La fessée appliquée

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La fessée « made England » pour six tourtereaux

Churchward 122

Par Madeleine

Voici un récit qui nous reporte en 1973, soit un an après la première interdiction des châtiments corporels en Angleterre (voir « une grève contre la fessée cuisamment payée ») montrant qu’il y a une différence entre la loi et le changement de pratique !

Française par mon père et anglaise par ma mère, j’ai passé mes années d’adolescence entre 1972 et 1976 à Londres. J’étudiais dans un lycée de filles mais l’établissement comportait aussi une section « garçons », les deux étant officiellement totalement étanches. En fait, seules les installations sportives étaient communes et, avec deux amies, j’ai pu faire faire des doubles de la clef d’une des salles où l’on rangeait les accessoires sportifs. C’était très discret et très pratique pour rencontrer nos « boyfriends ».

A l’époque, c’était d’ailleurs beaucoup de caresses et peu ou pas de « conclusions ». Malgré nos précautions, mais je pense que nous avons été dénoncés, deux surveillants de l’établissement de garçons et deux surveillantes de celui des filles sont venus constater nos « débordements » et lorsqu’ils ont fait irruption dans la pièce, il n’y avait aucune ambiguïté sur nos occupations !

Malgré le caractère chevaleresque de nos amis qui voulaient porter seuls la responsabilité de notre inconduite, nous sommes passés tous les six en conseil de discipline restreint. Restreint, car il ne fallait pas ternir la réputation du lycée en montrant à tous nos turpitudes. Cela arrangeait aussi nos familles qui ont « négocié » le fait que nous ne soyons pas renvoyés, ce renvoi aurait été considéré comme une exclusion de nos familles d’une certaine société…

Bien que n’ayant pas fait tout mon cursus scolaire en Angleterre, je savais ce qui nous attendait, nous allions être « disciplinés » c’est-à-dire recevoir un châtiment corporel et, vu la faute, on ne pouvait pas s’attendre à une quelconque clémence. La sanction fut d’autant plus rapidement prononcée que nous avions reconnu les faits. Cela se déroula le Samedi matin suivant à la direction du lycée.

Officiellement, les garçons devaient être corrigés par leur directeur et nous par la nôtre ; cela fut le cas mais avec une variante… Nous avons été convoquées à 10 heures 30 et nos trois amis à 10 heures…. Nous sommes toutes arrivées en avance, il ne fallait surtout pas être en retard en plus… Nous attendions dans l’antichambre de la direction et là, on a clairement entendu le bruit, certes atténué, de la terrible cane qui s’abattait sur les fesses d’un des garçons. Au bruit de l’impact et des réactions du garçon de plus en plus audibles, Mary dit « c’est cul nu ! ». Cela n’avait rien pour me rassurer… Le bruit s’arrêta pour reprendre et quelques minutes après, le dernier garçon « y passait ». Vous imaginez notre état d’esprit…

La directrice munie d’une solide « tawse » arriva pendant la dernière punition, La bonne nouvelle c’est que nous allions échapper à la cane. A la fin de la punition, la directrice nous fit entrer dans le bureau. Là, nos trois amis étaient debout face au mur, mains sur la tête, en liquette, le slip aux chevilles. On voyait sur leurs cuisses et le bas de leurs fesses les zébrures de couleur pourpre laissées par la cane.

Andrew, mon petit ami, le dernier puni, sanglotait encore. Le directeur n’y était pas allé de main morte ! Il nous accueillit en nous disant qu’il en avait terminé avec ces « gentlemen ». Ces derniers eurent l’autorisation de se reculotter et allèrent chercher pantalons et chaussures de l’autre côté de la pièce. Après s’être rhabillés à la hâte, ils sortirent du bureau suivis par le directeur… Andrew le visage marqué et déconfit me fit un pâle sourire et me glissa un « courage Madeleine ! » et il me faudrait effectivement en avoir.

Paradoxalement si j’avais été terrorisée pendant toute l’attente de notre punition et si je n’avais quasiment pas fermé l’œil la nuit précédant « l’exécution », je n’avais maintenant plus peur, plus honte. Advienne que pourra.

Je fus la première à être corrigée. J’enlevai mon blazer d’uniforme, mes chaussures et je me suis présentée devant la directrice. Je dus me pencher sur le dossier d’un fauteuil, agripper les accoudoirs. Je sentis le pan de ma jupe être retroussé puis coincé dans la ceinture, puis le terrible courant d’air quand elle me déculotta. Comme les garçons, je me retrouvai la culotte autour des chevilles.

