La fessée appliquée

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La fessée « pour de bon »

 

Dicke Frauen

Par Benjamin

Lorsque j’étais à l’école primaire, dans les années 60, j’ai vu une fois un garçon recevoir la fessée déculottée. Une seule fois. Ça n’a pas été la seule fois des deux années que j’ai passées dans sa classe, la dixième et la neuvième comme on disait à ce moment-là, que la maîtresse en a donné une à un élève; mais ça a aussi été la seule fois où on a eu le droit de regarder. Parce que pour les autres fessées, normalement, on n’avait pas le droit. Les déculottées pour de bon, je veux dire.

On avait tous sept ou huit ans. On avait une maîtresse très sévère qui criait beaucoup. En fait, elle criait sans arrêt. Elle était grosse et nous inspirait à tous une frayeur indicible. Elle criait et elle tapait. C’était une école de garçons et c’était l’époque où tout le monde portait des culottes courtes toute l’année. Notre maîtresse distribuait des fessées pour un oui ou pour un non. Pour nous faire mettre en rang à la fin des récréations, par exemple. Enfin, ce n’était pas à proprement parler des fessées. On pourrait plutôt parler de « cuissées » : de grosses claques appliquées sur le haut dénudé des cuisses qui nous faisaient tressauter de douleur sans qu’on n’ose protester, ni d’un cri ni d’une plainte. De toute manière, comme elle nous hurlait dessus en même temps, on entendait jamais personne manifester sa douleur ni ses protestations. Quand elle nous hurlait dessus, elle nous appelait par nos noms de famille. A sept ou huit ans… Ça ne s’oublie pas.

Pour les cas les plus difficiles, Mademoiselle donnait alors de vraies fessées, mais c’était rarissime. On savait tous qu’elle le faisait à l’occasion, parce que les anciens en parlaient, encore tout effrayés. Et on vivait tous les jours dans la terreur que ça puisse nous arriver. C’était presque comme un mythe : on savait qu’il existait, ce risque. Elle ne cessait de nous en menacer, mais on n’en avait jamais vu donner.

Jusqu’à ce jour où elle s’est décidée à en mettre une au garçon le plus insupportable de la classe, un petit brun prénommé Jean-Yves. Et, la vraie fessée, c’était bien sûr la fessée déculottée. Je ne me souviens plus de ce qu’avait fait Jean-Yves pour la mériter, mais les détails de cette fessée publique sont restés gravés dans ma mémoire.

Dans un silence d’une r are intensité dans cette classe de trente mômes habituellement plutôt excités, elle a fait venir le coupable terrorisé auprès d’elle, sur l’estrade en bois, sous le tableau. Mademoiselle était assise sur sa chaise. Jean-Yves s’est exécuté, sans protester. Elle a commencé par lui détacher les bretelles de sa culotte courte, par devant et par derrière. C’était des bretelles à boutons, comme on en portait tous. Jean-Yves a écarté les bras, comme pour lui faciliter la tâche. Visiblement fataliste, il avait compris qu’il allait y avoir droit et qu’il ne pouvait pas fait grand-chose pour y échapper. Elle lui a ouvert la culotte et l’a baissée jusqu’à ses chevilles. Puis elle l’a pris par l’épaule et l’a couché à plat ventre en travers de ses genoux. Il semblait minuscule, le pauvre Jean-Yves, en petit slip de coton blanc, perdu allongé sur le tissu sombre de l’énorme jupe de Mademoiselle.

Mais quand on en a été là, elle nous a tous regardé et nous a dit de mettre les bras croisés sur nos tables et nos têtes dans nos bras : celui qui regarderait aurait droit au même traitement. Je me suis bien sûr empressé d’obéir, certain qu‘elle n’hésiterait pas à mettre sa menace à exécution. En même temps, on découvrait tous que c’était vrai. Que, parfois, Mademoiselle baissait les culottes pour de vrai pour donner la fessée. La vraie fessée, donc.

