La fessée appliquée

Bienvenue sur mon blog

La fessée d’Élise

copiedenorty2.jpg

Par Robert

L’entraide dans notre village, mais plus particulièrement dans notre rue, était telle dans les années 70 qu’il était courant que les mères se chargent à tour de rôle du covoiturage pour emmener les gosses à l’école. Il n’était pas rare non plus de voir un gamin se faire fesser par un voisin ou une voisine qui en avait la garde. Punitions parfois doublées par les parents eux-mêmes.

D’après ce que me raconta maman, la mère d’Élise, la fille de notre voisine, accourut la voir s’inquiétant de la disparition de sa fille qu’elle ne trouvait nulle part. Après avoir visité toutes les pièces de notre maison et ne la trouvant point, il vint à l’idée de ma mère de vérifier ma chambre où je faisais ma sieste coutumière. Et là, que découvrit-elle ? La petite Élise et moi endormis et sagement entrelacés. Bien que soulagées et attendries, toutes furent surprises de constater qu’Élise avait pu ce faufiler dans notre maison sans y être aperçue. Il faut dire que cette escapade ce déroula en été et que les portes fenêtres étaient grandes ouvertes.

Une autre escapade eut lieu quelques semaines après.  Nous nous étions cachés dans le vestibule de ma chambre pour jouer… au docteur comme tant d’enfants aiguisés par la curiosité. C’est mon père qui nous découvrit, moi en slip et Élise en petite culotte. J’étais  terrifié, certain qu’il allait baiser ce dernier vêtement pour m’administrer une fessée. Il n’en fit rien. Ce jour là, Élise et moi-même échappâmes à une fessée collective si nos mères nous nous avaient trouvés à la place de papa. En fait, papa sembla plus amusé que mécontent de nous découvrir ainsi. Il n’en dit un mot à qui que ce soit.

La chevelure rousse et ses yeux verts combinés aux tâches de rousseur ne cachaient pas les origines Irlandaise d’Élise. Nous nous connaissions depuis nos premières années de maternelle et ce jusqu’à la fin du cours préparatoire. Tout comme Élise, je dus redoubler le CP à cause de notre institutrice qui n’était pas vraiment à la hauteur de cette profession. En plus d’avoir la main leste, elle n’hésitait pas à rabaisser ses élèves. Autant dire que nous ne la portions pas dans notre cœur !

Bien que certains d’entre nous fussent injustement déculottés pour être punis, il faut reconnaître que certains autres élèves méritaient amplement les fessées que leur administrait  cette « gardienne de geôle ». Cependant, après tant d’années, il est amusant de constater que certains souvenirs restent gravés dans nos mémoires, et notamment ceux des punitions injustes reçues.

La première punition injustement donnée dont je me souvienne eut lieu en maternelle au moment de Noël, peu de temps avant la visite du Père Noël. Élise et moi-même devions nettoyer des marques de stylos feutre qu’un gamin indélicat avait laissées sur des tables. Nous n’avions pas le droit de le voir tant que les tables n’étaient pas propres.

La deuxième injustice me concerna plus particulièrement. A l’époque, tous les lundis matin les élèves qui déjeunaient à la cantine devaient remettre à leur institutrices respectives les tickets pour la semaine. Je ne me rappelle plus la raison pour laquelle mes parents me retirèrent de la cantine, mais ce lundi là, je n’avais donc points de ticket à remettre à « Fräulein » G…. Cette dernière, croyant plus que je l’avais perdu, m’envoya chez la directrice après avoir minutieusement retourné mon cartable devant toute la classe pour retrouver le fameux ticket. 

En fait, maman avait tout simplement omis d’informer l’école de mon retrait de la cantine. Par la suite, et après confirmation de mes dires, la directrice me renvoya dans ma classe. Mon cartable et tout son contenu éparpillé se trouvaient toujours par terre.

« Range tes affaires et file a ta place !» m’ordonna Mme G… d’un air méchant et sans un mot de regret.

Rien ! Je passai le  restant de la journée terrorisé à l’idée que cette tortionnaire baisse ma culotte pour me fesser à nu. Je me demande aujourd’hui si elle ne prenait pas un malin plaisir à nous faire souffrir…

Bien que nos parents fussent stricts en ce qui concerne notre comportement, mes sœurs et moi, ils étaient plus conciliants du point de vue de l’éducation scolaire. On ne pouvait pas en dire autant des parents d’Élise. Je me rappelle parfaitement des deux fessées magistrales que reçut cette fillette, l’une par sa mère à son arrivée de l’école, l’autre par son père le soir venu, pour punir Élise d’avoir redoublé le cours préparatoire !

J’assistai malheureusement à cette première fessée déculottée car j’étais sincèrement partagé entre la peine de voir Élise souffrir sachant ce qu’était une fessée déculottée et la curiosité de voir sa jolie lune. Elle reçut cette première fessée juste après être rentrée chez elle. Elle se déroula presque de la même manière que pour moi à la différence près que la jupette d’Élise fut retroussée au-dessus de ses reins. Je pus alors voir sa petite culotte bleue à dentelle descendre jusqu’aux chevilles puis les fortes claques tomber et rougir son postérieur tout nu. Une fois sa punition terminée sa mère lui dit :

«  File dans ta chambre et prépare-toi en recevoir une deuxième fessée par papa ! »

Le soir, avant que le père d’Élise ne rentre, maman vint me chercher. Je ne fus pas témoin de cette deuxième correction mais, depuis notre jardin, nous pouvions entendre le bruit que produisaient les claques sur la chair nue et les pleurs d’Élise.

Durant cet été là, Élise déménagea dans une autre région. Pour ma part, je fus mis dans une école différente. De ce jour-là, je perdis définitivement Élise de vue. Même après tant d’années, j’ai toujours plaisir à m’en souvenir.

 

5 commentaires »

  1. nat dit :

    Je n’avais pas encore découvert votre récit, Robert et je dois avouer qu’il est très bien écrit, plein de poésie et troublant. De plus, j’ai craqué pour le petit dessin qui a été choisi pour votre texte : plein d’humour et de tendresse.
    Merci,
    Nat

  2. Robert dit :

    Chère Nat,

    Je vous remercie pour votre commentaire.
    Mais je dois remercier Alain pour avoir paufiné mon texte d’origine.
    Quant aux illustrations, j’ai mes favoris comme Attwell, Tempest, Mc Gill ou encore Reson.
    Bon week-end à vous,
    Robert

    • Nelly dit :

      TTrès joli récit Robert. Merci de nous le faire partager. On sent dans tes propos la compassion que tu as éprouvée pour la petite Elise qui, finalement, a été punie à la place d’une institutrice incompétente. Je pense que cela doit éveiller pas mal de souvenirs de fessées reçues ou entendues et pour lesquelles nous pensions que c’était aussi un injustice. Bises Nelly

  3. MARON dit :

    J’approuve pleinement ces corrections au Martinet. Pour les filles comme pour les garçons. Par contre, je suis contre la fessée EN PUBLIC: inutilement HUMILIANT. EN FAMILLE, je suis pour le retour au Martinet, notamment quand des questions de mœurs sont en cause: masturbation, flirt poussé, sexe à tout va…

    • Robert dit :

      À mon époque, si la fessée en privé ne réussissait pas à calmer nos ardeurs, la fessée en public nous calmait plus efficacement….

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

ldelange |
LE MAITRE DE VOS REVES .SM |
✽✽✽TEENS ✽✽✽ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | unpas2plus
| Le bogoss
| momo1775