La fessée appliquée

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La grotte des amoureux

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 par Jean-Jacques

 J’avais douze ans et j’étais obsédé par les idées de fessées. Je me contenais pour ne pas harceler mes camarades en en parlant trop souvent, d’autant que certains m’avaient clairement manifesté leur impatience. Je me contentais donc d’y penser, interminablement, le soir, avant de m’endormir. Pourtant, sans même me toucher, mon érection, que je ne comprenais pas, était indéniable. J’aimais aussi m’arrêter sur cet album d’Épinal, offert par ma grande cousine de Nancy, où l’on voyait, sur une image, le Père Fouettard fesser des enfants pas sages. Il tenait l’un d’eux déculotté sous son bras et s’apprêtait à abattre une poignée de verges sur le postérieur encore blanc que la malheureuse victime tendait aux regards des témoins terrorisés qui attendaient leur tour.

Après avoir vu, dans un livre d’histoire, que le très pieux Saint Louis se faisait donner la discipline avec des chaînettes de fer, je finis par passer à l’acte. Je trouvai une grotte, surplombant la rivière qui arrosait notre village, dont l’accès se faisait par un sentier très escarpé qui partait du haut d’une falaise d’une trentaine de mètres. On l’appelait « la grotte des amoureux ». Là, je me confectionnai une verge, puis, agenouillé, pantalon et slip baissés, je me corrigeai, persuadé que c’était une marque de piété. Mais j’éprouvais en même temps un plaisir intense. L’excitation montait progressivement au fur et à mesure de mon cheminement vers la grotte, puis quand je coupais des branches pour confectionner les verges. Elle décuplait littéralement quand je baissais ma culotte et que je sentais l’air sur mes fesses nues. Je ne sentais pas la douleur des branche qui, pourtant, laissaient des raies rouges sur la peau. J’avais surtout peur d’être surpris.

Maman, à qui je tendais des perches pourtant impossibles à ignorer, ne semblait pas comprendre. D’ailleurs, elle ne m’avait jamais fessé quand j’étais plus jeune, et il aurait été incongru qu’elle commence à le faire maintenant. Aussi avais-je fini par m’appliquer moi-même cette correction aux verges, ma petite main d’adolescent étant par trop inefficace, faute d’un angle convenable et d’un recul suffisant avant de s’abattre, ce que j’avais pu expérimenter. Les verges, dont j’avais essayé plusieurs longueurs, me donnaient davantage l’illusion d’être corrigé par une main étrangère.

Je retournai au moins deux fois dans la grotte où je m’étais aménagé une sorte d’autel, décoré de papiers collés au rocher, exhortant le fidèle à se flageller les fesses. J’osai même inviter un copain, Jean-Pierre, qui m’écouta très attentivement. Il finit par me proposer, l’air étrangement grave :

- Tu veux que je te fesse ?

- Oui, je voudrais bien…

- Tu me fesseras, après ?

- Oui.

- On n’en parlera à personne, conclut-il.

Je lui tournai alors le dos, puis baissai mon short et mon slip, avant de m’agenouiller. La conscience de lui montrer mes fesses, de les sentir, nues, exposées à la brise, la transgression d’avoir baissé mes vêtements, tout cela composait un cocktail de plaisir et d’humiliation qui me faisait tourner la tête. Je retroussai ma chemise et tendis mon postérieur à ce qui allait suivre. Il me demanda :

- Tu as commis combien de péchés ?

- Dix !

- Alors, UN ! … DEUX ! …

La verge s’abattit dix fois sur mes fesses. Jean-Pierre ne frappait pas comme une brute, pourtant les cinglées étaient cuisantes. Dès le premier coup, une intense émotion s’empara de moi. J’étais, l’instant d’avant, tendu à l’extrême, le cœur battant à toute vitesse, et le contact des verges m’apaisa instantanément. Mais une joie énorme m’avait envahi, comparable à ce que j’avais éprouvé lors de ma première communion. Jean-Pierre termina la fessée par cette injonction :

- Demande pardon !