Donc on n’a pas regardé. Mais on a entendu. On a tous supposé, bien sûr, que Mademoiselle avait baissé le caleçon de Jean-Yves. Sans en avoir vraiment la preuve. La fessée n’a pas duré très longtemps. Une petite dizaine de claques sur la peau nue qui ont résonné dans le silence de la classe. Jean-Yves n’a ni crié ni pleuré. C’est vrai que c’était un petit dur et qu’on savait tous que, chez lui, il se prenait régulièrement des raclées qui ont sans doute fait passer à ses yeux – et à ses fesses – la fessée de la maîtresse comme un événement ordinaire. Excepté que ça se passait devant toute la classe et que le garçon était tout déculotté. Et c’était certainement ce qu’il avait en tête.

Parce que, on n’allait pas tarder à s’en rendre compte, si Mademoiselle s’occupait avec soin des fesses nues de Jean-Yves, lui, pendant ce temps, s’occupait de nous surveiller. Je suppose qu’il avait dû tourner la tête vers son public pour s’assurer que personne n’osait glisser le moindre regard vers le spectacle honteux qu’il donnait.

Parce que, tout à coup, alors qu’on s’attendait tous à ce qu’il se mette à pleurer ou, du moins, à protester contre le traitement dont il faisait l’objet, on l’a entendu déclarer d’une voix indignée :

- Mademoiselle ! Loïc, il a regardé !

Loïc était un petit nouveau. Arrivé depuis deux semaines à l’école, il était en dixième, comme moi, alors que Jean-Yves était en neuvième. Mademoiselle a hurlé sur Loïc, en l’appelant par son nom de famille :

- Cache tes yeux, dégoûtant ! T’as pas honte ?

Dégoûtant ! Elle ne manquait pas d’air. Elle déculottait les petits garçons et c’était nous qu’elle traitait de dégoûtants. La maîtresse a conclu l’incident en déclarant :

- T’as regardé ? Et bien, regarde si tu veux. Après Jean-Yves, c’est toi qu’on va tous regarder prendre ta fessée.

On ne sait pas si Loïc a encore regardé. Quand on a eu le droit de redresser la tête, Jean-Yves était au coin, les mains sur la tête, la culotte toujours baissée entre ses jambes, mais le caleçon remonté sur ses fesses maigres. Loïc était toujours assis à sa place, au premier rang.

Mademoiselle l’a appelé. C’était maintenant son tour, a-t-elle déclaré. Et, elle l’avait dit, sauf si elle changeait maintenant d’avis, on allait avoir le droit de regarder, cette fois.

Loïc a obéi à la maîtresse. Il s’est levé de son banc, un peu hésitant cependant, et s’est avancé jusqu’à l’estrade fatale. C’était un petit garçon très mignon. Un petit brun, un peu typé. Tout fin et bien bâti. Avec un petit cul tout rond qu’on devinait au travers de sa culotte courte. Pas du tout comme Jean-Yves, trop grand et trop maigre. Je l’aurais cru horrifié par la situation dans laquelle il s’était mis, mais apparemment, ce n’était pas vraiment le cas.

La maîtresse était aussi étonnée que nous de son effronterie : elle a exigé qu’il s’explique. A sa façon, bien sûr, en lui criant dessus. Mais le Loïc, debout sur l’estrade, tout petit devant notre énorme Demoiselle qui tenait son destin entre ses mains, a calmement exposé sa réaction qu’il trouvait des plus naturelles.

Oui, invité à avouer, Loïc reconnaissait avoir regardé Jean-Yves prendre sa fessée :

- Ça a été plus fort que moi, Mademoiselle. J’ai pas pu m’en empêcher. J’étais curieux, c’est tout. Excusez-moi.

Pourquoi ?

- Parce que, des fessées, j’en ai jamais reçues et j’ai jamais non plus vu personne en recevoir. Alors, je me demandais comment c’était.

Mais il savait qu’il allait aussi en recevoir une s’il regardait ?

- Oui. Vous l’aviez dit, Mademoiselle. Mais c’était plus fort que moi. Je vous demande pardon. Tant pis pour moi. Je l’ai cherché.

Bon. Et on fait quoi maintenant ?

