La fessée appliquée

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La fessée plébiscitée

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par Mamie Charlotte

Mamie Charlotte ne pouvait pas rester muette dans ce grand débat qui mobilise les foules. Son point de vue ferait-il encore débat en cette période de brûlante actualité ? 

Tous les amis, qui me connaissent un peu au travers de mes Souvenirs, savent que je suis très critique sur la méthode d’éducation utilisée par mes petits-enfants pour leurs progénitures. 

Sans donner dans le laxisme ambiant ni s’adonner au culte de l’« enfant roi », ils sont victimes du climat actuel qui assimile une fessée donnée par un parent aimant à de la maltraitance. Ils lui préfèrent des punitions qu’ils jugent moins barbares comme la privation d’un loisir (parfois pendant tout un mois !) ou d’un objet désiré et refusent d’admettre que ce type de sanction perturbe plus la vie du gamin qu’une bonne fessée déculottée : les premières minutes, il a un peu de mal à s’asseoir mais, très vite, sa vie reprend son cours normal. 

Je ne peux m’empêcher de vous faire partager la satisfaction que j’ai éprouvée au cours d’une longue conversation téléphonique avec Laurence, la compagne de mon petit-fils Jérôme, qui m’a annoncé qu’ils avaient, enfin, renoncé à toutes ces punitions « modernes » pour les remplacer par la bonne vieille fessée dont nous reconnaissons tous ici les mérites. 

Laurence et Jérôme sont les parents de Zoé, âgée de 11 ans, et de Louis, 7 ans. 

Mais, laissons parler Laurence : 

« J’attendais Louis à la sortie de l’école quand Luna m’aborda : 

- Bonjour, Madame. Je suis bien triste. Je fête mon anniversaire mercredi mais Louis m’a dit qu’il ne pourrait pas venir et pourtant on se connaît depuis l’école maternelle et on s’aime bien. 

Louis nous rejoignit pendant que je lui répondais : 

- Il est puni et privé de sorties pendant deux semaines. Tu n’es jamais punie toi ? 

- Si mais jamais comme ça. Maman nous donne une bonne fessée, elle nous fait promettre d’être gentil et notre bêtise est oubliée. 

Louis se saisit de la perche qui lui était tendue pour me demander d’un air suppliant : 

- S’il te plaît, Maman, fais pareil ! Donne-moi une fessée et laisse-moi aller à l’anniversaire de Luna. 

En me disant qu’ils avaient bien préparé leur coup,  je lui répondis : 

- Réfléchis bien, tu me demandes de faire comme la maman de Luna et de punir toutes vos sottises par une fessée. On en parlera ce soir avec ton père et Zoé, mais il faut que vous soyez tous les deux d’accord : je ne veux pas vous traiter différemment ta sœur et toi. 

En rentrant à la maison, j’indiquais à mon fils qu’il devrait convaincre sa sœur mais que je n’étais pas persuadée qu’elle accepte le nouveau règlement. 

Après le retour de Zoé, j’entendis plus de bruits d’ouverture et de fermeture de portes que d’ordinaire du côté des chambres des enfants… 

Pendant que Jérôme m’aidait à la cuisine, je le préparais à la demande qu’allait nous faire Louis. Il en fut d’abord surpris mais se ravisa : 

- Tous les deux, nous en avons pris de bonnes lorsque nous étions gamins et nous n’en gardons pas un mauvais souvenir. Seulement ne compte pas sur moi pour m’occuper de Zoé. Je me vois mal lui donner sa première fessée à bientôt 12 ans ! 

Au dessert, j’annonçais : 

- Louis voudrait que l’on modifie le régime des punitions. 

Après un exposé au cours duquel il prôna l’abandon des sanctions en vigueur et l’adoption de la fessée, il interrogea sa sœur. Après s’être assurée que ce serait bien moi qui lui donnerais la fessée et que je la lui donnerais dans sa chambre en tête-à-tête, si j’ose dire, Zoé marqua un temps de réflexion avant de nous demander : 

- C’est bien. Mais il faut que vous nous promettiez de ne pas acheter de martinet, ça fait vraiment trop mal. 

Amusée, je lui répondis : 

- Tu sais, ce n’est pas si terrible. Papa et moi avons reçu de bonnes fessées au martinet quand nous étions petits. Mais je vous le promets, il n’y aura pas de martinet à la maison. Comment sais-tu que ça fait si mal ? 

- C’est Rudy qui me l’a dit. Sa maman a un martinet et elle l’utilise pour punir leurs très grosses bêtises. Bon ! Alors, je suis d’accord avec Louis. Mais si tu l’autorises à aller à l’anniversaire de Luna, tu dois me donner aussi une fessée et m’acheter le joli petit haut que tu m’as refusé la semaine dernière pour me punir. 

- Tu as raison ! Par qui je commence ? 

Voilà une famille revenue à la raison, et ce,  grâce aux enfants ! 

 

Illustration : Lafnet (Jim Black)

77 commentaires »

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  1. Nelly dit :

    Laurence,
    Je suis bien d’accord avec vous, le primordial est bien l’après, le moment ou le ou la puni-e après avoir réfléchi seul-e, s’entend expliquer la gravité de son comportement et pourquoi il ne faut pas se comporter ainsi. C’est effectivement à ce moment là, juste après avoir reçu la fessée, qu’il ou elle est plus réceptif-ve. Ensuite seulement vient le moment de la consolation. Bises Nelly

  2. celine1978 dit :

    C’est marrant ces différences, chez nous quand j’étais petite, et du coup j’applique le même schéma avec mes enfants, la leçon de morale était donnée juste avant que la fessée ne tombe. Quand nous étions déjà au courant que nous allions recevoir la fessée et que nous étions prêtes à être punies. Quand la fessée était donnée déculottée, il arrivait même qu’il commence à nous déshabiller pendant cette phase.
    Je pense que nous étions tout autant réceptives juste avant que juste après.
    Du coup pour nous l’après fessée, ce n’était que le pardon ;)

    • greg dit :

      Pour moi aussi c’était pareil: la leçon de morale avant la fessée.

