La fessée appliquée

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La fessée pour créer de l’émotion et réveiller l’inspiration

UnkC

Par Maurice

Après un Baccalauréat littéraire obtenu relativement jeune, à 16 ans ½, mes parents ont trouvé préférable de retarder l’entrée en fac. La décision fut prise que je préparerais mon DEUG en restant au lycée dans le cycle Hypokhâgne et Khâgne, classes littéraires s’il en est.

Assez bon élève, j’ai immédiatement été à l’aise et j’avais de bonnes relations avec le corps enseignant. Une enseignante nous préparait à l’écriture et donnait dissertations et mémoires à rédiger. Cette femme, Delphine V…, dans le début de la trentaine était physiquement attrayante. Elle avait un joli visage surmonté de longs cheveux noirs, comme ses yeux qui bien que magnifiques pouvaient lancer des éclairs. Son attitude révélait une autorité naturelle sans qu’elle ait à manifester une quelconque agressivité. Elle pouvait donc être gentille et accessible et dès qu’elle nous parlait ou nous répondait son sourire nous enchantait, du moins moi, le plus jeune de ma classe.

Toujours persuadé d’avoir rendu de bons essais, j’éprouvais une certaine frustration de notes au-dessus de la moyenne mais de peu. Étant assez besogneux, j’étais sûr de moi, car je savais respecter les consignes de construction de texte et avais assez lu pour insérer les citations d’auteurs à bon escient. Cette assurance, peut-être exagérée, m’a incité à requérir un entretien avec elle. Elle m’a accueilli très aimablement et m’a dit qu’il était temps de faire ce point, que d’ailleurs elle en attendait l’opportunité. Sa réponse, on ne peut plus claire, m’a fait prendre conscience de difficultés inattendues :

« Vos écrits sont techniquement corrects, mais affreusement plats, vivez un peu plus les situations et les sentiments ! »

Complètement décontenancé, j’essayais de trouver quels sentiments un auteur avait pu avoir et ce que moi j’en pensais. L’exécution de mes tâches avec méthode ne laissant aucune place à la fantaisie, la « platitude » qui m’avait été reprochée demeurait. Après notre entretien, la répression en était plus sévère et les appréciations plus acerbes avec parfois une pointe d’ironie. C’est ainsi que j’ai pu lire sur un mémoire : « Ce que vous pensez de l’auteur n’est pas votre pensée, soyez vous-même ! ».

L’année avance et mes notes baissent inexorablement dans cette importante discipline et mon passage en Khâgne est compromis, puis un événement va se produire qui va changer le cours des choses, et peut-être même de mes études universitaires et j’oserais même dire de ma vie.

Un autre mémoire pour lequel j’avais fourni un travail conséquent traitait d’Honoré de Balzac, de sa vie et de sa volonté de fréquenter toutes les couches sociales de la population. Pour ce faire j’étais allé effectuer des recherches sur les philosophes humanistes et avait fait des rapprochements. Là une note effroyablement basse de 2/20 avec comme appréciation : « Balzac est mort, et vous êtes là : qui fréquenteriez-vous ou du moins souhaiteriez fréquenter ? ».

La découverte de cette descente inexorable m’a démoralisé mais simultanément fait fulminer intérieurement. Avec toute ma colère j’ai attendu la fin du cours pour aller la voir et lui demander des comptes. Parti pour m’exprimer, me défouler, j’ai considéré son allure hautaine et me suis contenté de lui demander si l’on pouvait faire le point sur la tournure catastrophique que prenait mon année et les possibilités restantes de réussite.

Là, elle me toise, puis en me tutoyant, ce qui n’était jamais arrivé m’ordonne froidement de noter son adresse en ajoutant :

« Samedi 13 heures 30, viens prendre le café chez moi, et sois à l’heure ! »

Au cours suivant, la concentration fait place à une préoccupation justifiée. Elle m’a intimidé, mais en acceptant ma demande, elle a mis en évidence l’aspect ambigu de sa personnalité se montrant hautaine mais accessible en m’ouvrant sa porte. Puis-je la remercier ? non. Alors la maudire ? non plus. Je suis torturé par cette ambigüité qui va durer jusqu’à la fin de semaine. Des sentiments contraires se bousculent dans mes pensées puis vient le jour attendu.