A cette dernière question, Loïc ne répond pas. Enfin, pas par des paroles. Mais par des gestes, si. Car, devant toute la classe attentive comme elle l’est rarement, le petit Loïc commence tout naturellement à dégrafer la braguette de sa culotte courte. Eh bien, à son tour. Il ne se fait pas prier. Le garçon fait vite : avant même que Mademoiselle ait le temps de réagir, il a baissé culotte et caleçon entre ses chevilles et se tient tout nu face à la maîtresse, son petit cul tout rond et tout blanc tourné vers nous.

La maîtresse parait un peu estomaquée : d’habitude, c’est elle qui baisse les culottes, exceptionnellement les slips, et elle ne comprend pas un tel empressement de la part d’une de ses victimes. Elle a demandé à Loïc s’il aimait les fessées. Le môme a répondu ingénument qu’il ne savait pas, vu qu’il n’en avait encore jamais reçu. Mais qu’il ne pensait pas qu’il allait aimer, vu que la fessée était censée faire mal aux enfants et qu’il n’aimait pas avoir mal.

Le gosse nous tournait le dos, mais il avait les bras devant lui, à hauteur de son bas-ventre, et j’ai eu l’impression qu’il touchait son zizi en parlant, vu que Mademoiselle l’a encore une fois traité de dégoûtant. Loïc s’est retrouvé cul tout nu et les mains sur la tête. Non sans avoir reçu une claque sur le haut des cuisses qui l’a fait pousser un « Aïe ! » aigu.

Visiblement la maîtresse avait l’air dépassée par ces événements imprévus. Elle avait certes menacé, mais elle ne s’attendait pas à tant de docilité de la part du délinquant surpris en flagrant délit. Comme nous tous d’ailleurs. 

Mademoiselle a soupiré et a fait signe à Loïc de venir se coucher sur ses genoux. Consciente du spectacle indécent à ses yeux que le petit garçon nous offrait à tous depuis quelques minutes, elle nous a ordonné en même temps de cacher à nouveau nos yeux pour la fessée de Loïc, comme on avait dû le faire pour celle de Jean-Yves.

Mais Loïc a de nouveau protesté apparemment innocemment : il a rappelé que la maîtresse avait dit que, lui, tout le monde pourrait regarder. Il allait prendre une fessée cul nu devant tout le monde parce qu’il avait regardé Jean-Yves : alors, lui, autant que tout le monde puisse le voir, comme ça plus personne ne serait puni.

Mademoiselle commençait visiblement à être excédée par la logique implacable de ce petit bout de chou, adorable au demeurant, surtout dans la tenue plus que légère où il se trouvait. Elle ne nous a plus rien dit. Nous, du coup, on n’a pas caché nos yeux. Et elle s’est contentée de s’occuper du petit cul tout rond de Loïc.

Le môme s’est allongé docilement en travers des genoux de Mademoiselle et a attendu que ça vienne. Ce qui n’a pas tardé, mais avec moins d’ardeur que notre maîtresse n’en avait mis sur les fesses de Jean-Yves. Le grand n’avait pas protesté ni pleuré : le petit a gémi dès la première claque sur son cul et commencé à pleurer à la troisième. La maîtresse ne tapait pas très fort, mais ses fesses se sont vite mises à rosir, puis à rougir un peu. On pouvait deviner la trace des doigts de la maîtresse sur la peau nue de son derrière. C’était marrant. Loïc, à chaque claque, serrait les fesses en réaction, tout en contractant ses jambes, mais aussitôt après, il se relâchait comme pour accueillir la suivante. Il ne pleurait pas très fort, juste un petit geignement, comme un chiot qui aurait très envie de faire pipi…

Mademoiselle n’a pas fessé Loïc très longtemps. Il s’est vite retrouvé debout, tout pleurnichant, et a été rejoindre Jean-Yves au coin. Un peu ébahis, on s’est rendu compte que la maîtresse avait oublié de lui demander de se reculotter en y allant. Comme si c’était un bébé que ça ne compte pas d’exposer dans cette tenue intime. Il a fallu qu’un des élèves lui signale :

- Mademoiselle, Loïc, il n’a pas remonté sa culotte !

Pour qu’elle lui ordonne de le faire. Caleçon blanc remonté à la hâte, Loïc est resté puni à côté de Jean-Yves.