- Pardon !

- À moi, maintenant, me dit-il d’un air décidé pendant que je me reculottais.

Je pris les verges de la main droite attendant qu’il se déculotte et s’agenouille. Là, une autre forme d’émotion vint me surprendre : je voyais ses fesses, très rondes, toutes blanches, tendues, dans l’attente de la fessée. C’était un spectacle délicieux au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. À mon tour, je demandai combien de péchés il avait commis, et, après un instant de réflexion, il s’arrêta au nombre de cinq. Va pour cinq coups, donc, qui laissèrent des rayures rouge vif sur la peau tendre. Après qu’il m’eut demandé pardon et se fut reculotté, nous nous sourîmes, face à face.

- Ça fait du bien, commenta-t-il le premier.

- Moi, je sais que je devrais en recevoir plus souvent, des fessées, répondis-je. Mais ma maman ne m’en donne plus.

- La mienne non plus. Elle dit que c’est pour les bébés.

- Le maître, il en donnait, avant.

- Pas souvent.

- Tu crois que les marques vont rester ? Parce que ma mère, si elle voit ça, elle va pas être d’accord.

- On va jouer un peu, pis on regardera si les marques se voient encore, décida-t-il.

Plutôt que de jouer, nous fîmes une petite balade dans les bois, puis au bord de la rivière. Au bout d’une heure, Jean-Pierre proposa :

- On va goûter dans la grotte ?

- D’accord, répondis-je.

Une fois installés, pain et chocolat en main, Jean-Pierre remarqua que les images de Saint-Louis collées au mur, ainsi que les exhortations à la pénitence, risquaient de nous faire découvrir. Elles furent aussitôt arrachées. La dernière bouchée avalée, ce fut le moment de regarder si nous avions des marques. Je me retournai le premier et baissai mes culottes avec un plaisir incompréhensible. Il regarda mes fesses pendant des instants qui me semblèrent longs, puis conclut qu’on n’y voyait plus grand-chose. Je me reculottai, puis, à mon tour, je pris mon temps pour constater l’état de son postérieur. Les traces rouges étaient devenues roses et tranchaient beaucoup moins que précédemment sur la peau d’un rose un peu plus pâle.

- On voit presque plus rien. Mais moi, je vais faire attention à ce que ma mère ne voie pas mes fesses, ce soir.

- Moi aussi.

- Tu crois qu’une fessée à la main ça laisse moins de marques ?

- Je ne sais pas. Faudrait essayer.

- La prochaine fois, pour qu’il n’y ait pas les marques d’avant.

- D’accord. Jeudi prochain, alors ?

- Tu veux pas essayer quand même, juste une claque ?

Sa culotte était encore baissée. Je le courbai sous mon bras gauche, puis appliquai une bonne claque sur les fesses qui se serrèrent, puis se relâchèrent. La marque de ma main resta imprimée en rouge, mais il me demanda : encore ! Je m’exécutai et lui donnai alors une deuxième fessée d’une dizaine de claques, étalant la couleur sur toute la surface de ses fesses. Cette fois, la sensation était toute différente pour moi : je voyais son derrière de beaucoup plus près, d’en haut, et le contact de la peau de ma main sur la peau de ses fesses était beaucoup plus direct, plus intime, plus familier, que celui des verges.

À chaque claquée, les fesses tressaillaient. Ma main imprimait sur la peau rougissante une marque blanche d’abord, puis qui devenait rouge elle-même. Je me retrouvais en terrain connu, ainsi que mes très agréables rêveries vespérales. C’était là une vraie fessée, comme on en donnait d’habitude, et le mot même « fessée» me semblait plus adéquat que précédemment : la fouaillée aux verges n’était pas, pour moi, une fessée au sens commun du mot.