Ce jour, je suis chez moi, devant mes parents, et ne peux rien manger au repas de midi tant je suis préoccupé par l’échéance imminente. C’est en annonçant un rendez-vous avec un ami que je pars de très bonne heure en évitant de donner l’heure de retour.

« On va travailler, mais se détendre aussi ; peut-être se balader au jardin du Luxembourg et aller voir un film en soirée. »

C’est libéré de toute contrainte horaire que je m’éclipse. Je reste néanmoins tendu et en approchant de chez elle, mes pas ralentissent. Comme un invité ne peut se permettre d’arriver les mains vides, j’achète un petit ballotin de chocolats parfaits pour accompagner le café. Est-ce vraiment pour lui faire plaisir, ou bien pour me donner une contenance ? Je l’ignore encore aujourd’hui.

À l’heure convenue, je suis devant la porte de son immeuble, dans lequel je peux pénétrer sans utiliser l’interphone, puisqu’une personne vient d’entrer et que je m’engouffre à l’intérieur avant que la porte se verrouille. Le tableau m’indique qu’elle habite au 2ème étage, je vais donc monter en empruntant l’escalier. Une personne descend de l’ascenseur me permettant de voir la grande glace au fond, alors je m’y précipite pour pouvoir ajuster ma tenue, me recoiffer avec la main et me sentir plus sûr de moi.

Enfin je sonne à sa porte, et l’immédiateté de l’ouverture me surprend. Vêtue d’une robe courte et légère, elle resplendit avec ses longs cheveux à moitié sur ses épaules, et c’est tout sourire qu’elle me fait une bise de bienvenue en me prenant par l’épaule pour me guider jusqu’au living.

Dans cette ambiance enchanteresse, je lui offre les chocolats et elle me prend par la main pour aller vers sa cuisine où elle va préparer le café. Ça ne dure que peu de temps puis nous revenons au living pour s’asseoir côte à côte sur le canapé. Nous prenons chacun une gorgée de café puis elle se place en travers, me fixe droit dans les yeux et l’air sérieux m’annonce : « Je t’écoute ! ».

Mes atouts sont légers par voie de conséquence, les arguments font défaut. Je ne peux que répondre :

« Mon passage en Khâgne, c’est foutu, et pas faute d’avoir travaillé consciencieusement. Vous devez me trouver nul. »

Elle se lève et se plante devant moi. Son regard transperçant fait peur et elle me gifle avec une force très modérée, juste pour picoter, mais l’humiliation est là jusqu’à ce qu’elle prenne la parole.

« Si tu viens me voir pour rester défaitiste, tu peux partir de suite, en revanche, si tu veux trouver une solution, au travail ! » et son discours continue : reproches, incompréhension des messages qu’elle a voulu me passer au travers de ses appréciations, constat que je suis encore un enfant, même avec le Bac en poche.

Otto 1

Elle parle de plus en plus fort, son agressivité et sa sévérité progressent puis soudainement, elle m’attrape par la ceinture de mon pantalon et me soulève du canapé avec une force incroyable pour m’entraîner vers une chaise sur laquelle elle prend place sans avoir lâché ma ceinture. Elle entreprend d’ouvrir mon pantalon en prononçant cette phrase difficile à entendre à mon âge :

« Puisque tu te conduis comme un enfant, je vais te punir comme le gamin que tu es, et après on verra ! »

Plus vite qu’il ne faudrait de temps pour le dire, mon pantalon est baissé et mon slip le rejoint. Quelle honte ! Elle prend ensuite mon bras pour me courber sur ses genoux. Là je sens un frisson qui se mêle à la crainte de ce qui va m’arriver.

