La fessée appliquée

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La honte et les châtiments corporels

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par Georges

Déculottage, reculottage !… Voilà bien deux passages obligés d’une fessée, et qui sont en eux-mêmes des éléments non négligeables et indissociables de la punition par leur caractère humiliant.

Chaque parent ou éducateur (trice) avait sa méthode, en ces années où la fessée était une punition ordinaire. Certains obligeaient le puni à se déculotter lui-même ; d’autres déboutonnaient culottes courtes ou pantalons et baissaient caleçons, slips ou petites culottes à leur guise.

Et une fois administrée la cuisante correction, se reculotter n’était pas toujours si aisé, ému à l’extrême surtout en public, comme en témoignent Floriane dans son récit (« Pire que le déculottage : le reculottage ! »), et Marco dans son commentaire.

Mais n’est-il pas tout aussi humiliant de se faire rajuster slip et culotte par celui ou celle qui vous a fessé, traité de la sorte comme un tout petit, surtout si l’on est une grande gamine ou un jeune ado ?

Madame Jeanne, notre voisine, qui ne se privait pas pour corriger sa progéniture en ma présence – « Regarde bien, Georges, comment je traite les vilains enfants qui répondent grossièrement à leur mère ! Que cela te serve d’exemple ! » – avait sa manière.

Elle déculottait complètement le fautif ou la fautive, et rangeait dans une armoire fermée à clé les effets enlevés. De sorte que, la fessée une fois administrée, le ou la puni(e) devait réclamer ses vêtements, ce qui pouvait prendre du temps. Cela dépendait de l’humeur de la mère, et de la façon dont la supplique était faite.

Après un séjour au coin inévitable, Madame Jeanne allait chercher les vêtements – ou se les faisait apporter par qui se trouvait présent – et reculottait elle-même le puni, posément, visiblement pour que ça dure ! Il m’est arrivé une fois que Jeanne me tende la clé pour que je lui apporte short et slip.

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Cette humiliante méthode m’a valu de voir quelquefois Josiane, la fille de Madame Jeanne, grande gamine de 13 ans, fesses nues et rouges, durant de longues minutes, chouinant et réclamant humblement sa culotte. Spectacle qui ne me laissait pas indifférent, moi qui avais à peu près son âge. J’ai aussi assisté à des fessées de Jean-Paul. Et je frémissais d’épouvante en imaginant que je pourrais être à sa place !

Évidemment, autant Jean-Paul, le jeune frère, était dépouillé de son short pour recevoir sa fessée, autant Josiane était, elle, privée de sa jupe. C’est donc nus de la taille aux chaussettes que les punis de Madame Jeanne étaient contraints de s’exhiber. Et ce n’était pas seulement leurs fesses qu’ils montraient, malgré leurs précautions un peu ridicules pour cacher leur intimité.

Jeanne n’hésitait pas à administrer les punitions devant des tiers, famille ou voisins, au contraire :

« Devant tout le monde ! grondait-elle, tu vas voir la honte ! »

Une fois, elle a fessé sa fille devant le facteur, qui s’amusait visiblement.

En dehors de l’humiliation qu’elle estimait nécessaire à la correction et qui la poussait à choisir de châtier souvent ses enfants devant témoins, je me suis toujours demandé si elle n’était pas fière de son savoir-faire en matière de fessées, et qu’elle aimait en faire la démonstration, devant un public adepte de cette méthode d’éducation. Et dans les années 50, en banlieue, ça faisait du monde !

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Il est intéressant de constater que, outre la fessée à la main ou au martinet qui était monnaie courante, la honte était très souvent employée en tant que punition. Les stations plus ou moins prolongées au coin, fesses nues, étaient un moment non négligeable de la sanction, qui faisait rougir les joues comme on nous avait fait rougir le derrière ! A l’école, on voyait couramment un élève peu soigneux être mené de classe en classe avec son cahier fatal accroché dans le dos.

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Je revois Madame Jeanne, les bras croisés sous son imposante poitrine, les sourcils froncés mais le sourire en coin, désigner du menton la pauvre Josiane et dire à ma mère :

« Regardez-moi celle-là ! J’ai encore dû lui filer une bonne fessée déculottée, pas plus tard que tout à l’heure ! Sûr qu’elle a encore le derrière tout rouge ! »

La gamine baissait la tête et son minois s’empourprait. Je suis certain que ce genre de vexation lui faisait aussi mal que le martinet !