Juste avant la récréation, elle a fait se reculotter Jean-Yves et Loïc, tous les deux en même temps. Le grand a dû s’excuser publiquement de sa bêtises – une de plus – et le petit, interrogé, a déclaré que, maintenant, il savait ce que c’était, une fessée déculottée devant tout le monde, et qu’il n’en voulait plus d’autres. Il a aussi dit que ça ne faisait pas si mal que ça. Avec un petit sourire, il a même osé ajouter qu’il avait eu peur que ça soit pire. Mais que ça brûlait un peu les fesses, aussi. Monsieur a déclaré que, la fessée cul nu, ça faisait plus mal que quand on tombait à vélo, mais moins mal que quand on allait chez le dentiste. Et surtout que ça l’avait gêné « un peu beaucoup quand même » de devoir baisser ses culottes devant toute la classe, mais il a reconnu que, comme il l’avait cherché, c’était normal qu’il y ait eu droit. Tout ça l’air plutôt satisfait de lui, comme un petit garçon qui découvre quelque chose de nouveau, ce qui avait été le cas.

 

Illust. : Dick Frauen 

 

10 commentaires »

  1. olivier dit :

    Tres joli…j’aime bien

  2. alain dit :

    Spectateur malgré moi à dix ans d’une fessée à lécole, fin des années 50′. Qu’avait fait ce puni ou n’avait pas fait ? Mais il était bien culote basse et sévèrement fessé devant pas mal de monde, en récréation après la cantine. A la fois effrayé d’une telle raclée au point que le gamin à peine plus jeune que moi n’en pouvait plus, hurlait, pleurait, suffoquait, suppliait, le visage aussi rouge que les fesses! Cela me révoltait, que c’était injuste qu’on maltraite ainsi un gosse… mais cela me troublait aussi, et que même à cet âge cela me remuait le bas ventre ! Plus tard je reconnus que j’éprouvais une sorte de « chance » qui était arrivée à ce puni ! Pire, j’en arrivais presque à être un peu jaloux de lui ! Un peu comme ce Loïc de l’histoire ci-dessus, qui n’avait jamais reçu de telle vraie fessée et que j’avais un peu envie de savoir… comme dans le texte de Benjamin ! Bravo, très bien écrit et peut-être l’avez-vous éprouvé aussi ? Sympathie !

  3. Benjamin dit :

    Un grand merci, Alain, pour ce commentaire fort élogieux !

  4. sansculotte dit :

    Quand j’ai lu la description de Benjamin mon coeur s’est accéléré. Au début du récit, je croyais qu’il parlait de moi, les circonstances étant similaires sauf que la prof n’était pas grosse, que ma culotte était rose, que tout le monde a regardé, que j’ai hurlé de honte et de douleur, que la fessée a durée 10 mn, et que la prof « hystérique » m’a affirmé que je m’en souviendrais toute ma vie. Alors 40 ans plus tard, je peux dire que j’hésite entre la maudire ou la bénir, mais une chose est sûre : il m’a fallu 10 ans pour dédramatiser cet « incident » et c’est lui qui a orienté ma vie sexuelle. Je suis bien sûr que de nombreux lecteurs on mis du temps à « apprécier » ce « plaisir » qui l’est lorsque voulu de nos jour; je sais qu’effectivement ce sera pour la vie. Si elle avait pu me convaincre avec autant de persuasion de poursuivre mes études, je ne saurais plus où accrocher les prix Nobels !