À peine le temps de réaliser ma position que je sens des claques sur mes fesses. C’est supportable mais ça chauffe, ça pique et dans la longueur pourrait devenir douloureux. C’est une fessée, oui une fessée qui m’est donnée, moi étudiant du supérieur. Humiliation, honte, incompréhension, l’inimaginable se produit. Elle s’arrête et me frotte les fesses puis part d’un fou rire.

« Si l’on m’avait dit qu’un jour que je donnerais la fessée à un étudiant ! Il a fallu que ce soit toi pour te conduire de manière enfantine, en attardé en quelque sorte. »

Otto 2

Elle arrête de rire, de parler aussi et de nouveau les claques tombent, fortes mais supportables, toutefois je dois avoir les fesses bien rouges. Enfin après quelques minutes, bien longues, elle arrête. Va-t-elle reprendre le cours de cette correction ? Je demeure immobile et dois avouer que je profite du frottement de nos épidermes en me faisant violence pour éviter toute manifestation indécente. Enfin elle me guide pour me relever puis très sévèrement me dit :

« Ôte ton pantalon et ton slip ! »

Incapable de contester, je m’exécute et reviens vers elle tout nu. Elle est face à moi et m’assène une forte claque sur le devant intérieur de ma cuisse droite, et là c’est vraiment douloureux. Elle m’ordonne d’enlever ma chemise, mes chaussettes et de rester devant elle, ce que je fais en ressentant un certain malaise.

Pourquoi joue-t-elle comme ça ? Pensant qu’elle me considérera comme un gamin obéissant, elle m’aidera peut-être à rattraper ou trouver une solution…

Bar

Alors que je suis encore sous le choc de la punition, elle se radoucit et m’enserrant le haut du corps, me conduit doucement devant la table du living, tire la chaise et me fait asseoir avec un « Attends-moi là, je reviens tout de suite ! ». Elle ne tarde pas et dépose devant moi des feuilles blanches et un stylo. Elle me demande alors d’écrire à son attention mon ressenti sur ce qui vient de se passer depuis mon arrivée.

« Tu vas me rédiger un texte sur ton ressenti d’aujourd’hui, et là ne me raconte pas ce qui s’est passé, puisque je le sais. Je veux ton ressenti, ta pensée, tes émotions puisque je ne peux pas lire en toi. Alors, pas de paraphrase, juste ce que je ne peux pas savoir. Au travail ! »

Personne ne peut se refaire en une minute et je commence à raconter mon arrivée et l’attente de ce dont on allait parler. C’est à ce moment qu’elle est arrivée près de moi silencieusement et j’ai tout à coup senti une douleur fulgurante sur une de mes cuisses. Je venais de recevoir un coup de ceinture. Gémissant un « Aïe ! », je l’ai regardée complètement ébahi pour l’entendre dire :

« Pas mal la lanière de mon sac à main ! Peut-être m’aidera-t-elle à te faire comprendre ce que je veux : ressenti, émotions. Je veux que tu m’étonnes, que tu me transportes. Tu en es capable, alors je ne lâcherai pas. »

Sur ce elle a écarté ma feuille libérant ainsi les blanches en dessous.

Les essais se sont succédé, leurs éliminations accompagnées aussi de coups de lanières, tous très douloureux. Son regard, parfois perçant parfois amusé rendait vraiment cette épreuve insupportable. Parfois en colère mais à d’autres moments conciliante, elle expliquait et reprenait sa demande en m’assurant que qu’elle que soit ma réussite, ça ne serait pas perdu.

À un moment, elle s’est éclipsée puis est revenue avec un plateau sur lequel il y avait deux verres et dit :

« Buvons ensemble, moi, ça va me détendre, et toi te désinhiber. »

Nous avons un peu discuté puis elle m’a annoncé :

« La pause est finie, allez tu y retournes ! » et encore des essais, d’autres coups de lanière, d’autres verres d’alcool et ça jusque tard dans la soirée. Euphorie et colère alternaient d’une façon de plus en plus imprévisible et incontrôlée.