      • Laurence dit :

        Bonjour Céline,
        Bonjour Greg,
        Je ne pense pas que nos méthodes soient si différentes.
        Lorsqu’un de nos enfants a un comportement inacceptable, nous essayons de lui démontrer qu’il s’est mal conduit (pour moi c’est la leçon de morale) et que son comportement mérite une punition. Comme je l’ai déjà dit ici, je suis persuadée que l’après-fessée est le moment le plus propice pour entamer une discussion avec lui et lui faire prendre de bonnes résolutions pour l’avenir. Et ensuite vient le pardon.
        Bien cordialement.
        Laurence

        • Nelly dit :

          Bonsoir,
          Je suis d’accord avec vous Laurence : la leçon de morale est là pour expliquer la faute, ensuite vient le moment du choix de la punition qui doit être laissé a initiative du ou de la puni~e, surtout quand ils ont l’âge de bien comprendre, puis la punition et le pardon. Bises Nelly

  3. Louis dit :

    Bonjour à tous.

    Chez nous, il n’y avait que deux parties. D’abord, c’est Maman qui, en fonction de la bêtise commise, mais aussi en fonction de son humeur, décidait de la punition (privation ou fessée). L’application était immédiate, y compris pour la fessée. Je n’avais pas à attendre le soir, ou des choses comme ça. Maman était impulsive, elle se mettait en colère, et la fessée tombait sur-le-champ. C’est en général le soir, au moment du dîner ou du coucher, que Maman me reparlait de ma bêtise, me faisait la morale et espérait ne pas avoir à m’infliger une nouvelle fessée. L’incident était alors définitivement clos… jusqu’à la prochaine bêtise !
    Amicalement.
    Louis

  4. Louis dit :

    Bonjour Laurence.

    Même si tes enfants ont opté pour le régime fessée, je suppose qu’ils redoutent ce moment, dès lors qu’ils ont commis une faute et qu’ils savent ce châtiment corporel inévitable. Quand ils sont sur le point de recevoir leur bonne fessée, du coup est-ce qu’ils tentent le tout pour le tout, avec des phrases du style : « Non, maman, non, j’recommencerai plus » ? Est-ce qu’ils essaient de résister en s’accrochant à tout ce qu’ils trouvent pour ne pas monter dans leur chambre ? Es-tu obligée de les forcer ou de les menacer ? Ou est-ce qu’ils n’opposent aucune résistance pour ne pas aggraver leur cas ?

    De même, quand ils sont en position, allongés sur tes genoux, est-ce qu’ils tentent de résister, en mettant leurs mains ou leurs pieds, auquel cas tu es obligée d’employer la force (j’ai dit la force, pas la brutalité), ou là encore est-ce qu’ils se laissent faire pour ne pas aggraver leur cas ?

    S’il n’y a pas de tierces personnes à la maison, tu les emmènes immédiatement dans leur chambre, ou tu leur donnes « rendez-vous » à plus tard, le soir par exemple ?

    S’il y a du monde à la maison, leur donnes-tu leur fessée immédiatement dans leur chambre (auquel cas les invités ont droit à la bande son) ou attends-tu que les invités soient partis ?

    A l’inverse, si vous êtes invités chez quelqu’un, les emmènes-tu dans une autre pièce de vos hotes ou attends-tu que vous soyez rentrés à la maison ?

    Dans les deux cas, si tu diffères la fessée, annonces-tu la punition devant les tierces personnes, ou fais-tu l’annonce discrètement ?

    Pour ma part, avec Maman, pour une grosse bêtise, même en présence d’autres personnes (famille notamment), je recevais la fessée déculottée devant tout le monde. Mais c’était dans les années 60. Autre temps, autres moeurs.

    Amicalement.
    Louis

    • Laurence dit :

      Bonjour Louis,
      Comme je viens de le dire à Alexandre, quand un enfant a un comportement inacceptable, nous discutons d’abord sereinement avec lui pour lui démontrer qu’il s’est mal conduit et que son comportement mérite une punition. A partir de là, la punition qu’il a choisie c’est la fessée. Si je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est serein, il est résigné sachant que quelques minutes plus tard tous nos griefs seront effacés et que la vie reprendra comme avant.
      Lorsque nous avons du monde à la maison ou que nous sommes invités, je me dois à mes invités ou à mes hôtes et si un enfant a devant eux une conduite répréhensible, il est hors de question que nous nous absentions pour régler nos comptes sur-le-champ. Par contre, j’ai déjà dit « Maintenant, ça suffit ! On réglera nos comptes plus tard », ce que tout le monde a pu décoder sans peine.
      Bien cordialement.
      Laurence

  5. Johan dit :

    Je suis très heureux de constater que je ne suis pas seul à être partisan de la fessée. Le « avant fessée » permet à l’enfant puni de se mettre en cause et de se convaincre qu’il a mérité une punition.
    La fessée qui lui sera donnée calmement et avec amour, il l’attend et peut-être même la désire. Même s’il a peur d’avoir mal un instant, il sait en effet, qu’après un mauvais moment à passer et de bonnes claques sur les fesses, sa faute sera effacée et que son correcteur lui donnera son pardon et l’assurera de son affection.
    Et puis je l’avoue, la douloureuse sensation de cuisson se calme très vite après la fessée et se transforme en de légers picotements qui sont presque agréables. Et je sais de quoi je parle !