  5. Alexandre dit :

    Benjamin, je vous avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre récit parce que je trouve qu’il n’est pas dénué d’humour malgré une tension dramatique présente tout le long… comme dans toute bonne histoire. C’est « vache » quand même de ne pouvoir exprimer sa douleur et son désarroi parce que votre tourmenteur crie plus fort que vous !
    Autant vous le dire tout de suite je me suis reconnu moi aussi dans le petit Loïk que vous décrivez, un enfant curieux, intelligent, sensible qui n’avait jamais reçu la moindre fessée, qui n’avait même jamais assisté à une fessée et qui en était à se demander ce qu’était une fessée et comment « une telle chose » se passait. Il fallait donc qu’il regarde, il ne pouvait faire autrement, il devait savoir, il était à l’école pour apprendre et cette fessée administrée à son copain serait à coup sûr riche d’enseignements. Sa maîtresse aurait donc dû le féliciter en toute logique plutôt que de céder à la facilité en le punissant à son tour même si plus beau cadeau ne pouvait lui être offert puisque c’est ce qu’il espérait secrètement tout en craignant d’avoir mal. Une 1ère fois, ça ne se refuse pas… même quand on est un tout petit garçon ingénu et même si comme toutes les 1ères fois elles ont tendance à être « redoutables » et à vous laisser une impression mitigée. C’est pourquoi ma 1ère intervention sur ce site, ma 1ère fois moi-aussi, avait été d’inviter Laurence, successeur officiel et la voix de Mamie Charlotte aujourd’hui, à nous conter « la 1ère fois » de ses enfants! Alors vous imaginez, en une petite matinée vous assistez à un spectacle grandiose: l’administration d’une vraie fessée et vous enchaînez aussitôt par la pratique en expérimentant vous-même la fessée et déculottée et en public et par une fesseuse d’exception ! Un moment assurément marquant et chaleureux ! Mais constatons que cette enseignante déploya en la circonstance une humanité qu’on ne lui connaissait pas en se contentant d’administrer une fessée symbolique – la seule fessée que je souhaite voir appliquer – au petit Loïk même si je ne suis pas sûr que le gamin aurait employé le même qualificatif. Moi, bien sûr, le contexte était un peu différent et j’ai pu échapper à la fessée. Heureusement pour moi je crois, parce qu’avec la mère de mon copain ça marchait au martinet. J’aurais passé un sale quart d’heure. Cela ne se pouvait puisque je n’étais pas son fils et qu’elle savait que dans ma famille on traitait les enfants avec douceur. Mais moi aussi j’ai été hypnotisé, pourtant on m’avait mis devant la télévision au salon mais je ne pouvais détacher mon regard de mon copain qui se trouvait dans l’entrée et qui était blême, terrorisé, face à une mère impitoyable (?) qui grondait, qui employait des mots très durs me semble-t-il, qui menaçait … et qui commença donc à le punir. Le film à la télévision n’était pourtant pas inintéressant mais face au drame qui se jouait et devant tant de fureur mes yeux, mon esprit n’arrivaient plus à se concentrer sur l’écran. Même si je savais que ça risquait de déplaire à la correctrice qui ne voulait certainement pas que je voie cet aspect peu flatteur selon moi de leur vie de famille j’osais regarder, le visage rouge, tremblant de frayeur et quelque peu désemparé. La marâtre mécontente s’en aperçut et envoya un bon coup de pied dans la porte du salon pour la fermer, ce qui mit fin au spectacle pathétique qu’il m’avait donc été donné de voir par inadvertance. Sachez que c’est à partir de cet épisode douloureux, traumatisant, même si je n’en pas étais l’acteur principal, qu’est né mon intérêt pour la fessée éducative et que j’ai commencé à poser dans ma tête les conditions d’une fessée non violente, aimante et bienveillante pour réunir parents et enfants dans un même plébiscite.

  6. CLAUDE dit :

    Bonjour Alexandre. Quand vous parlez de « fessée éducative », je suis exactement sur la même longueur d’onde que vous : sans excès (non violente), aimante comme il se doit, et bienveillante pour réunir parents et enfants dans la même unité. Plébiscite de la fessée ainsi donnée, je suis des vôtres ! CLAUDE.