Avant que ne commence la raclée, j’ai jeté un coup d’œil sur mes deux compagnes, mains sur la tête, le visage crispé et terrifié, elles n’en menaient pas large… Après que dire, rien ne vous prépare à recevoir 15 coups de cette terrible tawse… Le temps entre deux cinglées me parut interminable, mais il ne devait pas durer plus de 10 ou 15 secondes.

La douleur supportable pour les premières cinglées devint vite terrible quand la lanière frappait une zone déjà atteinte. Je m’agrippais désespérément aux accoudoirs, au début je comptais mentalement les coups, mais rapidement je perdis pied. Malgré moi je dansais littéralement sous les cinglées… Si j’ai pleuré, je ne pense pas avoir vraiment « craqué » et en tout cas je n’ai ni crié ni supplié… Enfin ce fut terminé, et après quelques secondes, je fus autorisée à me relever et, comme les garçons à « aller voir le mur ».

Il me fallut de longues minutes pour reprendre mes esprits et ce ne fut que lorsque j’entendis les premières cinglées s’abattre sur les fesses de Mary que je repris un peu pied. La douleur était encore très vive, j’avais l’impression que mes fesses avaient doublé de volume, mais la douleur effaçait la honte d’être ainsi exposée.

Je jetais des coups d’œil à Mary qui, elle aussi, se contorsionnait sous la lanière. Je fus horrifiée en voyant ses fesses se zébrer de rouge vif, les miennes ne devaient guère être mieux ! Enfin après la correction de Judith tout fut enfin terminé et nous avons pu nous échapper du lycée…

Il fallut plusieurs minutes pour que l’une de nos trois ose prendre la parole, on s’attendait à une punition mais pas à une fessée pareille ! On s’est réfugiées chez Judith et on a eu la surprise d’y trouver nos trois mères qui nous attendaient. Elles furent formidables, dédramatisèrent la situation bien qu’elles aient accepté que nous soyons châtiées et comme conclut ma mère :

« Voilà Madeleine, tu as payé. Allez prendre une douche et on s’occupera de vous. »

Je ne sais laquelle des trois avait apporté une crème « apaisante » qui nous fut d’un grand secours ! J’appris à cette occasion qu’à 16 ans ma mère avait connu la cane. Ce douloureux épisode finalement me rapprocha d’elle.

Le lendemain nous avons rencontré « nos » garçons et je peux certifier, de visu, qu’Andrew portaient encore les marques de la cane… Vous pouvez donc constater que cette punition n’avait en rien calmé nos ardeurs !

illustr. Churchward 122

18 commentaires »

  1. monenfance88 dit :

    Merci Madeleine, très joli récit. On a du mal à s’imaginer ces terribles corrections dans les institutions anglaise. On n’a pas connu ça en France, Dieu merci.
    Mais je me demande comment ça se passai. Des dans pays voisins de la France étaient-il dans le même esprit? Cela existe-t-il encore dans cetains pays ? Merci de me répondre.

    Dernière publication sur Monenfance88 : 48 A NOËL1966

    • Madeleine dit :

      Et bien en effet, nous n’avons pas connu de telles punitions en France ,du moins dans le monde du collège ou du lycée. Il me semble que dans les années 60, les punitions corporelles étaient encore administrées en Allemagne mais je n’en suis pas sûr.
      Actuellement une bonne moitié des états des USA autorisent les punitions corporelles, mais qui n’ont rien à voir avec de telles punitions. Dans les pays asiatiques, et notamment au Japon, les châtiments corporels semblent encore assez systématiquement employés. C’est souvent le cas dans des « officines » qui prodiguent des cours en dehors des heures scolaires. La bas, pour réussir, il n’est pas rare qu’un collégien ou qu’une lycéenne fasse 2 ou 3 heures supplémentaires le soir pour assurer un bon niveau. Ces cours étant très chers, les parents exigent des résultats et tout manquement des étudiants est passible d’une sanction exemplaire pouvant inclure un châtiment corporel administré avec un petit fouet en bambou.

      • Emilie dit :

        Bonjour Madeleine !
        Et là, tu parles pour des étudiants de quel âge qui se feraient encore corriger ?