  6. CLAUDE dit :

    Je suis tout à fait d’accord:il n’y a pas d’éducation sans punition et la fessée (j’ajouterais même parfois le martinet donné avec modération)sont des recours légitimes. Mais il n’est pas facile pour des parents de fouetter un enfant que l’on aime,même si c’est pour son bien. Toutefois c’est la responsabilité des parents et le plus souvent,quand la correction était méritée,l’enfant y trouve une forme d’affection se sachant encadré et ayant des limites claires à ne pas franchir dans une société qui donne si peu de repères!

  7. Louis dit :

    Bonjour Laurence.
    Je te présente mes meilleurs voeux pour 2016, ainsi qu’à Alain Lambercier et à tous les lecteurs et lectrices de ce blog. Longue vie à ce dernier.
    Si je compte bien, ta fille Zoé doit avoir aujourd’hui 18 ans, et ton fils Louis 13 ans. Êtes-vous toujours à la maison au régime « punitions = fessées » ? Quand as-tu fessé Zoé pour la dernière fois ? Et Louis ? Tes enfants, bien que grandissants, acceptent-ils toujours ce châtiment corporel comme seul type de punition ? Les fessées sont-elles toujours complètement déculottées (derrière mi à nu ?), et le déculottage est-il toujours effectué par tes soins ? Comme tes enfants prennent de l’âge, est-ce que maintenant ils ont tendance à se débattre avant et pendant la fessée ? Et Jérôme, ton mari, reste-t-il toujours en dehors de l’administration des fessées ?
    Amicalement.
    Fesseusement vôtre.
    Louis

    • Laurence dit :

      Bonjour Louis,
      Un grand merci pour tes bons vœux. A mon tour (avec un peu de retard certes, mais avec tout mon cœur), je te souhaite ainsi qu’à Alain, notre talentueux modérateur, et à tous nos amis contributeurs et lecteurs du blog, santé, joies, bonheur et paix pour la nouvelle année.
      Outre ces vœux classiques, j’y ajoute toutes les fessées que vous pouvez désirer et j’espère que le « bon » Père Fouettard a été généreux avec vous.
      Mais revenons à nos moutons ou plus exactement à nos fessées !
      Tu comptes fort bien. Notre Zoé qui aura bientôt 18 ans est toute émoustillée à l’idée d’organiser la grande fête de sa majorité et mon « petit » Louis (bien qu’il ne soit pas loin de me dépasser en taille !) a 13 ans.
      La fessée reste la seule punition chez nous ; rien n’a changé depuis 2009.
      Je suis toujours la Mère Fouettard (actuellement au chômage car les enfants deviennent raisonnables et Louis en a terminé avec sa crise d’adolescence).
      Les enfants (qui n’en sont plus vraiment) acceptent sans rechigner ce régime et plaignent leurs copains et copines qui sont au régime des « punitions modernes » souvent une ponction sur leur argent de poche ou une privation de sortie. La privation d’ordinateur n’est plus une punition car c’est pour eux un outil de travail indispensable. Zoé est une jeune femme équilibrée et raisonnable et sa dernière fessée doit dater de plus de trois ans.
      Bien cordialement.
      Laurence

      • Louis dit :

        Chère Laurence bonjour.
        Merci de ta réponse complète. Et pour Louis, sa dernière fessée date de quand ?
        Bisous, à bientôt.
        Amicalement.
        Louis

        • Laurence dit :

          Bonjour Louis,
          La dernière fessée de notre Louis remonte à la fin juin. Il avait fait fort : séchage du collège pendant deux jours et mensonges éhontés.
          Les élèves avaient reçu leur bulletin de notes et notre fils savait qu’il passait de classe. Les programmes étaient plus ou moins terminés et les professeurs qui ne faisaient pas passer d’examen, occupaient les élèves avec des activités ludiques. L’appel n’ayant pas été fait deux jours de suite, Louis et quelques copains ont pensé que la présence des élèves n’était plus contrôlée à quelques jours des vacances. Alors pourquoi venir en classe quand le soleil brille et qu’il y a tant de choses à faire en ville ?
          Mais malheureusement pour lui, j’ai reçu un appel téléphonique du secrétariat qui m’apprenait que notre fils n’était pas venu au collège depuis deux jours.
          Au cours du dîner, nous lui avons demandé comment s’était passée sa journée. Il nous a répondu en décrivant avec enthousiasme des activités passionnantes jusqu’au moment où Jérôme lui coupe la parole et lui annonce que le collège avait téléphoné pour nous signaler son absence.
          Nous aurions sûrement toléré l’école buissonnière (nous l’avions faite avant lui !) mais ne pouvions pas laisser passer tous ses mensonges… et ce fut la fessée.
          Bien cordialement.
          Laurence

          • CLAUDE dit :

            Bonjour Laurence. Si tous les parents agissaient comme vous, je pense que la jeunesse serait mieux éduquée. Certes, je ne jette pas le discrédit sur LA jeunesse, il faut se garder de toute généralisation. Mais on ne peut que constater que de nos jours beaucoup d’adolescents ne respectent pas les règles du « savoir vivre » en société. Et le comportement de votre fils n’est qu’une peccadille, comparé aux violences, incivilités et autres comportements asociaux que l’on constate chaque jour. Merci donc pour votre témoignage qui est un encouragement pour tous les parents confrontés à de tels problèmes. De plus, le châtiment que vous avez infligé à votre fils, était doublement mérité : séchage des cours et mensonge délibéré. Malgré cela, en parents responsables, vous lui avez donné seulement une fessée. En d’autres temps, le mien, il aurait eu droit au martinet ! Hélas, aujourd’hui cela serait considéré comme de la « maltraitance »! Cela me fait à la fois sourire, car c’est faux, et pleurer, parce que nous vivons une époque où la Loi se mêle de ce qui ne la regarde pas sous prétexte de protéger les enfants. Bien sûr, tous les abus doivent être sévèrement punis, sanctionnés, j’en conviens, mais de là à proscrire le martinet, voire la fessée (!) il y a de la marge b! Merci donc pour ce témoignage qui, je l’espère, confortera les parents responsables dans leur souci de donner une bonne éducation à leurs enfants. Cordialement, CLAUDE