Ma mère n’en rajoutait pas trop, mais elle approuvait la sévérité, et ne se gênait pas pour signaler que je me retrouvais souvent couché sur ses genoux le slip aux chevilles, quand c’était nécessaire !

Pire, si je venais d’en prendre une bonne et que l’on sortait alors que j’avais encore les yeux gonflés et rougis par les larmes, il y avait toujours une passante ou une commerçante pour le remarquer :

« Oooh, il a un gros chagrin, le garçon ! Qu’est-ce qui t’arrive ? » lançait la dame faussement apitoyée.

« Il a reçu une bonne fessée, c’est tout ! » répliquait ma mère en riant.

Alors, c’est moi qui sentais mes joues et mes oreilles chauffer sous le regard entendu de l’interlocutrice.

Parce qu’en général, les fessées reçues n’éveillaient jamais la compassion, mais des réflexions amusées, parfois attendries :

« Il a encore reçu le martinet, ce garnement ! Pourtant, Il est si mignon quand il veut… »

« Oooh, mais quelles fesses bien rouges !… M. Georges n’a encore pas été sage, je vois ! » (J’étais au coin, cette fois là, quand la blanchisseuse a rapporté le linge de maison !)

J’étais assez surpris, à cette époque, que les souffrances physiques et morales qu’on nous infligeait, ne provoquent à l’extérieur que des sourires ou des approbations :

« Vous avez bien fait, ma chère. Si c’était le mien, il aurait tâté de la badine. Vous avez un jardin, vous devriez essayer… »

« Alors, mon petit Georges, on va être sage, maintenant ? Sinon, Maman donnera encore la bonne fessée… »

Je crois qu’un de mes pires souvenirs du genre, c’est quand Mlle D…, une institutrice à la retraite, fit une proposition à ma mère qui se plaignait que j’étais un garçon difficile :

« Vous devriez me le confier aux prochaines vacances, je vous le rendrais doux comme un agneau et filant droit… »

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Je me souviens avoir blêmi, pas rougi, pour une fois ! Mlle D… avait une réputation de sévérité bien établie en tant qu’enseignante, et si ma mère ne me confia jamais à son autorité, la menace revenait régulièrement…

Plutôt gênant aussi était d’entendre les mamans discuter de leurs méthodes punitives et se donner des conseils :

« Le mien, disait l’une, c’est une bonne paire de claques et la fessée cul nu au martinet. »

« Dans les cas graves, c’est la ceinture du père, disait l’autre, et le pardon à genoux après le piquet. »

« Mon pauvre mari est mort au front. Mon frère m’aide beaucoup dans l’éducation de Francine. Quand elle le mérite, je l’envoie à son oncle… Et il fesse fort, Oncle Jean, n’est-ce pas, Francine ? »

La honte et l’humiliation des enfants subissant ces réflexions n’étaient aucunement prises en compte, et moins encore dramatisées, pas plus d’ailleurs que les dommages causés à nos derrières, parfois sévères et laissant des marques pendant deux jours. C’était normal, cela faisait partie de la vie courante.

Si je me souviens encore de certaines fessées, vues ou reçues dans ma jeunesse, je ne crois vraiment pas en avoir été traumatisé.

Aujourd’hui, il faudrait monter d’urgence une cellule d’aide psychologique à chaque déculottée !

Mais que dis-je ?… La fessée est en passe de vous valoir la prison, sinon l’échafaud !

Illust. : 1) Alan Lawrence – 2 &5 Johnon – 3) Topfer – 4) RW

72 commentaires »

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  1. CLAUDE dit :

    Bonjour Nicolas. Merci pour vos vœux. En outre, votre commentaire me révèle une réalité que je n’espérais pas : une fessée déculottée en pleine classe dans les année 60, voilà qui me réjouit tout en regrettant que cela ne soit plus possible de nos jours. Si seulement l’année qui commence pouvait faire luire une modeste lueur d’espoir sur le retour de ce vous nous décrivez avec tant de talent ! L’espoir fait vivre! Bien Amicalement. CLAUDE.

  2. CLAUDE dit :

    Bonjour Jean Philippe. Votre commentaire me séduit par son réalisme et sa précisions: « Le déculottage était de rigueur », écrivez-vous. Le « cérémonial » est décrit avec tant de précision que on a l’impression d’y assister ! Vous allez jusqu’à vous souvenir de ma marque de votre Slip: « Petit Bateau ». A mon tour de vous présenter mes voeux pour 2021. Bien Amicalement. CLAUDE.

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