La fessée appliquée

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La fessée du communiant

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par Jean-Jacques

Les histoires que je raconte sont parfois imaginaires, mais celle-ci m’est vraiment arrivée. J’avais douze ans et c’était le moment de faire ma communion solennelle. J’étais un garçon plutôt fluet, avec toutefois de « bonnes fesses », comme disaient les femmes de mon entourage, ce qui me faisait rougir. J’étais très pudique, presque pudibond, et je comprenais tout à fait la fin tragique de Virginie, dans Paul et Virginie, morte noyée plutôt que d’accepter d’enlever quelques vêtements pour pouvoir être secourue plus facilement.

Je faisais des acrobaties ridicules à la plage pour me changer, terrifié à l’idée de montrer mes          fesses. J’étais aussi rêveur, bon élève et très impressionnable : l’endoctrinement des curés qui glissait sur mes camarades comme l’eau sur les plumes de canard me travaillait en profondeur. Avant cette fameuse communion, nous avions eu droit à une retraite de trois jours sous la férule d’un moine de choc, robe de bure, sandales de corde et tonsure. Dans l’église, les filles occupaient les rangées de gauche, les garçons celles de droite. Son premier sermon fut une véritable mercuriale contre les filles venues à l’église « en cheveux ». Il les renvoya pour qu’elles reviennent têtes couvertes d’un fichu. Trois jours de prières, de confession, de culpabilité incertaine pour moi (qu’était-ce que des « pensées impures » ? Quand je pensais le soir dans mon lit, avant de m’endormir, à des fesses ou à des fessées sans comprendre pourquoi j’aimais tant à y penser ?)

Le grand jour arrivé, je revêtis mon aube blanche. Déjà, ç’avait été toute une histoire pour la choisir. Le prêtre en proposait à la vente pour une certaine somme, mais mes parents en avaient trouvé une moins chère et cela me contrariait de ne pas avoir la même que les autres.

Idem pour le missel. Le prêtre proposait une certaine édition, très près de la liturgie utilisée. Mais une tante en avait un en parfait état, assez beau, relié de cuir, mais dont le contenu n’était pas mot à mot celui que l’on me proposait. C’est bien sûr celui qui fut choisi, à ma grande déception.

Donc messe, communion et défilé des aubes, puis gueuleton en famille. Mes deux oncles s’étaient travestis en femmes, tout le monde était pompette. Ma tante Henriette lut une histoire drôle : celle d’une religieuse d’origine italienne sermonnant tout un couvent. « En italien, prier se dit pete », nous précisa Henriette sans se soucier de tordre le cou à la vraie langue italienne, et tout le prêche ne fut qu’une apologie du prout dont l’odeur montait délicatement aux narines du Seigneur.

J’étais catastrophé. Moi qui avais une foi si ardente, voir ces grandes personnes ivres et vulgaires se laisser aller à une telle débauche me faisait horreur. Je revêtis mon aube et courus me réfugier à l’église pour y sangloter en paix.

Le moine m’y surprit et, une main posée sur mon épaule, me consola doucement. Je décidai de devenir missionnaire en Afrique et il me confirma que c’était une bonne idée. Puis il m’ordonna de retourner à la fête, où mes parents devaient être inquiets, d’accepter l’épreuve de voir ma famille ainsi et de me soumettre humblement à la punition s’il était décidé que je sois puni pour la fugue. Humblement et sans discuter, me précisa-t-il. J’obtempérai.

L’ambiance était retombée à cause de l’inquiétude que j’avais provoquée. Le repas n’était même pas terminé, les convives étaient restés au fromage. Mon arrivée déclencha des exclamations pleines de reproches. Cela méritait sanction, certes, mais laquelle ? Ce fut la bonne tante Henriette qui lança l’idée :

– De mon temps, ça se serait terminé par une bonne fessée !

Henriette était veuve sans enfants et avait des idées très arrêtées sur les enfants bien élevés. Le mot fessée fit brusquement monter mon adrénaline, me faisant passer dans un état second, au-delà de la peur. Maman était indécise :

– C’est ce qu’il mériterait, mais il est un peu grand pour ça, quand même.

Tante Renée, la sœur de Papa, mit son grain de sel :

– Ta ta ta. Quand on se conduit comme un sale gosse, on est puni comme un sale gosse et les sales gosses, on les fesse. Chez moi, on avait la fessée même après douze ans. Quand on la méritait. Et on n’en est pas mort.

J’étais vexé comme un pou par cette conversation, mais les paroles du moine étaient encore dans ma tête et je baissai le nez d’un air penaud. Tout ce que je me demandais avec anxiété était de quelle façon on pouvait fesser un communiant en aube. Tante Renée enchaîna :

– Alors, qui est-ce qui la lui donne, cette fessée ?

– Ben toi, Henriette, puisque tu es décidée, accorda Maman en se tournant vers ma tante.

Papa acquiesça d’un signe de tête :

– Moi, je n’ai rien à dire. Jean-Jacques nous a gâché l’après-midi alors qu’on était tous là pour lui.

Henriette se leva et se plaça au bout de la grande table :

– Alors viens ici, Jean-Jacques. Que je te déculotte, comme ça tu t’en souviendras mieux !

J’étais anéanti. Ma promesse au moine m’empêchait de protester ou de chercher à fuir. Il y avait au moins trente personnes à la fête, dont la vieille voisine Mademoiselle Charlotte, chez qui je prenais des cours de piano. Il y avait mes cousins et cousines de Riom, la petite belle-sœur de mon frère aîné,          Rose-Marie, qui avait mon âge.

– Alors tu viens, que je te fesse ? Insista Henriette.