          • Jean Philippe dit :

            Bonjour Laurence,
            Votre récit me ramène quelques 50 ans en arrière, car au même age que votre fils j’ai séché les épreuves du Brevet préférant aller me promener au jardin du Luxembourg.Bien entendu ma mère, enseignante, a été prévenue par le proviseur. J’ai nié les faits prétextant que c’était un autre élève qui avait séché. Ma mère me crut partiellement et attendit les résultats. Le jour J, elle m’accompagna au lycée et elle put enfin apprendre que j’étais ajourné. Je me souviens encore de son regard sévère et l’instant où elle me prit par la main et m’amena vers le banc le plus proche et, devant mes camarades, leurs sœurs, les parents et quelques professeurs venant féliciter leurs élèves, ma mère me déculotta puis me prit sur ses genoux et je reçus la plus sévère fessée de mon existence.
            Elle me releva et me rhabilla car je n’en avais pas la force et nous rentrâmes à la maison. Je reçus une seconde fessée devant ma sœur et je n’ai pu m’asseoir tellement mes fesses me cuisaient
            J’ai pu repasser les épreuves en Septembre et fus admis brillamment.
            Je n’ai pas récidivé pour le bac 3 ans plus tard car je suis certain que ma mère m’aurait puni de la même façon même à 17 ans
            Bien cordialement
            Jean Philippe

          • l didier dit :

            Quoi de plus normal, que votre réaction, chère Laurence . Le comportement de votre fils ne méritait que cela . J’ai dû subir la même chose il y a près de quarante ans et ne m’en porte pas plus mal. Cela a dû le faire méditer, après…

      • Alexandre dit :

        Bonjour Laurence,

        Je suis comme Louis, j’avais envie de reprendre de vos nouvelles et de celles de votre petite famille. Je vous lis, je vous suis depuis bientôt 2 ans et je suis toujours aussi séduit par votre talent et votre réussite ; avoir amené vos enfants à plébisciter dans la durée la fessée et avoir du coup fait de votre famille – aussi incroyable que cela puisse paraître aux personnes étrangères et hostiles à la fessée – une famille formidable : une famille équilibrée, aimante, heureuse et pleine de vie… dont vous devez être fière. Aussi, sachez que je dévore avec le même intérêt vos commentaires d’après récit que votre récit lui-même que j’ai lu et relu de nombreuse fois sans connaître la moindre lassitude. Un parmi tant d’autres a retenu mon attention et comme il m’interpelle particulièrement je me permets de vous solliciter à nouveau pour un complément de commentaire. En espérant cette fois-ci ne pas vous trahir! Vous êtes arrivée à cette conclusion très surprenante – qui ne l’est finalement pas tant que cela quand on analyse froidement ce qu’est une fessée – que la fessée vous a permis de vous rapprocher davantage de vos enfants. Moi-même, je ne suis pas loin de penser que j’aurais sans doute été encore plus proche de ma maman si elle avait pris le temps de « s’occuper » de moi comme vous avez si bien su vous « occuper » de vos enfants! Laurence, je suis persuadé que vous avez toujours été une maman attentive et proche de vos enfants même lorsque le mot fessée ne faisait pas partie de votre vocabulaire. Vos enfants vous ont toujours confié leurs joies et leurs peines mais la fessée telle que vous la pratiquez depuis 6 ans, et même si elle tend à se faire rare maintenant (preuve de son efficacité ou simplement preuve que les enfants ont grandi ?) – avec une 1ère partie,le décullotage intégral, pratiqué lentement, justement pour libérer la parole -, est un moment de très forte intensité émotionnelle ! (c’est pourquoi malgré certaines réticences la fessée m’apparaît comme quelque chose de positif. Rien n’est plus appréciable selon moi qu’un échange émotionnel fort avec ses proches !). Et là, l’émotion qui règne en ce début de fessée, c’est certainement pour vos enfants la peur, la peur de ce qui va arriver, la peur d’avoir mal, la peur d’avoir trop mal… (et pour vous peut-être la peur d’affronter leur peur!). Et pour se délivrer de cette peur qui tétanise vos enfants, rien de mieux pour eux que de parler, que de se confier. Je vous parle d’expérience Laurence parce que moi j’ai en général peur des médecins, infirmières… – syndrome de la blouse blanche – et notamment des piqûres même si je me suis un tout petit peu amélioré ces dernières années… et la façon de m’en sortir, c’est-à-dire de faire à peu près bonne figure, ça a toujours été de parler, ce qui m’évitait de penser à la douleur à venir et de me rassurer. Et je pense que c’est ce qui se passe (ce qui passait) pour vos enfants surtout que vous leur demandez de se laisser faire, juste de se laisser faire en ne les autorisant pas à retirer leurs habits eux-mêmes ; je ne pense pas en effet que c’est parce qu’ils étaient paresseux ou qu’ils ne savaient pas faire qu’ils n’enlevaient pas eux-mêmes leurs vêtements . Au fait, ce besoin de déculotter vous-même vos enfants (même adolescents) répond à quelle logique ? Vous connaissant, j’élimine d’emblée la vexation, il me reste le respect d’un rituel mûrement réfléchi, celui qu’appliquait peut-être votre mère ou plus sûrement ce besoin d’un échange émotionnel que le décullotage fait par vos soins va permettre. Donc, si je reprends mon raisonnement , que faire en effet pendant ces instants qui précèdent la fessée si ce n’est plaider sa cause, parler à celui qui va vous corriger pour essayer de l’amadouer, de l’adoucir, espérer ainsi qu’il comprenne que vous regrettez déjà vos erreurs, que vous avez compris la leçon et que vous avez reçu son message 5 sur 5. Ce qui m’amène à cette autre question Laurence, vous est-il arrivé au cours de votre « carrière » de maman fesseuse de renoncer au dernier moment (par exemple au moment d’administrer la première claque) à la punition promise ? En d’autres termes, avez-vous eu l’occasion d’exercer votre droit de grâce comme le faisait les empereurs romains en d’autres circonstances ? Parce que, après réflexion, vous auriez considéré que la faute était bénigne et ne méritait pas une punition ou parce que vous auriez trouvé, en maman attentive que vous êtes, que votre petit n’était pas en forme, était triste, fatigué… ou simplement parce qu’on approchait de Noël ou encore parce que vous auriez eu envie pour une fois d’être faible compte tenu du trop plein de tendresse qui vous envahissait à ce moment-là; il n’y aurait eu aucune honte à cela quand vous pensez qu’en France une peine sur 3 (de prison) n’est jamais exécutée! Enfin, je crois Laurence qu’il serait temps d’abandonner votre titre de mère fouettarde, non seulement parce que reconnaissez avec moi qu’il n’est guère enviable et qu’il ne vous va pas, mais surtout parce que vous ne l’avez jamais été; vous avez toujours eu la suprême élégance de ne jamais fouetter vos magnifiques enfants! Ce dont moi et vos enfants ne cesseront jamais de vous remercier.
        Cordialement,
        Alexandre