Bien entendu, je ne le laissai pas en reste et me déculottai pour la troisième fois de l’après-midi pour être fessé à mon tour, trépignant presque d’impatience. J’avais remplacé, dans ma tête, Jean-Pierre par mon instituteur, et la grotte par la salle de classe. Cette fois, outre la cuisson de la fessée, j’entendais le bruit mat des claques sur ma chair nue. Tout comme je l’avais fait pour lui, mon copain commença par quelques coups espacés, afin sans doute de régler la force avec laquelle il frappait, la position du bras et de la main, afin aussi de constater l’effet des claques sur ma peau.

Ensuite, le tempo s’accéléra, et le bruit de la fessée devint celui que j’avais mémorisé de façon indélébile : soutenu, mais pas tout à fait aussi précipité que des applaudissements, car dans ce dernier cas les mains ne s’éloignent que de quelques centimètres avant de se claquer, et chaque main est animée de sa propre vitesse. Au lieu que, dans la fessée, bien sûr, du moins telle que je la connais, la main ne s’éloigne de sa cible que de cinquante centimètres au maximum, et cette cible est évidemment immobile. Je suppose que le tempo doit être de l’ordre de deux coups à la seconde, disons allegro. Je ne sais pas combien de claquées compta cette dernière fessée, bouquet final de cette après-midi d’innocentes découvertes…

Puis nous nous mîmes en route pour la maison, nos petits derrières bien chauds dans nos shorts d’enfants. Sur le chemin, après quelques minutes de silence, la conversation reprit :

- Une fessée à la main, ça fait vraiment comme les fessées qu’on donnait à l’école.

- Oui. Une bonne fessée. Tu avais déjà été déculotté ?

- Oui. Une fois, en classe. Pis par ma mère.

- Moi, une fois, par mon père.

- Qu’est-ce que t’en penses ?

- J’en pense comme toi. Ça fait du bien, une bonne fessée.

- Eh bien puisqu’ils ne veulent plus nous en donner, des fessées, on va se les donner nous-mêmes !

- On recommence jeudi, alors. Mais secret !

- Je te le jure ! Secret !

 

Illustr. : Spanishspank

 

10 commentaires »

  1. pacaud dit :

    J’ai beaucoup aimé ton histoire sur la fessée qui m’a fait penser àma tendre jeunesse ouù je fus très souvent deculotté et fessé àla main ou avec une badine et aussi une brosse en plastique. Par contre je n’ai jamais connu ce plaisir d’être fessé par un copain, j’ai dû louper quelque chose. Merci pour cette très bonne histoire.

  2. Jean-Jacques dit :

    Je repense avec attendrissement à ces fessées mutuelles entre adolescents. Mais elles ne prennent sens que parce que j’avais été fessé « pour de vrai » par une main de grande personne, déculotté devant tout le monde.