Commençant à comprendre ce qu’elle voulait, je croyais avoir réussi et là un clac douloureux de sa lanière m’a convaincu du contraire. Là j’ai craqué et décidant de me venger par un écrit, je l’ai agressée par le biais de mon texte dont voici les grandes lignes :

« Puisque vous voulez ma pensée, mon ressenti, tant pis si c’est peu correct et indicible. Une belle femme ne peut ignorer qu’un baiser de sa part provoque l’émoi, de même que la douceur de sa main. J’enrage en conséquence de votre fausse modestie qui vous conduit à faire semblant d’ignorer qu’une majorité de garçons à qui vous enseignez vous admire.

« Quant à la fessée, elle est rendue supportable par le contact sur vos jambes nues et elle me laisse dans l’incompréhension de vos sentiments. Voulez-vous jouer ? Voulez-vous me faire apprendre ?

« En conclusion, vous demandez des sentiments, des émotions mais nous laissez dans l’ignorance de ce qui vous anime. Pourquoi d’ailleurs enseignez-vous ? Alors on a peut-être le droit de demander la réciprocité lorsque l’on se dévoile. Bon maintenant vous pouvez me faire virer mais en sachant ce que je pense. »

Bien que toujours nu, puisque non libéré de cette partie de ma punition, j’ai retrouvé une petite assurance et j’ai pu remettre mon écrit. Encore un qu’elle a lu. Ma passivité pendant sa lecture me laissait le temps de penser et je devenais conscient de m’être libéré et la peur me gagnait peu à peu. Qu’allais-je pouvoir faire pour me sortir de ce mauvais pas. À ce moment je sentis que son regard se tournait vers moi. Quand je l’ai regardée, j’ai vu ses yeux s’illuminer et un magnifique sourire se dessiner puis elle prit la parole :

« Enfin, ce n’était pas gagné avec toi, mais c’est ça qu’un lecteur veut, c’est ça que je veux. Et je commençais à penser acquérir un martinet pour te faire craquer, et tu aurais craqué quand tu en aurais eu assez d’après-midis ponctués de raclées pour te faire te révolter, car la révolte est aussi la conséquence d’une émotion, et tu l’aurais exprimée, je me l’étais juré. »

Là j’ai compris que mon sentiment était ce que je devais donner, que l’élève devait laisser place à l’étudiant. J’avais compris qu’il était maintenant temps d’être moi-même, un créateur. Un après-midi avait tout changé en moi. Maintenant je la remerciais et même l’idolâtrais. Alors face à moi, elle m’a saisi les mains et ironisa :

« Tu vois que ce n’était pas si difficile, il suffisait de le vouloir, ou de te le faire vouloir… N’est-ce -pas ?… N’EST-CE PAS ? »

Intimidé j’ai acquiescé puis elle m’a étreint dans ses bras en déposant sur ma joue un chaleureux baiser pour m’annoncer enfin :

« Allez, habille-toi, il se fait tard et je te raccompagne en voiture. Je revois ton dossier et pour la Khâgne, c’est bon. Tu l’as mérité… Enfin nous l’avons mérité. »

Elle m’a déposé à ma porte, m’a embrassé. Le reste de l’année me parut bien court mais nous avons gardé notre secret malgré quelques sourires en coin et ne nous sommes fait la bise que très rarement afin de garder chacun notre place.

Illustr. : 1) Unck – 2,3) Otto – 4) Barb

17 commentaires »

  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Maurice. En matière d’émotion, votre récit n’en est pas avare !De plus, il est remarquablement écrit : c’est la »plume » d un « Khâgneux » de toute évidence. Quant aux illustrations elles ne sont pas moins émouvantes que le texte ! Votre « Delphine V » était un prof ambiguë. Elle vous a tendu un vrai piège. D’imagination elle n’en manquait pas! A-t-elle fini par acheter un martinet ? Il serait intéressant de le savoir !Amicalement. CLAUDE.