        • Laurence dit :

          Bonjour Alexandre,
          Un grand merci pour votre longue et sympathique intervention.
          J’y ai relevé quatre questions auxquelles je vais tâcher de répondre :
          1. La fessée devenant rare, est-ce la preuve de son efficacité ou simplement preuve que les enfants ont grandi ?
          2. Mon choix de déculotter moi-même mes enfants, même adolescents. Les sentiments du puni et de la fesseuse avant la fessée.
          3. Le « droit de grâce ».
          4. « La suprême élégance de ne jamais fouetter vos magnifiques enfants ».
          La fessée devient rare et j’en suis ravie. Si, comme nous l’avons fait, les parents savent « tenir » leurs enfants et leur fixent des limites et des interdits dès leur plus jeune âge en sanctionnant (et ce, quelle que soit la punition) tout franchissement de ligne jaune, le pli est pris et, en grandissant, ils font leur le mode de conduite qui leur était imposé lorsqu’ils étaient plus jeunes. La crise d’adolescence (et Louis nous a particulièrement gâtés !), est un moment difficile à passer pour les parents comme pour l’enfant. Mais il ne faut pas baisser les bras, elle ne dure qu’un temps et l’ado en sort plus mûr et plus raisonnable. C’est du moins ce que nous avons constaté avec Zoé et plus encore avec Louis.

          J’ai choisi très vite de déculotter moi-même mes enfants pour la fessée, car comme vous, je pense que le déculottage intégral, pratiqué lentement, permet de libérer la parole et provoque un échange émotionnel. Cela me permet aussi de le ralentir tant que l’enfant et moi avons un échange productif et qu’il est réceptif à mes arguments ou de l’accélérer lorsque tout a été dit.
          La fessée que je donne à mes enfants n’est pas le knout et ils savent certes, qu’ils auront un mauvais moment à passer, mais je ne crois pas qu’ils aient peur d’avoir très ou trop mal car ils savent que leur maman fesseuse souffre autant (voire plus) qu’eux si elle leur fait « trop mal ».

          Jérôme et moi ne décidons pas de fesser un de nos enfants à la légère mais nous le faisons qu’après avoir discuté avec le fautif et c’est pendant cet échange qu’il peut « plaider sa cause ». C’est là aussi que nous pouvons voir si notre petit n’est pas en forme, est triste ou fatigué… Mais lorsque nous estimons qu’une simple remarque ou même une réprimande n’est pas suffisante au regard de la faute commise, Papa et Maman décident d’une fessée et Maman n’est qu’une simple exécutrice qui n’a pas le droit de grâce.

          J’ai insisté à plusieurs reprises sur l’importance que nous donnons à notre crédibilité auprès de nos enfants. Nous avons décidé tous les quatre que la seule punition en vigueur chez nous, serait la fessée à la main, donnée en privé par la maman et nous y tenons. Il est impensable que nous ayons pu avoir un jour ou l’autre l’idée de fouetter nos magnifiques enfants, car en effet ils sont magnifiques nos « petits ».
          J’espère avoir répondu à toutes les questions que vous posez.
          Bien cordialement,
          Laurence

          • Nelly dit :

            Bonsoir Laurence,
            Je suis bien d’accord avec vous, les fessées se raréfient, cela prouve leur efficacité. Étant moi-même maman, j’ai fait un peu comme vous, et à la maison la fessée est la sanction pour les fautes ou mauvais comportement. J’ai comme vous deux ados (f & g). Et je leur ai proposé le choix entre fessée et sanction moderne (privation). Ils ont choisis la fessée et la leçon de morale.
            Comme pour vous, il y a eu des moments où la fessée était souvent fréquente, mais maintenant elle se fait rare.
            Et d’ailleurs ma fille y a goûté il y a quelque mois pour un comportement assez insupportable (pas envie de participer à ma vie de la maison et insolence lors d’une remontrance). Je l’ai donc de suite envoyée dans sa chambre et l’y ai suivi quelques instants après. A mon étonnement, elle m’a de suite dit « oui maman mon comportement a été inadmissible et je sais que je dois être punie pour cela ». Ceci prouve l’efficacité de la méthode, la demoiselle ayant de suite été capable d’analyser son erreur de comportement.
            Je lui ai demandé quelle était pour elle la punition méritée. Elle me répondit une fessée. Puis elle se retroussa et je n’eus qu’à la déculotter pour la punir.
            Suite à cela et à une heure de méditation dans sa chambre, elle est venue me remercier et me dire qu’elle ne sortirait pas pendant une semaine.
            Je retire de cette expérience qu’en plus de son efficacité cette forme de punition cela a aussi pour effet de rendre plus mûr et de convenir qu’une faute mérite sanction.
            Est-ce de même chez vous, Laurence ?