Ce dernier mot acheva de me remplir de confusion et de honte. Je m’approchai d’Henriette, la tête basse, les oreilles bourdonnantes. Elle me plaqua contre elle, tournant mon dos en direction de l’assemblée qui attendait la suite, et troussa mon aube jusqu’à mes reins. Dessous, je portais un short à élastique et mon slip blanc, ainsi qu’une chemisette qu’Henriette retroussa aussi et roula sommairement en forme de boudin pour que l’aube et la chemise ne retombent pas pendant la fessée. Je savais qu’Henriette allait me déculotter aussi je ne fus pas surpris quand elle baissa d’un geste franc mon short jusqu’à mes genoux. Tout cela était déjà infiniment humiliant devant autant de monde, mais je n’eus pas le loisir d’éprouver longtemps cette honte, car je sentis la main droite de ma Tante qui baissait mon slip bien bas, avec le short. Puis sans attendre, elle commença à me fesser d’une main sèche.

En même temps que le bruit des claques sur ma peau nue, je percevais une sorte de brouhaha. Sans doute les grandes personnes commentaient-elles la fessée, louant cette bonne vieille méthode dont on n’usait plus assez souvent. Les plus jeunes, les enfants, devaient regarder d’un air gêné, car que l’on me déculotte, moi un grand garçon le jour de sa communion, était indirectement un affront à tous ceux de mon âge, comme si cela leur rappelait qu’ils n’en étaient pas à l’abri.

La fessée dura assez longtemps pour me faire trépigner sans crainte du ridicule sous l’avalanche de claques brûlantes. Mes culottes étaient descendues à mes chevilles. Henriette ne me relâcha qu’après m’avoir appliqué une quarantaine de claques, ce qui est réellement, pour celles et ceux qui en ont reçu de semblables, ce qu’on appelle une « bonne fessée ».

 Ensuite elle m’ordonna de me mettre au piquet face à la porte, tenant toujours mon aube et ma chemisette troussées pour bien montrer mes fesses rouges à toute l’assistance.

Ma petite belle-sœur Rose-Marie demanda si elle pouvait m’apporter un morceau de la pièce montée, mais ce fut la Tante Renée qui remarqua :

— Il n’a même pas mangé son fromage ! Donne-lui d’abord un morceau de fromage.

Et elle coupa elle-même un morceau de munster qu’elle mit sur une assiette à dessert qu’elle tendit à la fillette. Celle-ci, le visage moqueur, vint se mettre en face de moi et me dit :

— Tiens, mon petit beau-frère, voilà ton fromage ! d’une voix flûtée.

Puis elle me mit dans la bouche le morceau de munster à l’odeur puissante, que je dus avaler bouchée par bouchée malgré le ridicule de ma situation. Le sourire moqueur de la fillette me donnant la becquée, l’odeur de ses petits doigts qui s’approchaient de mon nez (et mettaient un malin plaisir à me barbouiller très légèrement autour de la bouche) mettaient un comble à ma confusion.

Enfin, toute la famille partit faire un tour et je fus autorisé à me reculotter pour parader dans le village en grande tenue de communiant. Tous, et moi en premier, savaient que j’avais été fessé d’importance. Tous avaient pu admirer à satiété mes bonnes fesses mises à l’air devant tout le monde.

En y repensant, en croisant de petits incidents, de petites remarques que faisait ma bonne Tante Henriette (en réalité, c’était ma Grande-Cousine, la fille de ma Grand-Tante Marie), je compris que cette dame qui souffrait sans doute de solitude et de frustration aimait à fesser. Il ne se passait pas de visite chez elle sans qu’elle ne relate une fessée à laquelle elle avait assisté, distillant son approbation de ce genre de punition envers les petits garçons mal élevés.

Aussi, ce n’était guère étonnant qu’elle se fût proposée pour me fesser devant toute l’assistance. Cependant, le lendemain de la communion, au moment des au revoir, ce fut avec un élan spontané d’affection que j’embrassais ma Grande-Cousine.

Il y a très longtemps que je n’ai plus la montre offerte pour l’occasion, encore moins le missel. Mais cette fessée est le plus précieux des cadeaux que je reçus ce jour-là et son souvenir ne s’est jamais affadi.

4 commentaires »

  1. ELMARRE dit :

    Cette vieille parente a-t-elle un jour pu se douter du trouble profond (et à postériori agréable) qu’elle avait produit en vous dénudant ainsi en public ?

  2. Jean-Jacques dit :

    Je pense qu’elle ne s’en doutait pas, ELMARRE. Elle aimait à fesser les petits garçons et savoir que cela les faisait rêver ensuite aurait peut-être gâché son plaisir : pour qu’elle se laisse aller à son penchant, il ne devait rien y avoir d’autre que des principes moraux et vertueux. Cela lui permettait de gagner sur deux tableaux : le plaisir de donner la fessée sur un postérieur déculotté et la satisfaction d’agir selon la morale, avec la conscience tranquille. Je sus plus tard qu’elle ne dédaignait pas de s’occuper des fesses des plus grands (sous prétexte de soins médicaux, par exemple, elle était bien trop refoulée pour admettre que cela lui procurait une gratification érotique), mais ceci est une autre histoire.

  3. patrick dit :

    de ma communion je possède encore en cadeau un stylo 4 couleurs,un excellent souvenir,c’était en 1967.

  4. marco dit :

    bonjour,

    j’ai pareillement une fois subi le même genre de châtiment, mais c’était à l’école en cours de dessin et l’on portait de longues blouses pour protéger des taches – je vous raconterai si ça intéresse -heureusement je n’ai pas connu votre aventure lors de ma communion – je n’aurais pas été aussi docile ! Beau récit qui sent le vécu !
    Marco

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