        • Madeleine dit :

          Bonjour Emilie..
          Et bien, pour ce que j’en sais, il s’agit d’élèves (garçons comme filles) de collège voire de lycée. Ce sont leurs résultats qui leur permettront d’intégrer les meilleures écoles et donc de décrocher plus tard les meilleurs emplois. Pour les parents, c’est donc indispensable que leurs enfants réussissent et ceci quelle que soit la méthode !
          Madeleine

      • monenfance88 dit :

        Salut Madeleine et merci, en effet, je suis un peu au courant les pays Asiatiques en regardant You Tube

        Dernière publication sur Monenfance88 : 48 A NOËL1966

      • Louis dit :

        Bonjour Madeleine.
        Dans les années 50, 60 et même 70, les fessées en France ne devaient pas exister, à ma connaissance, dans les collèges et lycées. En revanche, les gifles étaient données dans les collèges. Mais la fessée était une punition courante en France dans les écoles maternelles et primaires. Je sais de quoi je parle, j’étais en primaire de 1959 à 1964, et j’ai eu largement ma part.
        Si je fus souvent déculotté par les maîtresses (et souvent slip compris), je n’ai connu en revanche que des fessées à la main. J’ai aussi été témoin de distributions de fessées sur les autres élèves (y compris les filles, car mon école primaire est devenue mixte à partir de mon CE2),et là aussi le déculottage était fréquent (parfois même dans la cour de récréation), mais les maîtresses (et quelques maîtres) fessaient toujours à la main.
        Voyez donc, chère Madeleine , que même en France la fessée avait largement sa place dans l’éducation pendant cette période. Il en était de même avec les parents (je sais que le martinet ou d’autres objets comme la ceinture étaient utilisés, mais pas chez moi, Maman se « contentait » de sa main droite particulièrement leste), mais aussi d’autres membres de la famille : oncles, tantes, grands-parents… Idem avec des personnes extérieures, comme les moniteurs et monitrices de centre aérés ou de colonies de vacances, les nourrices…
        Louis3901

        • jean marie dit :

          Il n’y a pas qu’en Angleterre que le fossé était grand entre la loi et la pratique pour les châtiments corporels à l’école. En France, une circulaire du ministère de l’Instruction les avait interdits dès 1887 et pourtant…
          Je suis né en 1939 et dans les années 1950, au collège, des copains ont reçu de sévères fessées déculottées au martinet (parfois une cinquantaine de coups) dans le bureau du directeur. Certains professeurs donnaient aussi des fessées dans leur classe avec l’accord et la bénédiction des parents. C’était rare mais cela existait et mes fesses en gardent un souvenir cuisant.
          En pension, j’ai reçu du martinet sur les cuisses et les mollets ainsi que des fessées déculottées à la main, ce qui était d’autant plus humiliant que nous étions corrigés par de jeunes surveillantes guère plus âgées que nous. Je dois le reconnaître, ces fessées étaient toujours largement méritées.
          Il faut dire que nous portions tous une culotte courte arrivant au ras des fesses et en soulevant la blouse, il était facile pour le professeur de nous cingler les cuisses nues avec le martinet après nous avoir fait venir sur l’estrade et appuyer sur le tableau noir.
          Les filles n’étaient pas plus épargnées que nous et il était courant d’en voir exhiber les marques du martinet sur leurs cuisses comme sur les nôtres. Alors, chaque maman avait son martinet accroché à la cuisine et, je peux vous l’assurer, il ne servait pas que pour la décoration et elles n’hésitaient pas à le décrocher.
          Je pense qu’après Mai 68, les fessées à l’école, au collège et en pension ont disparu progressivement mais pas dans les familles, où il a fallu attendre le début des années 80 pour y voir les dernières fessées au martinet.

      • Lenoir dit :

        Madeleine, tu as l’air bien au courant des châtiments corporels dans les pays asiatiques. Pourrais-tu nous donner plus de détails ? Merci

  2. celine1978 dit :

    Je suis de 78 et pourtant j’ai le souvenir que dans la tranche d’âge 4-6 ans deux ou trois copains ou copines ont reçu une fessée de la maîtresse. Cette dernière, par contre, sortait toujours de la classe pour le faire. Je me souviens particulièrement d’une copine qui m’a dit avoir reçu la fessée en revenant. La pauvre en a même reçu une deuxième de sa maman dans la cour de récréation à la fin de l’école, déculottée devant tout le monde.
    La fessée cul nu dans la cour était la hantise de tous les enfants de mon âge.