            Bises

          • Emilie dit :

            Bonjour Nelly ! J’admire ce comportement de ta fille, elle est GRANDE… J’avoue que je n’ai jamais été jusqu’à dire à ma mère que je méritais la fessée et à me trousser devant elle pour lui faciliter la tâche…
            Je suis encore plutôt du style « Non Maman, pas la fessée s’il te plaît ! Non, je suis trop grande pour la fessée déculottée… »
            Voilà mes réflexions de ce matin à la lecture de ton post super intéressant. Bises Nelly et Laurence.
            Emilie.

          • Marco dit :

            Bonjour Laurence,
            je découvre vos interventions ainsi que celles de nombreux correspondants relatives à cet ancien récit.
            Je vois aussi que vous êtes de la famille de l’auteur de ce récit et que vous donnez toutes deux une riche explication sur le bon emploi de la fessée.
            Je n’ai pas d’enfants mais ai côtoyé ceux de mes cousins et me suis vu parfois confier la garde de ceux d’amis. Bien qu’étant plutôt adepte des méthodes modernes d’éducation, je reconnais avoir eu du mal à les appliquer, les garnements ayant souvent tendance à marchander ou à discuter la durée de leurs privations ou corvées.
            Donc leurs parents et moi même nous sommes posé la question de la méthode, certes rétro mais plus rapide, pour régler ces situations.
            Cependant, je dois dire aussi qu’une menace de fessée n’effraie pas toujours, certains enfants allant jusqu’à hausser les épaules ou penser à un bluff, voire à narguer.
            Même s’ils ne reçoivent pas ou peu de fessées, ils paraissent très au courant et la tournent en dérision. L’avertissement a un faible effet dissuasif et ce n’est qu’en dernier recours, et après avoir bien expliqué pourquoi l’on se trouve « contraint » de l’appliquer, que la vraie fessée une fois reçue on obtient enfin le résultat souhaité.
            Si la leçon de morale a eu lieu avant, il n’est pas inutile de la rappeler après et de montrer clairement que l’incident est clos avec le pardon.
            Ayant eu délégation du droit de correction je l’ai utilisé avec parcimonie une bonne fessée même demi déculottée restant redoutée et dissuasive.
            Je suis resté malgré tout très mal à l’aise dans mes moments de garde quand les enfants cherchaient à me tester. Il est dur de faire toujours les gros yeux et prendre la grosse voix !
            En ce qui concerne mon expérience de puni quelque chose m’a intrigué dans votre pratique qui me rappelle que je l’ai parfois subie.
            Je veux parler du déculottage intégral qui, pour vous, vous faisiez à votre fille ou fils quel que soit l’âge de votre fils ou de votre fille est un moment important de dialogue.
            C’était assez souvent ma mère qui donnait la fessée et le mode d’administration ou de préparation n’était pas immuable.
            Cependant, quand elle procédait comme vous, la discussion avait lieu bien avant la fessée. Selon elle, c’était une phase indispensable de préparation à accomplir au mieux.
            Entre 7 et 11 ans cela m’angoissait quand elle me donnait l’ordre d’approcher pour me faire déshabiller, et de 11ans à 15ans environ (heureusement, c’était moins fréquent), si je craignais toujours un peu j’étais surtout gêné et révolté qu’elle veuille encore prendre en mains cet Acte1 de la fessée.
            Il faut dire que, parfois, je ne lui en donnais pas le choix, car lorsqu’elle me laissait libre de me déculotter, j’avoue que je ne le faisais pas de bon gré.
            Je n’ai jamais aimé cette phase préalable à la fessée et il m’arrivait de résister.
            Si ma maman baissait elle-même ma culotte ou mon pantalon, ce pouvait être fait soit d’une manière expéditive soit lentement. En fait, je savais qu’il valait mieux se méfier d’un déculottage lent.
            Quand le déculottage était rapide, la fessée était aussi rapide ? Cela arrivait surtout quand elle était énervée et voulait crever l’abcès.
            Mais quand elle prenait son temps, cela laissait présager une fessée réfléchie et soignée qui punissait une grosse bêtise ou une accumulation d’erreurs.
            Et si je m’exprimais avec un flot de paroles à ce moment-là, c’était pour lui dire mes regrets in extrémis, mes promesses de ne plus recommencer, que j’avais déjà compris, tandis qu’elle continuait tranquillement à dénuder progressivement mon postérieur.

            Lors de mon adolescence, me faire déculotter par maman, m’était particulièrement pénible, et quand cela arrivait, elle procédait chaque fois avec une lenteur voulue. Au début, je plaidais avec des « non maman, s’il te plaît, j’ai passé l’âge, j suis un grand maintenant !… lâche moi, je vais le faire moi-même.!  » (Un peu osée cette promesse). Elle relevait la tête, me fixait et, d’un haussement d’épaules : « on ne dirait pas à voir ton comportement – tu fais des bêtises de gamin donc tu vas recevoir la fessée comme un gamin à on baisser la culotte ! » Et de raffermir sa prise sur le devant de mon pantalon ou short.
            Et gare à moi si je mettais mes mains en écran devant les attaches de bretelles, la ceinture, ou la braguette ! C’était la paire de gifles assurée.
            Idem l’été devant elle en short de sport, car il était trop tentant de d’agripper la ceinture élastique ! Elle était très attentive avec les fermetures éclair si faciles à ouvrir mais si vite coincées !