  7. CLAUDE dit :

    Bonjour Benjamin. Je retrouve dans votre récit des émotions qui font ressurgir les miennes, hélas enfouies sous des décennies de vie adulte. Comme pour vous, mon école primaire était rigoureusement scindée entre filles et garçons. Une différence cependant avec vous : dans mon petit village puritain, les corrections à l’école étaient interdites, mais un carnet de correspondance tenait quotidiennement informés nos parents de nos comportements. Pour en revenir à votre récit, je constate que c’était plus la honte que la douleur qui tenait lieu de châtiment. Ce que je saisis moins, c’est que votre Maîtresse très sévère, qui inspirait une frayeur indicible, n’ait pas empêché Jean Yves de s’exposer aux rigueurs de l’enseignante. Certes, la fessée qu’il a reçue me paraît plutôt symbolique, comme le reconnaît Jean Yves: « ça ne faisait pas si mal que ça! ». Tout comme celle de ¨Loïc d’ailleurs qui, lui a carrément coopéré au châtiment au grand dam de la féroce Maîtresse. Par contre, ce que j’apprécie c’est que celle-ci ait tenté de vous empêcher de faire de vous des spectateurs. Voilà assurément une marque « charitable », qui faisait si souvent défaut à l’époque dans ce genre de situations. Cordialement. CLAUDE.

  8. Roger dit :

    Ce récit me ramène des années en arrière ! J’étais en 7e et comme la maîtresse de Benjamin, la nôtre nous obligeait à rester continuellement sur nos gardes sinon nous étions bons pour la cuissée, comme il nomme si bien cette façon de claquer les cuisses nues. C’était une jeune femme qui entendait se faire obéir dans une classe de garçons d’un âge plus turbulent que ceux des petites classes. Elle avait la main leste et cela claquait fort sur la peau nue. Cela pouvait tomber n’importe où dehors comme dans la classe et surtout à l’improviste quand on ne s’y attendait pas. Le bruit nous faisait sursauter autant que celui qu’elle corrigeait. Le pire se passait en classe et sa façon de faire était toujours impressionnante. Elle faisait venir l’élève désobéissant à son bureau, le faisait grimper et mettre à genoux dessus et face à nous, lui retroussait au besoin les jambes de sa culotte courte. On ne voyait pas les claques qui frappaient les cuisses par derrière, mais on les entendait retentir, et surtout on voyait le visage du puni grimacer de douleur. J’y suis passé deux fois. Je me souviens surtout, plus que de la douleur cuisante sur l’arrière de mes cuisses, de l’espèce de vertige quand, de cette hauteur, je surplombais la classe et voyais tous les regards des camarades se fixer sur moi pendant que la maîtresse me corrigeait. Me sentir le point de mire de tous était pénible pour ma fierté.
    Salutations, Roger

  9. Lascombes dit :

    Que de nostalgie lorsque je lis ces témoignages concernant les fessées reçues à l’école dans les années 1960 ! Je ne comprends pas qu’elles soient prohibées aujourd’hui compte tenu du comportement de certains enfants en milieu scolaire.
    Il m’arrive de discuter avec des enseignants du primaire et du collège et ils me font tous la même réflexion à savoir que la discipline est la 1ere préoccupation au quotidien alors que leur rôle est de transmettre des connaissances. Tant que certains parents laisseront tout faire à leurs enfants et n’auront aucune autorité, la délinquance s’intensifiera.
    Le retour de la fessée à l’école et au collège remettrait de l’ordre comme autrefois. Je ne crois pas du tout à ce défi pourtant si nécessaire.

  10. CLAUDE dit :

    Bonjour Lascombes. Combien sommes-nous, lecteurs de ce blog, à partager votre opinion ! Mais, tout comme vous, je ne me fais guère d’illusion. Pour avoir de l’ordre à l’extérieur, et notamment à l’école, il faut d’abord que celui-ci règne à l’intérieur, au sein des familles. C’est là que se trouve la véritable clé du problème. Mais à l’heure de « L’enfant Roi », il y a un long chemin à parcourir. Le Martinet, c’est d’abord dans les familles qu’il devrait être, comme ce fut le cas pur vous comme pour moi. Et nous n’en sommes pas morts. Bien sûr, il ne faut pas exagérer. Mais le Martinet est si dissuasif que sa seule présence, et bien sûr son utilisation ,avec tact et mesure, suffiraient à éduquer une jeunesses qui, sans le savoir n’attend que cela : l’autorité. Ce rempart qui fixe les limites et qui aide l’adolescent à grandir. Alors, puisque la période des vœux approche, faisons celui d’espérer une prise de conscience et les décisions qui devraient en découler. Cordialement. CLAUDE.

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