    • Louis dit :

      Bonjour Céline.
      Je comprends que tu aies connu ces craintes, car c’était très humiliant pour celui ou celle qui recevait la fessée en classe ou dans la cour devant tout le monde. Pour ma part, j’ai souvenir de trois punitions de ce type :
      - par Mlle H…, ma maîtresse de CP, à la sortie du cinéma, lors d’une sortie scolaire : pantalon baissé, pas le slip ;
      - par Mlle P…, ma maîtresse de CE2, dans la cour de récréation : cul nu devant toutes les classes… et l’école était devenue mixte ;
      - par Mlle P…, ma maîtresse de CM1 (je l’ai eue deux années de suite) dans la classe, non seulement les fesses à l’air, mais aussi devant 5 ou 6 élèves de CP (garçons et filles) qui étaient avec nous pour la journée, car leur maîtresse était absente.
      Et je peux te dire, chère Céline, qu’aucune de mes deux maîtresses ne prenaient la précaution de s’isoler avec l’élève pour le punir !
      Amicalement.
      Louis3901

      • Emilie dit :

        Bonjour !
        Moi je suis encore plus jeune que vous tous et toutes puisque née en 92…
        Je n’ai pas connu les fessées à l’école, mais je les ai bien connues à la maison ! C’était toujours fesses nues, et souvent au martinet ! Et j’y avais droit même s’il y avait du monde à la maison… Là, c’était la grosse honte. Devant grands-parents, oncles et tantes, cousins cousines, et même copines parfois.
        Bises d’Emilie.

        • celine1978 dit :

          Je te rassure, moi aussi j’ai connu la fessée devant du monde. Et on a beau prier de ne pas se faire déculotter, si le parent qui nous fesse a décidé que c’était les fesses nues… Notre petite culotte était descendue.
          Par contre, j’ai eu de la chance, autant nous pouvions la recevoir devant nos frères et sœurs, nos cousins et nos cousines, autant mes parents renvoyaient toujours nos copains et copines chez eux juste avant une fessée, c’était un peu moins la honte, même s’ils leur disaient toujours pourquoi ils les renvoyaient. Du coup, ils pouvaient imaginer ce qu’il nous arrivait une fois la porte refermée.

          • Alain L. dit :

            En effet, Céline… entendre quelqu’un recevoir la fessée sans voir peut mettre les nerfs à vif de celle ou celui qui, en simple témoin, ne peut écouter et voir qu’au travers de sa seule imagination. Les bruits impressionnants qui parviennent à leurs oreilles sont parfois plus dissuasifs que la vision même de la fessée en cours. A ce sujet, les témoignages de « Fessées entendues » rendent bien compte de cette situation.
            Alain L.

        • Lenoir dit :

          Emilie, allais-tu au lycé avec les traces des corrections sur tes cuisses ou tes mollets ?

          • Emilie dit :

            En général, les traces étaient plutôt sur les fesses ! Mais parfois ça dépassait un peu sur le haut des cuisses… La honte au lycée, oui !
            Bises.

  3. monenfance88 dit :

    Moi, je recevais toujours la fessée déculottée avec le martinet dans la cour de l’école devant tous les élèves réunis. Maman me fessait en disant « une fessée déculottée se donne toujours en public pour te faire honte mon bébé ».

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Madeleine. Merci pour ce magnifique récit, même s’il a coûté cher à vos fesses et à celles de vos copines et bien sûr encore plus cher à celles de vos « boyfriends ». Pour ma part, je suis convaincu qu’il est vain de lutter ainsi contre les appels de la chair à l’adolescence. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir des limites. Mais dans votre récit il ne s’agissait, dites-vous, que de « débordements ». Du reste ces corrections, pourtant redoutables n’ont « en rien calmé vos ardeurs ». De plus, vos mères furent compatissantes. Du coup, on vous envierait presque ! Enfin, plus en fantasme qu’en réalité… Amicalement. CLAUDE.

  5. claude. dit :

    Bonjour Madeleine. Merci pour ce récit qui m’étonne. Je ne pensais pas que après 1972, date de l’interdiction légale des châtiments corporels, du moins dans les école,ceux-ci aient pucontinuer à prospérer, dans la plus grande discrétion évidemment. Certes vos « activités » avaient un zeste de transgression de la chasteté! Mais de quel droit vous obliger à être chaste, à cet âge là surtout! Du reste,je suis heureux de constaater que les sévères fessées endurées par vous et vos « Boyfreinds, n’ont nullement tempéré vos ardeurs. Bises. CLAUDE.

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