            Une fois le vêtement de dessus méticuleusement défait, je sentais ses mains s’arranger pour le baisser à mes chevilles. N’ayant plus que mon slip face à elle , j’éprouvais une grosse honte à me retrouver dans cette tenue, conscient que sous peu j’allais devoir tout montrer pour payer comptant mes erreurs.
            Bien que ce soit ma maman qui me fesse et qu’elle connaisse tout de mon anatomie – ce moment était délicat car je sentais que c’était fichu, que je devais être ridicule avec mon pantalon pu ma culotte à me talons pieds et que l’inéluctable, la suite logique, allais survenir.
            Quand allait saisir l’élastique de mon slip par les côtés, j’avais grande envie de le retenir mon slip, et si je le faisais pour l’en empêcher, je devais prévoir de nouvelles gifles ou de grosses claques sur mes cuisses. Mais, avec ou sans ce geste désespéré, je sentais ses mains assurer leur prise sur la ceinture et je m’écriais: oh non maman ! pas mon slip !
            C’était inutile car elle l’abaissait par saccades de droite à gauche le long de mes cuisses avant de choir sur mes talons après avoir franchi les genoux. Et mes fesses enfin dénudées, elle me mettait en position. Et là, c’était fichu !… Vraiment fichu !

            Voilà mes impressions d’ancien fessé. Des souvenirs ému et intacts.
            Cordialement à vous,
            Marco

          • Nelly dit :

            Bonsoir Émilie,
            C’est, je pense, une preuve de maturité.
            Je pense que vous avez vous aussi cette maturité, mais que vous n’osez pas la montrer. En lisant vos commentaires il est clair que vous acceptez et reconnaissez devoir être punie. Et il m’est facile de penser que lorsque vous avez un mauvais comportement vous savez très bien quelle en sera la conséquence.
            Même si vous protestez, c’est seulement pour la forme, car j’ai cru comprendre que vous convenez aisément qu’une bonne fessée vous est nécessaire et bénéfique.
            D’ailleurs, votre dernière fessée est-elle lointaine ou non ? E t avec le recul qu’en pensez-vous ?
            Bises

          • Alexandre dit :

            Bonjour Laurence,
            Comment vous dire Laurence… si ce n’est que j’aime vous lire et partager avec vous ce que m’inspire ma lecture.
            Je me demandais justement, à vous relire, si vos enfants pouvaient vraiment plaider leur cause quand l’étau que constitue la menace d’une fessée se resserrait autour d’eux. Je vais utiliser tout au long de ce message l’imparfait de l’indicatif parce que je fais l’hypothèse que vous êtes toujours au chômage côté fessées et que vos enfants, grands maintenant, ne nécessitent plus que vous vous occupiez d’eux comme vous avez su si bien le faire par le passé.
            Je ne doute pas un instant que dès que vos enfants (à l’instinct de conservation établi et à l’imagination fertile comme on a pu s’en rendre compte notamment avec votre fils) vous voyaient arriver « avec vos gros sabots » et cette envie soudaine de discuter de leur comportement et qu’ils comprenaient que le risque de fessée était maximum, ils essayaient de vous montrer qu’ils n’avaient commis qu’une petite bêtise et que cela ne méritait pas une fessée.
            Je pense aussi que vous ne les écoutiez pas, ce qui serait incompatible avec votre statut de maman aimante auquel – j’imagine – vous teniez plus que tout. Néanmoins, je m’interroge : pour quel résultat ? Leur sort – recevoir une bonne fessée – n’était-il pas scellé d’avance ? Avant même de commencer à discuter, votre décision n’était-elle pas déjà prise ? Cette discussion n’était-elle pas là juste pour affirmer devant la famille que « les droits de la défense » étaient respectés et vous donner bonne conscience ? Y-a-t-il eu un jour un argument (ou une attitude en mettant de côté toutefois la maladie) qui vous ait atteint de plein fouet et vous ait fait renoncer à la punition envisagée ? Mais peut-être, soutenue à 1000% par Jérôme, avez-vous toujours su convaincre vos enfants qu’ils s’étaient très mal conduits et que la seule issue à cette sortie de route non autorisée, à ce dépassement de ligne jaune était la fessée ?
            Autre chose, vous écrivez aussi que vous aviez conscience que vous alliez souffrir dans votre cœur si vous étiez trop sévère avec vos enfants et si vous leur faisiez mal au point qu’ils en sanglotent. J’imagine que cela a déjà dû vous arriver de leur faire trop mal – sinon vous ne l’évoqueriez pas – à moins que ce soit vos propres souvenirs d’enfant qui remontent, vous à qui on n’a pas épargné, très jeune, le martinet comme tant d’autres enfants de votre génération. C’était peut-être lors de leur première fessée que vous avez sans doute souhaitée exemplaire, quoiqu’on doit être gagné par l’émotion et ce ne doit pas être simple d’être ferme lorsque vous donnez la fessée pour la première fois. Néanmoins, je n’oublie pas que votre fille aînée a été obligée de dormir les fesses toutes rouges et sur le ventre après avoir reçu cette fameuse première fessée, signe évident que vous l’aviez particulièrement soignée même si (et parce que) vous avez eu mal aux mains.
            Mais puisque vos enfants ont plébiscité la fessée et surtout continuent à la plébisciter alors qu’ils l’ont éprouvée douloureusement dans leurs chairs, et qu’ils acceptent « de bon cœur » selon vos dires de se soumettre à la fessée à chaque fois que vous leur demandez, j’en déduis, soulagé, que vous avez fait très attention à ne pas aller au-delà d’une certaine limite et que vous avez su leur prouver par votre attitude finalement généreuse et tendre que la fessée maternelle rentrait dans le cadre d’une relation aimante authentique parent-enfant.
            Nous en arrivons donc avec vous à la conclusion étonnante et heureuse que la fessée, loin d’être l’épouvantail annoncé, est un facteur d’équilibre dans une famille. C’est non seulement ce que vous constatez pour votre petite jeune fille, qui est sans doute maintenant prête à prendre son envol, mais aussi pour vous qui n’avez pas de mots assez doux pour votre mère – qui ne vous a pourtant pas ménagée lorsque vous étiez enfant – en rappelant que c’est grâce à elle malgré son extrême sévérité ou rigueur (vous receviez le martinet !) que vous avez eu une enfance heureuse et que vous êtes devenue cette femme merveilleusement équilibrée et épanouie que je décode maintenant à travers chacune de vos interventions sur ce site.
            Très cordialement,
            Alexandre.

