « l’Autrichien » et « Fessées entendues ». Il est vrai qu’entendre sans voir ou de voir seulement en ombres chinoises projetées plutôt que la scène réelle, peut être nettement plus impressionnant.

  3. kristeen noland dit :

    Les fessées que donnait cet instituteur étaient bien entendues dans les classes qui étaient à côté. Les murs de l’école n’étaient pas épais. La fessée était de toute manière très fréquemment donnée et on entendait souvent tel maitre ou telle maîtresse d’abord tancer l’élève à haute voix avant de lui flanquer une fessée déculottée. Je vous raconterai une fessée publique que j’ai vue donner dans à un élève de cours élémentaire.

  4. Louis dit :

    Bonjour Kristeen, bonjour à tous.

    Quand j’étais en CE2, Mlle P… était elle aussi particulièrement sévère et remettait souvent les élèves, garçons et filles, dans le droit chemin. C’étaient les premières fessées scolaires que je voyais données à des filles, puisque c’était la première année de mixité pour notre école. Comme pour toi, Kristeen, les murs n’étaient pas épais, il y avait même une porte qui communiquait d’une classe à l’autre, ce qui, même porte fermée, empêchait là encore toute isolation. Quand Mlle P… donnait une fessée à un ou une élève, les élèves des deux classes d’à côté nous interrogeait pendant la récréation : « Qui a reçu une fessée ? La maîtresse l’a déculotté(e)… » Le pire, c’est qu’un jour où je fus ainsi interrogé… c’était moi que Mlle P… avait déculotté et sévèrement fessé ! J’étais très embarrassé pour répondre.
    Et justement, dans une des deux classes voisines, c’était une classe de CP avec la maîtresse Mlle H… Cette dernière faisait aussi parfois entendre quelques fessées bien sonores. J’étais dans ce cas à la fois amusé et angoissé : j’étais conscient du sale moment que passait le mauvais élève, car j’avais eu moi aussi Mlle H… comme maîtresse en CP, et pour avoir moi aussi subi ses longues et piquantes fessées, je savais que le gamin pleurait et criait à bon escient. Et, tout comme Mlle P…, qui venait des l’école des filles, Mlle H…, qui venait de chez les garçons, punissait autant les filles que les garçons. Les slips blancs et les fesses des deux sexes étaient souvent exposés pour des bonnes fessées.
    Enfin, chère Kristeen, dépêche-toi justement de nous raconter cette fessée publique dont tu as été témoin.

    Bisous.

    Louis3901
    gallie050753@yahoo.fr

  5. Marco dit :

    Bonjour à tous.
    Bien que ce récit soit ancien, je vois qu’il continue à susciter des commentaires récents.
    J’ai connu moi aussi ces écoles mal insonorisées d’où l’on entendait les remontrances et claques données dans les classes voisines.
    J’ai connu comme auditeur, comme spectateur, mais aussi hélas comme acteur.
    Sur le moment on aurait préféré être ailleurs que ces moments paraissaient longs lorsque l’on subissait !
    On attendait un temps hypothétique où l’on serait un « grand » dispensé de ces pratiques. Et dire qu’aujourd’hui on y repense avec regrets.

  6. CLAUDE dit :

    Je ne suis pas favorable aux châtiments en public:c’est une humiliation qui peut conduire à l’effet inverse de celui recherché: la rébellion. Pour ma part j’ai connu la fessée et le martinet mais toujours EN FAMILLE. C’était très efficace et je ne me suis jamais révolté. Je remercie mes parents de m’avoir ainsi aidé à grandir surtout au moment difficile de l’adolescence où les corrections que j’ai reçues m’ont permis de filer doux, ce qui plus tard dans ma vie d’adulte m’a évité beaucoup d’ennuis.

  7. Jean-Paul dit :

    Nos parents étaient plus courageux que nous !… Qui déculotte et fesse encore un gamin désobéissant ou paresseux? Qui décroche le martinet pour sanctionner une insolence ou un mauvais carnet de notes ? Mes amis, serais-je le seul à maintenir peu ou prou ces traditions de discipline et de respect ?

    • chris B dit :

      Je pense que beaucoup de parents continuent à fesser leurs enfants sans le crier haut et fort comme par le passé où la fessée était parfaitement admise comme moyen de discipline et non mise à l’index comme de nos jours. Vu la mentalité de notre époque, et dans les forums sur d’autres sites, dès qu’un parent prétend recourir à cette punition, aussitôt des gens leur tombent dessus avec des accusations et des conseils invraisemblables : maltraitance… voir un psy…
      On en arrive à de condamnations comme ce père qui fut condamné à payer € 500 pour avoir osé fesser son rejeton…
      De quoi pousser à un silence prudent ceux des parents qui estiment que la fessée est une affaire strictement privée ! Mais le fait est là : quand des parents sont incapables d’éduquer leurs enfants en les laissant sombre dans la délinquance, on les accuse de laxisme ! Comprenne qui pourra… On n’en est pas à une contradiction près dans le pays de l’enfant-roi !

  8. Laurent dit :

    Ma petite dernière est pliée de rire quand on lui donne la fessée, alors c’est plus un jeu qu’une punition !

  9. Labradorinfo dit :

    Jean Marie méritait cette fessée déculottée avec mise au coin les fesses nues car il avait triché.
    Et la tricherie doit être sévèrement punie .Une fessée déculottée devant la classe était la punition adaptée.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775