  3. Justin dit :

    Bonsoir,
    J’ai connu ce genre d’aventure avec un copain d’enfance qui était aussi un camarade de classe. Nous étions un peu comme des inséparables, joueurs comme des bébés mais pas mauvais élèves. Quand l’un était puni l’autre était sage, jusqu’au moment où nous avons décidé de lancer un défi. L’un n’avait pas le dessus sur l’autre et mutuellement nous menions une expérience. Malheureusement notre tentative échoua très vite et notre maître, agacé par nos bêtises, nous convoqua d’un ton sec à son bureau.
    A cette époque nous avions 11 ans. Des punitions, nous en recevions l’un et l’autre, mais jamais ensemble. Cette expérience manquée fut un tournant décisif qui allait marquer un changement radical dans notre état esprit, notamment dans la manière d’interpréter à nos âges des corrections corporelles qui nous furent administrées en même temps à tous les deux.
    Jamais jusqu’à cet instant nous avions imaginé d’être corrigés mutuellement devant toute la classe. Je me souviens très bien de la peur, des bouffées de chaleur, des effets bizarres dans nos corps et de cette salle de classe qui n’en finissait de prendre des proportions gigantesques. Le silence pesant fut abrégé par la sentence du maître :
    « vous deux, j’en ai plus qu’assez de vos âneries ! Maintenant c’est la fessée déculottée et devant tous vos camarades de classe. »
    La fin du monde ne pouvait pas être autrement.
    Soudain une voix autoritaire nous ordonna de baisser nos culottes, mais tétanisés de peur nous restions figés. Alors, des mains expertes se mirent à l’ouvrage et bientôt deux garnements se retrouvèrent déculottés, nus du bassin jusqu’aux chevilles.
    Après une courte déclaration, le maître m’appela en premier. Mains sur la tête, face à lui et devant cette assemblée, mon intimité s’exposait au grand jour. Ensuite, mis en position, j’ai reçu une raclée mémorable qui, des dizaines d’années après, occupe la même place dans ma mémoire.
    Submergé de larmes, étouffé de sanglots, je me sentis encore plus égaré dans ma solitude, quand mon copain reçut à son tour la terrible fessée. Lui et moi mis au coin, nous débordions de pleurs bien synchronisés nos postérieurs nus brûlant dans les flammes de l’enfer.
    Après cette tempête, nos regards se croisèrent de nouveau et, pour atténuer nos tourments, nous avons spontanément eu l’idée de comparer mutuellement nos attributs, ce qui permit, malgré tout, l’échange réconfortant de petits sourires complices.
    Par la suite, le maître nous punit ensemble d’une deuxième mais dernière fessée déculottée en pleine cour de récréation.
    Les impressions de ces fessées s’étaient fortement ancrées en nous et le souvenir marqua le début d’une aventure au début de notre adolescence. C’est ainsi que nous avons commencé à nous amuser en nous donnant mutuellement la fessée, des jeux faits de sévères mais délicieuses claquées sur nos derrières déculottés.
    Nous mettions au point des scénarios d’écoliers punis dans lesquels nous échangions bien volontiers nos rôles de maître d’école et celui d’élève. La seule différence avec de vraies fessées, étaient des bisous qui venaient consoler le garnement qui venait de recevoir sa fessée.

    Dans notre repaire de « bandits » il arrivait qu’on se donne de sévères corrections qui faisaient jaillir parfois des larmes mais pour finir doucement par des jeux plus tendres et plus intimes. De toute façon je ne regrette pas ce passé.

    • eric9 dit :

      Bonjour Justin, j’avoue que j’aurais aimé être parmi vous…Oui, moi aussi j’ai appris à apprécier la fessée, c’est comme ça et personne n’a rien à redire. Eric.

  4. Fred. H dit :

    Bonjour Justin,
    Vous dites ne pas regretter votre passé, parfait, mais alors pourquoi ne pas le faire partager à celles et ceux qui ont en commun avec vous d’avoir suivi les mêmes aventures ? Vous nous laissez entendre qu’elles étaient assez fréquentes pour votre plus grand bonheur à l’un comme à l’autre. Dans cette attente… avec mes salutations
    Fred

    • Justin dit :

      Bonsoir,
      Le partage est une chose récente pour moi et à l’époque rien ne filtrait. Mais, il est vrai que le fait de le faire me rapproche un peu plus de mon camarade d’enfance. Glaner dans sa mémoire ces précieux moments, c’est à l’image d’un vignoble que l’on doit chérir pour avoir une bonne récolte. La fessée est principalement le piédestal de nos aventures et aussi tout ce qui a tourné autour.

    • Justin dit :

      Bonsoir Fred,

      Soyez un peu patient, un témoignage devrait bientôt arriver.

      Cordialement
      Justin

  5. justin dit :

    Je vais préparer dans peu de temps eu autre témoignage.