    • Maurice dit :

      Bonjour Claude,
      Merci pour votre appréciation, et je pense qu’Alain, notre webmaster, vous remercie aussi du compliment pour la partie illustration dont d’ailleurs, moi aussi je lui sais gré.
      Quant à Delphine V…, elle n’a pas eu à faire l’acquisition d’un martinet, ayant réussi son challenge me concernant avant.
      Dois-je considérer que ma prof m’a tendu un piège ? Peut être mais il a été bénéfique. En conséquence quand je pense à elle, plus que son ambigüité, certes existante, je la considère comme une « adorable chipie ».
      Amitiés,
      Maurice

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Maurice,
        Je suis heureux que le martinet vous ait été épargné. Moi qui l’ai reçu souvent et sévèrement, je sais de quoi je parle !
        J’adresse comme vous mes compliments à Alain pour les illustrations.
        Pour autant, je vous trouve bien indulgent pour votre « adorable chipie ». Je considère qu’elle a mis sa supériorité tant en âge que par sa qualité d’enseignante pour se payer le luxe de vous fesser et même de vous fouetter. Cela ne me paraît pas correct de la part d’un prof de Lettres notamment un prof enseignant en Lettres Supérieures. Enfin si, comme vous le dites, cela vous a été bénéfique, je n’ai rien à redire : il ne faut pas, comme dit le proverbe « Être plus Royaliste que le Roi » !
        Bien amicalement,
        CLAUDE

  2. Emilie dit :

    Quel magnifique récit Maurice !! J’adore…
    Merci beaucoup !
    Bisous d’Emilie.

    • Maurice dit :

      Bonjour Emilie,
      Votre commentaire me touche et je vous en remercie. L’épanouissement de l’écrivain est dans le plaisir qu’il procure, et vous m’en adressez le témoignage.
      Bisous et mille fois merci.
      Maurice

  3. GabMarseille dit :

    Un récit absolument superbe.

  4. CLAUDE dit :

    Bonjour Maurice. Je viens de relire avec plaisir votre touchant récit. Une question : Cette « aventure » est-elle réelle ou fantasmée ? J’ai du mal à croire qu’une prof de Lettres, qui plus est en Lettres Supérieures, ait pu avoir recours à des procédés aussi « originaux » que ceux que vous décrivez. Ou bien y avait-il de votre part, sans l’avoir cherché bien sûr, une certaine « complicité » ?
    Car cette fessée avait « échauffé vos sens » au point que vous avez dû, comme vous le dites, faire des efforts pour ne pas révéler une certaine « indécence » au cours de cette prétendue correction ! Une telle réaction de vos sens est naturelle. Merci de bien vouloir m’éclaircir sur ce point. Amicalement. CLAUDE.

    • Maurice dit :

      Re- bonjour Claude,
      Réalité : oui – Romance : aussi.
      Comme j’ai l’impression que vous maniez aussi la plume et que vous avez l’habilité du lecteur analyste, je souhaite que vous puissiez m’étonner en plaçant la frontière réalité/romance.
      Impatient de vous lire.
      Amicalement,
      Maurice

      • CLAUDE dit :

        Re-Bonjour Maurice,
        Vous me flattez ! Certes moi aussi j’ai fait 2 ans de Lettres Supérieures, mais si je manie la plume, comme vous le dites, c’est avec moins de talent que vous.
        Suis je un « lecteur analyste » ? Aux lecteurs de ce Blog d’en décider. Je saisis d’ailleurs cette occasion pour dire une fois de plus combien ce Blog nous est utile pour exprimer nos émotions. Réalité ou romance ? Honnêtement… je sèche !
        Bien amicalement et au plaisir de vous lire,
        CLAUDE