  8. Edmée dit :

    Bonjour Laurence,
    Vous parlez d’or ! C’est pourquoi je me permets de m’immiscer dans vos fructueux échanges avec Alexandre. Il est chez vous une constante faite de pondération, de réalisme lucide et de clairvoyance dans la façon dont vous concevez votre relation avec vos enfants pour les accompagner et les protéger jusqu’à ce qu’ils conquièrent leur autonomie.
    On ne saurait être plus attentive, plus sage à leur égard. Je retiens ce qui me semble être en synthèse le fond de votre état d’esprit : tenir un enfant, c’est lui signifier qu’au-delà de la ligne jaune préalablement et soigneusement fixée, le danger le guette et qu’il risque de s’y casser douloureusement le museau. Il la franchit malgré l’avertissement ? Il en paie le prix symbolique, d’une fessée bien concrète. Un moindre de mal, en somme, pour l’empêcher d’être tenté de recommencer…
    Pour prendre une image, le fourneau qui brûle les doigts qui s’y aventurent malgré l’interdiction, n’est-ce pas une sorte de fessée naturelle ? Et ici, aucun anathème, nulle récrimination intimant au fourneau qu’il est mal de maltraiter les doigts imprudents. On est bien dans le réel.
    Merci chère Laurence, sachez que nous sommes tout ouïe !
    Très courtoisement,
    Edmée

  9. Jean-Paul dit :

    Je viens de découvrir cet excellent témoignage et les abondants commentaires si intéressants. Permettez-moi de revenir au sujet initial de ce récit, à savoir la demande initiale des enfants d’être punis comme leurs camarades par des fessées en lieu et place d’autres sanctions variées que pratiquaient leurs parents… Cela peut surprendre que des enfants soient demandeurs de ce type de punition en général tellement redoutée par nos chères têtes blondes, comme par exemple, nos 2 garçons à qui nous avons sans faiblesse appliqué fessées ou volées de martinet comme je le constate ici beaucoup de nos amis…
    Il y a quelques mois, pour une raison que j’ai oubliée, j’avais privé de sortie ce samedi après-midi Yves, notre aîné de 13 ans, ignorant qu’il y avait un match important avec l’équipe de basket dont il est un élément indispensable. J’ai été surpris de voir mon Yves, l’air contrit, venir me supplier de substituer à cette interdiction une volée de martinet, cette sanction suprême et rare que nos garçons craignent avec raison… J’ai caché à Yves ma stupéfaction, lui rappelant que c’était à nous ses parents de déterminer la punition justifiée par son comportement. Cependant, à titre exceptionnel j’acceptais d’accéder à sa demande en le priant d’aller chercher le martinet. Je n’avais jamais vu Yves ou son frère me remercier de la fouettée qu’il allait recevoir, se précipiter pour aller chercher le martinet, baisser de lui-même sa culotte et son slip pour se mettre en position de correction, opération d’habitude réalisée avec réticence, voire refus.
    Yves a reçu la douzaine de coups de martinet qui représentent la  » dose » ordinaire d’une punition normale, puis il m’a de nouveau remercié en se reculottant et a filé vers son match en oubliant ses fesses endolories…. Les amis à qui je raconte cette anecdote bien réelle ont toujours bien du mal à me croire. Et pourtant cela s’est passé aussi simplement que je le raconte.

    • Emilie dit :

      Bonjour Jean-Paul ! C’est beau je trouve ton anecdote. Je te crois volontiers et j’admire le comportement de ton fils. En plus, à la douche après le match, il risquait que ses copains voient ses fesses zébrées… Belle preuve de courage et d’implication dans son équipe de basket !!
      Bises d’Emilie.

      • José dit :

        Bien vu Émilie ! Il a certainement fallu plus de courage au fils de Jean-Paul pour se donner à fond dans son match et surtout, dans les douches, affronter les regards de ses coéquipiers sur ses fesses zébrées que pour demander à son père de lui donner une correction. À moins bien sûr, que la majorité de ses copains connaissent comme lui l’éducation au martinet. En tout cas, chapeau pour lui mêle si je ne doute pas que Jean-Paul l’a puni avec la saine modération et l’affection chagrinée d’un papa. Cordialement à toi Émilie

  10. José dit :

    Décidément, votre fiston a l’esprit agile. Son calcul a été vite fait. Douze coups de martinet sur les fesses valent mieux que d’attendre les douze coups de minuit pour être délivré e longues heures d’un enfermement déprimant à la maison tandis que les copains et copines se défoulent au basket. D’expérience, je puis vous dire que, bien que son postérieur se ressente encore des piqûres des lanières, il est allé à son match l’esprit libre et le cœur léger. Son équipe l’a-t-elle emporté ?

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