  6. Tugdual dit :

    A la maison
    Si je comprends bien, je ne suis pas le seul à avoir regretté de ne pas recevoir la fessée pendant mon enfance. Les punitions, c’était une bonne engueulade, accompagnée souvent d’une interdiction de sortie avec quelques exercices de maths ou de grammaire à faire pour passer le temps (on n’est pas fils d’enseignants pour rien).
    Par contre, tous mes copains marchaient à la fessée, soit immédiate, et après on n’en parlait plus, soit différée en attendant le retour du père de famille, et pendant ce temps-là le gamin restait libre de ses mouvements. Du coup, surtout si j’avais participé à une connerie collective, je me retrouvais consigné alors que les copains continuaient (ou reprenaient rapidement) leurs jeux, d’où le sentiment d’une profonde injustice. Et j’avais beau réclamer une fessée pour pouvoir retourner avec eux, pas question !
    Non pas que le sujet soit tabou à la maison, tant s’en faut. Il y avait en bonne place dans la bibliothèque de mes parents un exemplaire de La Guerre des Boutons, édition numérotée pour bibliophiles s’il vous plaît. Je savais comment mes parents avaient été traités dans leur enfance, le martinet étant de la partie pour ma mère, il était d’ailleurs toujours là chez mes grands-parents, mais je n’en n’ai jamais été menacé, quant à mon père, c’étaient plutôt des coups de pied au cul. De temps en temps, il y avait bien une claque qui tombait, sur la joue gauche (celle qui remplissait si bien la main droite de mon père), parfois quand j’étais en short celui-ci condescendait à se baisser pour me la flanquer sur une cuisse, lorsque je chahutais dans la baignoire elle tombait sur mes fesses parce que j’étais déjà « en tenue », mais ce n’était jamais qu’un coup de semonce ; si une punition suivait c’était toujours autre chose qu’une fessée.
    Je ne conserve qu’un seul souvenir de fessée de cette période de 7 à 12 – 13 ans, et encore, je suis passé au travers, même si ce jour-là j’ai eu comme on dit « chaud aux fesses ».
    Les faits : j’ai tout bonnement attendu 11 heures du soir pour déclarer que j’avais écopé d’une punition sous la forme d’un devoir supplémentaire à rendre le lendemain matin, qu’il me restait donc à faire, alors que j’aurais dû être déjà en train de dormir depuis au moins deux heures ! Là, mon père a vu rouge, et s’il m’a laissé faire pour m’éviter une punition plus grave, il m’a menacé de façon explicite : « si tu recommences, tu pourras mettre tes fesses à l’air et je te flanquerai une fessée dont tu te souviendras longtemps ». C’était la première fois que je l’entendais proférer une telle menace, et je l’ai prise très au sérieux. Ceci ne m’a pas empêché d’être pris d’une envie quasi irrésistible de la recevoir immédiatement, et si j’ai pu me contenir, c’est peut-être parce que mon subconscient m’a soufflé, un, que faute d’habitude, mon père ne devait pas trop connaître sa force, deux, pour la même raison, qu’il ne connaissait pas, et moi non plus, la limite de ma résistance, que je risquais donc de recevoir quelque chose qui aurait largement dépassé mes espérances (bel euphémisme !) et qu’il valait donc mieux éviter de tenter le diable.
    C’est ce que je me dis maintenant plus de 55 ans après ! Et surtout, les jeux de fessées avec Sauveur (voir ci-après) commençaient à entraîner chez moi des érections, alors qu’à l’époque je ne savais pas du tout ce que c’était (on ne parlait pas de ces choses-là à la maison, ni même entre copains), j’en avais honte et j’étais incapable d’imaginer la réaction de mon père découvrant l’effet de sa fessée sur sa progéniture. Le devoir terminé, et l’excitation tombée, je décidais donc d’en rester là et de me contenter de ma condamnation à une bonne fessée cul nu avec sursis. Inutile de dire que j’ai fait en sorte de ne jamais la recevoir.