  5. Daniel so dit :

    merci pour cette très belle histoire très bien racontée

  6. Jean Philippe dit :

    Bonjour Maurice,
    Merci pour ce beau récit.
    Je pense que si j’avais eu un professeur de Lettres comme le vôtre m’humiliant pour le peu de travail fourni alors que je m’étais donné autant de mal que vous pour rédiger mon mémoire, je me serais rebellé et j’aurais même insulté cette jeune femme sans penser au retour de bâton.
    Vous avez préféré vous soumettre à ses conditions et vous avez eu gain de cause puisqu’elle vous a permis de poursuivre vos études en Khâgne.
    De plus, recevoir une fessée par une si jolie femme, c’est la cerise sur le gâteau !
    Bravo Maurice !
    Cordialement,
    Jean Philippe

    • Maurice dit :

      Bonjour Jean Philippe,
      Il y a du vrai dans votre commentaire, mais elle ne m’a pas humilié « par le peu de travail fourni ». Je précise bien dans mon texte qu’elle m’a dit que mon travail était techniquement correct. Tout faire pour obtenir le détail qui va changer la qualité, c’est de la dévotion.
      Malgré celà, qu’elle se soit un peu amusé, je ne parierais pas sur la négative !
      Du point de vue de l’humiliation, la fessée n’a pas été ce qu’il y a eu de pire. La claque en revanche a mis une barrière et marqué la fin de la réception conviviale autour d’un café. Elle était symbolique physiquement, mais pas moralement ! Ensuite, passer une moitié d’après midi tout nu, ce fut l’épreuve.
      Il faut aussi retenir que j’avais juste 17 ans alors que d’autres avaient dépassé 20. En a-t-elle profité ? Peut être mais jamais une fois cette séance terminée, je n’ai éprouvé de rancœur.
      Amicalement,
      Maurice

      • CLAUDE dit :

        Bonjour Maurice. Désolé de brûler la politesse à Jean Philippe. Mais votre expérience est si troublante pour moi que je ne peux rester sans réagir. Ce que je note c’est que la gifle, si légère fût-elle, a mis une barrière et marqué la fin de la réception conviviale. Comment pût-il en avoir été autrement ? De plus, vous convenez que votre « maîtresse » s’est un peu amusée de vous donner la fessée et même de vous fouetter avec sa ceinture ; et de vous faire passer tout un après-midi tout nu ! Je ne crois pas nécessaire de se demander si elle si elle en a profité : de toute évidence, pour moi la réponse est OUI ! Vous êtes vraiment généreux de ne pas en avoir éprouvé la moindre rancœur ! Amicalement. CLAUDE.

  7. Georges dit :

    Bonjour Maurice,
    Moi aussi, j’ai beaucoup aimé votre récit et je tente de relever le défi de placer la frontière réalité/romance.
    Je pense que tout le côté « amourette » est romancé et que vous avez rajeuni Delphine d’au moins une bonne dizaine d’années pour le rendre crédible.
    Je doute qu’une classe de Lettres supérieures ait pu être confiée à Paris à un professeur dans le début de la trentaine, aussi brillant soit-il.
    J’ai eu en effet dans les années 55, André Lagarde comme professeur en Seconde au Lycée Buffon alors qu’il avait dépassé la quarantaine et que les « Lagarde et Michard » (qui comme vous le savez, ont révolutionné les manuels de littérature) étaient pratiquement tous parus.
    Suis-je dans le vrai ?
    Merci encore pour ce très beau texte !
    Bien cordialement,
    Georges

    • Maurice dit :

      Bonjour Georges,
      Pas trop mal vu ! Delphine était pourtant dans la trentaine, le début peut être un peu avancé.
      Pour le côté « amourette », il était plutôt à sens unique… c’est moi qui l’aimait bien. Cependant, j’ai quand même eu droit à la bise, mais c’est quand j’ai quitté Khâgne pour entrer en licence de lettres classiques à Sorbonne PARIS IV.
      Bienvenue au club des anciens de Buffon !
      Cordialement,
      Maurice

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