    Jeux de fessées avec Sauveur
    Sauveur et son petit frère Angelo étaient mes plus proches copains, on était toujours les uns chez les autres et on passait ensemble tout notre temps libre. Chez eux, la fessée faisait partie de la vie de tous les jours, et le martinet accroché dans la cuisine était en permanence à portée de la main de leur mère. Tout cela se passait en famille, je ne me souviens pas avoir jamais été témoin d’une fessée, et il n’a jamais été question que j’en reçoive une même si elle aurait été aussi méritée, voire plus, que celle de Sauveur.
    Tout naturellement, on a commencé à se taper, sur la culotte d’abord, puis un peu plus érotiquement culotte baissée sur le slip. C’est Sauveur qui le premier a eu l’idée de baisser nos slips. Sur le coup je n’étais pas très chaud, et puis un jour on s’est lancés dans une bataille d’insultes, et là j’ai pris l’initiative « si tu me traites de roi des cons, je baisse ton slip », du coup, les rois des cons ont commencé à voler bas, suivi des empereurs…
    Bref, au bout de quelques minutes on en eu marre, on s’est levé sans rien dire, chacun s’est attaqué à la ceinture de l’autre, les culottes sont tombées, les slips ont suivi, le tout mis en tas dans un coin, les chemises troussées jusque sous les aisselles et chacun s’est mis à jouer du tambour sur les fesses de l’autre.
    On ne s’est pas fait mal, on ne se fera jamais mal d’ailleurs, la relation en train de s’établir était basée en fait sur le voyeurisme et l’exhibitionnisme, pas sur une certaine forme de sadomasochisme, les claques n’étant qu’une mesure de la durée pendant laquelle on maintenait l’autre les fesses à l’air. Tout pouvait bien sûr être prétexte à ce type de fessées qui dureront jusqu’à l’adolescence, époque où on a eu d’autres idées en tête.
    A cette époque Angelo a pris le relais en me demandant de voir mes fesses, autorisation accordée sous réserve que je lui flanque deux claques pour une qu’il me donnerait, et il ne s’est pas privé de le faire. Bon, cela n’a pas duré longtemps.
    De nombreuses années après
    Longtemps, longtemps, longtemps après (comme dans la chanson), j’ai eu l’occasion de vivre une expérience curieuse. J’avais sur un bras un bouton persistant et d’aspect pas sympathique, je le montre à mon médecin (un bon copain) qui me dit : « effectivement, il vaut mieux surveiller ça, va donc voir Unetelle (la dermatologue locale) ». Dont acte, je prends rendez-vous, elle me reçoit, une femme d’à peu près mon âge, la cinquantaine à l’époque, elle me pose toutes les questions qu’elle se devait de poser à un nouveau patient, examine mon bouton et décide de le brûler.
    Je fais connaissance avec des propriétés inconnues de moi de l’azote liquide « vous verrez, ça ne fait pas mal », tu parles, sur le coup oui, mais un quart d’heure après, quand ça se réveille, ouille ! ouille ! ouille !). Après son intervention, elle me dit : « Je vais vous demander de vous déshabiller, vous m’avez dit tout à l’heure que vous vivez seul, il n’y a donc personne pour vous regarder, c’est mon devoir de m’assurer que vous n’avez pas quelque chose ailleurs ». Je me retrouve donc tout nu, elle m’examine sous toutes les coutures pour finalement me dire qu’elle n’a rien vu de particulier. Seulement voilà, tout en parlant, VLAM elle me flanque une bonne claque sur les fesses. La surprise aidant, on est bien entendu partis tous les deux d’un grand éclat de rire. Je me suis demandé ce qui se serait passé si j’avais réagi, par exemple avec une réflexion du type « vous n’avez tapé que sur une fesse, l’autre est jalouse ».
    Avait-elle des idées peu avouables en tête, je n’en sais rien, peut-être ai-je raté une occasion ?

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